Translate

Affichage des articles dont le libellé est CENSURE / LIBERTE D'EXPRESSION. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CENSURE / LIBERTE D'EXPRESSION. Afficher tous les articles

22 août 2026

Tchamé Dawa
21/8/2026

YouTube a bloqué la chaîne officielle d'Emir Kusturica, immense cinéaste, vainqueur de deux palmes d'or à Cannes, pour se conformer à la politique de la plateforme visant à "restreindre les comptes diffusant de la propagande d'État russe" ! Évidemment, il intervenait sur Sputnik, il dénonce les nazis ukrainiens et il a même été reçu en entretien privé par Poutine lui-même : de quoi faire virer au violet tous les petits capos des gouvernements européens et leurs maîtres des Gafam.
Cette pratique d'écrasement de la dissidence qui rappelle de sales moments de l'histoire et qui a tendance à se généraliser devrait tous nous inquiéter. Je rappelle deux choses au passage :
1. Quel que soit votre bord, si vous voulez faire taire votre opposant, alors c'est contre votre propre liberté d'expression que vous vous acharnez, car le vent peut très vite tourner et vous faire taire à son tour.
2. Bien entendu, le plus grand enjeu du 21ème siècle et des prochaines présidentielles, c'est de vaincre les fachos du RN (pour les débiles, je précise que le point 2 est ironique, option grinçante énervée).
PS : Si vous cherchez "Emir Kusturica" dans Google et que vous allez consulter les résultats dans la section "actualités", il n'est absolument pas question de cette censure, évidemment. D'où l'intérêt de préserver les réseaux sociaux malgré tous leurs défauts, et de s'entraîner à séparer le bon grain de l'ivraie.

16 août 2026

Tchamé Dawa
12/8/2026

La campagne présidentielle 2027 est nulle et pire que la précédente. Il serait donc salutaire de sortir de l'enfumage des promesses et analyses débiles et secondaires qui fusent de toutes parts pour s'attaquer aux vrais questions; notamment celle des libertés, qui prévaut sur toutes les autres.
Liberté collective d'abord, en tant que nation, c'est à dire souveraineté de la France dans le monde, non alignement et sortie de l'UE. Car notre pays doit retrouver la liberté de prendre les décisions qui préservent ses intérêts et son intégrité, plutôt que de subir des règles européennes qui le conduisent à l'agonie et au pillage de ses ressources matérielles et humaines.
Liberté individuelle ensuite, avec en particulier la question de la liberté d'expression, sans laquelle aucune démocratie n'est possible. Le débat plutôt que la censure et l'expulsion. Sans débat, pas de perspective nouvelle, pas de vision pour l'avenir, simplement l'effroyable spectacle de la bêtise qui sévit et gagne les esprits.
Liberté d'expression exercée dans le cadre légal, loin de tout procès politique. Qu'il s'agisse de Xenia Fedorova, Dieudonné, Jacques Baud, Xavier Moreau ou Barbara Butch, la liberté d'expression est un droit humain fondamental que nous devons tous respecter.
Simone Weil, qui l'appelle la "liberté d'opinion", la classe parmi "Les besoins de l'âme" et dit que nous devrions nous sentir obligé d'accorder cette liberté à chaque être humain: Elle dit aussi : "La liberté d’expression totale, illimitée, pour toute opinion quelle qu’elle soit, sans aucune restriction ni réserve, est un besoin absolu pour l’intelligence. Par suite c’est un besoin de l’âme, car quand l’intelligence est mal à l’aise, l’âme entière est malade."

15 août 2026

Didier Maisto
9/8/2026

Contre nous de la tyrannie, le standard du gland s’est levé


Dans sa Lettre sur la tolérance et dans ses écrits politiques, John Locke fonde la liberté non sur la bienveillance d’un prince éclairé, mais sur un droit naturel antérieur à tout pouvoir : la liberté de conscience, de pensée et de parole. « L’État, écrit-il, n’a juridiction que sur les corps et les biens ; il n’a aucun titre sur les âmes. Toute tentative de dicter ce qu’il est permis de croire ou de dire est une usurpation. La tolérance n’est pas une faveur, c’est la condition même de la société civile. Et la liberté d’expression n’est pas un luxe démocratique : elle est le rempart contre la tyrannie, car « chaque homme a commission d’admonester, d’exhorter, de convaincre un autre d’erreur. »
Voilà le critère. Appliqué à « la France » d’Emmanuel Macron, il devient un réquisitoire. Macron a fait de la parole critique une ingérence. Toute opposition sérieuse a été successivement taxée de complotisme, de populisme, d’extrémisme, puis d’influence étrangère ou « de l’intérieur ». On a vu se construire, avec une constance méthodique et fascisante, dans le silence des porcs et des moutons, un dispositif où la contestation n’est plus traitée comme un droit citoyen mais comme une maladie à soigner et une menace à neutraliser. Les lois, les plateformes, les autorités de régulation, les campagnes de « lutte contre la désinformation » ont convergé vers un même résultat : restreindre le champ de ce qui peut être dit sans risque. Ce n’est plus la démocratie libérale de Locke, où le pouvoir redoute le jugement public, c’est un régime qui redoute le public et qui s’organise pour le mater.
La presse mainstream a joué son rôle avec une servilité qui consterne les rares journalistes encore libres. Des soumis qui, au lieu d’interroger le pouvoir, le flattent et le protègent. Des rédactions qui ont transformé le doute méthodique en allégeance, l’enquête en communication de crise et la contradiction en conspirationnisme. Ils n’ont pas seulement trahi leur public ; ils ont trahi la fonction même du journalisme, qui est de rendre visible ce que le pouvoir voudrait laisser dans l’ombre. En se faisant les gardiens officieux de la parole autorisée, ils ont contribué à détruire ce que Locke tenait pour essentiel : l’espace public où la raison peut combattre l’erreur sans que l’État tranche à sa place.
Quant aux « fact-checkers », dont la plupart sont des déchets de la pire espèce, ils ont poussé la logique jusqu’à la caricature. Sous couvert de « vérité », ils ont édifié une milice de la parole privée, essentiellement financée par des fonds publics et des intérêts mafieux. Le scandale du Fonds Marianne en offre l’illustration la plus crue. Créé au nom de la lutte contre les discours séparatistes, ce dispositif a été géré dans l’opacité, avec des attributions contestées, des interventions politiques documentées et des résultats dérisoires. L’enquête sénatoriale et celle de l’Inspection générale de l’administration ont parlé de fiasco, de désinvolture, de rôle personnel de Marlène Schiappa dans les choix. Une information judiciaire a été ouverte pour détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêts. Non, rien.
Locke n’exigeait pas la perfection des hommes. Il exigeait que le pouvoir restât dans ses bornes. Macron a franchi ces bornes. Il a fait de la censure un instrument de gouvernement, de la critique une suspicion d’ingérence, et de la démocratie une coquille vide. Les journalistes qui l’ont accompagné dans cette entreprise n’ont pas seulement failli ; ils ont collaboré à l’érosion de ce qui justifiait leur existence.
La liberté de conscience et de parole n’est pas un héritage qu’on peut diluer sans conséquence. Elle en est le fondement. Celui qui s’y attaque, fût-ce au nom de la protection, de la cohésion ou de la vérité officielle, cesse d’en être le garant pour en devenir l’ennemi. Macron a choisi son camp. Locke, lui, n’aurait eu aucun doute sur le sien.

