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18 mai 2026
H16
18/5/2026
La France annule ses vacances mais le gouvernement est totalement détendu
Paradoxalement, c’est quand les Français prennent des vacances qu’on sait que le pays tourne bien, et c’est lorsqu’ils les annulent qu’on sait que ça tourne au vinaigre. Et, actuellement, c’est exactement ce qui est en train de se produire.
Le récent sondage ELABE/BFMTV éclaire bien la situation : 6 Français sur 10 ont déjà modifié ou annulé leurs projets de vacances à cause du prix du carburant, et 14% renoncent purement et simplement à partir. Ceux qui s’accrochent à leur escapade rapprochent leur destination (61%), réduisent leurs dépenses sur place (60%) ou cherchent des offres au rabais (47%).
Un précédent sondage IFOP, en mars avait déjà remonté des éléments similaires notant une baisse de 9 points sur l’intention de partir, et celui d’avril dénombrait 37% de Français ayant abandonné l’idée même d’un week-end.
Bref, tout un pays pose ses valises avant même de les avoir faites.
Cette ambiance balnéaire de fin de civilisation se reflète dans le dernier baromètre Ipsos de mai : 91% des Français se déclarent pessimistes sur la situation économique (record historique).
Peut-être est-ce à cause d’une inflation qui réaccélère sagement (1,7% en mars, 2,2% en avril), ou d’une érosion cumulée du pouvoir d’achat sur cinq ans, d’une alimentation devenue 21% plus chère et d’une énergie qui a flambé d’un bon quart sur la même période ? Ou peut-être est-ce l’absence de toute réduction des taxes sur le prix des carburants, refusée par un gouvernement au budget momifié avant d’avoir vécu ?
En fait, les Français ont compris que la cavalerie ne viendrait pas car elle a vendu les chevaux pour payer les intérêts de la dette.
Et puisqu’on évoque cette dernière, les chiffres de l’INSEE en mars complètent le tableau avec un déficit public 2025 à 5,1% du PIB et dette publique à 3 465 milliards d’euros, soit 116,3% du PIB, montrant que le trou continue de se creuser de 3,1 points de PIB en un an. La Cour des comptes détaille, l’IFRAP documente, la presse rapporte – mollement – mais le gouvernement déboutonne sa chemise en toute décontraction pour laisser respirer une bedaine de plus en plus obèse.
Du reste, les Français ne sont pas complètement seuls à observer leur pays couler de façon de plus en plus rapide et visible. Bloomberg, relayé par Atlantico, s’inquiète : l’économie française entre dans une « zone de turbulences » sous l’effet de la crise iranienne, et le pays « pourrait avoir du mal à encaisser un nouveau choc géopolitique majeur ».
Non, sans blague ?
Quand un magazine financier new-yorkais arrive aux mêmes conclusions que le boulanger de Montreuil, on doit conclure que le diagnostic est vraiment évident. Mais heureusement, ces nouvelles de plus en plus catastrophiques n’entament pas le moral de nos dirigeants.
D’une part, les petits fours continuent d’arriver et les voitures avec chauffeur continuent de se conduire, et d’autre part leurs esprits sont résolument tournés vers un avenir réjouissant.
Ainsi, en octobre 2025, l’OFCE annonçait 0,7% de croissance pour 2026 ; mais Bercy, joyeusement, tablait fièrement sur 1,0%, soit 0,3 point d’optimisme arraché à la pure conviction, en arrondissant à l’euphorie.
Ainsi, en décembre, lors de ses vœux, Macron saluait la « solidité des institutions », « l’efficacité des armées » et la « tenue de l’économie » : « notre pays tient », martelait-il, formule convenant habilement à une nation prospère… ou à un patient sous perfusion.
Ainsi, en janvier 2026, 20 Minutes titrait sans complexe « Après une croissance 2025 finalement meilleure que prévue, le gouvernement est optimiste pour 2026 ». Avec une victoire à 0,9% de croissance, la barre des espoirs initiaux était visiblement placée à hauteur de chevilles. D’ailleurs, quelques jours plus tard, à Davos, le Président reprenait son couplet sur « une inflation parmi les plus faibles de la zone euro ».
