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14 janvier 2026

Vincent Verschoore


- 14/1/2026 - Au conflit civil majeur qui se déroule actuellement en Iran se superpose une guerre de propagande, nourrie tout autant par ses ennemis géopolitiques que par le régime lui-même.
J'espère que personne ne croît un instant que les USA et Israël ont la moindre considération pour le bien-être et l'émancipation des Iraniens, leur but étant de défaire l'Iran en tant que puissance de l'axe des BRICS, fournisseur d'armes à la Russie, fournisseur de pétrole à la Chine, et éventuelle puissance nucléaire face à Israël.
La question n'est donc pas d'instaurer une quelconque démocratie à l'occidentale en Iran mais d'en prendre le contrôle, au mieux via une dictature militaire à l'égyptienne (et le fils de l'ancien Shah pourrait parfaitement tenir le rôle principal), ou de fractionner le pays à l'image de la Libye et de la Syrie, champ de bataille permanent entre différentes factions mais hors-jeu sur le plan géopolitique et aisément manipulable.
Pour les intérêts étrangers, les mollahs ne sont pas le problème, Américains et Israéliens s'entendent avec les wahhabites saoudiens comme avec n'importe quelle dictature allant à peu près dans leur sens. L'hypocrisie ne connaît pas de limites en la matière, comme on le constate de la part de gens qui applaudissent le massacre des Palestiniens à Gaza par la milice juive mais qui chouinent si l'on ne s'offusque pas suffisamment du massacre des révolutionnaires iraniens aux mains des milices islamiques.
Tout le monde ment dans ce genre de situation, les chiffres sont gonflés d'un côté et minorés de l'autre, le narratif d'une révolution populaire vendu par les uns étant contré par la dénonciation d'agents provocateurs et de déstabilisation extérieure par les autres. De fait, l'ex-patron de la CIA Mike Pompeo lui-même reconnaît la présence d'agents du Mossad au sein de la révolte. La propagande est alimentée par des fausses images, souvent générées par IA, et à moins d'avoir accès à un canal de confiance utilisé par des gens sur place, il devient risqué d'accorder un quelconque crédit à ce qui défile sur les écrans.
À moins d'être particulièrement bien renseigné, il est donc impossible de savoir dans quelle mesure la population non urbaine, traditionnaliste et pro-régime s'est effectivement révoltée, dans quelle mesure la milice populaire (bassidji, milice civile pro-régime d'au moins deux millions de membres) pourrait retourner sa veste, dans quelle mesure le puissant corps d'élite des Gardiens de la Révolution ne cherche pas à profiter de l'instant pour instaurer sa propre dictature islamo-militaire, et dans quelle mesure l'armée régulière va accepter de tirer dans le tas pour sauver les mollahs.
La seule certitude est que les ennemis de l'Iran ne feront que jeter de l'huile sur le feu, dénonçant à chaudes larmes le massacre de gens qu'ils détestent tout en profitant du détournement de l'attention médiatique pour eux-mêmes continuer à massacrer tranquillement les gens qu'ils détestent. Le petit personnel politico-médiatique, lui, en profite pour actionner ses grands principes moralistes tout en ne comprenant rien à ce qu'il se passe, comme d'habitude.

11 janvier 2026

Révolution de couleur en Iran : l'hypocrisie écœurante des belles âme

Régis de Castelnau

- 11/1/2026 - Lorsque j’ai commencé ma carrière d’avocat il y a déjà malheureusement fort longtemps, je m’étais immédiatement engagé dans la solidarité internationale. À cette époque, les avocats y étaient très actifs, et les besoins considérables. Dans un monde marqué par la guerre froide, la décolonisation et la brutalisation impérialiste, il y avait aux quatre coins du monde de féroces dictatures. L’organisation dans laquelle je m’étais investi intervenait partout. Il y avait l’Amérique latine et ses dictatures sanglantes, l’Afrique du Sud de l’apartheid, et même encore en Europe les régimes fascisants présents en Espagne, en Grèce ou au Portugal. Les atrocités étaient la routine du travail que nous effectuions. Mais je peux témoigner que le pire du pire de tous ces régimes, celui qui imposait la répression la plus atroce à sa population était le régime iranien de Mohammad Reza Shah Pahlavi, abject individu soutenu par les Américains. Utilisant la SAVAK sa police politique dont le registre était la barbarie, il imposait au peuple iranien une dictature dont nous considérions qu’elle était la pire dans un monde où il y avait pourtant de la concurrence.

