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Affichage des articles dont le libellé est CENSURE / LIBERTE D'EXPRESSION. Afficher tous les articles
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20 février 2026

Radu Portocala

- 19/2/2026 - Avec la vulgarité dont il a fait preuve à maintes reprises, Emmanuel Macron nous dit que « free speach is a pure bullshit » – ce que nous ne pouvons traduire que par « la liberté de parole est une pure merde ».
Pour Emmanuel Macron la parole libre est celle que guident les algorithmes. Staline et ses divers succédanés pensaient exactement la même chose. Seulement, à la place des algorithmes – dont il n’était pas question à l’époque – ils auraient dit « la ligne du parti », ils auraient, donc, dit que « la parole est libre si elle dit la même chose que le parti ».
Formulons les choses autrement. Quand Macron recevait Poutine à Brégançon, il était permis de dire que Poutine est un homme bien ; ensuite, quand Macron s’est fâché contre Poutine, il a été permis de dire que Poutine est un personnage ignoble ; quand Macron trouvera qu’il est utile de se rabibocher avec Poutine, il sera permis de dire que Poutine est un personnage fréquentable.
Dans le paradis rouge, la liberté de parole était comprise exactement de la même manière.
Au fil du temps, les dérapages dictatoriaux de Macron ont été nombreux. Mais celui-ci, proféré avec cet air de satisfaction supérieure, est sans doute le pire. « C’est pour votre bien que je vais ériger des clôtures autour de vous » nous dit-il avec le sourire. Des temps difficiles nous attendent, car le pouvoir qui restreint les libertés au nom du bien est un pouvoir dangereux, capable de tous les excès.

6 février 2026

Les sales ingérences de l’Union européenne

H16
6/2/2026

L’information, soigneusement pas du tout relayée par les médias mainstream, mérite un peu plus qu’un simple tweet : on a maintenant des preuves concrètes que l’Union européenne s’est lourdement ingérée dans des campagnes électorales et qu’elle tente activement de réduire la liberté d’expression, notamment sur des plateformes américaines.

Grâce au House Judiciary Committee for the Republicans, qui a récemment publié l’intégralité des documents auxquels il a eu accès, nous avons même maintenant la preuve que l’Union européenne a activement censuré des contenus pourtant légaux qui chatouillaient sa propagande, et que ces institutions sont intervenues dans au moins huit élections européennes en faisant pression sur les plateformes de réseaux sociaux afin de les pousser à censurer les discours politiques dans les jours précédant le scrutin.

En utilisant le DSA – Digital Services Act – l’Union européenne s’autorise ainsi à censurer ceci sans la moindre vergogne :

• Rhétorique populiste
• Contenu anti-gouvernemental / anti-UE
• Contenu anti-élite
• Satire politique
• Contenu anti-migrants et islamophobe
• Contenu anti-réfugiés / sentiment anti-immigrés
• Contenu anti-LGBTQI
• Sous-culture des mèmes


Surprise : chaque élément n’a en pratique qu’une définition floue. C’est pratique et on comprendra à quel point il est alors aisé d’obliger à faire fermer un compte sur un réseau social ou faire supprimer un billet, un tweet, etc. C’est de la pure censure politique et idéologique, sans fard.

Pour comprendre comment « fonctionnent » ces définitions, on pourra éplucher ce document-ci, de la DG HOME de la Commision, qui s’appuie essentiellement sur ce rapport-ci.


Grosse louche, peinture à pinceau très large, flou savamment entretenu, tout est bon pour qualifier des discours politiques simplement opposés en discours de haine, causant du stress ou ce genre de balivernes attrape-tout.


En matière d’ingérence électorale, les éléments fournis par le Commité ne laissent planer aucun doute : les institutions européennes, par les voix de leurs différents représentants, se sont directement immiscées dans des campagnes électorales. Ainsi, au moins huit pays sont concernés :

• Slovaquie (2023)
• Les Pays-Bas (2023 et 2025)
• France (2024)
• Roumanie (2024)
• Moldavie (2024)
• Irlande (2024 et 2025)


Les ingérences en Roumanie, Moldavie sont absolument flagrantes et seuls les nigauds (au mieux) ou les propagandistes du système (au pire) peuvent encore prétendre qu’elles n’ont pas eu lieu.

En Slovaquie, on pourra apprécier qu’ont été qualifiés de « discours de haine » le fait de rappeler qu’il n’y a que deux genres (homme & femme) et que des enfants (prépubères, donc) ne pouvaient pas être « trans ». L’horreur, quasiment le nazisme :


Les ingérences pour la France, les Pays-Bas ou l’Irelande sont un peu plus subtiles (mais pas beaucoup plus).

Par exemple, pour les élections néerlandaises, la Commission européenne et les autorités néerlandaises ont directement exercé des pressions sur différentes plateformes internet les obligeant à prendre des mesures de censures en vue des élections de 2025 :


On pourra lire à ce sujet le fil détaillé d’un député européen néerlandais scandalisé par ces comportements digne d’une dictature bananière typique. Là encore, le mutisme des journaux explique pourquoi ces comportements perdurent et montrent que la collusion entre médias et institutions est à peu près totale.

En France, de la même façon, on pourra se remémorer lorsqu’en 2022, la Commission européenne avait commodément reporté l’application des sanctions sur le pétrole russe après les élections présidentielles pour éviter qu’une hausse des prix ne bénéficie à Le Pen.

Hasard, coïncidence, coup de bol, ou ingérence ? À vous de juger.


En 2023, Ursula von der Leyen est venue personnellement – et en sa qualité de présidente de la Commission – assister à l’ouverture de la campagne de Renaissance pour les élections européennes, soutenant directement le parti d’Emmanuel Macron. C’est encore une coïncidence, voyons, pas du tout une ingérence éhontée.

En 2024, la Commission européenne faisait de même pression sur les réseaux sociaux pour censurer « les ingérences étrangères » et « la désinformation » lors des élections législatives françaises. Cela ose tout, c’est à ça qu’on la reconnaît.

À présent, alors que X France vient de subir une descente de police dans une procédure judiciaire plus que douteuse et avec des motifs particulièrement farfelus, on apprend qu’au moment même où notre représentation nationale s’empresse de poser avec gourmandise les jalons d’une censure des réseaux sociaux en prétextant interdire – pour leur bien ! – l’accès des enfants aux plateformes sociales – ces mêmes enfants qu’on aura confinés pendant deux ans sans vergogne – l’Espagne et le Portugal se lancent dans des procédures similaires.

C’est tout à fait un hasard.

L’Europe est en train de virer à la pire des dictatures, celle de la pensée. Elle s’était bâtie avec les peuples, elle s’en est rapidement détachée, elle poursuit à présent sa course folle contre eux, la France en pointe.

Cela ne peut pas bien se terminer.


https://h16free.com/2026/02/06/83393-les-sales-ingerences-de-lunion-europeenne

2 février 2026

Après le pass vaccinal, le pass internet

H16
2/2/2026

Décidément, en matière de libertés fondamentales en France, tout se déroule comme prévu, c’est à dire de plus en plus mal et de plus en plus vite.

En quelques jours seulement, les projets de mettre internet en coupe réglée par la Macronie Éternelle et Resplendissante se sont en effet accélérés.


Ainsi, le 21 janvier dernier, on pouvait constater que le gouvernement envisageait très sérieusement d’imposer une vérification d’âge pour les accès aux réseaux sociaux, vérification qui aboutira inévitablement à une collecte et une centralisation massive de données personnelles… Dans un pays qui enregistre actuellement un véritable tsunami de fuites de données personnelles provenant de douzaines d’administrations différentes, voilà qui laisse perplexe sur la capacité de l’État à mener à bien ce nouveau brochet pardon projet liberticide sans que cela parte en sucette monumentale.


