Translate

Affichage des articles dont le libellé est PRESIDENTIELLE 2027. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PRESIDENTIELLE 2027. Afficher tous les articles

20 juin 2026

CharbActu
16/6/2026

Présidentielle 2027 : le dernier enfumage de Jordan Bardella

Cliquer sur l'image ↴

19 juin 2026

Anne Mansouret
19/6/2026

J’ai suivi hier soir la totalité du MOMENT POLITIQUE DE JEAN-LUC MÉLENCHON à Saint-Denis, dans le cadre de sa campagne présidentielle « Insoumise ».
 
Permettez-moi de vous mettre en garde, à gauche comme à droite : cet homme est supérieurement intelligent, doué d’une intuition politique exceptionnelle, et, pour sa quatrième tentative, redoutablement expérimenté. Sa campagne présidentielle est réglée avec la précision d’un coucou suisse, le professionnalisme et l’efficacité de l’expert en sociologie et en sciences politiques qu’il est incontestablement devenu après un demi-siècle d’entraînement.
Dorénavant, toute la provocation dionysienne, islamogauchiste et anarchiste a été confiée à Bally Bagayoko, pour fanatiser la clientèle exotique de sa « Nouvelle France ».
Les excès gauchistes et l’incontinence verbale sont devenus la signature politique exclusive de Mathilde Panot et de son groupe à l’Assemblée nationale.
Quant à lui, le chef absolu de droit républicain, il a retrouvé les accents traditionnels de la gauche ouvrière modeste et besogneuse ; tout en émaillant son discours de références culturelles, pour ne pas déroger à sa réputation d’intellectuel dominant, soutenu par 75/100 des journalistes et des influenceurs médiatiques bien pensants. Chapeau l’artiste !
Alors, agiter La France Insoumise de Mélenchon comme un épouvantail, sans allumer rapidement des contrefeux et sans trouver un candidat de poids, capable de regrouper la droite et les divers centres mènera inéluctablement (selon moi) à un second tour Le Pen & Bardella contre Mélenchon et son grand remplacement.
L’erreur politique serait de penser qu’en baptisant sa « Nouvelle France » Mélenchon aurait euthanasié l’ancienne.
Que nenni : la vieille France de la vieille gauche a beau être qualifiée de « toute blanche et toute moche » elle est toujours fidèlement acquise à Jean-Luc Mélenchon.
Alors… ATTENTION !
Si vous continuez à balancer un candidat par minute en mode pigeon d’argile comme Gabriel Attal, ou façon Saint-Germain-des-Prés comme Monsieur Léa Salamé…
Le prochain Président de la République, ce sera lui.


