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5 septembre 2026

Alain Callede
5/9/2026

RN : LE GRAND DÉCHIREMENT

Ça y est.
Je l’annonçais depuis quelque temps : on le voyait venir.
Les ambitions, les ego, les rivalités…
À force de tirer chacun de son côté, ils allaient finir par se bouffer le nez.
Eh bien voilà.
Bardella fait son caca nerveux.
Marine Le Pen reprend la main.
Marion Maréchal revient dans le jeu.
Et Bardella, présenté il y a encore quelques mois comme le grand favori, se retrouve aujourd’hui sérieusement marginalisé dans la stratégie présidentielle de Marine Le Pen.
Et ce n’est pas seulement Bardella.
C’est toute son équipe qui semble passer à la trappe.
Le petit prince de la droite nationale découvre donc une vieille règle de la politique : tant que vous êtes utile, vous êtes magnifique. Dès que vous gênez, on vous range.
Et maintenant, une question :
Bardella va-t-il changer de cheval ?
Pourquoi pas rejoindre Zemmour ?
Après tout, ce serait assez logique.
Le grand rassemblement des ambitieux déçus.
Mais le plus important est ailleurs.
Ces gens nous expliquent qu’ils veulent diriger la France.
Très bien.
Mais avant de diriger 68 millions de Français, ils pourraient peut-être commencer par réussir à diriger leur propre boutique.
Ils nous promettent l’ordre.
Ils mettent déjà le bordel chez eux.
Ils nous promettent la stabilité.
Ils se déchirent avant même d’être au pouvoir.
Ils nous promettent de gouverner la France.
Qu’ils commencent donc par gouverner le RN.
Parce que franchement…
Faire confiance à cette équipe pour diriger la France ?
Décidément, NON.
Et le meilleur reste peut-être à venir.

28 mai 2026

Alain Callede
28/5/2026

Bardella et la faille culturelle


Selon un article du Canard enchaîné, on découvre une scène presque caricaturale : un candidat que l’on dit en préparation intensive, entouré d’une équipe de communicants qui s’active pour combler, dans l’urgence, ce qui apparaît comme des lacunes importantes en matière de culture générale et de formation politique.
Qu’il s’agisse de géographie, d’histoire, d’économie ou de géopolitique, le constat dressé par certains observateurs est sévère. Alors, on “fait lire”, on prépare, on anticipe les interviews, on verrouille les éléments de langage. Une stratégie de compensation qui dit autant sur le candidat que sur la peur de ses propres équipes : celle de voir apparaître, en pleine lumière d’une campagne présidentielle, les limites d’un profil jusqu’ici protégé par des scrutins de liste ou des fonctions moins exposées.
Car l’élection présidentielle n’est pas une campagne comme les autres. Elle ne pardonne ni l’improvisation, ni les approximations, ni les angles morts. Et surtout, elle met à nu ce qui peut rester masqué ailleurs : la densité intellectuelle, la capacité d’analyse, la solidité culturelle.
Dans ce contexte, certains sondages évoqués ces derniers mois montreraient déjà une érosion de son niveau d’intentions de vote. Rien de mécanique, rien de linéaire — mais une dynamique qui peut compter quand la campagne entre dans sa phase la plus brutale : celle des confrontations directes et des erreurs impossibles à effacer.
Reste une question simple : peut-on fabriquer, à marche forcée, un candidat présidentiel complet en quelques mois de préparation intensive ? Ou bien la campagne finit-elle toujours par révéler, sans filtre, ce que les éléments de communication ne peuvent plus masquer ?
Dans une présidentielle, la mise à l’épreuve est totale. Et c’est souvent là que les récits construits en amont rencontrent la réalité du terrain.