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9 janvier 2026

Jean Mizrahi
9/1/2026


L’Iran, pays d'une partie de mes ancêtres, paraît aujourd’hui se rapprocher d’un point de bascule historique. Pour la première fois, la contestation ne se limite plus à des manifestations spontanées ou symboliques : elle s’attaque directement aux bâtiments du pouvoir, incarnations concrètes de l’autorité du régime. Ce franchissement d’un seuil est déterminant, car il traduit un déplacement psychologique majeur : la peur, longtemps instrumentalisée par l’État, commence à reculer face à la colère et au sentiment d’injustice accumulés.
Plus significatif encore, des signes de solidarité émergent au sein des forces chargées du maintien de l’ordre. Lorsque des segments de la police, voire de l’armée, hésitent, se retirent ou manifestent une forme de sympathie envers les manifestants, le régime entre dans une zone de vulnérabilité structurelle. Aucun pouvoir autoritaire ne peut survivre durablement si l’obéissance de ses appareils coercitifs cesse d’être automatique.
Pour autant, il serait prématuré de parler de basculement effectif. L’histoire iranienne, comme celle de nombreuses révoltes écrasées ailleurs, rappelle qu’un pouvoir acculé peut choisir l’option de la répression totale face à un peuple finalement pacifique. Une violence massive, rapide et ciblée reste possible, et le régime dispose encore des moyens matériels, organisationnels et idéologiques pour l’exercer. La brutalité n’est pas un aveu de faiblesse immédiat ; elle peut, à court terme, restaurer la terreur et briser une dynamique révolutionnaire naissante.
Le principal point de fragilité du mouvement populaire réside aujourd’hui dans son manque de structuration. La révolte, aussi large soit-elle, ne se transforme pas mécaniquement en prise de pouvoir. Renverser un régime suppose une coordination politique, des relais organisationnels, une capacité à formuler une alternative crédible et à occuper durablement l’espace du pouvoir. Or, cette architecture fait encore défaut au peuple iranien, dont la mobilisation demeure largement horizontale, fragmentée et dépourvue de leadership unificateur.
Tout se joue désormais dans un rapport de forces instable. Si l’effet de masse continue de croître, s’il parvient à neutraliser la peur et à entraîner des défections plus larges au sein des forces de sécurité, alors le régime pourrait entrer dans une spirale irréversible. À l’inverse, si la peur reprend le dessus, si la violence étatique réussit à isoler et désorganiser la contestation, la fenêtre historique pourrait se refermer brutalement.
L’Iran est donc à un moment suspendu : ni victoire du peuple, ni restauration totale de l’ordre autoritaire. Un instant où l’histoire hésite, et où l’issue dépend moins de la justesse de la cause que de la capacité collective à transformer une révolte en véritable projet de renversement du pouvoir.