7 août 2026

Gabriel Nerciat
6/8/2026

LE SIONISME A L'HEURE ALLEMANDE

J'espère que les partisans de la fusion européiste franco-allemande ainsi que les thuriféraires libéraux de l'état de droit apprécieront l'importance de l'évènement, et ne manqueront pas de souhaiter l'extension de cette nouvelle jurisprudence aux tribunaux correctionnels de France.
Même s'il convient toujours de rappeler qu'Auschwitz ne définit pas in abstracto l'essence d'un génocide.


TRT Français

- 3/8/2026 - Une cour d’appel allemande a jugé que comparer Israël au régime nazi ne constitue pas une infraction pénale dans certaines circonstances, annulant la condamnation d’une utilisatrice d’Instagram qui avait été condamnée à une amende pour des publications associant des symboles nazis à des critiques d’Israël.
La Cour régionale supérieure de Zweibrücken a estimé que les publications de cette femme visaient clairement à critiquer les actions d’Israël, et non à approuver ou à glorifier l’idéologie nazie. Le tribunal a indiqué que l’infraction liée à l’utilisation de symboles d’organisations anticonstitutionnelles ne s’applique pas lorsque ces symboles sont employés pour exprimer une condamnation explicite des crimes commis à l’époque nazie.
Cette décision annule un précédent jugement rendu par un tribunal de Ludwigshafen, qui avait infligé à cette femme une amende de 2 400 euros pour avoir utilisé des symboles nazis interdits. La cour d’appel a également mis en garde contre une interprétation trop large des restrictions en vigueur en Allemagne concernant ces symboles, estimant qu’une telle approche pourrait porter atteinte à la liberté d’expression.

6 août 2026

Benass Off
6/8/2026

L'EXCUSE DE L'INGÉRENCE : POURQUOI LA GAUCHE VEUT FAIRE TAIRE LES FRANÇAIS SUR X


La récente sortie de Marine Tondelier réclamant l'interdiction du réseau social X (ex-Twitter) est un aveu de faiblesse monumental. En accusant la plateforme d'être une source de « fake news » et de subir des ingérences étrangères, les écologistes et l'extrême gauche montrent leur vrai visage : celui d'un autoritarisme décomplexé.

La grogne populaire n'est pas un complot

La réalité que cette gauche refuse de voir, c'est qu'il n'y a pas besoin de « trolls étrangers » pour expliquer la colère qui monte dans notre pays. La grogne des Français est authentique. Le peuple de droite, majoritaire et silencieux, en a ras-le-bol des discours destructeurs et de l'abandon de notre souveraineté.
La gauche a toujours eu l'habitude de dicter sa loi dans les médias traditionnels, s'assurant que sa vision du monde ne soit jamais sérieusement contestée. Mais dès qu'un espace libre permet aux citoyens de s'organiser, de débattre et de contester une idéologie minoritaire, elle hurle à la manipulation et exige la censure pure et simple.

Un avertissement glaçant pour 2027

C'est une logique profondément totalitaire. Imaginons un instant ces responsables politiques au pouvoir l'année prochaine. S'ils jugent légitime d'interdire le réseau social où s'exprime la contradiction, combien de temps faudra-t-il avant qu'ils ne mettent leurs opposants en prison pour « désinformation » ? La défense de nos libertés commence par le refus catégorique de ce chantage moral !

L'appel à la censure de Marine Tondelier : Le réflexe totalitaire face à la colère française

Demander l'interdiction de X au nom de la lutte contre les « ingérences étrangères » est le dernier stratagème d'une gauche aux abois. Marine Tondelier et ses alliés savent pertinemment que leurs idées sont ultra-minoritaires et perçues comme anti-France par une large majorité de citoyens. Ce qu'ils qualifient d'« algorithme pipé » n'est rien d'autre que la résonance d'une grogne populaire bien réelle, libérée du filtre des rédactions traditionnelles. Habituée au confort d'un paysage médiatique acquis à sa cause, la gauche panique face à un réseau horizontal qu'elle ne parvient plus à contrôler. La proposition de bannir une plateforme entière révèle un ADN profondément autoritaire, prouvant que si cette mouvance accède au pouvoir, la criminalisation de l'opposition sera immédiate.