Rapidement, les velléités du chef de l’État se sont transformées en projet de loi, voté dans la foulée le 26 janvier par l’extrême-centre aidé d’une droite et d’une extrême-droite joliment à côté de leurs pompes, toujours en utilisant le prétexte ridicule de la protection des mineurs.

À ce train là, il y aura bientôt des réseaux sociaux sans enfant dont se réjouissent déjà ceux qui, toute incohérence bue, se chagrinent en même temps de la mesure équivalente dans les voitures de la SNCF.

Mais l’encre de cette loi inique est à peine sèche que, déjà, la politicaillerie macroniste annonce les épisodes suivants : exactement comme tous les citoyens de bon sens l’avaient compris dès le départ, c’est à présent les VPN qui deviennent la cible de l’actuelle législorrhée parlementaire.

Pour rappel, un VPN est une technique de sécurisation de votre connexion internet qui masque votre adresse internet et chiffre les informations qui y circulent pour qu’aucun tiers ne puisse voir ce que vous faites en ligne, et rend donc caduque les âneries récemment votées.

On s’achemine donc résolument dans un pays où, grâce à la députaillerie et aux clowns gouvernementaux, vous ne pourrez bientôt plus voir de vidéos de jeunes filles se faire tabasser, interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans oblige, pendant que ces tabassages pourront, eux, continuer sans être inquiétés.


Cet assaut contre les VPN déclenche la surprise chez des politiciens de droite et de gauche qui serait presque réjouissante à voir si ceux qui jouent actuellement les ingénus n’étaient pas les mêmes nigauds à avoir voté la loi en question, comme Mariani, Bigot ou un paquet d’autres endormis.

Il faut être le dernier des demeurés pour ne pas avoir compris quelques jours seulement après le vote que ce projet de loi n’a rien à voir avec la protection des enfants, et tout avec le fait de contrôler la parole sur les réseaux sociaux. C’est parfaitement immonde, et certains, calculant (enfin mais trop tard) que leur avenir politique pourrait en pâtir, font maintenant mine de voir l’énormité du totalitarisme qui se met en place.

Pendant ce temps, des petits soldats du conformisme continuent de n’y voir niaisement qu’une mesure nécessaire de salubrité publique. Ils gobent goulûment toute la couleuvre gouvernementale, avec une délectation d’ailleurs suspecte, malgré tout le narratif agressivement stupide du COVID qui avait poussé un pass sanitaire « pas destiné à devenir un passeport vaccinal, et non, il ne sera pas nécessaire à aller au restaurant » mais qui terminera comme l’une des expériences de Milgram les plus terrifiante de ces 100 dernières années.


Manifestement, certains n’ont même pas la mémoire d’un poisson rouge, et n’apprendront jamais rien.

Du reste, le fait que la classe jacassante annonce bruyamment urbi et orbi son soutien pour cette mesure scandaleuse montre d’ailleurs de façon absolument limpide à quelle point elle est toxique et justifie en soi qu’on s’y oppose avec la dernière des énergies.

Ah, vraiment, belle réussite du macronisme après moins de dix ans de règne sans partage, sans opposition et sans vergogne !

Lorsque la France aura interdit les VPN (et non pas « si »), elle rejoindra le club très fermé des pays qui ont déjà mis leur internet sous cloche, parmi lesquels on retrouve ces références démocratiques et libérales que sont la Biélorussie, la Chine, l’Iran, l’Irak, la Corée du Nord, la Russie, la Turquie, le Turkménistan, ou l’Ouganda…

En pratique, cette volonté de supprimer toute opposition politique des réseaux sociaux n’est pas nouvelle et Macron a amplement démontré sa volonté de contrôler ces réseaux et d’y supprimer toute dissidence d’opinion depuis qu’il est arrivé en poste, il y a 8 ans. Et pour ne remonter qu’en 2022, il déclarait ainsi qu’« il ne devrait pas y avoir d’anonymat sur les réseaux sociaux. Les gens s’autorisent à dire les pires abjections, car ils sont encagoulés derrière un pseudo ».


En 2023, les macronnistes (les députés Renaissance) avaient déjà tenté d’imposer une identification obligatoire sur les réseaux sociaux, mais la mesure n’avait pas abouti. Les émeutes qui avaient secoué la France avaient d’ailleurs été l’excuse pour en remettre une couche, le chef de l’État – toujours aussi buté – n’y voyant qu’une conséquence des réseaux sociaux et des jeux vidéos (il y a 60 ans, il aurait remplacé ces derniers par le rock’n’roll et ça passait crème).

Enfin, l’arrivée du pénible rond-de-cuir Lecornu à Matignon fut l’occasion de pousser un décret obligeant les fournisseurs d’accès à internet et les réseaux sociaux à conserver toute activité de leurs utilisateurs pendant un an. Une « coïncidence », à n’en pas douter.


Non décidément, pour ceux qui ont suivi et qui font l’effort d’avoir un peu de mémoire, rien de tout cela n’est ni nouveau ni impromptu : Macron et sa clique tentent ici ni plus ni moins qu’un opération de doxing à l’échelle du pays, et ce afin d’écraser toute dissidence sous l’ostracisation, la débancarisation ou le harcèlement physique si jamais elle devait l’ouvrir trop bruyamment.

Le pompon est que ces gesticulations seront très difficilement applicables en pratique tant les usages légitimes des VPN sont nombreux à commencer dans le monde professionnel – le télétravail étant l’exemple le plus évident. Cela va ajouter un boulet monumental aux entreprises françaises qui n’en avaient pourtant pas besoin.

Les enfants et adolescents vont procéder comme en Australie, s’adapteront très bien aux pitreries parlementaires. Les professionnels et ceux qui ont quelques connaissances techniques contourneront sans problème et par centaines de milliers ces interdictions. Et ceux qui ne savent pas encore apprendront vite : gageons que des outils simples de contournement vont arriver sans attendre.

Enfin, la Startup Nation a amplement prouvé sa nullité crasse en matière de numérique : il y a fort à parier que la mise en place des contrôles sera bâclée ; les Français ne seront probablement pas sauvés par leur esprit de résistance mais bien par l’abyssale médiocrité de leur bureaucratie.

Macron n’aura pas sa petite censure, la caste jacassante ne va pas pouvoir arrêter les moqueries et ralentir sa disparition. Ils vont juste rendre le pays un peu plus invivable, et se faire haïr encore davantage.

Cela ne peut pas bien se terminer.


https://h16free.com/2026/02/02/83331-apres-le-pass-vaccinal-le-pass-internet

28 janvier 2026

Majorité numérique : ce fiasco qui insiste

H16

- 28/1/2026 - Vite, vite, il faut bloquer les réseaux sociaux ! Pardon, il faut vérifier l’identité de ceux qui s’y connectent ! Hum, enfin, disons, il faut garantir que les moins de 15 ans n’y ont pas accès. Pour les protéger, bien sûr !

En 2023, la France avait adopté une loi fixant la « majorité numérique » à 15 ans, exigeant une vérification d’âge et un consentement parental pour les mineurs sur les réseaux sociaux. Mais patatras, celle-ci n’avait pu être mise en œuvre en raison d’un conflit avec la législation européenne, notamment le Digital Services Act, bloqué par la Commission européenne. Notons le record de vitesse puisque la loi était morte avant même qu’on ait pu créer une agence d’État avec 250 agents publics y émargeant !


Malgré ces échecs et ces défis techniques et légaux, Emmanuel Macron s’entête et pousse donc un nouveau projet de loi pour interdire purement et simplement l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, inspiré de l’exemple australien (pourtant foireux), avec une mise en œuvre prévue pour septembre 2026 après un examen en janvier.

Sans surprise, la députaillerie, aussi veule qu’à l’accoutumée, a religieusement emboîté le pas en votant sans opposition notoire la proposition pourtant grotesque de l’exécutif.