La suite est aussi détendue du slip : le 27 mars, Sébastien Letordu Lecornu manque une luxation de l’ego en s’autocongratulant trop vivement : « quand on tient une ligne simple, sérieux, stabilité, maîtrise, les comptes s’améliorent sans brutalité », le sérieux étant ici un déficit qui passe de 5,4% à 5,1% et la satisfaction, celle de celui qui a pris 6 kilos au lieu de 8 pendant les fêtes.
Mais le bouquet est planté le 7 mai dans un courrier au Medef : « le gouvernement dont j’ai la charge ne déviera pas du cap », ce fameux cap à 3% de déficit en 2029, soit deux points à combler en trois ans, sans plan crédible, mais avec une fermeté communicationnelle de granit.
Avec une synchronisation diabolique, pendant que Lecornu rassure sur la trajectoire de 2029 (dans trois ans), les Français annulent leurs vacances de 2026 (le mois prochain).
L’air du temps a trouvé sa recette de saison : 5% de déficit, 116% de dette, 91% de pessimisme et un doigt de déni. Une préparation pimentée pour un dernier cocktail avant un suicide collectif détendu. On a décrété l’optimisme, on retravaille la garniture en cuisine pendant que la salle se vide, et on continue de commander des nappes en lin pour 2029.
En réalité, les Français ne sont pas pessimistes, ils sont lucides. Le gouvernement n’est pas optimiste, il est suicidaire, et il l’est d’autant plus volontairement que cette feuille de route lui va très bien : irresponsables et protégés de toute conséquence néfaste par un système médiatico-juridique qu’ils se sont taillés sur mesure, ses membres n’ont plus rien à faire des conséquences catastrophiques de leurs gesticulations d’opérette.
Le pillage tranquille a ceci d’agréable qu’il s’effectue sans nuisance sonore : pendant que le contribuable cherche désespérément la moitié d’un plein, eux cherchent posément un point ou deux sur un PIB de plus en plus illusoire.
L’écart n’est plus idéologique, mais temporel : pendant que le gouvernement fait semblant de vivre en 2029, ces futures années où le déficit sera réduit à 3% (mais si, mais si), le peuple continue de vivre au jour le jour, en 2026. Et personne au gouvernement ne veut plus se synchroniser : la fuite en avant continue.
Ce pays est foutu.
Fernand Kartheiser
LE « BOUCLIER DE LA DÉMOCRATIE » : PROTÉGER LA DÉMOCRATIE… OU PROTÉGER LA COMMISSION ?
- 12/5/2026 - L’Union européenne affirme défendre nos libertés face aux ingérences extérieures. Mais le « bouclier de la démocratie » sert-il réellement à protéger la démocratie — ou à limiter les critiques des citoyens envers les institutions européennes ?
Dans cette vidéo, j’explique pourquoi je considère que la liberté d’expression et le pluralisme sont aujourd’hui de plus en plus menacés au sein de l’UE.
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Jacques Cotta
L'UNION SACRÉE
L'UNION SACRÉE
- 8/5/2026 - Sur les grands choix politiques qui déterminent la politique suivie et les mesures appliquées à la société et au peuple, malgré les divergences en paroles entre Marine Le Pen, Macron, Faure, Mélenchon, etc., les partis politiques sont en réalité tous d'accord... La démonstration, chiffres et déclarations à l'appui, est imparable.
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16 mai 2026
Gabriel Nerciat
16/5/2026
LES RUINES DE KHARAYEB
16/5/2026
LES RUINES DE KHARAYEB
D'après la journaliste néerlandaise Sonja von den Ende (cf. sa page X), Israël hier a détruit presque intégralement la ville de Kharayeb, qui contenait les ruines d'un célèbre temple phénicien et l'un des sites archéologiques les plus importants du sud Liban, datant de l'Âge du fer et placé sous la protection de l'UNESCO.
Sans doute une façon virile et intempestive de fêter le 78e anniversaire des massacres de la Nakba, dont l'actuelle politique génocidaire du Sionistan n'est jamais que la perpétuation logique (n'est-ce pas, Madame Yadan ?).
À moins qu'il ne s'agisse plus banalement de rappeler l'appartenance revendiquée d'Israël à la haute civilisation européenne et occidentale, à la veille de sa déshonorante participation au concours de l'Eurovision 2026.