4 août 2026

Natalia Routkevitch


Le grand mythe d’objectivité


- 30/7/2026 - "Ainsi, l’existence d’une chaîne d’opinion n’est pas possible en France. Ainsi, toutes les autres chaînes ne seraient donc pas des médias d’opinion ? L’objectivité est une hypocrisie derrière laquelle se cachent beaucoup de détenteurs de la carte de presse... Un cache-sexe pour l’idéologie et le moralisme. La pluralité n'existe qu'à travers la diversité des lignes éditoriales proposées aux citoyens." - Riss

Il y a deux ans, en commentant les attaques des instances judiciaires, des médias et des ONG contre le même CNews, Riss, que l'on ne peut guère soupçonner de sympathie pour la chaîne ou ses chroniqueurs, avait déjà épinglé toute la futilité de la prétention à l'objectivité, la vanité de ceux qui s'arrogent le droit de décréter ce qui relève du commentaire et ce qui constitue de la propagande, ainsi que la pulsion épuratrice de ces combattants autoproclamés de la propagande, qui traquent les "ennemis de la démocratie".
Je remets ici sa chronique.

Le Conseil d’État vient de rendre une décision qui oblige l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) à exiger de la chaîne CNews une plus grande pluralité et à lui imposer une plus grande indépendance éditoriale vis-à-vis de ses actionnaires. Cette décision fait suite à un recours déposé par l’ONG « Reporters sans frontières », qui reprochait à CNews de ne pas être une chaîne d’information suffisamment pluraliste.
(...)
Que faut-il penser d’une telle décision pour être honnête ? Il est assez étrange de voir une ONG dont la mission est de défendre les journalistes, déposer un recours qui a pour objectif de surveiller la liberté d’expression d’un média accusé de ne pas être suffisamment pluraliste et de privilégier une ligne éditoriale partisane. Pour « Reporters sans frontières », « CNews n’est plus une chaîne d’information, mais est devenue un média d’opinion».
Ainsi, l’existence d’une chaîne d’opinion n’est pas possible en France. Ainsi, toutes les autres chaînes ne seraient donc pas des médias d’opinion ?
CNews est effectivement une chaîne d’opinion et quand on la regarde on sait où on met les pieds. « Charlie » qui est aussi un média d’opinion n’a jamais manqué de dénoncer les orientations politiques et l’influence de son propriétaire, le très réactionnaire Vincent Bolloré, et de caricaturer ses animateurs vedettes comme Pascal Praud ou Cyril Hanouna. Mais qu’y a-t-il d’illégal à insuffler une ligne éditoriale orientée politiquement dans un pays démocratique ? Tous les médias fonctionnent comme ça.
Il y a une hypocrisie dans laquelle pataugent beaucoup de rédactions en France, celle du mythe de l’objectivité journalistique, et plus encore celui de l’indépendance des médias. L’objectivité journalistique n’existe pas. Toutes les rédactions hiérarchisent l’info et font le choix de mettre en avant certains faits et pas d’autres.
L’indépendance des médias aussi est une fiction. À l’exception d’une poignée, comme l’Humanité, le Canard enchaîné, la Croix et Charlie Hebdo, presque tous les autres organes de presse privés appartiennent à des financiers ou à des milliardaires. La situation économique de bon nombre de médias est telle que sans les investissements de ces hommes d’affaires, ils disparaîtraient purement et simplement.
S’il fallait appliquer au monde médiatique les règles comptables en vigueur dans les autres secteurs d’activité de l’économie, ils feraient tous faillite. Quel intérêt alors pour des financiers d’investir dans des chaînes de télé ou des journaux qui perdent de l’argent ? Plus les médias possédés par ces magnats sont déficitaires, plus ces derniers peuvent déduire leur perte du bilan comptable de leur groupe et par ce biais bénéficier d’abattements fiscaux. Voilà par quel artifice fiscal la plupart des médias sont encore en vie. Dans les comptes des sociétés détenues par ces investisseurs, ces médias ne représentent qu’une ligne comptable parmi des dizaines d’autres.
On comprend que la fierté journalistique en prenne un coup. Surtout quand le prix à payer est de devenir la propriété d’un grand patron. On avait juste oublié que certains de ces hommes d’affaires pouvaient avoir envie d’investir aussi pour défendre des idées. Et quand on découvre avec horreur qu’un tycoon met du fric dans un journal ou une télé pas uniquement par calcul fiscal mais aussi par idéologie, alors cela devient un crime qu’il faut à tout prix rendre illégal. Au nom de la liberté d’expression ou du pluralisme.
Après une telle décision que va-t-il arriver à des télés comme la chaîne pro-israélienne I24 news qui depuis les massacres du 7 octobre n’a pas donné le temps de parole identique au représentants de Tsahal et à ceux du Hamas ? De même, la chaîne pro-cathos KTO n’a pas invité sur ses plateaux autant de bonnes sœurs que de bouffeurs de curés, et LCI qui a fait le choix éditorial de couvrir assidument la guerre en Ukraine n’a pas non plus interviewé le même nombre de militaires de l’OTAN que de militaires russes. Méritent-elles encore le titre de « chaînes d’information » ? Un support audiovisuel aura-t-il encore le droit d’avoir une ligne éditoriale partisane assumée ?
Pour Charlie, les seules limites à la liberté d’expression sont celles définies par la loi, à savoir la diffamation, l’injure, l’incitation à la haine raciale et l’appel au meurtre. A l’intérieur de ces périmètres, on a le droit de dire ce qu’on veut. L’objectivité est une hypocrisie derrière laquelle se cachent beaucoup de détenteurs de la carte de presse et qu’a toujours dénoncé Charlie. Un cache-sexe pour l’idéologie et le moralisme. La pluralité n'existe qu'à travers la diversité des lignes éditoriales proposées aux citoyens. Il est absurde d’affirmer qu’en média peut à lui seul offrir au public la totalité du spectre des opinions politiques, philosophiques ou spirituelles des 68 millions d’habitants du pays. Une ambition délirante, mais que prétendent pourtant satisfaire les grands médias audiovisuels généralistes, concurrents de CNews. La modestie ne semble pas les étouffer.
Les journaux télé du service public consacrent la première moitié de leur temps à l’actualité franchouillarde des grèves et de la hausse des prix et le reste à l’actualité internationale et aux derniers sabotiers de Poitou. J’exagère à peine. Et c’est cela qu’on nous présente comme une information objective et équilibrée. On attend le recours des Reporters sans frontières contre France Télévisions pour obtenir qu’un temps d’antenne identique soit accordée au reportage sur les rempailleurs de chaises du Berry et les fabricants d'espadrilles du Pays basque. Notre démocratie l'exige.