17 juin 2026

Anne Mansouret
14/6/2026

PROFESSION DE FOI

Iranienne, née à Téhéran d’un père iranien et d’une mère belge, je suis arrivée en France en octobre 1956. J’avais 10 ans et j’ai choisi la France pour y être pensionnaire, parce que c’était la patrie de D’Artagnan, dont j’étais tombée amoureuse à la lecture des Trois Mousquetaires.
Pendant 40 ans, de 1956 à 1996, je me suis appliquée à devenir Française jusque dans les plus infimes détails culturels et traditionnels.
À penser, à écrire, à aimer et à rêver en français.
Puis de 1996 à 2026… Pendant 30 ans, j’ai adopté la Normandie, ma terre d’élection sous les couleurs de la gauche, les couleurs de mes convictions les plus fondamentales :
- La démocratie et son corollaire : la Liberté pour tout individu de penser, de s’exprimer et de s’opposer.
- L’Égalité des droits et des devoirs de chaque citoyen, dans le respect de l’intérêt général, de la tranquillité et de la protection de tous.
- La Fraternité, qui inclut l’Autre, dès l’instant où il cherche à établir un lien affectif proche du lien familial, puisque dans le concept de Fraternité il y a « Frère ».
Aujourd’hui, à 80 ans, je suis heureuse et sereine sur mon petit bout de terre normande, sauf que je suis face à un dilemme :
Après avoir combattu Emmanuel Macron pendant plus de dix ans ; après avoir vérifié que cet homme s’est avéré (conformément, hélas, à mon pronostic) le plus nocif des 23 Présidents de la République Française…
Pour qui voter en 2027 ?
À un an de l’échéance, il appartient à chaque électeur de définir quelles sont (à ses yeux) les actions prioritaires pour tenter d’éviter le naufrage de notre pays, et, quelque part, de notre civilisation ; puis de sélectionner le ou la candidat(e) qui se propose de les mettre en œuvre.
Pour moi, il s’agit de :
• Interrompre immédiatement l’immigration de travail pendant une période de 5 ans, l’immigration de peuplement pendant dix ans.
• Encadrer le droit du sol par des procédures restrictives, à la naissance d’un enfant sur le sol français.
• Soumettre le renouvellement des titres de séjour et des demandes de naturalisation à de nouvelles règles, inspirées de celles exigées dans tous les autres pays du monde.
• Supprimer l’Aide Médicale d’Etat (AME) en maintenant uniquement une Aide Médicale d’Urgence.
• Expulser immédiatement du territoire tout étranger (ou bi-national) qui s’est rendu coupable d’un délit ou d’un crime.
• Revoir fondamentalement nos accords de 1968 avec l’Algérie.
• Revoir fondamentalement nos accords financiers et fiscaux avec le Qatar.
• Dénoncer les accords et traités qui transfèrent à la Commission Européenne nos prérogatives en matière de Défense, de géopolitique, de politiques migratoires et de souveraineté juridictionnelle.
• Cesser immédiatement de financer Monsieur Zelensky et l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie ; prendre aussi l’engagement de ne pas intégrer l’Ukraine à l’UE dans les 20 prochaines années.
• Remettre à plat les stratégies politiques de l’Éducation Nationale, de la Justice et des Affaires Sociales.
• Repenser la Loi de 1905 afin de rendre la laïcité fondamentalement incompatible et inadaptable aux règles et aux pratiques de la charia islamique. Renoncer solennellement aux règles de la charia par la signature d’une charte républicaine devrait être la condition sine qua non de l’obtention d’un permis de séjour ou de travail en France, a fortiori de la naturalisation française.
Conséquemment, interdire à l’extérieur des lieux de culte, le port de tout vêtement à connotation islamique ; comme les pratiques coutumières non conformes aux réglementations sanitaires et alimentaires, en particulier celles qui contreviennent aux règles du bien-être animal.
Soyons clairs : aucune de ces préconisations n’est à mes yeux : « d’extrême droite ».
Je suis sûre que mes positions d’aujourd’hui, seraient – dans l’environnement d’aujourd’hui – partagées par Georges Marchais, par François Mitterrand, comme par le Général de Gaulle ou par Pierre Mendes-France.
Quant à être taxée d’islamophobie ; étant née en terre d’islam d’un père musulman et apostat : j’assume.
Car voyez-vous, si j’ai choisi la France judéo-chrétienne il y a sept décennies…
Ce n’est pas pour me retrouver demain en République Islamique Française !
Photos d’illustration jointes : incident survenu au CM du mercredi 11/6/2026 à Yvry-sur-Seine (Val- de-Marne).



9 juin 2026

Gilles Casanova
8/6/2026

Le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis, ce dimanche a été un grand succès, comme on pouvait l'imaginer.