J'espère que les milliers de spectateurs viennois qui ce soir vilipenderont et siffleront, avec force vigueur et jets de tomates, le candidat d'Israël lors de ce barnum de paillettes s'en souviendront.
Au passage, honte à la France d'avoir réitéré sa présence dans ce machin (à l'inverse de l'Espagne, l'Irlande ou les Pays-Bas) alors que celle d'Israël, contrairement à la Russie depuis 2022, y a été maintenue en dépit des crimes de masse que commet à la face du monde entier l'État sioniste – lequel ne se trouve même pas sur le continent européen.
C'est bien joli de se rengorger pour reconnaître l'État palestinien, si l'on n'est pas capable d'en assumer ensuite les conséquences minimales, même lors des occasions les plus futiles.
15 mai 2026
Philippe Meyrieu, pédagogue
7/5/2026
"Nous vivons, pour la première fois, dans une société où l'immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés. Cela entraîne un renversement radical : jadis, la famille "faisait des enfants", aujourd'hui, c'est l'enfant qui fait la famille. En venant combler notre désir, l'enfant a changé de statut et est devenu notre maître : nous ne pouvons rien lui refuser, au risque de devenir de "mauvais parents"...
Ce phénomène a été enrôlé par le libéralisme marchand : la société de consommation met, en effet, à notre disposition une infinité de gadgets que nous n'avons qu'à acheter pour satisfaire les caprices de notre progéniture.
Cette conjonction entre un phénomène démographique et l'émergence du caprice mondialisé, dans une économie qui fait de la pulsion d'achat la matrice du comportement humain, ébranle les configurations traditionnelles du système scolaire.
Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n'ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l'extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s'apparente à une cocotte-minute.
Dans l'ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant. Il est souvent acculé à pratiquer une "pédagogie de garçon de café", courant de l'un à l'autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.
Il est vampirisé par une demande permanente d'interlocution individuée. Il s'épuise à faire baisser la tension pour obtenir l'attention. Dans le monde du zapping et de la communication "en temps réel", avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de "faire l'école". Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l'impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l'expression même de l'intelligence, "l'inversion de la dispersion".
Dès lors que certains parents n'élèvent plus leurs enfants dans le souci du collectif, mais en vue de leur épanouissement personnel, faut-il déplorer que la culture ne soit plus une valeur partagée."
Gabriel Nerciat
15/5/2026
LES YANKEES À PÉKIN
15/5/2026
LES YANKEES À PÉKIN
À Pékin, finalement, rien de bien nouveau.
Le message de Xi à Trump est clair, et attendu. On peut le résumer ainsi :
"Soyez un peu plus malin que d'habitude, ne tombez pas dans le piège de Thucydide comme vos anciens maîtres britanniques en 1914, et surtout ne cherchez pas à vous opposer au rattachement inéluctable et légitime de Taïwan à la Chine continentale – qui se fera en temps voulu, selon la méthode que nous jugerons la plus opportune. Au final, vous verrez que ce sera moins sanglant que l'annexion du Texas. Le coup de l'Ukraine, on ne peut le faire qu'une fois.
Vous avez déjà suffisamment l'air fin avec votre déconvenue en Iran et votre déculottée en Afghanistan, alors n'en rajoutez pas.
Au besoin, rappelez-vous que c'est nous qui avons terres rares, semi-conducteurs, dysprosium pour vos avions de chasse et vos ordinateurs, une supériorité écrasante dans le domaine de la production automobile et suffisamment d'or comme de pétrole dans nos réserves pour nous affranchir bientôt de l'hégémonie du dollar en dépit du blocus à Ormuz (ou grâce à lui, c'est-à-dire grâce à vous).
Si vous vous montrez suffisamment coopératif, nous intercéderons peut-être pour que les Pasdarans consentent à nous confier une petite partie de leur uranium enrichi (pas la totalité, il faut quand même rester sérieux) pendant que vous serez autorisé à rentrer à Washington gérer paisiblement les conséquences de votre déclin entre deux clowneries mémorables et quelques tueries urbaines.
C'est vraiment tout ce que nous pouvons faire pour vous. À part vous acheter deux ou trois Boeing histoire que vous ne soyez pas totalement venus pour rien.