2 août 2026

Gabriel Nerciat
1/8/2026

LA PREUVE PAR ELSA


Je me demande si quelqu'un, même dans les milieux ou les journaux les plus anticommunistes de la IIIe République (et Dieu sait qu'il y en avait plus d'un), a jamais exigé que Elsa Triolet, avant ou même après son mariage avec Aragon, fût expulsée en URSS parce qu'elle utilisait sa renommée d'artiste et de femme de lettres engagée pour défendre la cause du marxisme-léninisme soviétique à Paris.
Je pose la question sans arrière-pensée ; je ne connais pas la réponse avec certitude, même si je crois bien que celle-ci a toutes les chances d'être négative (et bien que telle ou telle plume de la droite ligueuse ou antisémite de l'époque aurait pu évidemment être tentée de le faire, mais ce n'était pas le coeur de l'intelligentsia ou de l'opinion publique).
Le plus important, d'ailleurs, n'est pas là. Il est dans le fait qu'aucun gouvernement de la République d'alors n'a eu l'idée de tenter de le faire (la dénaturalisation d'une citoyenne russe mariée à un Français eût été beaucoup plus aisée qu'aujourd'hui).
L'exemple vaut ce qu'il vaut, mais suffit à montrer en quoi le régime républicain est en train de changer radicalement, et pour le pire.
L'argument de la désinformation n'est évidemment qu'un alibi ; comme si Paris n'hébergeait pas tous les dissidents ukrainiens ou iraniens en peau de lapin de la Terre complaisamment invités sur LCI ou BFM-TV pour alimenter les bobards de la propagande atlantiste.
Prétendre que Xenia Fedorova devrait se plaindre du manque de pluralisme en Russie plutôt qu'en France n'est jamais qu'une hypocrisie de plus, surtout lorsqu'elle provient de tous les jean-foutres de Saint-Germain-des-Prés qui brament "Je suis Charlie". C'est en France qu'on se réclame de la pluralité d'opinions, de la liberté d'expression et du droit au blasphème ; pas en Russie. Et c'est bien pourquoi Xenia Fedorova y est devenue indésirable.
Le silence complice de la plupart des intellectuels libéraux ou progressistes révèle ce qu'ils savent tous mais ne veulent pas avouer : à savoir que leur idéologie belliciste est devenue tellement méprisable et minoritaire qu'ils ne sont même plus en mesure de feindre de respecter les principes cardinaux qu'ils prétendaient opposer, il y a encore quelques années, à leurs ennemis.
Pour eux, c'est le dernier reniement avant la chute. Ils en ont conscience, et ne reculeront plus devant aucune scélératesse.

31 juillet 2026

Xenia Fedorova


Le gouvernement d’Emmanuel Macron a décidé que mes propos tenus publiquement sur les plateaux de CNEWS et d’Europe 1, ainsi que mes chroniques publiées dans les pages du JDNews, représentaient un danger immédiat pour la République, et a prononcé mon expulsion en urgence absolue.
Il m’est reproché de chercher « à saper la confiance des citoyens européens, et en particulier des citoyens français, en leurs institutions et à instiller le doute sur le bien-fondé du soutien apporté à l’Ukraine ».
Ils affirment que mon comportement, qui consiste à vivre en France depuis près de dix ans dans le respect de la loi, à payer mes impôts, mais aussi à avoir une opinion et à l’exprimer dans le cadre de mon travail de journaliste, « porte ainsi atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et que ma présence sur le territoire constitue « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public; que par suite, il y a lieu de prononcer en urgence absolue son expulsion du territoire national en application de l’article L. 631-1 du CESEDA afin de faire cesser au plus vite ces prises de positions qui ont pour effet de déstabiliser le corps social ».
En outre, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont pris dans la nuit un arrêté visant à geler mes avoirs.
Mes avocats contesteront cette décision. Le résultat reste à voir, alors que nous assistons à une forme entièrement nouvelle de pression politique ayant un seul objectif, la censure des opinions qui ne correspondent pas au discours officiel.
Les médias mainstream s’emploient activement à expliquer aux Français qu’il ne s’agit pas d’une menace pour la liberté d’expression, et cela fonctionne, car la décision est justifiée par le fait que je suis russe et que le terrain d’une « russophobie publiquement admise » a malheureusement été préparé depuis plusieurs années.
Ceux qui célèbrent cette décision manquent de clairvoyance, car aujourd’hui, c’est moi, et demain, ce sera toute personne qui osera s’exprimer en dehors de la pensée unique.
Enfin, je tiens à remercier tous ceux qui m’ont adressé des messages de soutien et d’encouragement, et tout particulièrement Canal+ et Lagardère pour leur attachement à la liberté d’expression.