Cependant, une petite musique de fond s’installe et revient régulièrement : Grok, l’intelligence artificielle notamment intégrée à X, serait utilisé pour trafiquer des images pédopornographiques ! Il y a quelques semaines, quelques articles de presse faisaient mention de cette abominable découverte ce qui poussa probablement l’entreprise de Musk à reconnaître que son IA pouvait avoir été utilisée pour générer des images de personnes en bikini et dans un article paru sur X le 14 janvier. Dans la foulée, les ingénieurs de X limitaient les capacités de Grok et renforçaient les contrôles afin d’éviter toute utilisation illégale de leur moteur d’intelligence artificielle.

Imaginer que ces réponses et ces améliorations techniques suffiraient serait naïf. Avec une prévisibilité de mécanique allemande, la presse remet le couvert il y a quelques jours, cette fois-ci en utilisant l’inénarrable accroche « Selon une étude » par laquelle on prouve absolument tout, son contraire et l’inverse dans l’habituel gloubiboulga journalistique ; sans même s’étendre sur la solidité de l’étude (largement discutable), on ne peut que s’étonner de l’absence d’une même étude sur Nano Banana Pro, le moteur de production d’image de Gemini – le moteur IA de Google, ou celui de ChatGPT d’OpenAI, ou les autres moteurs de production de contenu.

Apparemment, il semble indispensable de faire une analyse approfondie de l’IA de Musk, mais surtout pas des autres. On se demande soudainement pourquoi. Serait-ce parce qu’il faudrait trouver une raison solide de faire fermer le réseau social de Musk ?

Oh, allons, vous n’y pensez pas !


N’oublions pas que, parallèlement, l’Union européenne tente, elle aussi à tout prix, de pousser « Chat Control », une abomination légale visant au départ à contraindre les plateformes numériques à détecter activement et signaler les contenus pédopornographiques et les sollicitations d’enfants, quitte à imposer une analyse systématique des communications, même chiffrées. On ne doit qu’à la mobilisation citoyenne le fait que, le 26 novembre dernier, le Conseil de l’Union a finalement rétropédalé pour adopter une position commune supprimant cette obligation de lire toutes les communications chiffrées de bout en bout… Gageons que si la mobilisation citoyenne diminue, les dirigeants n’hésiteront pas à remettre le couvert.

Mais en réalité, ces agitations médiatico-politiques autour des réseaux sociaux cachent le vrai problème : les pédocriminels n’ont absolument pas besoin de Grok (ou de Gemini, de ChatGPT ou de tous les moteurs de type Stable Diffusion, dont apparemment tous les médias et les politiciens se foutent complètement) pour enfreindre les lois et la morale, et ils sévissent sans grandes difficultés sur le territoire français et européen.

Est-il nécessaire de revenir sur l’affaire de ce militant LFI qui fut interpelé en Loire-Atlantique et dont tout indique qu’il faisait partie de tout un réseau ? Est-il nécessaire de revenir sur les « grooming gangs » de Grande-Bretagne sur lesquels toute la lumière n’a pas été faite, ni les liens avec des individus hauts placés dans les autorités britanniques ? Est-il nécessaire de revenir sur les ramifications (notamment françaises) de l’affaire Epstein ?


Or, dans ces affaires, qui ne constituent qu’une faible partie de l’ensemble des cas réels, ni Grok ni d’autres IA n’ont été impliquées et il y a fort à parier que les prochaines affaires qu’on découvrira continueront de se passer de ces moyens technologiques. Oh, on peut garantir qu’il sera fait grand cas de l’un ou l’autre pédocriminel si ce dernier produit des images avec ces outils (surtout si c’est Grok) mais en attendant, il apparaît bel et bien que les IA et les réseaux sociaux ne sont pas, en eux-mêmes, déterminants de cette criminalité qui existe bien indépendamment d’eux.


De tout cela il faut retenir que la protection des mineurs n’est qu’un prétexte pour obliger tous les Français et, à terme – n’en doutons pas – tous les Européens à fournir leur identité complète pour accéder aux réseaux sociaux. Le but est limpide, sans fard et parfaitement tyrannique : mettre fin une bonne fois pour toutes à la vie privée en ligne, et garantir la possibilité aux autorités de pouvoir censurer plus facilement les citoyens français et européens.

Et ainsi, ceux qui pensent de travers, ceux qui se moquent trop ouvertement du pouvoir en place – notamment en présentant des images retouchées des dirigeants en petites tenues, trop massivement vues par des millions de personnes – ne pourront plus le faire sans immédiatement supporter des conséquences lourdes, depuis la débancarisation jusqu’à la traque de la police politique qu’ils sont en train de mettre en place actuellement.

Les prochaines étapes de mise en coupe réglée de notre liberté d’expression sont évidentes. La seule façon de l’éviter consistera donc à en user autant que possible, par exemple en remettant une couche du petit Barrot en bikini.


https://h16free.com/2026/01/28/83278-majorite-numerique-ce-fiasco-qui-insiste

31 décembre 2025

Jean Mizrahi

-30/12/2025- Il s’agit d’un phénomène relativement récent, apparu il y a quelques décennies à peine : le basculement d’une partie de la gauche et du centre petits-bourgeois vers une forme d’intolérance idéologique et de tentation totalitaire « soft ». Je ne vise pas ici l’extrême gauche, notamment communiste, dont les penchants autoritaires sont anciens et documentés, mais cette gauche morale, persuadée de sa propre vertu, et ce centre convaincu d’incarner une vérité naturelle et indiscutable. Dans cette vision étroite et conformiste, toute contestation est immédiatement disqualifiée comme "fasciste" ou "d'extrême-droite". On observe d’ailleurs ce réflexe chez une partie de la jeunesse, prompte à vouloir faire taire ceux qui ne pensent pas comme elle.
La crise du Covid a fourni une démonstration éclatante de ces dérives. Des pouvoirs se revendiquant "démocratiques" ont alors pratiqué une censure brutale de toute voix dissidente, accompagnée d’un comportement de meute, auquel les grands médias se sont largement associés dans un conformisme pro-étatique particulièrement choquant. Cela a permis au gouvernement français de multiplier les affirmations contradictoires sans réel contre-pouvoir critique, au point que nos voisins allemands ont pu qualifier la France d’Absurdistan. On se souvient de règles aussi incohérentes que l’interdiction du train mais pas du métro, du café autorisé assis mais interdit debout, des réveillons à l’extérieur, ou encore de la promenade en forêt assimilée à un acte quasi criminel. Ce qui frappait alors, c’était la connivence tacite entre le pouvoir, les médias dominants et les grandes plateformes numériques pour censurer toute remise en cause du « narratif » officiel, malgré ses évidentes aberrations.
Notre société semble désormais prête à accepter la censure au nom d’une morale étatiste prétendument vertueuse. Dans ce contexte, il est sain que des voix comme celle de Fabrice Epelboin contribuent à éclairer ces mécanismes.
La liberté de parole et la transparence de l’information constituent deux piliers essentiels de la démocratie ; l’une comme l’autre sont aujourd’hui menacées. Ajouté à un système représentatif insuffisant, qui concentre un pouvoir excessif entre les mains des partis, le risque est réel de voir nos sociétés glisser vers une forme de dictature molle, bureaucratique, digne des univers d’Orwell ou de Huxley. La vigilance s’impose.