Voilà. Merci pour la visite, et rentrez bien. Ici, pays de vieille civilisation confucéenne, on reçoit bien les barbares mais on ne les embrasse pas."
Donald avait l'air plus emprunté ou hébété que d'habitude. On comprend pourquoi.
Mais il n'a pas pour autant renoncé à ses bonnes manières proverbiales. Avant de remonter dans son avion présidentiel, il a ordonné à son entourage de jeter ostensiblement dans une poubelle de l'aéroport tous les présents offerts par leurs hôtes chinois, sans exception.
Gastel Etzwane
Un naufrage cognitif : pourquoi la Gen Z est la première génération à voir son QI baisser
Un naufrage cognitif : pourquoi la Gen Z est la première génération à voir son QI baisser
- 15/5/2026 - Pour la première fois depuis près de deux siècles, une génération entière affiche un déclin cognitif par rapport à celle qui l’a précédée. C’est le constat alarmant dressé par le neuroscientifique américain Dr Jared Cooney Horvath, qui a alerté le Sénat américain en janvier 2026. Selon lui, la Gen Z (née entre 1997 et 2010) est la première à obtenir des scores inférieurs en lecture, mathématiques, mémoire et résolution de problèmes, malgré un temps passé à l’école plus important que jamais.
Le coupable ? L’exposition massive et précoce aux écrans et à la technologie éducative (EdTech). Smartphones, TikTok, résumés en bullet points et tablettes à l’école ont transformé la façon dont les jeunes apprennent… ou plutôt, dont ils n’apprennent plus.
Le cerveau humain n’est pas conçu pour le « skimming »
Le Dr Horvath explique que notre cerveau a évolué pour l’interaction humaine directe et l’effort intellectuel soutenu. Or, plus de la moitié du temps d’éveil des adolescents est aujourd’hui passée devant un écran. Résultat : ils deviennent des « skimmers », des survolleurs d’information. Au lieu de plonger dans un texte complexe ou de résoudre un problème en profondeur, ils zappent de fragment en fragment.
Cette habitude détruit progressivement la mémoire de travail et la discipline mentale. Dès qu’un pays généralise les ordinateurs et tablettes dans les classes, les résultats scolaires chutent, selon des données compilées sur 80 pays. « Ce n’est pas du progrès, c’est une reddition », déclare le neuroscientifique. « Nous redéfinissons l’éducation pour qu’elle s’adapte à l’outil, au lieu de former nos enfants. »
Une urgence sociétale et un paradoxe inquiétant
Le Dr Horvath qualifie la situation d’urgence sociétale. Le plus préoccupant, selon lui, est le décalage entre la perception des jeunes et la réalité : beaucoup de membres de la Gen Z se sentent surconfiants quant à leurs capacités, alors qu’ils sont objectivement moins armés cognitivement que leurs parents au même âge.
Ce « naufrage cognitif » pourrait avoir des répercussions majeures sur l’ensemble de la société : moindre capacité d’innovation, difficultés accrues dans les études supérieures et sur le marché du travail.
Face à ce constat, les recommandations sont claires et radicales :
• Limiter drastiquement le temps d’écran en classe ;
• Retarder l’arrivée du smartphone chez les enfants ;
• Revenir aux méthodes traditionnelles : manuels papier, interaction humaine directe et apprentissage profond.
Certains pays scandinaves ont déjà commencé à réduire ou supprimer l’EdTech dans les écoles primaires, afin de redonner à la génération Alpha (les enfants nés après 2010) une véritable capacité d’attention et de réflexion.
Le message du Dr Jared Cooney Horvath : il est encore temps d’agir avant que ce déclin ne devienne irréversible.
14 mai 2026
Monique Plaza
- 14/5/2026 - Plusieurs anciens ministres et marcheurs de la première heure ont rejoint le mouvement "Bâtissons Ensemble" lancé par Elisabeth Borne.
Une mise à l’écart du parti présidentiel. Le mercredi 8 mai, Elisabeth Borne a annoncé son retrait de la direction de Renaissance. L’ancienne Première ministre a indiqué qu’elle ne "se retrouvait plus dans la ligne" de la formation aujourd’hui présidée par Gabriel Attal.