30 juillet 2026

Radu Portocala
29/7/2026

Le journaliste russe Xenia Fedorova, ancienne directrice en France de la chaîne Russia Today, a reçu aujourd’hui un arrêté d’expulsion émis par le gouvernement français.
Avant 1990, je dénonçais le régime Ceausescu dans des journaux occidentaux, et je travaillais pour The Voice of America, une de quatre radios occidentales qui émettaient en roumain en direction de la Roumanie et dont la ligne éditoriale était très hostile au pouvoir en place à Bucarest. Cela faisait de moi – et de tous mes confrères qui travaillaient dans ces radios – des personae non gratae non seulement en Roumanie, mais dans tout le bloc soviétique.
Xenia Fedorova est, aujourd’hui, en France et dans toute l’Union européenne, dans la même situation : persona non grata.
Avant 1990, personne ne s’est insurgé contre les « journalistes » soviétiques qui, presque toujours, étaient beaucoup moins journalistes qu’espions ou agents d’influence. Personne ne s’est insurgé contre les quelques journalistes français – dignes représentants de la presse « de droite » – qui, parce qu’ils se faisaient offrir des vacances ou des parties de chasse en Roumanie désinformaient les lecteurs français, leur expliquant que Ceausescu était un très bon président. Nul n’a songé, alors, à pénaliser ces personnages hautement nuisibles.
À lire des extraits de l’arrêté d’expulsion, j’ai eu une violente et désagréable sensation de déjà-vu. Ce que le ministère de l’Intérieur français écrit en 2026 contre Xenia Fedorova est exactement ce que la police politique de Ceausescu, la Securitate, écrivait de nous, journalistes nous adressant aux Roumains sur les ondes de quatre radios occidentales.
Il y a donc un certain mode de pensée qui a traversé le temps et l’espace et qui est venu s’ancrer dans des esprits français. Un mode de pensée qui me fait douter de plus en plus que j’ai vraiment quitté la Roumanie de Ceausescu il y a 49 ans.

29 juillet 2026

Monique Plaza
29/7/2026

Communiqué de presse des groupes CANAL+ et Lagardère en soutien à Xenia Fedorova

EN MARCHE VERS LA DICTATURE IDÉOLOGIQUE

Gabriel Nerciat
29/7/2026

La brillante et si perspicace journaliste russe Xenia Fedorova est devenue indésirable en France. Ursula La Hyène et l'invraisemblable Nathalie Loiseau ont obtenu gain de cause auprès du Rantanplan de la place Beauvau, qui va l'expulser du territoire national..
Qui veut prendre les paris que ni la Cour Européenne des Droits de l'Homme ni le Conseil d'État ni le Conseil constitutionnel ni bien sûr quelque tribunal administratif ou juge des référés que ce soit n'interviendra pour empêcher l'expulsion ? Et que, contrairement à ce qui se passe tous les jours avec le dernier des OQTF, fût-il un islamiste patenté ou un violeur récidiviste, la Ligue des Droits de l'Homme fermera sa grande gueule dans les jours à venir.
Le simple fait de contester le "narratif" gouvernemental, européiste ou otanien à propos d'une guerre où la France officiellement n'est pas engagée est devenu désormais un délit attentatoire à la sûreté de l'État, qui rend son auteur comparable au membre d'une organisation terroriste ; à ce titre, donc, redevable d'une procédure d'exception (encore qu'un vrai terroriste, lui, aurait sans doute droit à un jugement en cour d'assises avant d'être réexpédié dans son pays).
La chose en soi n'est pas surprenante (on sait depuis longtemps par qui nous sommes gouvernés, à Bruxelles comme à Paris), mais désormais elle se montre dans sa vérité crue : en Europe, les démocraties libérales ont cessé d'être pluralistes, et s'acheminent tranquillement, ouvertement vers la dictature idéologique, sans trop rencontrer d'obstacles.
Un préalable pour aller vers la guerre ("avant 2030", plastronne le ministre polonais de la Défense) ?
Les libéraux européistes et/ou atlantistes vont donc devoir s'adapter (autant les prévenir), car désormais le mythe de l'État de droit, qu'ils brandissaient de façon pavlovienne face aux populismes de droite ou de gauche depuis trente ans, a vécu : une journaliste étrangère peut être expulsée sans aucun arrêt de justice du jour au lendemain pour simple délit d'opinion ; le Premier ministre d'un État génocidaire soumis à un mandat d'arrêt international, peut survoler impunément le ciel de trois pays de l'UE signataires du statut de Rome (dont la France) pour se rendre à Washington ; un parti politique qui réunit plus de dix millions de suffrages peut éventuellement être interdit de concourir à une élection nationale d'un simple trait de plume ratifié par un juge (ce qui s'est passé en Roumanie, et peut se reproduire avec l'AFD en Allemagne l'an prochain ; pourquoi pas même ici avec LFI ou Reconquête voire le RN), etc.
Reste une question intéressante : que se passera-t-il, une fois Xenia Fedorova expulsée à Moscou, si elle continue à publier des éditoriaux dans le magazine du JDD ou si elle intervient régulièrement sur C-News depuis la Russie ?
J'espère bien que Vincent Bolloré sera assez curieux pour se poser la question.

24 juillet 2026

Gérard Boyadjian
24/7/2026

[Barbara Butch] Pourquoi "une artiste" aussi insignifiante peut-elle bénéficier d'un soutien institutionnel monumental de différentes factions politiques ?