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30 décembre 2025

La situation de Jacques Baud est d’une violence inouïe

Monique Plaza
30/12/2025

« Comme je vis en Europe et que mes comptes bancaires sont en Europe, je n’ai plus accès à mes comptes. Je ne peux tout simplement rien acheter. Je ne peux pas retirer d’argent, je ne peux pas faire des achats en ligne, je ne peux pas utiliser… mon compte est complètement bloqué. Et comme corollaire : on n’a pas le droit de me mettre à disposition des ressources. Si vous vouliez me donner “100 balles” pour aller acheter à manger, vous seriez punissable pénalement. (…) Hier, une personne en Suisse a voulu me faire livrer de la nourriture à mon domicile. Elle a fait une commande à Carrefour Belgique. La transaction a été bloquée. Donc Carrefour Belgique m’interdit en réalité de m’alimenter. Voilà où on en est. »

• Maître François Danglehant :
« APPEL GÉNÉRAL À LA SOLIDARITÉ POUR JACQUES BAUD, victime d'une lettre de Cachet, pour le priver de nourriture : apportez-lui un colis alimentaire à Bruxelles, les gens de l'Union Européenne tentent de l'affamer – PARTAGEZ EN MASSE ! »

Suggestions de GROK sollicité par des abonnés :
Ces sanctions ont suscité une indignation généralisée en Europe et aux États-Unis, vues comme une atteinte à la liberté d'expression et un glissement vers un totalitarisme bureaucratique. Des parlementaires allemands et d'autres pays ont réagi, et des commentateurs comme le lieutenant-colonel américain Daniel Davis les qualifient d'antithèse à la démocratie.
Pour l'aider légalement (sans risquer de violer les sanctions, qui interdisent de lui fournir des fonds ou ressources directement, sous peine de poursuites), voici des options basées sur les discussions publiques et les précédents similaires :

• Sensibiliser et exercer une pression politique
- Partagez son histoire sur les réseaux sociaux (comme X/Twitter) avec des hashtags comme #SoutienJacquesBaud ou #JacquesBaud pour amplifier la visibilité. Des posts récents montrent que le soutien public l'a ému et pourrait influencer les décideurs, car il s'agit d'une décision politique.
- Contactez vos députés européens ou nationaux via leurs sites officiels (par exemple, sur europarl.europa.eu) pour demander une révision des sanctions. Mentionnez des violations potentielles des droits humains (article 6 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE sur le droit à un procès équitable).
- Interpellez le gouvernement suisse (via le Département fédéral des affaires étrangères, dfae.admin.ch) pour qu'il soutienne officiellement son citoyen, comme l'ont réclamé certains utilisateurs.

• Soutenir son appel judiciaire
- Baud fait appel auprès de la Cour de justice de l'UE à Luxembourg. Suivez les mises à jour via des sources comme swissinfo.ch ou opensanctions.org. Si un fonds légal est créé pour ses frais d'avocat (via une association neutre, pas directement à lui), contribuez-y après vérification qu'il respecte les règles (aucun n'est public pour l'instant, mais surveillez ses interviews).
- Soutenez des organisations défendant la liberté d'expression

• Autres actions collectives
- Lancez ou signez une pétition en ligne (sur change.org ou avaaz.org) appelant à lever les sanctions. Des cas similaires (comme Julian Assange) montrent que la mobilisation publique peut influencer.
- Participez à des débats ou conférences sur la liberté d'expression en Europe, où son cas est souvent cité comme exemple de dérive.
- Évitez tout don direct : comme l'explique Baud, même une livraison de nourriture a été bloquée, et aider pourrait exposer à des sanctions similaires.
Ces sanctions, appliquées sans jugement, soulignent une faille dans le système européen, où le Conseil de l'UE cumule les pouvoirs sans recours immédiat. Le soutien public reste la clé pour une résolution, comme l'ont noté des analystes.

Cliquer sur l'image ↴

29 décembre 2025

Gastel Etzwane

-29/12/2025- Jean-Luc Mélenchon, dans un élan de colère patriotique fort opportun, se fait soudain l’avocat zélé de Thierry Breton, cet ancien commissaire européen que l’administration Trump vient d’écarter des États-Unis pour cause de zèle réglementaire excessif.
Où était donc cette fougue nationale quand l’Union européenne, dont Mélenchon aime tant vanter la vertu, imposait à son tour des sanctions et des interdictions à des journalistes et analystes français tels que Jacques Baud ou Xavier Moreau, coupables seulement d’avoir exprimé des analyses divergentes sur le conflit ukrainien ?
Pas un mot, pas une indignation, pas même un tweet pour défendre la liberté d’expression de ses compatriotes.
Aujourd’hui, voilà que le tribun de La France insoumise s’offusque parce que Donald Trump, au nom de la défense de la liberté d’expression, refuse l’entrée à un haut fonctionnaire européen qui s’est illustré par sa croisade contre les plateformes numériques américaines, accusées de tous les maux par Bruxelles.
Ironie suprême : Mélenchon, qui n’a jamais ménagé ses critiques envers les « GAFAM » et les « oligarques du numérique », pleure soudain sur le sort d’un censeur patenté, d’un architecte de la régulation qui aspire à museler l’information au nom d’une morale d’État.
On veut de plus en plus réglementer l’information, la confiner à une caste d’experts habilités, de commissaires intouchables et de bureaucrates qui décident ce qui est vrai ou faux.
Mélenchon, en soutenant Breton, révèle son vrai visage : celui d’un partisan de la censure quand elle sert ses idées, et d’un faux défenseur de la liberté quand elle touche ses alliés idéologiques.
Triste hypocrisie, qui n’honore ni la France ni la cause de la souveraineté qu’il prétend incarner.

26 décembre 2025

La sanction infligée au colonel Jacques Baud : un coup dur pour la démocratie

Johnny Metteko


-26/12/2025- Petit rappel, il est Suisse mais vit à Bruxelles, les sanctions à son encontre l'empêchent de tirer de l'argent, payer son loyer ou même quitter le pays.

« Mes comptes sont gelés et je n'ai pas le droit de voyager au sein de l'UE. Autrement dit, je ne peux pas rentrer dans mon pays… Je suis accusé de faire de la propagande pour la Russie et d'être responsable de la mise en œuvre de stratégies ou de désinformation imputables à la Russie. Ils ignorent même si la désinformation que je suis censé diffuser est bien destinée à la Russie… C'est un désastre pour la démocratie, et je pense que toute l'Europe l'a compris avec mon cas. D'ailleurs, mon cas a été évoqué au Parlement allemand, dans de nombreux autres parlements, et il a suscité des réactions dans presque tous les pays européens. Je crois que le seul pays qui n'a pas réagi, c'est le mien… Je pourrai acheter de la nourriture. Je recevrai une autorisation pour faire mes courses et payer mes factures, etc. Mais au fond, nous sommes revenus au Moyen Âge. »
Colonel Jacques Baud

Le lieutenant-colonel Daniel Davis présente l'affaire comme une contradiction flagrante avec les principes démocratiques occidentaux, s'interrogeant sur la manière dont un homme peut être ruiné et réduit au silence « dans cet Occident démocratique… où règne la liberté d'expression et tout le reste », sans avertissement, procès ni recours légal. Il souligne à plusieurs reprises l'ironie de la situation : l'UE – « qui n'est pas en guerre contre la Russie » et qui commerce toujours avec elle – a choisi de geler des avoirs et de restreindre la circulation simplement pour des opinions qui lui déplaisent, qualifiant cette action d'« antithèse même de la démocratie ».
Le colonel Jacques Baud relate les faits avec une précision chirurgicale. Il a appris la nouvelle par un article de presse ; la notification officielle n'est intervenue qu'à la publication de l'article. Depuis, « tous mes comptes bancaires sont gelés et je n'ai plus le droit de voyager au sein de l'UE ». L'accusation est celle de « propagande pour la Russie », plus précisément pour avoir prétendument propagé une théorie du complot selon laquelle l'Ukraine aurait provoqué l'invasion. Baud réfute catégoriquement cette accusation, affirmant qu'il n'a fait que citer l'avertissement d'un haut responsable ukrainien.
Il insiste sur sa démarche méthodique, digne d'un analyste du renseignement : refuser toutes les invitations des médias russes, privilégier les sources ukrainiennes et américaines et éviter soigneusement tout langage propagandiste. Pourtant, il relève le paradoxe central : « être aussi objectif que possible… est toujours perçu comme pro-russe. »
Tous deux soulignent que la sanction est politique, et non juridique. « Il n'y a pas de jugement. Il n'y a pas de tribunal », déclare Baud. « Je n'ai pas le droit de me défendre. » Les conséquences surréalistes achèvent de dresser le tableau. Il pourrait devoir demander une « dérogation humanitaire » rien que pour acheter de quoi se nourrir : « On est revenus au Moyen Âge », remarque-t-il. Un journaliste ayant vécu en Allemagne de l'Est lui a confié que sa situation était la même, « à une différence près… on prévenait les gens une semaine à l'avance. L'Union européenne est donc pire que l'Allemagne de l'Est. »