Au micro de France Inter, celle qui est aujourd’hui députée du Calvados a évoqué plusieurs désaccords, comme le "respect du droit international", du Conseil constitutionnel et de la Constitution. Elle avait notamment affiché son scepticisme, voire son opposition à certaines mesures de fond annoncées par Renaissance, comme l'interdiction du voile pour les mineures de moins de quinze ans.
Si elle compte rester adhérente du parti présidentiel, Elisabeth Borne a pris la décision de créer sa propre formation politique, baptisée "Bâtissons ensemble". Dans un entretien accordé à Paris Match, l’ancienne locataire de Matignon a expliqué que ce mouvement avait "vocation à être un espace ouvert, qui rassemble au-delà des partis, anime des débats dans les territoires et permet de faire émerger des réponses concrètes aux problèmes des Français".
Alors que Gabriel Attal semble se diriger vers une candidature à la prochaine présidentielle, plusieurs cadres de Renaissance, à l’image d’Elisabeth Borne semblent exprimer une forme de réticence.
Politico, plusieurs marcheurs et macronistes de la première heure ont ainsi rejoint le mouvement de la seconde Première ministre de la Ve République. Parmi eux, les anciens ministres Marc Ferracci (Industrie), Nicole Belloubet (Justice), Eric Dupond-Moretti (Justice), Astrid Panosyan-Bouvet (Travail) ou encore Agnès Buzyn (Santé).
https://www.cnews.fr/.../eric-dupond-moretti-nicole...
Gabriel Nerciat
FAIRE LA GUERRE AUX RUSSES ET AUX VIRUS, L'IDÉAL D'UNE VIE
FAIRE LA GUERRE AUX RUSSES ET AUX VIRUS, L'IDÉAL D'UNE VIE
- 14/5/2026 - À la fois étranges et pathétiques, tous ces quinqua ou sexagénaires de l'extrême centre européiste et de la gauche libérale à l'atlantisme frustré qui, tels des cadavres ressuscités par l'attrait de leur sarcophage, ne peuvent plus désormais s'enthousiasmer que dans la perspective d'un nouveau cycle de despotisme sanitaire ou celle d'une grande guerre paneuropéenne menée sous direction anglo-allemande contre la Russie, première puissance nucléaire du monde.
La panique pavlovienne que leur inspire toute nouvelle épidémie a l'air à première vue assez rigoureusement contradictoire avec le bellicisme irrationnel et suicidaire qu'ils prônent avec ferveur à l'égard de Poutine et de Moscou.
Mais peut-être que ce n'est pas le cas, justement.
Car encore faut-il qu'ils demeurent en vie et s'évertuent à préserver jusqu'au bout leurs carcasses ventrues ou rabougries, à l'image du criminel pétomane kiévien et mafieux qu'ils adulent, pour pouvoir jouir très bientôt du désastre où se consommerait la vie de plusieurs millions de leurs cadets.
Ce serait trop bête de mourir comme Cecil Rhodes, le chantre de l'impérialisme britannique, ou Friedrich Ratzel, le grand théoricien du pangermanisme wilhelminien, à cinquante ou soixante ans, d'une maladie occasionnelle sans avoir pu se réchauffer le sang devant les montagnes de cadavres de la Somme, de Verdun ou des Dardanelles.
Eux ne connaîtront pas pareille déveine, hélas, c'est sûr. Comptons sur eux.
Jacques COTTA
- 8/5/2026 - Alors que les crédits militaires pleuvent sans compter, aucune voix ne s'élève pour mettre un terme au pillage du bien commun, les services publics en général, la sécurité sociale, les retraites... qui pâtissent des milliards qui sont piqués au profit de l'industrie d'armement... L'union sacrée s'installe, avec la catastrophe en ligne de mire...