ITAR : un instrument juridique américain au cœur de la dépendance européenne

Gastel Etzwane


- 9/1/2026 - Derrière les discours sur « l’autonomie stratégique » européenne, un mécanisme juridique américain continue de peser lourdement sur la réalité industrielle et militaire du Vieux Continent : l’ITAR (International Traffic in Arms Regulations).
Cette réglementation des États-Unis encadre l’exportation, l’utilisation et le transfert de toute technologie militaire ou de défense d’origine américaine. Son principe est simple et redoutablement efficace : dès qu’un équipement, même fabriqué en Europe, intègre un composant, un logiciel ou une donnée technique soumis à ITAR, Washington conserve un droit de regard sur son usage et sa réexportation.
Dans les faits, cette règle s’applique à une part croissante des arsenaux européens, car la plupart des grandes armées du continent ont massivement acheté du matériel américain au cours des quinze dernières années, et plus encore depuis la guerre en Ukraine.
L’avion de chasse F-35 est l’exemple le plus emblématique. Il équipe ou équipera l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Norvège, la Finlande, la Pologne, la Suisse, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Grèce ou encore la Tchéquie. À cela s’ajoutent de nombreux systèmes de défense aérienne (Patriot), des lance-roquettes (HIMARS), des missiles, des radars et des composants électroniques fournis par les États-Unis.
Chaque contrat renforce l’intégration technologique et juridique des forces européennes dans l’écosystème américain.
Certains industriels tentent bien de développer des composants dits « ITAR-free » ou d’obtenir des licences spécifiques auprès des autorités américaines, mais ces dispositifs ne font qu’atténuer la contrainte : ils ne l’effacent jamais. Dès que l’on touche aux systèmes les plus avancés, avionique, logiciels de combat, capteurs, liaisons de données, cryptographie, la dépendance juridique à Washington demeure.
La conséquence est politique autant qu’industrielle.
Une armée équipée de F-35, de missiles américains et de systèmes de commandement soumis au droit américain ne dispose pas d’une souveraineté pleine sur ses propres capacités militaires.
L’accès aux mises à jour logicielles, aux pièces critiques, à certaines données ou à l’exportation vers des pays tiers dépend toujours, in fine, de décisions prises aux États-Unis.
Et malgré les proclamations européennes, la tendance ne s’inverse pas. Jusqu’à fin 2025, les achats de matériels américains se sont poursuivis.
Le Danemark, par exemple, a confirmé de nouvelles livraisons de F-35.
D’autres pays ont renforcé leurs commandes de missiles, de systèmes de défense et d’équipements américains, souvent au détriment d’offres européennes comme le Rafale français ou d’autres plateformes continentales.
On constate donc la différence flagrante entre les discours et la réalité.
L’Union européenne parle d’« autonomie stratégique », finance des projets industriels communs et multiplie les déclarations sur la souveraineté, mais dans les faits, la majorité de ses États membres ancrent toujours davantage leur défense dans l’écosystème technologique, industriel et juridique des États-Unis.
ITAR apparaît ainsi comme un des instruments concrets par lesquels s’exerce cette dépendance aux États-Unis.
Tant que l’Europe continuera à acheter l’essentiel de ses équipements critiques à Washington, elle restera, quels que soient les discours, militairement et juridiquement arrimée à la puissance américaine.

L'INTÉGRATION EUROPÉENNE, BILAN D'ÉTAPE

Gabriel Nerciat


- 9/1/2026 - À quoi sert l'Union européenne aujourd'hui, après avoir confisqué les souverainetés commerciale, monétaire, agricole et budgétaire de la plupart des nations qui en sont membres ?
À détruire ce qui reste de l'agriculture française, après avoir détruit l'essentiel de notre industrie, dans le mépris complet de l'assentiment du peuple, au profit de quelques grands intérêts viticoles et céréaliers ou de quelques groupes multinationaux disséminés à travers le monde (comme celui de Bernard Arnault ou de Francis Bouygues) qui depuis longtemps n'ont plus de français que le nom.
Et puis, bien sûr, outre l'holocauste des classes moyennes, celle de l'armée française dont les budgets ont été saignés durant deux décennies et les encouragements répétés à la colonisation migratoire, à prolonger le carnage en Ukraine le plus longtemps possible, à coup de "coalitions de volontaires", qui sont autant d'arnaques montées par des États velléitaires, comme dit Vincent Hervouët, incapables de combattre sur quelque front militaire que ce soit sans l'aide américaine mais fermement résolus à rendre impossible toute négociation sérieuse en vue d'un traité de paix entre Moscou et Washington.
Tout en s'agenouillant sans complexe devant Trump, sur à peu près tous les sujets où le président américain cherche sciemment à nous ridiculiser à la face du monde entier (taxes protectionnistes, OTAN, GAFAM, Venezuela, Groenland, extra-territorialité du droit américain, etc.).
Le tout grâce à un tribut de plus en plus exorbitant de plusieurs centaines de milliards d'euros versés par le contribuable français au Moloch supranational depuis la ratification du traité de Maastricht. Payer pour s'offrir un suicide différé, c'est devenu un luxe de classe sous nos cieux.
Mais ce n'est pas grave : les élites européistes, conditionnées par trois quarts de siècle de propagande fonctionnaliste léguée par Jean Monnet et le non regretté François Mitterrand, vont continuer à clamer que sans l'absorption des souverainetés nationales dans l'empire technocratique supranational de Bruxelles, point de salut ni d'avenir pour nous.
Le seul espoir : que la force de l'idéologie et des intérêts oligarchiques cède enfin devant l'évidence du réel.
C'est en cours, notamment grâce à l'insigne perfidie et médiocrité d'Ursula von der Leyen, mais ce n'est pas gagné.
Comme disait Vauvenargues, "la servitude abaisse les hommes jusqu'à s'en faire aimer". C'est l'aphorisme qu'on devrait inscrire sur le fronton des institutions européennes à Bruxelles et sur chaque billet d'euro.