Thierry Breton banni des États-Unis : quand la censure européenne provoque le retour de bâton

Daniel Babel

-24/12/2025- L’Union européenne pensait pouvoir imposer son contrôle de l’information sans conséquence. Après l’amende infligée à X (Twitter) au nom de la lutte contre la désinformation, les États-Unis ont décidé de répondre en s’attaquant directement aux responsables européens de cette politique de censure.
Thierry Breton, ancien commissaire européen et figure centrale du Digital Services Act, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un affrontement géopolitique inédit, où la liberté d’expression devient un champ de bataille entre l’Europe, les États-Unis et des peuples de plus en plus défiants.
Cette vidéo analyse le retour de bâton provoqué par la censure européenne, les restrictions de visas américains, la perte de contrôle du narratif par les élites technocratiques, et l’émergence d’une crise de confiance profonde entre gouvernants et citoyens.
Sommes-nous entrés dans une guerre ouverte de l’information ? Et jusqu’où ira-t-on pour tenter de contrôler la parole ?

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Radu Portocala

-26/12/2025- Depuis quelques jours nos gouvernants sont en émoi : leur ami et associé, le grand démocrate Thierry Breton, préposé de Macron à la censure européenne, a été interdit de voyage aux États-Unis. Les bien-pensants s’indignent et songent aux punitions qu’ils trouvent convenables et même nécessaires d’infliger aux Yankees fascistoïdes. Ils ont raison. Breton vaut bien une guerre !
Ce qui peut étonner, en revanche, est que le plagiat américain n’ait suscité aucune réaction. Car qu’ont-ils fait à Washington ? Sans aucune originalité, ils ont copié les mesures que l’Union européenne, sur proposition de la France, a prises contre Jacques Baud et Xavier Moreau, les ont adoucies un peu, voulant probablement leur donner un semblant d’originalité, et les ont retournées contre l’excellent Thierry Breton.
Ainsi, quand les progressistes de Paris et Bruxelles blâment la mesure prise par les Américains, ils blâment en égale mesure – ou symétriquement – la mesure prise par eux-mêmes. Ce qui fait la différence, est que les Américains sanctionnent Breton à cause de sa passion pour la censure, alors que la France, à travers l’Union européenne, a sanctionné Baud et Moreau à cause de leur liberté de parole. Une nuance que nos génies ne semblent pas être en mesure de percevoir.

25 décembre 2025

Gérard Boyadjian
24/12/2025

Ton cadeau est arrivé Thierry


Tu as passé la dernière décennie à vouloir nous museler !
Tu as tout fait pour créer la structure de répression supranationale !
Tu as voulu encenser la censure de simples citoyens critiques !
Tu as glorifié les médias alignés pour mieux vomir les lanceurs d'alerte !
Tu as servi la soupe à l'organisation d'un contrôle total et central de l'information.
Tu as systématiquement accusé tes contradicteurs de complotistes, pro-Poutine, pro-Trump, nian nian nian... Pour les disqualifier ou justifier leur étouffement.
Tu as volontairement prétendu instaurer ce petit tribunal politique de la pensée, en délimitant le champ de l'opinion acceptable, selon tes critères imposés.
Alors maintenant c'est ton tour CONNARD !
Jingle Bells, Jingle Bells, Jingle all the way... JOYEUX NOËL THIERRY !

16 décembre 2025

Monique Plaza
15/12/2025


Jean-Noël Barrot annonce que des sanctions vont être prises contre Xavier Moreau, présenté comme un « relais de la propagande du Kremlin en Europe ».
Xavier Moreau, ancien officier de l’armée de terre français, franco-russe, vit en Russie et analyse la guerre depuis la Russie. Il est évidemment un ennemi pour le pouvoir français qui a interdit pratiquement tous les médias russes et compte bien étendre sa censure à tous les médias alternatifs, blogueurs et abonnés des réseaux sociaux qui n’adhèrent pas à sa conception de "l’ennemi russe" contre lequel, rappelons-le, nous ne sommes pas en guerre !
Si la Russie ne nous menace pas, en revanche le pouvoir français et l’UE entravent de plus en plus notre liberté de pensée et d’expression, refusant tout pluralisme et toute voix dissidente.

15 décembre 2025

Radu Portocala
15/12/2025

La Décision 2024/2643 du 8 octobre 2024 prise par le Conseil de l’Union européenne « concernant des mesures restrictives eu égard aux activités déstabilisatrices menées par la Russie » institue un certain nombre de sanctions contre les personnes qui se rendent coupables d’avoir sur la politique russe et particulièrement sur la guerre un Ukraine des opinions différentes de celles que Bruxelles autorise.
Aujourd’hui, le Conseil a ajouté un certain nombre de noms à la liste publiée l’année dernière. Parmi ceux-ci figurent l’analyste suisse Jacques Baud et l’analyste franco-russe Xavier Moreau. Certains lecteurs de cette page connaissent sans doute leurs noms.
Les actes d’accusation, dans leur triste stupidité, ont, pour celui qui a vécu à l’Est, quelque chose de familier. Simplement parce que si, à la place de « Russie », nous écrivons « impérialisme américain », nous retrouvons les anathèmes que publiait dans les années cinquante n’importe quel journal du monde soviétique.
L’Union européenne pratique, donc, la régression dans le temps, le retour aux origines de certains de ses dignitaires – surtout baltes. Mais, ce qui est bien plus grave, l’Union européenne montre qu’elle ne supporte pas des opinions différentes de la sienne et qu’elle punit volontiers ceux qui s’y risquent. L’Union européenne, depuis quelque temps, a pour but d’instaurer la censure. Objectif médiocre, tout de même. Donc, elle se lance avec enthousiasme dans la censure punitive telle qu’elle a été pratiquée par les pires dictatures du siècle dernier : celle des soviets et celle des nazis.

8 décembre 2025

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire

Les empêcheurs de faire la paix...