Une révolution sanglante chassa le Shah, et installa un régime, qu’on le veuille ou non fondé sur la haine de l’Occident en général et les États-Unis en particulier. Considérés comme les responsables des malheurs du pays. Qui eut pour conséquence qu’au régime de Pahlavi succéda une autre dictature, théocratique cette fois-ci. Le propos ici n’est pas de revenir sur le demi-siècle qui vient de s’écouler, et qui a naturellement transformé l’ancienne Perse. Mais d’essayer de comprendre ce qui est en train de se passer dans cette partie du monde globalisé, confronté aux soubresauts que lui impose l’Empire occidental tardif. En commençant par un préalable personnel. L’auteur de ces lignes n’a jamais considéré que la solidarité avec les opprimés était à géométrie variable ou bien se divisait. Concernant l’Iran, s’il s’était réjoui de la chute de l’abominable dictateur, il a continué à travailler pour cette indispensable solidarité avec ceux qui subissaient une répression violente quelle qu’elle soit, en Iran comme ailleurs.

Le document ci-dessous (qui ne nous rajeunit pas) datant de 1984 témoigne de cet engagement. C’est la raison pour laquelle il considère n’avoir aucune leçon à recevoir de quiconque en matière de défense de la liberté en Iran. Et sûrement pas de la part de ceux qui se mobilisent soudain pour les femmes iraniennes. Parce qu’ils ne viennent en fait en qu’au soutien des agissements d’Israël et des États-Unis.


Parce que, ce qui est en train de se produire dans ce pays frappé depuis 40 ans de sanctions impitoyables, dont les conséquences sociales sont souvent dramatiques, ne relève bien sûr pas du hasard. La situation économique imposée à ce grand pays, combinée au caractère pesant de la théocratie, suscite évidemment un grand mécontentement. Mais à l’évidence, nous sommes d’abord en présence d’une opération occidentale de déstabilisation visant à imposer un changement de régime. Pour mettre ce pays et ses ressources, à la merci de l’État d’Israël et des États Unis.

Il faut lire les articles qui détaillent les conditions de cette intervention directe, comme l’a révélé le quotidien israélien Haaretz, ou comme l’explique l’ancien agent de la CIA Larry Johnson. Et rappelons les conditions de l’agression israélo-américaine de juin dernier. Quand sans aucune déclaration de guerre, Netanyahou a fait bombarder l’Iran, agir ses réseaux terroristes sur le territoire iranien. Les États-Unis se joignant à l’agression alors même que leurs plénipotentiaires se réunissaient en pleine négociation avec ceux de Téhéran ! Benjamin Netanyahou s’est rendu le 30 décembre chez Donald Trump pour mettre au point les modalités du déclenchement d’une nouvelle guerre. Notons que les troubles internes à l’Iran ont commencé quelques jours avant. Toutes les preuves des manipulations occidentales sont sur la table, la tentative de « révolution de couleur » bat son plein. On a même ressorti de son placard l’infect héritier du tortionnaire Pahlavi !

Et si cette « révolution » n’aboutit pas au renversement du régime, le déclenchement d’une intervention militaire est au programme. Donald Trump l’ayant annoncé sans barguigner : « si les dirigeants iraniens tirent sur leurs opposants, nous leur tirerons dessus ». Par conséquent, la seule lecture que l’on peut avoir de l’événement qui est en train de se produire, son sens politique déterminant, c’est qu’on est en présence d’une opération multiforme d’Israël soutenu par les États-Unis contre l’Iran. Tout le reste est du bavardage.

