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12 octobre 2025

Gastel Etzwane

-11/10/2025- Il faut avoir la mémoire courte pour oublier que ceux qui s’arrachent aujourd’hui les cheveux devant le chaos politique sont souvent les mêmes qui, hier, nous sommaient de « faire ce qu’on voulait, mais de voter Macron ».
Souvenez-vous de ces unes unanimes : Libération, L’Obs, Les Inrocks… Le même refrain, la même panique morale : il fallait sauver la République, coûte que coûte. L’article d’Euractiv le rappelle : toute la classe politique, ou presque, avait signé le chèque en blanc.
Résultat ? Trois ans plus tard, la République qu’ils prétendaient sauver est à genoux. Le pays est fracturé, l’État disloqué, la parole publique discréditée, et la politique réduite à un théâtre d’ombres.
Alors oui, la responsabilité de ce naufrage ne pèse pas seulement sur celui qui gouverne sans majorité, mais aussi sur ceux qui l’ont remis là, par confort, par peur ou par lâcheté. Ceux qui, au nom du “barrage républicain”, ont préféré la servitude du moindre mal à la liberté de penser autrement.



Le pire, c’est qu’ils recommenceraient.

« Nous sommes en guerre »… et en danger

Pierre Duriot

-12/10/2025- Nous avons déjà dénoncé à plusieurs reprises l’engagement illégal de l’armée française en Ukraine. La Constitution prévoyant un vote des députés avant toute forme d’engagement des armées nationales et même, tout don d’argent ou de matériel à vocation de guerre. Macron sans doute a décidé de cela tout seul, ou presque et non seulement les parlementaires n’ont pas eu leur mot à dire, mais ils n’ont pas non plus protesté, comme quoi ils avaient bien leur mot à dire. Il s’agit de l’article 35. A quoi les paye-t-on ? La France a pourtant des crises à gérer, politique, sociale, financière, mais Macron amplifie la participation du pays dans cette guerre qui ne nous regarde pas, qui concerne les Américains, les Russes et les Ukrainiens, en utilisant le prétexte d’une menace militaire russe contre l’Europe et plus précisément la France, ce qu’aucun analyste indépendant du pouvoir ne reconnaît.
Le président est passé à la vitesse supérieure et il n’est plus seulement question de livraison de missiles ou d’aide logistique. Des documents montrent des soldats français aux côtés de militaires ukrainiens avec leurs insignes tricolores. Macron a fait envoyer des équipements militaires, des drones et des canons Caesar, l’ensemble relevant bien de l’article 35 puisque factuellement, la France combat. Et donc Macron tomberait sous le coup de la haute trahison envers les institutions démocratiques françaises en vertu de ses décisions au service d’intérêts étrangers. Mais l’industrie française est aussi mise à contribution, avec un partenariat pour la production de drones en Ukraine, exploitant la main-d’œuvre locale plutôt que française, ce qui constitue un abandon de souveraineté industrielle. Mais la guerre ukrainienne sert aussi de banc d’essai réel pour les armes françaises, avec des retours d’expérience ukrainiens débouchant sur des améliorations des matériels.
On parle de la production de 4,5 millions de drones en 2025, soit largement au-delà de la simple aide logistique mais bien dans le cadre d’une économie de guerre, mise en route sans consultation parlementaire et encore moins populaire. Sauf que cela expose la population et le territoire national à des mesures de rétorsion militaire de la part de la Russie qui a infiniment les moyens de frapper la France précisément ou globalement. Poutine a d’ailleurs déclaré que les auteurs de destructions en profondeur en Russie, « seraient punis par des frappes de riposte, où qu’ils se trouvent, y compris à l’étranger », donc en France…
Notre position au RPF n’a pas varié d’un pouce depuis le début de ce conflit. La voie diplomatique doit être privilégiée et la France n’a pas à être à la table d’une négociation qui ne la regarde pas. La menace russe n’est pas crédible pour deux sous, depuis vingt ans que Poutine est au pouvoir s’il avait dû menacer la France, on s’en serait aperçu. Non seulement cela, mais des entreprises françaises avaient, avec son accord, largement développé leurs marchés en Russie. Et pour finir, les députés doivent exiger d’avoir des comptes financiers de tout ce qui a été engagé par la France et exiger également d’avoir la voix au chapitre en ce qui concerne l’engagement du pays. Et que diront les familles des soldats français morts là-bas, alors que rien n’autorisait qu’on les y envoie ?


11 octobre 2025

Régis de Castelnau
11/10/2025

Rubrique : mots

Elle est folle cette Tondelier !
Elle ne connaît pas la liste des mots interdits ? Moi je me suis fait reprendre par Elizabeth Lévy, parce que j’avais osé parler de rafle quand une quinzaine de flics avaient débarqué dans une maison pleine à 6h du matin pour embarquer tout le monde. Je me suis platement excusé. Le mot « rafle » est strictement réservé.
C’est comme quand Mélenchon a dit à Braun Pivet qu’elle avait été « camper » à Tel-Aviv. Stop ! Toutes les déclinaisons du mot « camp », sont elles aussi réservées.
Pareil pour le terme « survivant ». Utilisé par un parlementaire pour qualifier Elisabeth Borne de « survivante politique » en ignorant (comme moi) ses origines familiales. Là aussi, « survivant », pas le droit !
Utiliser ces mots en dehors des autorisations est antisémite. Non mais !
Tout ceci est grotesque.
Et la Tondelier qui s’aplatit. Misère;

Gabriel Nerciat

ALLEGORIE NARCISSIQUE
 
 
Dans le bois pathétique où l'ombre s'accumule
Narcisse ne peut plus jouir de son reflet ;
La morgue et le dédain que son ego simule
Ne pourront plus longtemps lui fournir un délai.