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13 mai 2026
Gabriel Nerciat
L'ÉTHIQUE À KYLIAN
L'ÉTHIQUE À KYLIAN
- 13/5/2026 - "Pleure pas, petit loup. Je suis là pour toi, tu le sais. La faveur qui est due aux hommes comme toi et moi, c'est que nous, même quand on perd on gagne. Personne n'y peut rien, même si gueulent les canidés. Toutes nos défaites sont réversibles, impossibles en droit sinon en fait. C'est pour ça que les plèbes nous haïssent, et les patriciens déchus plus encore. Il n'y pas de racisés où que ce soit sur la Terre ; il y a seulement la race des rois de ce monde, au sens propre (le monde, c'est notre propriété privée), et la race de tous les dégénérés qui ne se croient pas tenus d'apprendre à parler anglais, voyagent peu ou pas et qui ne mettront jamais un pied à New-York, Hong-Kong, Johannesburg, Taipei, Madrid ou Yaoundé. Regarde-les donc en ce moment en train de nous mater et de nous haïr sur les gradins du stade. Ils seraient encore plus furieux contre toi si ce soir tu étais devenu champion du monde, crois-moi. Un jour, ils amèneront le RN au pouvoir, et il faudra que tu leur dises en face qui ils sont et ce qu'ils valent. Moi, je ne pourrai plus : j'aurai quitté cette nation hors d'usage qui s'est révélée indigne de mes ambitions et que j'aurais dû briser, vendre, concasser bien plus crûment que je n'ai fait. Mais toi, tu ne risques rien. On ne peut rien contre toi. La force d'un mercenaire, c'est qu'on l'écoute quand il fait la morale. C'est seulement dans le pays de ta mère que la colonisation est un crime contre l'humanité ; ici c'est juste l'ordre naturel des choses, comme un apport vital et automnal de sang frais. Alors monte au filet, Kylian, et même si tu loupes encore ton tir on se rappellera de toi."
H16
13/5/2026
Les finances au plus mal mais la voracité fiscale au plus fort
Cette année, Bercy se surpasse : jamais le fisc n’avait été aussi inventif pour tondre toujours plus de contribuables, et toujours plus court.
La scène pourrait être cocasse : dans un bureau anonyme de Bercy, un fonctionnaire zélé fait défiler sur son écran des images satellites de jardins pavillonnaires. Mais attention : notre homme ne traque pas un narcotrafiquant. Non, il vérifie si Mme Ginette n’aurait pas oublié de déclarer son abri de tondeuse de six mètres carrés. Eh oui : la même technologie qui sert ailleurs à repérer des camps d’entraînement djihadistes est ici mobilisée pour détecter les tomates en serre des Français.
Et même si certains agents du fisc s’en inquiétent, signalant en interne des « dérives de l’IA » dans leurs propres contrôles, il faut bien ça pour traquer le terroriste fiscal.
La chasse est bonne : plus de 20.000 piscines repérées, des dizaines de milliers d’abris et (dernière trouvaille du printemps) les serres de jardin. Oui, les serres. Cinq mètres carrés au-delà desquels Mme Ginette aurait dû remplir un formulaire, payer une taxe d’aménagement et voir grimper sa taxe foncière à perpétuité, mais qui va se traduire à cause de l’oubli, par 80 % de pénalités.
Eh oui Mme Ginette, il ne fallait pas tenter de faire pousser des courgettes en douce !
Détail cocasse (mais si, vous allez rire) : certains propriétaires ont vu leur abri de jardin requalifié en résidence secondaire, taxe d’habitation à la clé. Après tout, en Macronie, pourquoi pas ?
Et la taxe foncière elle-même, vaisseau-amiral de l’empire fiscal, a pris 35 % en cinq ans. En Seine-Saint-Denis par exemple, la facture moyenne dépasse 3 600 euros.
Le mouvement ne s’arrête évidemment pas au jardin et s’invite désormais dans le salon, la chambre et le compte courant.
La directive européenne DAC7 oblige Vinted, LeBonCoin, eBay et Airbnb à transmettre automatiquement à la DGFiP les données de leurs utilisateurs dès 2 000 euros de ventes ou trente transactions.
Une mère de famille qui revend les vêtements de ses enfants à perte ? Paf, une fiche et parfois, zou un redressement ! De toute façon, le fichier FICOBA donne à Bercy l’accès aux soldes et mouvements de tous les comptes bancaires.