Un autre symptôme le démontre malheureusement chez nous. Tous ceux qui soutiennent sans état d’âme les atrocités commises par Israël depuis le 7 octobre 2023, qui ont tout justifié, tous les négationnistes du génocide en cours, se préoccupent soudain des intérêts des femmes iraniennes à qui le régime impose le port du voile. Comme tous ceux à qui ne posent aucun problème le suprémacisme religieux raciste des ministres qui entourent Nétanyahou, ou l’apartheid violent auxquels sont confrontés quotidiennement les Palestiniens de Cisjordanie. Qui vous disent la main sur le cœur et les yeux mouillés, leur compassion et leur solidarité pour leurs « sœurs iraniennes ». Soyons clair, pour un Français laïque, il y a dans le régime iranien plus que des aspects détestables. Mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui, et c’est de toute façon d’abord l’affaire du peuple de ce pays. Et cette soudaine, et tellement hypocrite mobilisation des belles âmes, a quelque chose d’écœurant. Et constitue qu’on le veuille ou non la preuve déterminante que ce qui est en cours n’est rien d’autre qu’une nouvelle opération de guerre de l’Empire.

Contre le peuple iranien cette fois-ci.

9 janvier 2026

Jean Mizrahi
9/1/2026


L’Iran, pays d'une partie de mes ancêtres, paraît aujourd’hui se rapprocher d’un point de bascule historique. Pour la première fois, la contestation ne se limite plus à des manifestations spontanées ou symboliques : elle s’attaque directement aux bâtiments du pouvoir, incarnations concrètes de l’autorité du régime. Ce franchissement d’un seuil est déterminant, car il traduit un déplacement psychologique majeur : la peur, longtemps instrumentalisée par l’État, commence à reculer face à la colère et au sentiment d’injustice accumulés.
Plus significatif encore, des signes de solidarité émergent au sein des forces chargées du maintien de l’ordre. Lorsque des segments de la police, voire de l’armée, hésitent, se retirent ou manifestent une forme de sympathie envers les manifestants, le régime entre dans une zone de vulnérabilité structurelle. Aucun pouvoir autoritaire ne peut survivre durablement si l’obéissance de ses appareils coercitifs cesse d’être automatique.
Pour autant, il serait prématuré de parler de basculement effectif. L’histoire iranienne, comme celle de nombreuses révoltes écrasées ailleurs, rappelle qu’un pouvoir acculé peut choisir l’option de la répression totale face à un peuple finalement pacifique. Une violence massive, rapide et ciblée reste possible, et le régime dispose encore des moyens matériels, organisationnels et idéologiques pour l’exercer. La brutalité n’est pas un aveu de faiblesse immédiat ; elle peut, à court terme, restaurer la terreur et briser une dynamique révolutionnaire naissante.
Le principal point de fragilité du mouvement populaire réside aujourd’hui dans son manque de structuration. La révolte, aussi large soit-elle, ne se transforme pas mécaniquement en prise de pouvoir. Renverser un régime suppose une coordination politique, des relais organisationnels, une capacité à formuler une alternative crédible et à occuper durablement l’espace du pouvoir. Or, cette architecture fait encore défaut au peuple iranien, dont la mobilisation demeure largement horizontale, fragmentée et dépourvue de leadership unificateur.
Tout se joue désormais dans un rapport de forces instable. Si l’effet de masse continue de croître, s’il parvient à neutraliser la peur et à entraîner des défections plus larges au sein des forces de sécurité, alors le régime pourrait entrer dans une spirale irréversible. À l’inverse, si la peur reprend le dessus, si la violence étatique réussit à isoler et désorganiser la contestation, la fenêtre historique pourrait se refermer brutalement.
L’Iran est donc à un moment suspendu : ni victoire du peuple, ni restauration totale de l’ordre autoritaire. Un instant où l’histoire hésite, et où l’issue dépend moins de la justesse de la cause que de la capacité collective à transformer une révolte en véritable projet de renversement du pouvoir.