Demain, des robots neufs dans des villes en ruines ?

H16
9/1/2026

Nous approchons de la seconde phase de l’aventure de l’intelligence artificielle.

Si la première fut celle de l’exploration et de la démocratisation, la seconde sera celle de la régulation et de l’intégration systémique. Eh oui : nous basculons d’un outil de curiosité à une force tectonique qui redéfinit le travail, l’infrastructure et, plus profondément, le lien humain.

La transition qui se met en place actuellement sera singulière. En effet, d’un côté, l’intelligence artificielle s’infiltre dans tous les secteurs ; de l’autre, nous assistons à la décrépitude des infrastructures physiques héritées des « Trente Glorieuses ». Aux États-Unis par exemple, l’American Society of Civil Engineers attribue une note de C- (moyen) aux infrastructures nationales, avec 43% des routes et autoroutes en condition « pauvre ou médiocre » (ZRC Worldwide) ; plus de 220 000 ponts nécessitent des travaux majeurs ou un remplacement complet. En Europe, environ 300 ponts en Italie sont menacés d’effondrement par exemple, tandis que les infrastructures vieillissantes génèrent des coupures d’eau et d’électricité de plus en plus fréquentes.


Et dans ces infrastructures, on retrouve les centrales (nucléaires ou non), les transformateurs électriques, les ponts, les chaussées, les conduites d’eau, de gaz, etc.

En effet, tout indique qu’avoir des robots qui font du terrassement et de la maintenance lourde prendra sensiblement plus de temps qu’avoir des drones volants et des sex-bots : comme le note une étude récente, les robots de construction se concentrent principalement sur des tâches comme la pose de briques, l’inspection par drones ou l’assemblage en usine. La robotique lourde pour la maintenance infrastructurelle reste fragmentée, avec des solutions spécialisées pour des tâches uniques plutôt que des plateformes multifonctionnelles capables d’intervenir sur différents types d’infrastructures.

C’est logique : non seulement, les contraintes sont plus fortes dans le premier domaine que le second, mais en plus les incitations économiques (l’appât du gain) orientent beaucoup plus la demande et les capitaux vers le second que le premier. Sans surprise, le renouvellement des effectifs techniques est en berne, les jeunes générations se tournant vers des filières numériques plus « confortables ».

Cependant, l’impact le plus fort pourrait ne pas être économique, mais bien anthropologique : l’introduction de la robotique spécialisée (notamment sexuelle et affective) risque de briser le contrat tacite entre les sexes, basé sur la psychologie évolutionniste. Ainsi, selon les travaux de psychologie évolutionniste (voir par exemple les théories de David Buss sur les stratégies de reproduction), l’investissement biologique est asymétrique : la femme investit davantage dans la gestation et la protection, tandis que l’homme tend vers une diffusion de ses gènes. Cette asymétrie entraîne, assez logiquement, des objectifs et des comportements différents pour les deux sexes. Or, si des robots peuvent offrir une simulation de plaisir ou de relation sans les contraintes qui vont avec (conflits, frais financiers, engagements), la valeur perçue du partenariat humain traditionnel s’effondre.