Le grand orateur est resté fidèle à la tradition du « programme du dimanche » de la Social-démocratie : c'est-à-dire la promesse faite aux électeurs le dimanche que leurs rêves vont se réaliser, en opposition au « programme de la semaine » qui est ce qu'arrivés aux postes de pouvoir ils font effectivement.
Là où ils ont partagé le pouvoir, comme à Paris, le "programme du dimanche" tourné vers le bien-être et l'épanouissement des catégories populaires a abouti à faire "en semaine" de la capitale, la ville la plus chère du monde à égalité avec Hong Kong et Singapour, une ville dans laquelle il est aujourd'hui impossible à des Français moyens de se loger, une ville qui n'accueille plus que du Airbnb et des bourgeois plus ou moins bohèmes, et – sous le périphérique, sur le bord du canal, ou dans divers autres lieux dans des conditions insalubres – leurs esclaves migrants sans papiers qui leur apportent à vélo les sushis du soir, et qu'ils chantent comme la « nouvelle France ».
« Programme du dimanche » sur l'Union européenne qu'il ne s'agit plus d'empêcher de nuire aux Français, qu'il ne s'agit ni de neutraliser en reprenant sa souveraineté, avec laquelle il n’est opportun ni de rompre, ni de s'affronter, mais qu’il faut « débarrasser du libéralisme », à ce compte, on pourrait aussi demander avec les mêmes chances de succès, aux banques, de moins penser à l'argent et plus à l'Amour universel…
Tout cela devant un parterre nombreux, fervent, décidé, enthousiaste même, mais intensément « blanc » !
Puisque ce courant racialise si fortement les rapports sociaux, on ne peut s'empêcher de lui appliquer sa grille de lecture de la société. Bien que tenu dans le département champion de l'immigration illégale, de la délinquance et du narcotrafic, un département dans lequel le système scolaire voit les jeunes ayant le français pour langue maternelle être minoritaires, dont les grandes villes ont une majorité de moins de 25 ans issus directement ou indirectement de l'immigration récente, c'est essentiellement la petite bourgeoisie radicalisée, détentrice du « privilège blanc » qui se pressait autour de cette grand’messe pour célébrer la nouvelle France et les remplaçants de la classe ouvrière qui n'avaient, eux, pas fait le déplacement.
Dans ces conditions, d'une façon définitivement mitterrandienne, pour couvrir l'acceptation fondamentale du néolibéralisme et leur vision radicalisée de la politique proposée par la fondation Terranova – financée par Bill Gates – qui constitue leur orientation stratégique, l'ennemi invoqué est le fascisme.
Depuis 42 ans c'est cette chanson qui est servie à ceux qui n'ont pas accepté l'abandon par la gauche de la perspective de « changer la vie » au profit de « construire l'Union européenne ».
Depuis 42 ans il faut tout accepter au nom de la lutte contre un fascisme dont la prise de pouvoir serait imminente si l’on ne baissait pas la tête devant les milliardaires et leurs amis pour faire le « Front républicain » derrière leurs candidats.
Mais on peut regarder autour de soi, le fascisme on ne le voit pas. Le néo-nazisme oui, on le voit, il s'affiche, il ne se cache pas, en Ukraine, mais ce sont nos impôts qui le financent à coup de milliards, et il n'est pas question dans le discours de lever le pays contre lui. En revanche il est question d'exiger du Medef qu'il arrête de parler avec Marine Le Pen… Mais le Medef, ce qu’il reproche à Marine Le Pen, c’est d’avoir le programme social de la CGT. Allez comprendre. Donc le Medef devrait être plus raisonnable et parler avec Jean-Luc…
Le grand projet est là, il est exprimé en termes clairs : être second derrière Jordan Bardella à l'élection présidentielle. Voilà qui va terroriser les milliardaires, qui ont tremblé ce week-end en voyant Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles assister ensemble dans des tenues particulièrement élégantes, au Grand prix de Formule 1 de Monaco depuis les loges…
Ainsi, pour les milliardaires, le choix est fait, Jean-Luc est le candidat idéal pour perdre devant celui qui est le candidat idéal pour que « tout change pour que rien ne change » et qui le montre un peu plus chaque jour, maintenant qu'il prend conseil auprès de Thierry Breton pour savoir comment régler le problème de la dette…
On voit que les milliardaires et leurs conseils, McKinsey et quelques autres, n'ont pas qu'un seul scénario en main pour gagner la présidentielle, ils ne se reposent pas entièrement sur les frêles épaules des duettistes de Bilderberg : Edouard Philippe & Gabriel Attal.
Ceci dit, personne ne sait comment vont réagir les Français à une présidentielle qui se terminerait par un « business as usual » après une campagne menée de part et d'autre sur une ligne radicale « pour que tout change »…

6 juin 2026

Denis Albisser
6/6/2026

Point absolument commun de tous ces candidats : le Système.