-8/12/2025- Il semblerait bien que l’UE, telle qu’elle est actuellement, irrite au plus haut point les USA et peut-être même d’autres grandes puissances. Les récentes déclarations de Trump lui-même ou de ses proches laissent penser qu’une guerre larvée est déclenchée contre notre entité supra nationale. Après avoir avancé la fin civilisationnelle du continent européen si rien n’est fait pour changer de cap, Trump vient d’annoncer qu’il n'autoriserait plus l'entrée dans son pays de ceux qui, de près ou de loin, seraient les acteurs d’une quelconque censure de la liberté d’expression. Visa refusé pour toute personne impliquée dans la répression d’opinions protégées par le premier amendement. Le message est clair et s’adresse principalement à l’Europe de Macron et d’Ursula von der Leyen. Les seuls représentants s’acharnant à bâillonner toute forme de pensée contraire à leur norme, et prétextant, dans une inversion devenue leur marque de fabrique, la défense de la démocratie, quand il ne s’agit que de préserver leur mainmise sur le pouvoir. L’ex-commissaire européen franco-sénégalais, Thierry Breton, ne devrait donc plus pouvoir mettre un pied aux US, compte tenu de ses dernières déclarations, notamment pour se féliciter de l’amende infligée par l’Europe à X, le réseau dirigé par Elon Musk. Breton ne manque pas d’air, lorsqu’il déclare « Nous sommes la démocratie qui respecte le plus la liberté de parole, peut-être beaucoup plus qu’aux États Unis. » Et de conclure par un hallucinant : « Pour nous la liberté d’expression est ce qu’il y a de plus important ». Eh oui, c’est pour cette raison qu’il la censure, logique.
Malgré cela, il faut rester calme et même courtois. Il est clair aussi que l’accent est mis sur la destruction de cette UE qui ne correspond plus aux standards de la nouvelle administration américaine, non pas que l’Oncle Sam veuille nous émanciper, il souhaite pouvoir nous contrôler plus facilement et ne pas être empêché par des trublions. Or Macron et von der Leyen sont des obstacles... leurs jours seraient-ils comptés ? Allez donc savoir, une chose est certaine, ils feront tout pour que des changements s’opèrent dans les capitales Berlin, Londres, Paris. Pour autant, s’ils ont pu commencer à faire alliance avec l’AFD en Allemagne, la prise de contrôle de Farrage en Grande-Bretagne a échoué. Ce dernier préférant rester libre et ne rien devoir aux US. Qui sera approché en France et qui succombera ? Faut-il se laisser tenter par cette offre ou décliner et profiter néanmoins du mouvement de bascule qui ne manquera pas de toucher notre pays ?
Il devient évident que les attaques portées à nos libertés et aux piliers de notre identité ne cesseront pas demain. Les sentinelles qui alertent sur les charges répétées contre les libertés ne peuvent plus se contenter de dénoncer, il va falloir, du moins pour certaines personnalités, s’engager frontalement, se découvrir et combattre. Macron rêve de labelliser l’information, même s’il s’échine à dire que c’est faux. Le projet n’est pas enterré, juste mis en sommeil. Il veut déjà savoir ce que vous faites de votre argent : à partir du 1er janvier il faudra déclarer tous les dons ou les ventes faites sur internet. Il est un des ardents défenseurs du chat-contrôle des messageries, plus rien ne doit être privé, plus rien ne doit échapper à l’œil de l’inquisition macronienne, toujours sous le couvert de la sécurité et de la lutte contre la pédopornographie. Cette fameuse sécurité, vertu insensée qui autorise tous les excès pour un pouvoir dictatorial. Une véritable surveillance étatique se met en place avec l’assentiment des députés et sénateurs, ce qui est révélateur de la valeur morale qu’ils portent à la liberté au sens le plus large. Ce qui est grave, comme le rappelait Philippe de Villiers, ce n’est pas de perdre une liberté, l’espoir ou la lutte pour la retrouver est possible. Non, ce qui est grave c’est de s’habituer à cette perte et de n’avoir plus la force, ou les ressources, pour s’en rendre compte. De se laisser mollement déposséder de toute souveraineté pour devenir des non-citoyens.
Trump est un homme d’affaires avant tout. S’il est pour lui essentiel que les USA restent la locomotive et garde sous sa coupe les États européens, il demeure un fervent défenseur de la liberté d’expression. Tout faire pour que la parole dissidente soit confisquée est pour lui insupportable. Ce qui l’est davantage, c’est de voir Macron saboter en permanence son travail de paix pour l’Ukraine. Il est encore à l’initiative pour torpiller les accords en convoquant dans l’urgence les principaux dirigeants de l’UE. Il avait déjà fait cela en début d’année, il se pourrait bien que ce soit là, l’acrobatie de trop. Poutine regarde cela de loin d’un air amusé. Sur le terrain il gagne et les semaines qui arrivent vont conforter les avancées, jusqu’à, si la tendance se poursuit, mettre en péril Odessa elle-même. Il sait que la victoire est de son côté et qu’elle dicte toujours les décisions. Macron n’a pas compris, ne veut pas comprendre. Il se réfugie dans le déni. Si Poutine s’en amuse, Trump s’en irrite. L’ami de loin pourrait bien devenir le pire ennemi et chercher la première occasion pour finir de fissurer un édifice qui ne tient plus que par l’illusion d’un pouvoir qui se veut fort, alors qu’il n’est que mensonge et violence. En attendant il est de plus en plus évident que les forces patriotes doivent s’allier et que l’homme capable de fédérer doit se lever ou du moins préparer activement le moment où il faudra dire : J’y vais.

2 décembre 2025

Radu Portocala


-2/12/2025- Dans la Roumanie socialiste, la censure portait le nom euphémistique de Direction générale de la presse et des imprimés. Tout ce qui devait arriver dans une imprimerie - même les étiquettes des boîtes d’allumettes - devait obtenir l’aval de cette institution. Les quotidiens, imprimés la nuit, devaient être soumis à la Direction et lus lettre par lettre. Les revues également. Les manuscrits des livres traînaient pendant des mois sur les bureaux des censeurs qui approuvaient ou non chaque page.
Cette approbation - le droit de vie accordé à un texte - se manifestait sous la forme d’un petit tampon insignifiant connu sous le nom de « visa T ». Pourquoi « T » je ne saurais dire. Elle était apposée, comme je l’ai dit, sur chaque page d’un manuscrit, et la page qui ne l’obtenait pas devait être soit éliminée, soit remplacée et soumise de nouveau au contrôle.
Trouver un exemplaire de « visa T » n’est pas chose aisée pour la simple raison que faire sortir d’une rédaction ou d’une imprimerie une page sur laquelle elle était apposée constituait une infraction particulièrement grave. Il se trouve, cependant, que j’ai quelques exemplaires de cette chose si précieuse (et j’ai raconté ici, il y a un moment, comment j’ai pu commettre cette horreur). Je publie donc un exemple de « visa T » à l’intention des confrères journalistes qui, peut-être, demain, devront obtenir un LABEL semblable avant de publier leur prose. Cela s’appellera, qui sait ?, « visa M. »…

MACRON OU LA TENTATION LIBERTICIDE DE L'IMPUISSANCE

Gabriel Nerciat

-2/12/2025- C'est le moment d'acheter des actions du groupe Vivendi-Bolloré, les amis. Le cours va monter en flèche.
Dès que Macron tente un coup, désormais, cela se retourne immédiatement contre lui, et les intérêts privés ou idéologiques qu'il veut favoriser. Est-il vraiment idiot, ou bien malade mental ?
Un chef d'État impuissant totalement isolé et massivement rejeté par la nation qu'il est censé représenter devient pathologiquement déviant dès lors qu'il aspire publiquement à mettre en place des mesures de contrôle et de censure de l'information ou de la pensée.
C'est encore plus grave, et bien moins risible, que ses fantasmes de guerre imaginaire fomentée par la Russie contre l'Europe ou la France.
En 1830, pour des intentions du même calibre, le régime de Charles X en tombé en trois jours (à l'époque, les libéraux défendaient la liberté de la presse et la liberté d'opinion ; il est vrai que ça n'a pas duré longtemps, comme on peut voir déjà chez Balzac).
Si le peuple français existait encore en tant que peuple, cela fait des mois déjà que des millions de personnes auraient dû tranquillement se rendre aux abords du Faubourg-Saint-Honoré, sans même dépaver les rues de la capitale, pour exiger le départ de ce souverain abusif sans pouvoir, sans majorité, sans honneur, sans retenue et sans légitimité.
Mais il n'est peut-être pas trop tard, après tout...