Cliquer sur l'image ↴

22 juillet 2026

Tchamé Dawa
22/7/2026


Franchement, je suis vraiment chafouin aujourd'hui car me voilà contraint, en conscience, de soutenir le droit d'une personne qui m'écœure à tous points de vue et dont l'apparence physique souvent mise en avant n'est pas l'aspect le plus dégoûtant (c'est vous dire !).
Je veux bien entendu parler de Barbara Butch, "l'artiste" qui avait au sens figuré déféqué sur toute la chrétienté dans le spectacle d'ouverture des JO, lors d'une réinterprétation de la Cène. Une "artiste" qui fait son blé en instrumentalisant et politisant sa silhouette de pachyderme, sa judéité et sa sexualité, mais surtout, qui a soutenu la loi Yadan et qui a "mixé" à Tel-Aviv, en plein génocide à Gaza (toujours en cours).
J'ai de tous mes nerfs envie de lui clouer le bec (d'autant plus qu'elle a soutenu le projet de loi liberticide Yadan), j'ai de tout mon cœur envie de la voir disparaître des écrans, mais je vois bien que ce n'est pas comme cela qu'on va s'en sortir et régler les problèmes. Les militants LFI (et les autres) devraient réfléchir à deux fois avant d'interrompre un spectacle. En l'espèce, ils auraient mieux fait de laisser Barbara Butch faire son spectacle, de soutenir la liberté d'expression et de réclamer la levée des interdictions qui frappent Dieudonné, artiste courageux, censuré par l'État et la classe Epstein ! Voilà qui aurait de la gueule et qui serait cohérent avec l'humanisme et la justice qu'ils portent si haut ! Qu'on manifeste son désaccord aux abords du spectacle et avant celui-ci ne pose aucun problème ; mais empêcher le spectacle, le saboter alors qu'il n'enfreint aucune loi, ce n'est pas possible. Et c'est ce principe, "la liberté d'expression", mais aussi le principe de justice (le droit égal pour tous de s'exprimer dans le cadre légal), qui me pousse à soutenir le droit pour la sioniste et repoussante B.B. de se tenir sur scène. Il y a une bonne règle générale à adopter dans l'existence, c'est la règle d'or : "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse".
Quant aux militants LFI, puisque j'en parle, il serait bon qu'ils cessent de demander qu'on censure à tour de bras (CNews, tel ou tel journal puis untel ou untel, la liste est longue de leurs détracteurs...) car ceux qui n'en sont pas encore convaincus vont finir par penser qu'ils sont des ennemis de la liberté d'expression et des adeptes d'une gauche totalitaire. On ne peut pas en démocratie avoir pour programme de faire taire ou de détruire ses opposants : ça c'est le fascisme ou la guerre civile.
Et dire que Barbara Butch aurait pu faire son spectacle tranquillement et retourner dans son coin sans que personne ne parle d'elle... sans que personne ne vienne pour la défendre, nous servir le mensonge de l'antisémitisme, une fois de plus.
Ainsi va (mal) la France.

21 juillet 2026

BARBARA BUTCH, CENSEUR CENSURÉE

Gabriel Nerciat


- 20/7/2026 - L'immonde activiste anti-chrétienne et pro-israélienne Barbara Butch, qui était partisane de la défunte et scélérate loi Yadan (c'est-à-dire de la censure exercée légalement à l'encontre de toute critique radicale de l'État et du projet sionistes) a été elle-même censurée hier soir à Grenoble par de jeunes militants mélenchonistes et/ou pro-palestiniens.
Des républicains d'opérette ce matin crient au scandale, en chœur avec tous les relais médiatiques de la répugnante propagande likoudiste et la plupart des gommeux qui constituent le milieu de la sous-culture dadaïste d'État subventionnée.
Mais après tout, les jeunes perturbateurs n'ont rien fait d'autre qu'appliquer le principe même de l'universelle éthique de réciprocité qui est au cœur non seulement de la plupart des sagesses traditionnelles – juive y compris – mais aussi de la morale catégorique kantienne chère aux fondateurs de la IIIe République : "À la façon dont tu traites les autres, tu seras traité".
C'est bien ce qui vient de se passer à Grenoble.
Bravo à eux, en tout cas. Deux ans tout juste après la pitoyable et blasphématrice cérémonie d'ouverture des Jeux Oympiques de Paris, ils nous ont en quelque sorte remplacés.

5 juillet 2026

Gabriel Nerciat

UNION EUROPÉENNE, LE TOTALITARISME QUI VIENT
 
La Cour de Justice de l'UE a décrété  – souverainement ? – que toute rediffusion depuis l'Europe sur un site Internet ou réseau social d'une vidéo émanant de Russia Today (chaîne russe censurée par la Commission de Bruxelles en toute illégalité depuis 2022) sera considérée comme étant de nature délictuelle (pour quel délit exactement ? on ne sait pas) et passible de poursuites pénales.
La Cour a été saisie à l'initiative du chancelier Merz, dont le gouvernement a entamé des persécutions judiciaires (et pécuniaires) à l'encontre de trois citoyens allemands qui s'étaient rendus coupables d'une semblable initiative.
Ils peuvent s'estimer heureux : sous le régime de Zelensky, ils seraient déjà en prison.
Bref, l'européisme à la sauce otano-germanique devient une entreprise idéologique de plus en plus démocratique et pluraliste, ainsi qu'on peut voir. Rappelons aux naïfs et aux optimistes qu'en Roumanie un candidat national-populiste en passe d'accéder au pouvoir a été invalidé, à l'initiative de la France et de la Commission von der Leyen, puis incarcéré, sous le prétexte fallacieux d'ingérences numériques russes totalement fantasmatiques.
En France, cela prépare sans doute des tentatives de censure ultérieures à l'encontre de Xenia Fedorova et de C-News, à l'approche des présidentielles.
Il n'y a pas que la bataille de Kramatorsk qui pointe à l'horizon. Chez nous aussi, de grandes manoeuvres sont en cours ; inutile d'en douter.
J'y reviendrai dans le cadre de publications futures. Mais que d'ores et déjà chacun soit prévenu.