Tous d'accord pour ne pas reprendre la souveraineté de la France, et la laisser à l'UE, l'OTAN et l'OMS.
Tous d'accord pour poursuivre la guerre contre la Russie.
Ils se sont tous prosternés devant Zelensky, ils se moquent tous aussi de l'avis et de la vie des Ukrainiens, mais aussi de l'avis des Français.
Tous d'accord pour continuer à mentir aux Français.
Seul bémol, le RN et l'immigration, mais sans sortir de la dictature européenne, ça continuera.

31 mai 2026

Aletheia Parmenide
31/5/2026

LA QUESTION DE L'ABSENCE ÉTONNANTE DE DAVID LISNARD DANS LES SONDAGES


Ce sondage RTL n’est pas sérieux. David Lisnard est un candidat beaucoup plus crédible que bon nombre de ceux qui sont alignés en terme de capacité à rassembler les 500 signatures et de pourcentage de vote potentiel (par exemple Tondelier, Arthaud ou Dupont-Aignan..) et il n'y figure pas.
Or David Lisnard a un programme libéral et régalien bien construit, ça dérange probablement.
D'ailleurs, comme le dit Vincent Goyet sur X :
"Les milliardaires de gauche comme de droite qui détiennent les médias, et qui sont gavés d’argent public par différents mécanismes, n’ont aucun intérêt à voir arriver à la tête de l’État un libéral assumé qui va mettre un terme à la gabegie administrative et financière de notre pays."
Guillaume Rosenberg (sur X) : "L’invisibilisation de David Lisnard dans les sondages et les débats médiatiques devient difficile à ignorer.
Depuis plusieurs semaines, une partie des médias semble vouloir enfermer l’élection présidentielle de 2027 dans un scénario unique : un duel RN/LFI dont seuls les héritiers du macronisme pourraient nous protéger.
Cette mise en scène présente comme inévitable une confrontation des « extrêmes » pour réhabiliter ceux qui gouvernent le pays depuis près de dix ans, malgré des résultats visibles de tous.
Pendant ce temps, des candidats déclarés, dotés d’un projet solide, d’un ancrage local reconnu et capables de réunir les 500 parrainages, sont écartés des radars médiatiques et des principaux sondages.
Pourtant, c’est maintenant que le débat doit être le plus ouvert. Les Français doivent découvrir l’ensemble des offres politiques et comparer les projets. La démocratie ne se réduit pas aux candidats choisis par quelques rédactions.
Face au déclin organisé, aux promesses non tenues et aux faux choix imposés, il existe une autre voie : celle de la liberté, de la responsabilité, du travail et de la maîtrise des dépenses publiques.
Cette alternative s’appelle David Lisnard et Nouvelle Énergie.
Puisque certains l’ignorent sur les plateaux, nous serons nombreux à la faire connaître sur le terrain."
Isabelle Fauconnier