On observe déjà une « épidémie de solitude » que l’intelligence artificielle pourrait paradoxalement combler et aggraver simultanément. Le risque est un abandon du terrain d’interaction réel pour un confort virtuel… sans descendance.

Ce n’est pas tout.

Certaines analyses actuelles suggèrent que l’intelligence artificielle remplacera les tâches ingrates. En réalité, le remplacement sera plus subtil puisque ce sont les « cols blancs » qui sont en première ligne, des emplois de bureau notamment. Or, ces emplois administrativement denses sont historiquement plus féminisés, et sont les plus exposées à l’automatisation immédiate par l’intelligence artificielle générative (on pourra s’en convaincre en regardant les récentes études à ce sujet).

Autrement dit, à court terme, nous pourrions vivre une inversion sociale : les métiers physiques et manuels, parce qu’ils sont les plus difficiles à automatiser par des robots coûteux, redeviendront le socle de l’activité humaine, tandis que les fonctions intellectuelles intermédiaires seront absorbées par les algorithmes. Cette inversion pourra-t-elle contrebalancer l’effet de séparation des deux sexes exposé aux précédents paragraphes ?

La mutation que nous allons tous, collectivement, vivre dans les prochaines années ne va pas reposer, ou disons pas directement, sur la seule puissance de l’intelligence artificielle mais plutôt sur la rupture de l’équilibre entre nos capacités numériques et nos nécessités biologiques et physiques : si nous continuons à privilégier une intelligence artificielle de service et de divertissement au détriment d’une robotique de maintenance infrastructurelle, nous finirons par vivre dans une société de « haute technologie dans des ruines ».


Et ce constat est d’autant plus inquiétant que tout nous pousse, actuellement, à trouver dans l’intelligence artificielle un remplaçant de l’autre dans notre intimité. Or, cette dernière est – pour rappeler une évidence – le moteur même de la survie de l’espèce, via la famille et la transmission des gènes et ceci n’est pas délégable à une machine aussi intelligente soit-elle.

Cette seconde phase de l’intelligence artificielle ne doit pas être seulement celle du « contrôle » gouvernemental, qui semble pourtant s’installer avec obstination (et, finalement, peu de finesse ou d’intelligence), mais plutôt celle d’une réorientation vers le réel. Dans une à deux décennies, la question même du travail humain pourrait être redéfinie. Pour éviter une lente décrépitude, l’Humanité devra consciemment protéger l’espace de la rencontre humaine contre la tentation d’un confort synthétique total.

Le défi de demain n’est pas de savoir ce que l’intelligence artificielle peut faire pour nous (progressivement, la réponse sera « tout »), mais plutôt ce que nous devons absolument continuer à faire par nous-mêmes pour rester une civilisation vivante.


https://h16free.com/2026/01/09/83009-demain-des-robots-neufs-dans-des-villes-en-ruines

8 janvier 2026

Dessin de Ménégol

Monique Plaza
8/1/2026

Trump : « Le Venezuela n'achètera que des produits fabriqués aux États-Unis avec l'argent provenant de notre nouvel accord pétrolier.
Ces achats incluront, entre autres, des produits agricoles américains, ainsi que des médicaments, du matériel médical et du matériel fabriqué aux États-Unis pour améliorer les réseaux électriques et les installations énergétiques du Venezuela.
En d'autres termes, le Venezuela s'engage à faire des affaires avec les États-Unis en tant que son principal partenaire – une décision sage qui est très bénéfique pour le peuple vénézuélien et américain. »
Une "décision sage" forcée par Trump qui a exigé le départ du Venezuela de tous les pays "ennemis des USA" dont Cuba, la Chine et la Russie.
Comme le dit Oleg Tsarov : « Ainsi, nous sommes revenus à un régime ouvertement colonial d'extraction de ressources. À l'époque des empires coloniaux européens, ils avaient tous une règle : les colonies ne pouvaient commercer qu'avec la métropole. Et avec personne d'autre. »