6 juin 2026

Gastel Etzwane
5/6/2026

Un journaliste français interroge Poutine à Saint-Pétersbourg : le contraste saisissant avec la France


Le 4 juin 2026, à Saint-Pétersbourg, un journaliste français a pu poser directement une question à Vladimir Poutine lors d’une session ouverte aux médias étrangers. L’image, diffusée en direct sur BFM TV, est frappante : un représentant de la presse française s’adressant librement au président russe.
Ce qui importe le moins ici, c’est le contenu précis de la question ou même de la réponse de Poutine. Ce qui frappe, c’est le contraste absolu avec le climat qui règne en France au même moment.
Alors qu’un journaliste français est accueilli à Moscou pour interroger le chef de l’État russe, une véritable cabale médiatique et politique se déchaîne en France contre une journaliste russe travaillant sur CNews. Une meute de commentateurs, d’éditorialistes et de responsables politiques se focalise sur une seule personne, comme si sa présence constituait la priorité absolue du pays, bien avant les crises économique, sécuritaire et démographique qui s’accumulent.
Cette hystérie collective révèle une triste réalité : en France, une voix dissonante, surtout lorsqu’elle propose une vision différente du conflit en Ukraine ou de la situation en Russie, devient immédiatement intolérable. Au lieu de contredire les arguments par le débat, on cherche à interdire et à diaboliser. La dissidence n’est plus réfutée, elle est proscrite.
L’ironie est totale : le pays présenté comme une dictature autorise un journaliste occidental à questionner son président devant les caméras. La France, qui se revendique championne de la liberté d’expression, est incapable d’imaginer l’inverse : un journaliste russe posant une question directe à Emmanuel Macron, d’autant que celui-ci sélectionne soigneusement ses interlocuteurs.
Ce double standard en dit long sur l’état de la liberté de la presse et du débat public en France. Quand le tolérant devient intolérant et que l’on accuse l’autre de ce que l’on pratique soi-même, ce n’est plus la liberté qui s’exprime, c’est la censure qui change de visage.

4 juin 2026

Rodolphe Flament
3/6/2026

On marche sur la tête !


La France laisse entrer des clandestins par dizaines de milliers. La France garde sur son sol des délinquants étrangers sous OQTF.
Mais une journaliste qui vit légalement en France, travaille en France et exprime simplement une opinion qui dérange… Là, certains veulent lui retirer son titre de séjour. Cherchez l’erreur.
Son nom, Xenia Fedorova. Son crime ? Ne pas penser comme eux. On peut être d’accord ou non avec ce qu’elle dit. Ce n’est même pas le sujet. Le sujet, c’est qu’une démocratie est censée combattre les idées par les idées.
Pas par la censure. Pas par l’exclusion. Pas par l’expulsion. Depuis quand le droit de vivre en France dépend-il de son opinion politique ? On nous parle de diversité, de tolérance, d’ouverture d’esprit. Mais dès qu’une voix dissidente apparaît, certains veulent la faire disparaître.
Finalement, ce qui les dérange peut-être, ce n’est pas ce qu’elle dit. C’est qu’elle ait encore le droit de le dire.

11 mai 2026

H16
11/5/2026

VPN, chiffrement, gel des avoirs : la triple offensive discrète contre la liberté d’expression

Pour une bonne partie de la classe politique européenne, la liberté d’expression est devenue le bruit du voisin qui tond sa pelouse un dimanche matin : absolument insupportable. Le réseau X de Musk étant l’amplificateur le plus bruyant, il était inévitable qu’il serve de cible répétée, comme on l’observe avec l’information judiciaire ouverte par le parquet de Paris, dont la sobriété politique pourrait être encadrée.

Cependant, au-delà de Musk, c’est tout un arsenal qui se met en place : VPN dans le viseur, chiffrement à abattre, avoirs à geler, avec une seule logique et un seul perdant possible.

Ainsi, dans cette course effrénée au contrôle, les VPN constituent l’un des derniers cailloux dans la chaussure du surveillant.

Pour rappel, cette technologie permet à l’utilisateur de naviguer en protégeant ses communications avec les sites qu’il visite, ce qui est manifestement insupportable pour la caste dirigeante. Rassurez-vous, le Parlement européen vient de plancher sur la question et son diagnostic est limpide : si l’on veut « protéger les enfants », il faut d’une manière ou d’une autre en finir avec ces vilaines technologies.


L’European Parliamentary Research Service a même publié un message remarqué expliquant que les VPN seraient « de plus en plus utilisés pour contourner la vérification d’âge en ligne » (l’horreur, quasiment le nazisme !), argument vendu en parallèle de l’annonce d’une nouvelle application européenne de vérification d’âge prête à être déployée.

Le timing est fortuit, comme tout ce qui sort de Bruxelles.

Malheureusement, les éléments avancés sont faux et la note de communauté sous l’ânerie parlementaire le rappelle clairement : selon une étude de l’University of Michigan, 82,1 % des utilisateurs de VPN s’en servent pour se protéger de menaces diverses, et aucune recherche sérieuse n’établit l’explosion d’usage par des adolescents pressés de regarder des contenus interdits. Le prétexte est un costume mal taillé. En somme, nos dirigeants voudraient « protéger » les enfants plus que leurs parents, et la protection en question ressemble vraiment à une porte d’entrée pour implanter en Europe l’équivalent local du Great Firewall chinois.

Et pendant que Bruxelles s’applique à saboter les VPN, les services de renseignement français, eux, ne s’embarrassent même plus d’enrobage : ils veulent en finir avec les messageries chiffrées de bout en bout. Le rapport de la Délégation parlementaire au renseignement, déposé fin 2025 et rendu public fin avril, l’écrit d’ailleurs noir sur blanc : 60 à 80 % des communications passent par du chiffrement, ce qui est fort gênant quand on veut espionner tout le monde.

La solution proposée ? Des backdoors i.e. des mécanisme de contournement des protections, bien sûr !


Quant à la jurisprudence européenne qui protège encore le citoyen, la délégation la juge poliment « déconnectée des réalités techniques et opérationnelles », onctueuse formule pour dire qu’il faudrait s’en débarrasser. L’infiltration humaine, vieille méthode qui a fait ses preuves, est jugée trop coûteuse et chronophage. Autant surveiller tout le monde, plutôt que les seuls suspects, c’est « plus économique ».