30 novembre 2025

Yann Bizien


-30/11/2025- La "fabrique du consentement des masses" sur l’idéologie progressiste nous a donc coûté 1 milliard d'euros en 2024 (coût réel de la communication des ministères et des services de l’État).
Il ne s’agit pas seulement du coût de la communication obligatoire du gouvernement.
Il s’agit aussi du coût de la propagande d’État, celle qui a pour but d’imposer une politique, de faire dominer une idéologie, de déployer des campagnes militantes, d’influencer et d’utiliser "le temps de cerveaux disponibles".
Dans ce coût, il y a évidemment celui qui est lié à l’achat d’espaces publicitaires.
Depuis 2017, les gouvernements nous ont abreuvé de propagande sanitaire, wokiste, multiculturaliste et belliciste.
Et depuis 2017, les dépenses de communication de l’exécutif ont explosé.
Emmanuel Macron entend contrôler l’information mais aussi les "médias dissidents" et le cerveau des Français. Il veut instaurer un juge de l’information pour mettre les médias encore indépendants au pas et pour museler l’expression des Français sur les réseaux sociaux (un référé fake news). Et il estime que le président de l’ARCOM ne serait pas à la hauteur de ses exigences de contrôle.
Pour le président français, la liberté d’expression est un problème. Il faut donc la contrôler, la censurer et, désormais, la juger (avec l’argent des Français).
Le pervers narcissique est en train de soviétiser toute notre société parce qu'il constate que tout lui échappe. Plus il perdra du pouvoir, de l’autorité et de la popularité, plus il sera agressif et tyrannique.

28 novembre 2025

ChatControl ou la vie privée Schrödinger : privée mais totalement ouverte à la surveillance

H16
28/11/2025

ChatControl, vous n’en vouliez pas ? Eh bien vous l’aurez quand même !


En effet, ce 26 novembre, les 27 pays de l’Union européenne ont adopté – fort discrètement – une position commune sur leur projet de règlement contre les abus sexuels sur les mineurs en ligne. Cependant et comme le rappelait un récent billet, sous ce vocable bien protecteur – on va sauver des enfants, voyons, comment pouvez-vous vous y opposer ? – se cache en réalité un redoutable moyen de censure : l’idée était ainsi au départ d’imposer un déchiffrement en amont et en aval des discussions privées pour permettre aux opérateurs d’y regarder de plus près si, à tout hasard, un « dérapage criminel » ne s’y trouverait pas caché.

Par « dérapage criminel », le législateur européen entendait ici des échanges pédopornographiques, qui constituent l’emballage cadeau le plus seyant pour faire passer l’énormité de la pilule (l’abandon du secret des correspondances et le flicage permanent des conversations par les autorités) auprès des citoyens. L’idée que ces moyens pouvait en effet être utilisés bien, bien au-delà de ce simple mandat notamment pour permettre de faire taire l’un ou l’autre individu, l’une ou l’autre association enquiquinante pour le pouvoir en place, n’aura échappé à personne.


Et malheureusement pour le législateur, l’opposition fut suffisamment forte et exprimée pour que, fin octobre, plusieurs pays se soient finalement prononcés contre les textes proposés en débats parlementaires. Patatras, ChatControl semblait bien mal parti.

Et c’est donc de façon parfaitement cynique que, tout en voulant interdire très officiellement le secret des échanges entre citoyens, le Conseil européen (dans le cadre du Coreper) s’est tenu au secret, loin des caméras et des débats publics de l’hémicycle pour adopter le mandat de négociation pour le règlement CSAM (le fameux « Chat Control ») : des efforts notables ont été déployés pour que la séance se tienne à huis clos, permettant aux ambassadeurs des États membres de valider le mandat de négociation sans discussion, évitant ainsi tout examen approfondi ou opposition visible.

Sous l’impulsion de la présidence danoise de l’Union, le texte adopté est maintenant présenté comme une version « édulcorée », aux arômes de vie privée de plus en plus artificiels. Mais c’est du flan, destiné à endormir la vigilance citoyenne.

Le seul compromis consiste à avoir abandonné – pour le moment – l’obligation d’une analyse systématique des contenus, et à ne les pousser que lorsque le prestataire de communication (la plateforme, concrètement) se trouve confrontée à un risque élevé d’une malversation au moment des téléversements (via une modération des « uploads »). Ici, les géants américains comme Meta ou Google ont dû sabrer le champagne puisqu’on leur demande de faire officiellement ce qu’ils faisaient déjà en douce : déjà largement adeptes de ces pratiques aux États-Unis, ils vont généraliser ces scans systématiques, simplement pour limiter un risque juridique devenu énorme, transformant nos échanges en futurs éléments incriminants.

Peu importe « incriminant sur quoi ». À partir du moment où l’instrument juridique existe, la destination peut être adaptée facilement : pédocriminel ou simple opposant politique, même combat.

Pire encore, le texte impose une vérification d’âge « fiable » pour identifier les mineurs, menaçant l’anonymat en ligne. Comme c’est commode : l’Union européenne a manifestement compris que pour « protéger les enfants », il convenait de neutraliser les adultes.


Eh oui : il va bientôt falloir montrer une pièce d’identité (ou un autre moyen tout aussi invasif) pour pouvoir ouvrir un compte e-mail. Terminée, la communication anonyme pour les lanceurs d’alerte, les journalistes ou les victimes d’abus.

Bien sûr, peu importe que la plupart des experts avertissent qu’il est impossible d’imposer cette vérification sans massivement collecter des données biométriques, avec tous les risques de fuite et d’exploitation qu’on peut imaginer (ou apercevoir dès aujourd’hui) : cela a été décidé, nos dirigeants réclament ces moyens pour fliquer les réseaux, ils sont donc mis en place sans attendre.

Cet assaut marqué contre notre vie privée ne vient bien évidemment pas de nulle part.

Il s’inscrit dans un mouvement d’ensemble qui n’échappe plus qu’aux naïfs les plus purs (« je n’ai rien à me reprocher, qu’est-ce qui pourrait bien m’arriver ») et aux journalistes des médias de grand chemin dont le salaire dépend expressément de leur non-compréhension totale. Et ce mouvement d’ensemble comprend aussi les autres coups de boutoir menés en parallèle par… le Parlement européen qui vient d’adopter un rapport en session plénière préconisant d’interdire l’accès de ces réseaux aux moins de 16 ans.

Ainsi, le Parlement, usant du prétexte de contrer les « risques physiques et psychiques » encourus par les enfants et adolescents en ligne, préconise la mise en place de dérogation parentales spécifiques pour les adolescents de 13 à 16 ans, et l’accès possible à partir de 16 ans conditionné à des identifications d’âge fortes. En outre, tout ceci s’accompagne de proposition de nouvelles interdictions, comme la pratique du « pull to refresh » ou certains systèmes de récompense, avec bannissement des sites s’ils ne s’abstiennent plus de ces pratiques dans l’Union européenne

Si ce rapport est non contraignant – pour le moment – on ne peut s’empêcher de noter qu’une fois encore, les parents sont sobrement et calmement évacués de l’équation entre 0 et 13 ans, pour ne réapparaître que lorsque l’ado est déjà bien (dé)formé, notamment par les institutions qui lui sont passées dessus. Il ne faudrait pas que les parents soient mis en face de leur responsabilité d’éducation et d’encadrement de leurs enfants : on commence ainsi, et on se retrouve avec des citoyens responsables, conscients de leurs devoirs et surtout, assez indépendants de l’État, de ses institutions et de tous ces parasites qui en vivent.

Vous n’y pensez pas, malheureux ! Ce serait une menace contre la démocratie !


Tout comme serait une menace à la démocratie de laisser se discuter de façon publique un sujet technique et complexe. Des débats clairs, ouverts, avec des votes des représentants des citoyens ? Allons, c’est à l’évidence une menace à la démocratie. Tout comme serait une menace à la démocratie de ne pas miner la vie privée par des mesures d’affaiblissement du chiffrage et de la protection des conversations privées.

L’alibi de la protection des enfants continue de servir les plus sombres penchants de l’Union et des États membres derrière elle. Le continent européen, dirigé par un groupe de politiciens de plus en plus perdus démocratiquement, s’enfonce dans le totalitarisme le plus pur.