28 mai 2026

Alain Callede
28/5/2026

Bardella et la faille culturelle


Selon un article du Canard enchaîné, on découvre une scène presque caricaturale : un candidat que l’on dit en préparation intensive, entouré d’une équipe de communicants qui s’active pour combler, dans l’urgence, ce qui apparaît comme des lacunes importantes en matière de culture générale et de formation politique.
Qu’il s’agisse de géographie, d’histoire, d’économie ou de géopolitique, le constat dressé par certains observateurs est sévère. Alors, on “fait lire”, on prépare, on anticipe les interviews, on verrouille les éléments de langage. Une stratégie de compensation qui dit autant sur le candidat que sur la peur de ses propres équipes : celle de voir apparaître, en pleine lumière d’une campagne présidentielle, les limites d’un profil jusqu’ici protégé par des scrutins de liste ou des fonctions moins exposées.
Car l’élection présidentielle n’est pas une campagne comme les autres. Elle ne pardonne ni l’improvisation, ni les approximations, ni les angles morts. Et surtout, elle met à nu ce qui peut rester masqué ailleurs : la densité intellectuelle, la capacité d’analyse, la solidité culturelle.
Dans ce contexte, certains sondages évoqués ces derniers mois montreraient déjà une érosion de son niveau d’intentions de vote. Rien de mécanique, rien de linéaire — mais une dynamique qui peut compter quand la campagne entre dans sa phase la plus brutale : celle des confrontations directes et des erreurs impossibles à effacer.
Reste une question simple : peut-on fabriquer, à marche forcée, un candidat présidentiel complet en quelques mois de préparation intensive ? Ou bien la campagne finit-elle toujours par révéler, sans filtre, ce que les éléments de communication ne peuvent plus masquer ?
Dans une présidentielle, la mise à l’épreuve est totale. Et c’est souvent là que les récits construits en amont rencontrent la réalité du terrain.

26 mai 2026

Gastel Etzwane
26/5/2026

L’opération a bien commencé. Pas de programme, pas d’expérience, aucune popularité réelle, mais candidat parfait du parti du centre.

Cliquer sur l'image ↴

21 mai 2026

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire

Présidentielle : la machine à adouber...


- 21/5/2026 - On nous répète à longueur d’antenne que la France est une grande démocratie, que l’élection présidentielle est “le rendez‑vous majeur du peuple avec son destin”, que le suffrage universel est sacré. Très bien. Mais alors, pourquoi le peuple n’a‑t‑il jamais le droit de choisir librement ses candidats ? Pourquoi doit‑il se contenter de désigner, parmi une liste soigneusement filtrée par ceux qui ont tout intérêt à verrouiller le jeu ?
Le système des parrainages va une fois de plus nous montrer son vrai visage, à savoir, une machine bien huilée destinée à exclure les voix dissidentes. Vendu comme un garde-fou contre les candidatures fantaisistes il est en réalité un garde‑fou contre les candidatures gênantes. Les élus, c’est‑à‑dire le système lui‑même, décident de qui peut se présenter contre lui. On a connu des arbitres plus neutres.
Résultat : Tous les candidats souverainistes proposant le Frexit seront écartés, tous ceux qui pourraient troubler la sieste institutionnelle seront éliminés avant même que les Français n’aient pu entendre leur voix. On appelle cela “démocratie”. Le parrainage nominatif permet les menaces amicales, ou par exemple, un chantage aux subventions pour la ville...
Et que dire des partis installés, qui se lamentent chaque fois qu’ils “peinent à obtenir leurs signatures”, avant de les décrocher comme par miracle, juste à temps pour la photo ? Leur indignation est devenue un rituel, une petite scène de théâtre que l’on rejoue tous les cinq ans. Pendant ce temps, ceux qui n’ont pas accès aux plateaux télé, mais qui ont un public réel, une influence sur les réseaux, restent à la porte. On sait se servir justement des réseaux dans beaucoup de domaines, mais quand il s’agit de la présidentielle là, c’est non ! Pensez donc c’est un sujet bien trop sérieux et qui doit demeurer dans les mains des élus eux-mêmes.
Mais cela ne doit choquer personne, pourtant souvenez-vous, il y a cinq ans le RN jouait les pleureuses, criait au déni démocratique, car il lui manquait quelques signatures. L’avez-vous vu utiliser sa niche parlementaire pour déposer une proposition de loi pour réformer le dispositif ? Non. Et pourtant au RPF nous avons à plusieurs reprises insisté sur ce sujet et celui des machines à voter, qui factuellement, produisent un vote très différent de celui de la nation dans son ensemble, nous l’avions montré et cela avait été repris. Pourquoi le ferait‑il ? La procédure actuelle lui garantit une place dans le duel final. On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.
Et après cela, on voudrait nous faire croire que les Français vont “choisir” leur président. Non, ils vont désigner un homme parmi ceux que le système aura préalablement adoubés. La pluralité des idées ? Étouffée. Le débat de fond ? Évaporé. Le choc des visions ? Inexistant. À la place, nous aurons droit à la sempiternelle logorrhée de promesses intenables, d’indignations fabriquées, de barrages moraux exigés, qui resteront lettres mortes, avec cet argument massue : c’est Bruxelles qui décide.
Peut‑on encore changer le mode de désignation des candidats ? Techniquement, oui : une simple loi organique suffit. Politiquement, c’est une autre histoire. Aucun parti installé n’a intérêt à ouvrir la porte à de nouveaux courants. Même ceux qui se disent “anti‑système” préfèrent que tout reste exactement comme c’est. C’est dire à quel point tout fonctionne bien… pour eux. Au RPF nous sommes favorables à une désignation par les électeurs eux-mêmes avec un nombre de signatures à déterminer. Et à l’abandon des machines à voter. Cependant si techniquement la chose est encore possible, politiquement c’est inenvisageable. La procédure actuelle protège la caste habituelle. Cette posture en dit long sur la vision qu’ont les partis classiques et le modèle qu’ils entendent maintenir. Il faudra autre chose pour réformer et espérer une offre vraiment ouverte, et avoir le droit de choisir, et non plus seulement de désigner celui qui nous semble le moins pire... après matraquage audio-visuel.