Vincent Verschoore


- 7/1/2026 - Le motif central de la grève actuelle est la dépossession du peu de liberté thérapeutique encore accessible aux médecins, qui deviennent de facto des fonctionnaires de la santé, des robots distributeurs d'ordonnances sous surveillance permanente. Le patient humain disparaît au profit d'une collection de symptômes auxquels on opposera, sur une base statistique, une recette de "santé" prescrite par l'industrie qui produit les ingrédients de la recette.
On peut applaudir cette opposition des médecins à la logique iatrogène institutionnelle, mais on doit alors s'étonner qu'elle n'arrive que maintenant. Ils sont en effet les co-créateurs de la situation délétère actuelle où les 3/4 du pays sont de facto des déserts médicaux, où les barrages à l'entrée du métier créent l'insuffisance actuelle, où les formations initiales théoriques sélectionnent les forts en thème plutôt que les forts en soins, et où l'obéissance à l'autorité afin de préserver leurs propres privilèges est la norme plutôt que l'exception.
L'exemple du Dr Jérôme Marty me semble parlant : meneur du syndicat UFML, il est aujourd'hui en pointe contre la loi FLSS votée en décembre, mais lors de la séquence Covid il était en pointe contre toute désobéissance à la dictature sanitaire imposée par l'administration qu'il combat aujourd'hui. Pourtant la logique administrative iatrogène n'a pas changé, mais les intérêts des gens comme le Dr Marty ne sont peut-être plus aussi bien servis.
J'espère en effet que personne n'aura oublié les discours menaçants de gens ignobles se réclamant de la santé, de la démonisation des désobéissants, des incarcérations de masse, du racket policier, du cirque des masques en extérieur et de la grande opération de vaccination expérimentale de masse (et médecins piqueurs payés 900 euros par jour) ayant fait les fortunes de certains pendant que le "quoi qu'il en coûte", lui, nous enfouissait tous un peu plus dans le trou de la dette publique non soutenable.
Certains médecins courageux s'opposèrent à ces délires, mais ils furent lourdement sanctionnés par les autorités administratives et médicales, dont l'Ordre des médecins connu pour sa proximité avec les intérêts industriels.
Il y a toujours des exceptions mais, à mon avis, il ne faut pas compter sur le secteur médical pour défendre autre chose que son propre intérêt. Il s'opposera toujours à toute forme de médecine alternative susceptible de le concurrencer, à la simplification des formations, et s'accrochera à son monopole de la délivrance d'ordonnances, un péage dont il faut d'acquitter après parfois une longue attente, même si la valeur ajoutée par le médecin est de zéro.
Pour nous qui vivons loin des grands centres, pour lesquels il est devenu impossible de trouver un médecin traitant, ne restent que d'éventuelles connaissances dans le milieu et l'IA qui, expérience faite, sait lire un bilan sanguin et une description de symptômes au moins aussi bien que le doc lambda.
Donc oui, soutenons les médecins, mais sans illusions sur la suite car leur indignation s'arrête à leurs seuls intérêts. Pour beaucoup d'entres nous, utilisateurs marginaux et peu rentables de la chose médicale, ne reste que la démerde.
Jean-Pierre Luminet
8/1/2026

Attention : Billet long et polémique.