Non loin de lui, tandis que le gros temps s'avance,
Saute et disparaît un piètre faune cornu.
Sa flûte inaudible que les corbeaux devancent
Ne peut restituer les airs qu'elle a connus.

Narcisse voudrait que sa mémoire stérile
Préserve le signe de son bonheur d'antan.
Mais le faune, perdu dans ses retours fébriles,
Doute de retrouver la douceur du printemps.

Sait-il seulement que Narcisse n'est qu'un vide
Qu'aucune eau n'a jamais consenti à revoir ?
Ses traits sont si fuyants que leur présence avide
Demeure hantée par le plaisir de décevoir.


Yann Bizien
11/10/2025

La fidélité et la loyauté jusqu'au bout, au profit d’Emmanuel Macron, c'est tout accepter et tout cautionner : la méthode du président, son style, ses choix, ses mauvaises décisions, sa manipulation, sa soumission, son mépris des Français et des urnes, son bellicisme, ses échecs, ses trahisons et son bilan calamiteux.
Sébastien Lecornu a fait un très mauvais choix politique en acceptant de servir un président narcissique qui confisque le pouvoir à des fins personnelles, au détriment de la France et des Français.

Monique Plaza
10/10/2025

L’eurodéputée polonaise Ewa Zajączkowska s’est adressée sans ménagement à Von der Leyen :
« Vous voulez la guerre ? Envoyez vos maris et vos fils au front, pas les nôtres. »
« La guerre, pour vous, n’est qu’un rideau de fumée pour cacher vos escroqueries ».
Il est réconfortant d’entendre des Polonais critiquer l’UE et la guerre.

10 octobre 2025

Kuzmanovic Georges

Emmanuel Macron prend la France en otage

- Il est le principal responsable de la crise politique ;
- Il a perdu trois élections consécutives ;
- 70% des Français veulent le voir partir ;
- Il sert les intérêt de Washington et ceux de Bruxelles avant ceux de la France ;
- Sa politique néolibéral a désindustrialisé, fourvoyé et ruiné la France ;
- Il joue la carte de la guerre face à la Russie avec ses amis, tout autant détestés dans leurs pays, Starmer, Merz, von der Leyen ;
- Il reçoit avec Milei le prix du "Global Citizen" de l'Atlantic Council des mains du PDG de BlackRock, Larry Fink qui veut s'accaparer nos retraites et notre sécurité sociale ;
- Il ne reçoit ni la La France Insoumise ni le Rassemblement National à l'Elysée et donc dit merde à 50% des électeurs de France.
Et pourtant, les petits éditorialistes aux ordres, les politiciens apeurés considèrent qu'il serait "le maître du jeu", qu'il a "les cartes en mains", qu'il serait "le maître des horloges"...
La vérité est que Macron se fout de notre gueule ouvertement, de la démocratie et des institutions de la France.
Il est dévoré par son hubris. Il se prend pour Jupiter.
Comme Louis XV, il dit "Après moi le déluge"...
Pour nous, il est temps de relire La Boétie et d'appliquer ses préceptes.
“Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres.” - Etienne de La Boétie - Discours sur la servitude volontaire.

Dessin de Remoortel

SOUVERAINETE DU CHAOS

Gabriel Nerciat

-10/10/2025- Ce qui est à la fois lamentable et savoureux dans la situation politique présente du pays, c'est que ceux qui autour de Macron ont tout fait depuis huit ans pour détruire toute forme de stabilité au Parlement et dans les institutions républicaines héritées de 1958, aujourd'hui prétendent s'accrocher au pouvoir comme des moules avariées à un rocher fendu au nom précisément du maintien de la stabilité disparue.
C'est encore plus grotesque que pathétique.
Quand Louis-Philippe disait, après la révolution de 1830, "Moi ou le chaos", il pouvait au moins arguer que le chaos était dans la rue et pas au palais des Tuileries.
Après tout, c'est Emmanuel Macron qui, en 2016, prétendait procéder à une révolution - à la fois européiste, autoritaire, saint-simonienne, multiculturaliste, technocratique et favorable aux actionnaires des entreprises globalisées.
Tant pis pour les séniles droitards venus du giscardisme ou du balladurisme qui ont cru qu'ils élisaient, faute de mieux, une version rajeunie de Jean Lecanuet.
Macron est un homme qui a toujours aimé le chaos, et le chaos jusqu'à présent l'a toujours servi (c'est le seul point, sans doute, qu'il a en commun avec Donald Trump, et qui explique peut-être qu'au-delà de leurs désaccords idéologiques ils s'entendent plutôt bien). Même quand il prenait l'apparence de l'épidémie de covid ou de la guerre en Ukraine.
Alors qu'on nous évite aujourd'hui le couplet habituel et révulsif sur le besoin de stabilité (parce que, n'est-ce pas, les pauvres patrons du MEDEF ont peur de l'incertitude fiscale et les malheureux députés Renaissance, MODEM ou LR craignent de devoir revenir fissa à la vie civile).
En France, plus rien n'est stable aujourd'hui, et ceux qui ont fait fortune en misant sur l'intranquillité des Français et l'intensification de tous les types de flux (capitaux ou migrants) n'ont qu'à aller se faire foutre.
Moi, en ce moment, c'est quand j'entends le mot "compromis" que j''ai envie de sortir mon revolver.
Non mais quoi, Madame Perrichon ? Quand on a acquis un chien, on lui demande de miauler ?