23 juin 2025

LA GUERRE DU MOYEN-ORIENT N'A PAS LIEU

Gabriel Nerciat
23/6/2025

Rires.
Les bombardements des B2 américains sur l'Iran ont peut-être bien frappé des sites vides.
Même le vice-président J.D Vance – qui était quasi ouvertement hostile à l'intervention – a admis que les services américains ne pouvaient rien affirmer de définitif sur la localisation exacte de l'uranium enrichi.
Les Russes, eux, prétendent que les dommages occasionnés sont limités, et en tout cas inaptes en l'état à empêcher l'Iran de continuer à essayer de se doter d'une arme nucléaire.
D'ailleurs, dès ce matin, quelques heures après que Trump s'est félicité du succès complet de l'opération et a remercié le Dieu des Armées, l'aviation de Tsahal retournait bombarder le site de Fordo, pourtant "intégralement détruit" (sic).
Dieu est négligent, des fois.
Dès lors, intox, comédie, tragédie, cynisme endurci, naïveté confondante ?
Trop tôt pour le dire. Même si l'on a peine à croire que l'uranium ait pu se volatiliser dans la nature sans que les satellites et les espions américains le voient.
Je crois qu'il faut toujours en revenir au livre fondateur de Jean Baudrillard, "La guerre du Golfe n'a pas eu lieu", paru après la première intervention militaire fomentée par Washington contre Saddam Hussein à la fin de la guerre froide, et qui à l'époque indigna grandement les sots.
Le philosophe y expliquait que dans la société du Spectacle (je ne sais plus s'il reprenait le concept de Debord mais c'était approchant), la victoire réelle et son déroulement stratégique importaient moins que le récit unanime qu'en donnaient des médias soumis à la propagande militaire et incapables de se rendre sur les lieux.
Peu importe que les B2 aient réellement anéanti les capacités nucléaires de l'Iran du moment que la Maison Blanche et quelques centaines de commentateurs serviles le proclament du soir au matin, attestant ainsi que l'Amérique et son suzerain israélien sont vraiment, quoi qu'il arrive, les plus forts face à un Iran exsangue au bord de la capitulation.
Le problème est que nous ne sommes plus en 1991, où Bush père s'était bien gardé d'essayer d'envahir l'Irak et/ou de faire chuter le régime baassiste.
Si le véritable but de guerre est la chute du régime des ayatollahs et des pasdarans, alors en effet la destruction ou non des sites nucléaires n'est jamais au mieux qu'un prétexte et n'a d'importance que secondaire.
Si ce n'est pas le cas, les Américains ont intérêt à retirer leurs billes assez vite, c'est-à-dire avant que le village Potemkine ne s'effondre. Mais est-ce encore possible, vu la furia de Netanyahou et le degré d'implication personnelle de Trump ?
Déjà, ce matin, Tsahal a bombardé des cibles soit purement symboliques (une prison) soit carrément superflus (le QG des pasdarans, vidé de ses occupants depuis plusieurs jours).
Après, que faire ? Le régime ne va pas tomber tout seul, sous les yeux impavides des dirigeants russes et chinois.
Car la révolution iranienne non plus risque bien de ne pas avoir lieu, au grand dam de Bernard-Henri Lévy et de Pascal Praud.
Comme celle de 1991, la guerre Iran-Israël-USA n'a peut-être pas réellement lieu, mais la vraie question que ne pouvait jadis poser Baudrillard serait plutôt celle-ci : comment peut-on mettre fin à une guerre qui n'existe pas ?