J’essaie de comprendre pourquoi les revues et sites web « d’information scientifique » français comme Sciences et Vie, Sciences & Avenir ou encore Futura Sciences, avec qui j’ai encore plaisir à collaborer de temps en temps dès lors qu’il s’agit de parler d’astrophysique et de physique fondamentale, s’obstinent plus que jamais à promouvoir une doctrine sanitaire aberrante, à l’heure où dans tous les autres pays de la planète (qui en temps de Covid 19, s’étaient pourtant pour la plupart alignés sur la doxa de l’époque, à savoir vaccins quasi obligatoires y compris pour les enfants, passe sanitaire pour forcer les récalcitrants à se plier aux ordres, masques ridicules et autres instruments de contrôle des populations), à l’heure donc où tous ces pays – sauf le nôtre, ô Macronistan, honte de la planète ! – commencent à reconnaître leurs erreurs, centaines d’études scientifiques à l’appui dont je vous fais grâce des dizaines de références que l’on peut trouver par exemple dans les très sérieux billets de Patrick Stocco.

Voilà-t-il pas par exemple qu’une prétendue « étude » française récente, immédiatement propagée et ressassée par les médias en question, entend prouver l’efficacité des vaccins à ARN messager, l’absence de tout effet secondaire, les vies que ces vaccins auraient permis de sauver en temps de Covid s’ils avaient été obligatoires, etc. Bref, le son de cloche exactement inverse de ce qui s’écrit et se publie désormais partout ailleurs dans le monde.

J’ai donc commencé par m’interroger légitimement sur l’indépendance éditoriale de ces magazines. Plus largement, j’ai voulu savoir si des financements occultes et autres influences de l’industrie pharmaceutique pouvaient orienter leur ligne rédactionnelle. J’ai mené mon enquête et abouti aux conclusions suivantes.

1. Ces magazines sont-ils financés par l’industrie pharmaceutique ?
La réponse est NON !
Les « complotistes » sont-ils déçus ? Attendez un peu… Certes, il n’y a aucun financement DIRECT (l’adjectif est important, comme on va voir) de la part des laboratoires pharmaceutiques. Le modèle économique de ces revues repose en effet sur la publicité, les abonnements, et certains partenariats institutionnels (CNRS, Inserm, universités). Certes, il arrive que des publicités pour de douteux produits de santé apparaissent dans ces magazines – tout comme dans la majorité des magazines grand public –, mais aucune enquête crédible n’a montré de financement dissimulé par les grands labos pharmaceutiques comme Pfizer, Moderna, Sanofi, etc. Donc, il n’y a pas d’ingérence éditoriale pharmaceutique directe dans ces magazines, pas de financement occulte (ce que m’avait écrit à l’époque un journaliste pro-doctrine sanitaire, outré qu’on puisse même se poser la question).

2. Mais alors, quelle est l’explication de leur orientation systématiquement calée sur le discours officiel, politiquement conforme ? Eh bien la voici : elle résulte d’un « alignement éditorial par effet de structure ». Quézaco ? Ces magazines appartiennent à de grands groupes (Reworld Media, Crédit Agricole, etc.). Pour des raisons de pure rentabilité financière, leurs rédactions ont fortement diminué ces dix dernières années ; il s’ensuit que les articles de vulgarisation concernant la médecine reposent, non plus sur des enquêtes de journalistes spécialisés, mais sur les communiqués d’agences sanitaires : la HAS (Haute Autorité de Santé), l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament), l’EMA (Agence Européenne du Médicament) la FDA (Food and Drug Administration aux USA), ainsi que les communiqués de presse émanant d’universités et d’entreprises pharmaceutiques. Le phénomène est classique : faible effectif = dépendance plus forte aux sources institutionnelles, ce qui conduit inévitablement à un discours uniformisé… allant dans le sens de la doctrine, car, on le sait, les organismes institutionnels cités sont, eux, bel et bien prébendés en bonne partie par la grande industrie pharmaceutique (laquelle, on le sait de façon sûre, a copieusement « arrosé » nombre d’instances sanitaires gouvernementales françaises et européennes, sans parler d’individus haut placés comme les Van der La Hyène, Véreux et autres corrompus de première).