Et un récent arrêt de la Cour de cassation du 2 avril 2025 permet désormais au fisc, lors d’une succession, de réclamer des droits sur un don familial vieux de quinze ans en se basant sur la valeur actuelle du bien, et non celle du jour du don. Concrètement, un grand-père qui transmet 80 000 euros d’avoirs en 2009 verra ses petits-enfants taxés en 2026 sur 350 000 euros, parce que le bien a pris de la valeur.
Bercy joue le temps long. Bercy a le temps. Bercy attend que ça mûrisse. Il ne fiscalise pas, il disperse, il ventile.
Mais pourquoi, au fond, cette créativité ?
Parce que les caisses sont vides, de façon alarmante pour tous sauf les politiciens.
Rappelez vous, c’était en février 2026 : la Cour des comptes publiait un rapport accablant dans lequel elle détaillait un déficit public à 5,4 % du PIB en 2025 (161 milliards d’euros), une dette à 116,3 points de PIB (soit 3 465 milliards), et une France au troisième rang européen des pays les plus endettés, derrière la Grèce et l’Italie, avec une charge des intérêts seule qui passe de 65 à 74 milliards d’euros en 2026.
La Cour le répète alors : l’objectif des 3 % prévu par les traités européens, autrefois promis pour 2027 puis 2029, ne sera toujours pas atteint avant 2032 au mieux. La Gazette France parle d’objectif « inatteignable ». L’IFRAP, plus brutal, prévoit un déficit 2026 toujours autour de 5,4 %, malgré les 23 milliards d’euros de hausses d’impôts déjà passées en 2025.
Et derrière cette créativité déchaînée, on n’enregistre pas un euro de dépenses en moins.
Voilà le scandale véritable, cyniquement résumé : l’amélioration du déficit en 2025 (16,6 milliards d’euros) a été obtenue par une augmentation de 50,9 milliards d’euros des prélèvements obligatoires. Soit 51 milliards d’impôts en plus pour à peine 17 milliards de moins en déficit. Plus les Français pédalent fort pour conserver l’équilibre, plus la pente se fait raide.
Cependant, on approche de la verticale : la dépense publique primaire (hors dette) augmente de 1,3 % en volume, nettement plus vite que la croissance (0,9 % au mieux), sans que la moindre réforme structurelle ne vienne déranger ces gesticulations.
Aucun ministère fusionné, aucun service supprimé, aucune niche de fonctionnement coupée, aucune baisse des dépenses mais à la place, 20 000 piscines repérées par drone, des serres de jardin hardiment requalifiées, et 46 % des Français désormais soumis à l’impôt sur le revenu, record sur dix ans.
Les prélèvements obligatoires culminent à 47 % du PIB, le plus haut score du monde développé, alors que l’OCDE alerte : cette pression menace désormais la reprise économique elle-même.
Sans blague : la France a plus de 430 impôts et taxes recensés, et le contribuable a maintenant besoin d’un expert-comptable pour gérer son potager.
Pendant ce temps, la Suisse, l’Irlande ou le Luxembourg prospèrent avec une fiscalité plus légère (diaphane même, en comparaison) et des services publics qui, eux, fonctionnent. Le mystère n’est entier que pour les politiciens. Les autres comprennent que ce ne sont pas les recettes qui manquent mais les dépenses qui sont devenues incontrôlables.
Tant qu’aucune volonté politique sérieuse de redresser les finances par la baisse et la rationalisation des dépenses publiques n’émergera, la fuite en avant fiscale ne fera que s’accélérer. Chaque année, un nouveau seuil, une nouvelle case à cocher, un nouveau drone qui survole le jardin, un nouvel arrêt de la Cour de cassation pour aller chercher l’argent dans les successions vieilles de quinze ans ou dans des fonds de tiroirs de plus en plus poussiéreux.
Le budget 2027 s’annonce extrêmement tendu : les surtaxes exceptionnelles auront expiré, l’année présidentielle interdira toute mesure courageuse, le déficit devrait donc flirter – dans la décontraction propre aux abrutis – avec les 6 % du PIB, et la charge de la dette dépassera 100 milliards d’euros à l’horizon 2029.
À ce rythme, la faillite retentissante d’un État jadis riche, jadis admiré, jadis libre, n’est plus un scénario d’économiste excentrique mais un moment inévitable du prochain calendrier républicain.
Au train où vont les choses, Bercy taxera bientôt les regrets.
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