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- 25/4/2026 - S'il estime que la France n'est pas digne de lui, alors pourquoi Boualem Sansal s'est-il fait élire à l'Académie française il y a à peine plus de trois mois, après avoir fait dûment campagne pour cela ? Rien ne l'y obligeait, et Amin Maalouf, qui ne semble pas l'apprécier particulièrement, ne lui avait apparemment rien demandé.
Ignore-t-il que l'appartenance à l'illustre Compagnie du cardinal de Richelieu crée quelques devoirs aux écrivains et officiels qui en sont membres, au-delà des rituelles séances du dictionnaire du jeudi après-midi ?
Pourquoi fait-il croire qu'il ne connaît pas Vincent Bolloré, alors que tout le monde sait que ce n'est pas vrai ? La chose en soi n'est pas honteuse ; il suffit juste de l'assumer (et de répondre par autre chose que de la bouderie travestie en dédain aux reproches que de piètres écrivains germanopratins lui adressent).
De même, pourquoi prétend-il défendre la liberté d'expression contre toutes les formes de sectarisme ou de fanatisme, alors qu'il a soutenu, par sa signature au bas d'une pétition déshonorante, l'adoption de la scélérate loi Yadan ?
À croire qu'il n'a rien de mieux à faire désormais que de justifier a posteriori les accusations lancées contre lui par le FLN à Alger, et qui lui ont valu un an de cachot ?
Sansal est évidemment libre de finir sa vie en Belgique, s'il le souhaite, comme un banal exilé fiscal (chacun sait que c'est un pays vierge de toute influence islamiste), mais qu'il s'abstienne de nous donner des leçons.
Aujourd'hui, il renie et insulte le pays qui l'a accueilli quand il était persécuté, et où plusieurs Français se sont mobilisés pour obtenir sa libération. Or s'il peut y avoir un certain courage à renier l'Etat qui vous a vu naître, il y en a beaucoup moins à vilipender, pour des raisons finalement assez mesquines, la nation qui vous a offert une seconde patrie et un second toit, ainsi qu'une reconnaissance institutionnelle.
En fait, je lui en veux, parce qu'il n'y a pas si longtemps de cela - à peine un an - j'ai pris sa défense, de façon trop véhémente, contre des gens qui ne l'aimaient pas (j'éprouve la même chose, soit dit en passant, à l'égard d'Alice Cordier, la fondatrice de Némésis, pour qui j'ai eu jadis une forme de stupide sympathie).
Et, même si ça fera rire les sots, je n'aime pas être déçu ou abusé par des gens qui se révèlent très en-dessous de ce que l'on pensait d'eux, et surtout très en-dessous de ce qu'ils disaient d'eux-mêmes.
Alors qu'il se barre, soit. Et qu'il ne remette plus les pieds ici. On se passera très volontiers de lui.
Je plains d'avance le futur Immortel qui devra faire sous la Coupole son apologie funèbre après sa mort.