3. Est-il vrai maintenant que dans la plupart des autres pays, les études ont montré l’inverse de ce qui se dit en France ? Il s’agit d’un sujet sensible, car il ne se réduit à la seule approche scientifique. Il y a aujourd’hui un « consensus » international au sens où les grandes agences sanitaires (EMA Europe, FDA USA, MHRA Royaume-Uni, PMDA Japon, TGA Australie, Santé Canada, SwissMedic, etc.) concluent la même chose : les vaccins à ARN messager ne sont pas exempts d’effets secondaires, notamment les myocardites chez jeunes, des péricardites, des syndromes grippaux intenses, infertilité, et autres effets secondaires très indésirables. Mais elles jugent prudemment que les bénéfices surpassent les risques pour les populations ciblées, et que le profil de sécurité global reste favorable. Hormis les États-Unis sous la nouvelle administration Trump, aucun autre pays n’a donc, que je sache, officiellement conclu dans ses évaluations sanitaires que les vaccins ARN sont dangereux ou ont une innocuité négative globale. Tel est donc le « consensus scientifique » actuel, consensus voulant essentiellement dire ici : « éviter tout embarras » !
Certains pays ont cependant réduit l'indication : le Danemark, la Norvège et la Suède ont par exemple limité l’utilisation de ces vaccins chez les jeunes afin de diminuer les risques de myocardite, le Japon a mis en avant la nécessité d’une transparence sur les effets secondaires indésirables.
La controverse apparaît avec de nombreuses études indiquant des signaux d'effets secondaires largement sous-estimés – pour ne pas dire cachés –, une baisse d’efficacité des vaccins et pseudo-vaccins plus rapide qu’annoncé par les lobbies, des incertitudes sur la pertinence des rappels vaccinaux multiples, etc. Ces études existent réellement, même si elles ne sont pas forcément majoritaires dans le flot des études « conformes à la doxa » (puisque financées par les laboratoires).

4. Alors, pourquoi les magazines « d’information scientifique » cités adoptent-ils un ton tellement pro-vaccination ? Les explications les plus plausibles sont les suivantes. En France, la vulgarisation scientifique se conforme largement au consensus du CNRS, de l’Inserm, des agences sanitaires, des sociétés savantes. LA FRANCE N’A PAS DU TOUT LA TRADITION ANGLO-SAXONNE DE LA « CONTROVERSE OUVERTE ». En outre, les magazines ont perdu la plupart de leurs journalistes scientifiques les plus qualifiés, et leurs cellules d’enquête objectives (que l’on ne me parle surtout pas des « fact-checkers », véritables trolls stipendiés par le pouvoir). Or, moins de moyens = moins de capacité à analyser de manière critique les études pharmaceutiques.
Vient ensuite la pression du « risque de désinformation ». Depuis 2020, les médias français ont la terreur d’être accusés de relayer de fausses informations, de s’opposer au « consensus scientifique » et donc de faire le jeu de groupes qualifiés de « complotistes » – un immense fourre-tout comprenant aussi les platistes, les négateurs des missions d’alunissage et autres dingos, ce qui permet aux doctrinaires de décrédibiliser jusqu’à des sommités du domaine médical comme les Montagnier, Raoult et autres Perronne. Il en résulte un alignement larvaire sur les communiqués officiels, et un discours uniformisé, parfaitement conforme à ce qui arrange les instances de contrôle politique (et non pas contrôle sanitaire).
En outre, question pratique, ces magazines estiment qu’il n’y aurait aucun avantage à publier des positions divergentes. Un magazine scientifique français n’a en effet rien à gagner, ni économiquement, ni institutionnellement, ni juridiquement, à questionner publiquement l’innocuité des vaccins.

5. En conclusion, je dirais donc que, si ces magazines « alignés » de façon aussi désolante ne sont pas directement financés par les lobbies pharmaceutiques, leur traitement reste calqué sur les versions institutionnelles pour des raisons économiques et structurelles. C’est consternant mais c’est ainsi. Et c’est une fois de plus une « exception française » qui, comme en beaucoup d’autres domaines, penche dans la mauvaise direction.
Puisse 2026 inaugurer dans notre pays le début du grand nettoyage, et pas seulement dans le domaine sanitaire. Tels sont les meilleurs vœux que je puisse formuler.