22 juin 2025

Gabriel Nerciat
22/6/2025

PAUVRES YANKEES ou L’ARDENTE NÉCESSITÉ DE LA BOMBE ATOMIQUE IRANIENNE

Pauvres Yankees. Il n’y a vraiment rien à faire avec eux.
Même avec un président anti-guerre (ce n’est pas la même chose que le pacifisme) porté au pouvoir par une base isolationniste, cela finit toujours de la même manière : vassalisation, corruption, baratin, bombardements, fiasco, nouveau baratin, nouveaux bombardements, nouveau fiasco, etc. Cuba, Vietnam, Serbie, Irak, Afghanistan, Libye, etc.
On connaît la chanson, hélas, plus prévisible qu’une comédie musicale de Broadway.
Reste l’essentiel, de loin le plus pitoyable : un petit État accapareur et prédateur du Levant arabe sorti il y a moins d’un siècle des bas-fonds interlopes du Yiddishland polonais a plus d’influence et d’importance aux yeux du président des États-Unis que les millions de citoyens américains qui ont voté pour lui en pensant qu’il les soustrairait pour de bon du cycle chaotique des guerres moyen-orientales.
« Rendre à nouveau sa grandeur à l’Amérique » ? Tu parles !
Vraiment, pauvres Yankees.
Pour les antisémites systématiques et obsessionnels du type Soral ou Nyssen, ce matin, c’est l’apothéose : depuis le temps qu’ils expliquent à qui veut l’entendre que le monde est dirigé en secret depuis deux cents ans par une camarilla occulte de quelques dizaines de milliers de dirigeants et de comploteurs juifs, le revirement de Trump est une aubaine.
Pour la plupart, ils étaient tocards. Les revoilà grâce à Bibi stars de l’année, et pour longtemps.
Dieudonné va pouvoir relancer au Zénith sa carrière en suspens – et Sophia Aram terminer la sienne au petit théâtre du casino de Deauville. À quoi ça tient, la vie, en fin de compte.
Curieusement, chez certains néo-cons ou bellicistes de toujours que j’imaginais en train de pavoiser ou de sabler le champagne, comme Nicolas Tenzer par exemple, c’est plutôt la retenue qui s’impose, voire une sourde inquiétude pas encore vraiment assumée.
Craignent-ils que la cause d’Israël et de son Premier ministre affameur d’enfants soit déjà suffisamment avariée pour nuire à leur grand dessein universaliste et impérial de toujours ?
Mystère.
Le plus pathétique, comme toujours, est l’attitude des Européens, ces gnomes engoncés dans l’impuissance et l’hypocrisie, qui, comme Macron, ont cautionné dès le premier jour l’agression israélienne pour feindre ensuite de s’émouvoir de ses conséquences et jouer la ritournelle du droit international sauvegardé. Quels tristes bouffons sommes-nous décidément devenus.
Pour moi, une seule certitude aujourd’hui demeure : la nécessité ardente de voir l’Iran détenir le plus vite possible l’atome militaire.
Contrairement à ce que croient les commentateurs superficiels et les suiveurs atlantistes, l’agression américano-israélienne de ce mois de juin va y contribuer plus que n’importe quel autre impératif.
Désormais, même les opposants libéraux au régime des ayatollahs (je ne range évidemment pas parmi eux l’héritier dégénéré des Pahlavi, qui a à peu près autant de chances de retrouver son trône que le comte de Paris ou le prince Bonaparte) devront reprendre en la matière leur résolution en vue de ce projet devenu vital pour la souveraineté et la puissance recouvrée de la nation perse s’ils veulent être en mesure d’être investis de la moindre légitimité future.
Le plus probable, de toute façon, est que le régime va sortir non pas affaibli mais plutôt ragaillardi et retrempé par la guerre qui commence, et qui va durer longtemps. Dorénavant en Iran, tout dissident favorable à Israël ou à l’Occident passera pour un traître à sa nation et en paiera le prix.
Au-delà du guide Khamenei, un homme de 86 ans dont le règne touchait à sa fin, c’est le pouvoir des Pasdarans, infiniment moins religieux qu’à l’époque de Khomeyni et devenu comme une sorte de garde prétorienne ou de phalange nationaliste détentrice de 40% de l’économie du pays, qui va renforcer son emprise sur la nation et diriger la suite des opérations.
La meilleure réponse serait d’ailleurs de sortir une fois pour toutes du traité de non-prolifération que Trump lui-même a violé depuis son premier mandat (et qu’Israël, au passage, n’a jamais signé). S’en réclamer encore n’est jamais qu’une hypocrisie de plus.
Seule bonne nouvelle au milieu de ce désastre : les États-Unis n’auront maintenant plus les moyens financiers et matériels de continuer à soutenir l’effort de guerre ukrainien.
Poutine devrait donc pouvoir achever la libération des quatre provinces russes du Donbass et liquider ce qui reste de l’armée de Kiev d’ici la fin de l’année. À toute chose malheur est bon, comme on dit.
Même les activistes franco-iraniennes qu’on invite partout depuis une semaine sont bien plus jolies que ces irritantes p.tains ukrainiennes, qu’il fallait se farcir à toute heure sur les plateaux de télévision depuis 2022. La vie est toujours pleine de surprises, malgré tout.

