1/6/2026
LAURENT NUÑEZ : "TOUT EST SOUS CONTRÔLE"... SAUF LA FRANCE
Il a le titre, le costume, les éléments de langage.
"Ministre de l’Intérieur". "Préfet de Police de Paris".
Laurent Nuñez, le visage de l’ordre républicain. Celui qui nous jure, la main sur le cœur, que "tout est sous contrôle".
Quelques heures après son bulletin de victoire, la réalité lui explose à la figure.
À deux pas de l’Élysée. Sur l’avenue la plus fliquée de France.
Le Darty des Champs-Élysées : vitrines en miettes, rideaux de fer arrachés, rayons saccagés.
Consoles, télés, smartphones. Self-service pour les racailles. Gratuit, merci Beauvau.
Alors on la repose, la question qui fâche :
Il était où, le "gros planqué" ?
Dans son bureau panoramique à reluquer les courbes des stats trafiquées ?
Dans un PC sécurité à siroter un café pendant que les casseurs faisaient leurs courses ?
Sur BFM à réciter la fiche : "dispositif proportionné", "forces engagées", "situation maîtrisée" ?
Maîtrisée par qui ? Les pillards.
Proportionnée à quoi ? À l’impuissance.
Engagée où ? Sûrement pas devant le Darty.
"Tout est sous contrôle", c’est la phrase fétiche des pompiers pyromanes.
Contrôle des mots. Contrôle de la com’. Contrôle des caméras.
Mais le contrôle du territoire ? Le contrôle de la rue ? Le contrôle des Champs à 500 mètres du Président ?
Zéro. Nada. Néant.
Quand un préfet de police n’est même pas foutu de protéger le Darty des Champs, comment protège-t-il le reste du pays ?
Quand le Ministre de l’Intérieur ment en direct, comment croire encore à la République ?
Nuñez n’a pas perdu le contrôle. Il ne l’a jamais eu.
Il gère le déclin. Il administre le chaos. Il commente le naufrage.
C’est le concierge d’un immeuble en feu qui nous explique que "le feu est circonscrit".
Les commerçants, eux, comptent les vitres brisées.
Les Français, eux, comptent les mensonges.
Et en 2027, ils compteront les bulletins.
Parce que "tout est sous contrôle", sauf la colère.
Et elle, Laurent, elle arrive. Sans prévenir. Sans escorte. Sans "dispositif".