7 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : prévisibilité

- 5/1/2026 - Coucou les amis magistrats, vous êtes tellement prévisibles que s’en est un bonheur. Voilà que c’est le tour de Sophia Chikirou de passer au tourniquet. Vous avez déniché une affaire datant de 2018, c’est-à-dire il y a huit ans ! Comment que vous êtes pas trop rapides. Fulgurants même.
De quoi s’agit-il ? D’un litige commercial privé réglé depuis, que vous aviez soigneusement mis de côté en attendant l’occasion. Et voilà qu’elle est arrivée cette occasion. Sophia Chikirou est candidate à la mairie de Paris, alors on audience son affaire au mois de mai, juste après le scrutin. Coup double ! D’abord on pourrit sa campagne comme par exemple celle de Fillon en 2017. Ensuite, si jamais elle est élue, elle est bonne pour l’inéligibilité avec exécution provisoire.
Et vous allez même faire coup triple ! Chikirou est très proche de Jean-Luc Mélenchon, et celui-là il va encore nous emmerder et être candidat à la présidentielle de 2027. Comme ça vous allez pouvoir lui jeter cette affaire dans les jambes, comme un amuse-gueule. En attendant celles qui apparaîtront opportunément pendant la campagne elle-même. Vous avez fait vos provisions avec les 17 perquisitions effectuées en grand équipage le 18 octobre 2018 et depuis elles mijotent à feu doux en attendant l’occasion. Que va fournir évidemment la présidentielle 2027. Vous êtes rompus à ce genre d’exercice puisque c’est comme ça que vous avez fait élire Macron en 2017.
Pas besoin d’aller consulter une voyante pour deviner ce que vous allez faire. Avec vous c’est fastoche de prévoir.

Kuzmanovic Georges
6/1/2026

Le Groenland sera américain - le révélateur de l'impuissance européenne


Le Groenland n’est plus seulement un territoire arctique isolé : il est au cœur d’une bataille mondiale pour les ressources et l’influence. Sous l’impulsion de Donald Trump, les États-Unis s’apprêtent à en prendre le contrôle. L’Europe, elle, regarde passer l’histoire.

“Les grands pays le sont pour l'avoir voulu.”
Charles de Gaulle

Le cas du Groenland est le révélateur brutal du déclassement stratégique des pays d'Europe

L’image pourrait prêter à sourire si elle ne traduisait pas en réalité un basculement historique. Voir les dirigeants européens – en particulier les plus atlantistes – s’agiter, s’indigner, parfois s’affoler face à la perspective désormais certaine d’une prise de contrôle américaine du Groenland, dit tout de l’état de faiblesse stratégique des Etats qui composent l'Union européenne - celle-ci n'ayant aucune envergure stratégique, quoi qu'en pense Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron, Kaja Kallas ou Raphaël Glucksmann dans leurs fantasmes fédéralistes.

Cette évolution n’est pas un coup de tonnerre isolé. Elle est l’aboutissement de plus de trente années d’abandon progressif de toute autonomie politique, militaire et diplomatique de chacun des Etats européens pris individuellement au profit des États-Unis - l'Union européenne actuelle ayant été un des vecteurs principaux de cette inféodation, ainsi que l'avais parfaitement compris le Général de Gaulle. Depuis le traité de Maastricht, l’Union européenne a renoncé à exister géopolitiquement autrement qu’en tant que prolongement occidental de Washington. Son fonctionnement même empêche les Etats membres de toute autonomie stratégique ; on le voit avec la Hongrie et ses petites velléités de souveraineté. L'annexion du Groenland ne sera qu’une étape supplémentaire – et spectaculaire – dans cette dynamique.

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