SYMPATHY FOR THE DEVIL

Christian Rol

-22/6/2025- Je n'ai aucun point commun avec les barbus sinistres de Téhéran ou d'ailleurs. Mais encore moins avec les cinglés de par le monde, tous reliés à Tel-Aviv, qui souillent tout ce qu'ils touchent et mènent des guerres pour se refaire la cerise.
L'Iran, présenté sous l'angle du mainstream, serait donc une théocratie irrespirable, peuplée de barbares analphabètes en burqa et turbans, et de citadins "éveillés" qui ne rêvent que Netflix, OnlyFans et autres bienfaits de L'Occident...
Soit. Je n'en sais rien car je n'y suis jamais allé. En revanche, je suis allé en Syrie, en Russie ou en Serbie et ailleurs, autant de cibles d'une même propagande occidentale et je n'a jamais vu dans ces enfers, le cauchemar promis. Peu importe, puisque ce qui compte ce n'est pas la vérité mais les mensonges qui préparent l'opinion publique à regarder les massacres avec bonne conscience.
L'Iran, à terme, c'est mort. Comme l'Irak, la Syrie, la Libye, l'Afghanistan. D'un côté l'extension du Grand Israël ; de l'autre, la Route de la Soie et les réserves inépuisables de pétrole qui n' attendent que les USA et l'Angleterre pour être pillées.
Ça va être coûteux en vies humaines mais les affaires c'est les affaires. Comme disait Madeleine Albright au sujet des centaines de milliers de morts en Irak, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs...
Le pire, c'est que ces grandes gueules de barbus au pouvoir en Iran savent tout cela. Ils savent aussi que leur jours sont comptés et qu'ils vont pouvoir enfin rejoindre Allah et les vierges promises. Perdu pour perdu je ne vois pas ce qui les retient de raser Israël...
Et Donald dans tout ça ? C'était ça ou les Lolita avec Epstein sur Fox News...

6 avril 2023

Si vous aimez le nouveau monde qui se dessine [Iran]

Denis Collin

"Enlever son voile équivaut à être hostiles à nos valeurs". Le chef de l'autorité judiciaire iranienne, Gholamhossein Mohseni Ejei, a prévenu que les femmes non voilées seraient poursuivies "sans pitié", selon des propos rapportés par les médias iraniens ce samedi.
"Celles qui commettent des actes si anormaux seront punies", a-t-il ajouté, sans donner de détails sur ce que pourrait inclure cette punition. Il a par ailleurs déclaré que les forces de l'ordre étaient "obligées de signaler les crimes évidents et toutes formes d'anomalies contraires à la loi religieuse et se produisant en public aux autorités judiciaires. Ni recul ni tolérance."
Plusieurs déclarations allant dans le même sens ont été faites ces derniers jours. Dans un communiqué publié jeudi, le ministre de l'Intérieur a décrit le voile comme étant "l'une des fondations civilisationnelles de la République islamique d'Iran" et qu'il n'y aurait "aucun recul, ni tolérance" sur le sujet.
Ce samedi, le président iranien Ebrahim Raisi a une nouvelle fois appelé les Iraniennes à porter le voile par "obligation religieuse".

17 janvier 2023

Solidarité avec le peuple iranien

Eric Vial

Pendant que les libéraux mondialistes se livrent une guerre économique pour préserver leurs intérêts, l’Iran tente de se libérer du joug de la dictature islamiste dans une quasi indifférence de l’Europe et de ses alliés.
Femme Vie Liberté c’est la première révolution féministe de l’histoire du monde. Elles ne veulent plus mettre le voile islamique. Elles refusent de mourir parce que des hommes pervers voient leurs cheveux.
Des dizaines de milliers de personnes venues de toute l’Europe défilent devant les institutions européennes de Strasbourg. Elles veulent nous rappeler qu’il ne suffit pas pour l'Europe de dire « qu'elle défend les valeurs de liberté et d’égalité », il faut aussi des actes.
Dans la foule je vois de nombreuses femmes pleurer. Elles sont émues par l’événement. Elles pensent à leurs sœurs.
Le ciment qui soude tous nos peuples c’est la liberté : c'est le premier principe de l'humanité. Le deuxième, c'est la solidarité. Il n’est donc pas possible en tant qu'Homme de fermer les yeux.
Face à l’oppression, aux meurtres, emprisonnements, tortures, pendaisons et les exécutions qui se déroulent actuellement en Iran, l’Europe doit agir, maintenant !