Pour information, voici la liste des Eurodéputés français clés qui siègent actuellement à la commission LIBE (Libertés civiles, justice et affaires intérieures) qui suivront les négociations (« trilogues ») sur le texte Chat Control :

Fabienne Keller – @fabienne_keller
Christophe Gomart – @Chris_Gomart
Raphael Glucksmann – @rglucks1
Murielle Laurent – @MurielleL69320
Mélissa Camara – @CAMARAMlissa2
Pierre-Romain Thionnet – @PR_Thionnet
Nicolas Bay – @NicolasBay_


https://h16free.com/2025/11/28/82711-chatcontrol-ou-la-vie-privee-schrodinger-privee-mais-totalement-ouverte-a-la-surveillance

17 novembre 2025

Liberté d’expression : l’Occident tenté par la censure ?

H16

-17/11/2025- Il y a deux conditions préalables pour introduire une sévère censure sur les réseaux sociaux. La première consiste à obtenir un support suffisant d’une partie importante de la population. La seconde condition nécessite l’introduction d’outils techniques qui permettent de rendre cette censure possible. Or, même si l’on aurait pu croire que l’Occident se poserait en gardien contre cette censure, c’est pourtant en son sein qu’on voit se développer ces deux conditions.

Pour la première condition, qui oblige donc à obtenir sinon l’assentiment au moins la passivité de la population à la mise en place de cette censure, les gouvernements ont sans doute trouvé LA méthode. Il s’agira essentiellement d’avancer petit à petit, en utilisant toujours le même schéma, qu’on répétera jusqu’à ce que les peuples, lassés, finissent par accepter.


On commencera par clamer haut et fort qu’une lutte pied à pied contre la criminalité, les trafics d’armes, de drogue ou d’êtres humains, nécessitent la mise en place de filtres, de surveillance et de moyens importants tout autour du citoyen qui, subitement, passe alors d’un justiciable présumé innocent à un présumé coupable chargé de justifier ses actes et prouver son innocuité.

Ces dernières années cependant, il n’a pas suffi de clamer que Bitcoin puis les cryptomonnaies, les réseaux sociaux, les outils informatiques étaient massivement utilisés par les criminels pour agir. Les opinions publiques, massivement opposées à des mesures de plus en plus intrusives, ont dû être manipulées de plus en plus violemment : chaque attentat « de déséquilibré », chaque voiture ou couteau « fous », les politiciens se sont empressés de trouver des raisons de réduire la liberté d’expression.

Avec le retour de Trump au pouvoir (un affreux populiste fasciste d’extrême-droite pro-Poutine antivax qui coche toutes les cases de la malpensance) et, pire encore, le rachat de Twitter par Musk pour le transformer en X, les choses se sont accélérées : quelques attentats ici ou là ne suffiront pas à faire basculer l’opinion publique, il va falloir invoquer les enfants.


Les pédocriminels utilisant des voitures réseaux sociaux, il est impératif de limiter l’usage de ces voitures réseaux sociaux en imposant des tombereaux de règles de plus en plus contraignantes. Et si cela ne suffit pas, on invoquera, en plus des pédocriminels, l’explosion de rumeurs infondées, d’informations fausses, d’allégations non sourcées, bref autant de raisons pour chercher à limiter l’accès aux réseaux sociaux.

Enfin, lorsque n’ont pas suffi la culpabilité par association, l’appel aux enfants et la présence d’infâmes fake-news, il a fallu passer à l’étape ultime : la menace à la démocratie dont tout le monde sait qu’elle se compose pour une part d’appel à la haine (sous toutes ses formes), d’une part d’extrême-droite et d’une part de contestation des dogmes (sur le réchauffement climatique, les vaccins, les bienfaits de l’immigration, j’en passe).


C’est donc sans grande surprise que, ces derniers jours, on voit se multiplier les appels, par une poignée déterminée de dirigeants occidentaux notamment en Europe, à une véritable censure bien ferme de ces vilains réseaux sociaux qui ont l’outrecuidance d’avoir des discours résolument contrariants, sous couvert d’une protection de la démocratie des méchants extrêmes et de l’étranger.

La mise en place, par la Commission européenne, d’un « bouclier démocratique européen » n’est rien d’autre que la concrétisation de ces gesticulations paniquées d’une classe jacassante complètement débordée par les peuples qui ne pensent pas comme elle.

La réaction – épidermique – des dirigeants (ici, européens, comme Thierry Breton) aux remarques – comme celle de Elon Musk notamment ici – donnent une bonne idée du niveau de paranoïa qui s’est installé dans leurs têtes : pour eux, une poignée d’illuminés veut mettre fin à la démocratie européenne en utilisant la liberté d’expression pour contrer leurs arguments, il faut donc limiter la liberté d’expression.

Et dans un magnifique ensemble, toutes les têtes dirigeantes suivent (ou presque).

Au Royaume-Uni, Kier Starmer semble s’être fait un devoir d’ajouter l’outrance à l’incompétence en multipliant les gesticulations visant à limiter la liberté d’expression des citoyens britanniques : Online Safety Act, volonté de limiter les VPN ou de faire fermer ces méchants moteurs d’intelligence artificielle qui ont le toupet de contrer avec des faits les affirmations ridicules poussées par les politiciens, arrestations de plus en plus arbitraires de citoyens pour des motifs toujours plus futiles, … La descente britannique aux enfers totalitaires ne semble pas trouver de fin.

En Espagne, c’est sans grande surprise le Parti Socialiste du cru qui pousse tant qu’il peut à la roue de la censure en utilisant tous les moyens cités précédemment, y compris – bien sûr ! – la menace à la démocratie.

Le flonflon des réjouissances européennes a même atteint la Corée du Sud qui, à son tour, utilise elle aussi exactement les mêmes arguments pour envisager une bonne louchée de censure.

Bien sûr, en France, c’est la totale : à mesure que les sondages enfoncent le chef de l’État dans des limbes d’impopularité épaisse autant que méritée, le petit personnage gesticule de plus en plus fort pour obtenir, lui aussi, une bonne censure de ces réseaux sociaux qui ne sont, décidément, pas tendres avec lui.


Prétextant une nécessité de reprendre la main sur les réseaux sociaux (il est vrai qu’il y passe, très régulièrement, pour une andouille pontifiante), le voilà qui souhaite imposer la suppression de contenus, jugés faux on ne sait pas trop comment. Il menace même de se retirer de ces réseaux, les fessées étant probablement devenues insupportables.

Malheureusement, censurer les réseaux ne lui redonnera pas une popularité qui lui échappe maintenant totalement (au point de se retrouver seul, un 11 novembre, sur des Champs Élysées vides)…


Il faut être particulièrement épais pour ne pas comprendre qu’il s’agit d’une action coordonnée, synchronisée : mêmes discours, mêmes arguments ou mêmes éléments de langage, mêmes objectifs affichés et mêmes moyens d’y arriver prescrits par ces dirigeants et personnalités politiques.

En Europe, au-delà du ridicule « bouclier », on sait qu’il s’agit d’instaurer un flicage massif au travers de Chat Control : repoussé en septembre, les instances européennes tentent de faire voter le texte ces prochaines semaines, dans lequel on trouve notamment la fin de tout anonymat sur internet et l’utilisation massive d’une identité numérique, sous prétexte – encore et toujours – de protéger la jeunesse.

Et sauf à inonder les parlementaires européens de protestations méritées (en utilisant cet outil par exemple), on comprend que ce deuxième volet de censure après le DSA – qui permet déjà de faire taire certaines dissidences – permettra de faire enfin taire suffisamment d’oppositions pour que devienne réalité le rêve humide d’une Europe Über Alles fédéraliste et totalitaire.

Bientôt, la censure pour tous ?


https://h16free.com/2025/11/17/82575-liberte-dexpression-loccident-tente-par-la-censure