Le fil qui relie tout
Une chaîne qu’on menace de fermer parce qu’elle ne pense pas comme il faut. Une candidate dont le sort se joue le 7 juillet. Un successeur perquisitionné dans quatre pays sept jours avant cette décision, quand le même parquet met neuf ans à ne rien reprocher formellement à son adversaire pour les mêmes faits. Un calendrier électoral taillé sur mesure pour maximiser le chaos plutôt que la clarté démocratique. Et des élus qui annoncent, texte à l’appui, qu’ils ne reconnaîtront pas le résultat s’il ne leur convient pas, sans que cela ne vaille à personne la moindre conséquence.
Ce n’est pas une accumulation de hasards malheureux. C’est un régime qui, sentant le vent tourner, verrouille toutes les issues à la fois : celle des médias, celle des candidatures, celle du calendrier, et jusqu’à celle de la légitimité du résultat lui-même.
Un pouvoir qui verrouille les médias, les candidatures, le calendrier et jusqu’à la légitimité du résultat n’organise plus une élection. Il en organise l’issue.