Ceci sort alors que, dans le même temps, la France est actuellement qualifiée sur les forums spécialisés de « paradis des leaks ». Données de gendarmes, du CROUS, de services entiers : tout fuit, tout circule, et des inconnus reconstituent des profils complets en croisant les fichiers.

Le rapport de la DPR, confit de ses certitudes, n’évoque jamais cette fragilité : il en demande au contraire davantage, et davantage de bases à gérer. Qu’est-ce qui pourrait possiblement tourner au vinaigre ?


Du reste, on n’a jamais pu démontrer l’idée que les backdoors arrêteraient le terrorisme, le narcotrafic, l’ingérence étrangère ou le hantavirus : dans l’hystérie post-11 septembre, le Patriot Act a permis au FBI d’utiliser plus de 200 000 fois les National Security Letters entre 2004 et 2009, en grande majorité pour des affaires sans aucun lien avec le terrorisme. Le Privacy and Civil Liberties Oversight Board a conclu en 2014 que la collecte massive de métadonnées n’avait jamais empêché un seul attentat. Le programme a été cosmétiquement réformé mais jamais aboli. Les criminels, eux, s’adaptent toujours plus vite que les bureaucraties.

Reste la troisième pièce du puzzle, et probablement la plus efficace pour tenir un peuple en laisse : lui couper les vivres.

C’est précisément ce que prévoit l’article 6 d’une proposition de loi en discussion contre « l’entrisme islamiste », défendue par Bruno Retailleau.


Dans un tweet éclairant, le ministre s’étonne presque que des voix, y compris à droite, aient noté que le gel des avoirs des « organisations incriminées » pourrait servir à museler à peu près n’importe qui. Sa parade ? Invoquer « l’intention du législateur », argument touchant de naïveté (ou de cynisme, au choix). D’ailleurs, le rédacteur en chef de Frontières, Erik Tegnér, en sait quelque chose : il a été traîné devant le tribunal de Bobigny en vertu de la loi Paty, initialement pensée contre l’islamisme, pour une simple investigation sourcée.


Au fond, ce qui se joue dépasse largement la France.

C’est un modèle universel, une mécanique froide, par exemple observable au Royaume-Uni avec l’Online Safety Act et la fameuse Section 127 du Communications Act qui condamne aujourd’hui des femmes au foyer à de la prison pour des vidéos sur des réseaux sociaux.

C’est cette mécanique observable aux États-Unis avec le Patriot Act.

C’est cette mécanique avec toujours la même chorégraphie en quatre temps : une crise, une loi exceptionnelle vendue comme temporaire, un détournement massif, puis une réforme cosmétique qui ne supprime rien.

Une fois obtenu, un instrument de surveillance ou de punition n’est jamais rendu par le pouvoir en place, jamais. Les prétextes changent, le terrorisme cède la place à la protection des enfants qui cède elle-même à la lutte contre l’entrisme, mais le résultat est invariable : les outils exceptionnels deviennent la norme, et les libertés reculent toujours d’un cran à chaque cycle.

Que ceux qui applaudissent encore se calment : un jour, la loi qu’ils chérissaient pour réduire le voisin au silence se retournera inévitablement contre eux.

Ce jour là, ce sera trop tard. Mais ne venez pas pleurnicher qu’on ne vous aura pas prévenu.


https://h16free.com/2026/05/11/84290-vpn-chiffrement-gel-des-avoirs-la-triple-offensive-discrete-contre-la-liberte-dexpression

6 juillet 2025

Gérard Boyadjian
6/7/2025

Notre histoire démontre une évidence qui s'impose à tous.
Les censeurs, les procureurs de la pensée, le tribunal politique et tous les petits "capos" et autres despotes autoritaires, s'habillent toujours de vertu pour châtier les esprits libres.
Le CRIF, à l'instar de toutes les officines communautaires (LICRA, LDH, MRAP, DILCRAH, etc...) est un instrument de pouvoir qui a pour objectif de faire condamner toute opinion contraire à son idéologie.
Dans un pays libre, démocratique, sain d'esprit, ouvert aux débats et à la contradiction... une telle entité nuisible à l'intérêt national aurait dû être écrasée et dissoute par le pouvoir politique.
Or ici, tout démontre aujourd'hui, que les politiques français se soumettent (pour ne pas dire s'agenouillent) devant cette structure qui ne représente nullement les intérêts français.
On évoque à juste titre les sujets stratégiques de sortie de l'UE, de l'OTAN, de l'Alliance... Néanmoins, au niveau national, la probité et l'indépendance politique des prochains dirigeants seront corroborés et actés par ceux qui oseront mettre un terme définitif à la censure institutionnelle orchestrée (en collusion frauduleuse avec le pouvoir judiciaire) par la sphère communautaire illégitime et gravement préjudiciable à l'esprit français.
La liberté d'opinion naît dans la contestation.
La liberté d'expression s'exerce dans la confrontation.
"L'esprit français" ne doit pas mourir.
Il doit rejaillir, renaître de ses cendres.

5 juillet 2025

Dominique de Villepin

"Le CRIF devrait se rappeler qu’il n’est ni une institution d’État, ni un ministère des Affaires étrangères israélien.
En France, on a encore le droit de critiquer un État même Israël sans être accusé d’antisémitisme.
Le vrai danger, c’est cet amalgame systématique que vous faites entre juif et israélien, entre critique politique et haine raciale.
Vous croyez défendre une communauté ? En réalité, vous la mettez en danger. Vous étouffez la liberté d’expression. Vous divisez le pays.
La France n’est pas une extension du Likoud. Et vous n’êtes pas l’arbitre de ce qui peut être dit ou pensé ici."