7 mai 2026

Alex Borg
7/5/2026

Préparez les popcorns, ça sent la grande trahison bien cuite.
Attal a tranquillement lâché ce jeudi qu’il a un accord avec Édouard Philippe : celui qui sera le moins bien placé des deux à la présidentielle se retirera gentiment pour laisser la place à l’autre… au cas où on risquerait un second tour entre LFI et le RN.
Traduction en langage clair : les deux chouchous du système ont déjà tout prévu pour que, quoi qu’il arrive, le peuple n’ait surtout pas le choix entre les deux options qu’il préfère. Si le Français commence à trop aimer le mauvais candidat, hop, on active le plan « on s’arrange entre nous ». Un se retire, l’autre récupère les voix, et on continue la petite sauterie centriste comme si de rien n’était.
C’est pas une élection, c’est un pacte de non-agression entre gens de la même famille. Deux anciens premiers ministres, deux produits de la macronie (l’un direct, l’autre recyclé), qui se mettent d’accord pour verrouiller le jeu. Peu importe ce que veut le peuple, l’important c’est que ni Mélenchon ni Le Pen ne passent. La démocratie ? Oui, mais seulement si c’est le bon candidat qui gagne.
On est au niveau où ils ne se cachent même plus. Ils l’annoncent presque fièrement : « Si le peuple déconne, on a un plan B entre nous. » Deux mecs qui se sont battus pour être le dauphin de Macron et qui, au final, préfèrent s’entendre entre eux plutôt que de laisser les Français choisir librement.
Moi Alex Borg, je dis que c’est pas de la politique, c’est du trafic d’influence à ciel ouvert. Ils ont transformé la présidentielle en jeu de chaises musicales où le seul qui perd à chaque fois, c’est le peuple.
Deux futurs traîtres à la nation qui se font un petit clin d’œil : « Quoi qu’il arrive, on reste aux manettes. »
La bise, et bon courage à ceux qui croient encore que cette élection sera vraiment libre. On est gouvernés par des gens qui considèrent le vote populaire comme un bug à corriger.

6 mai 2026

Marc Arnaud
6/5/2026

Les sondages ? Toute vérité n'est pas bonne à dire !


Chaque semaine, le même cérémonial revient: un institut de sondage sort un graphique anxiogène, trois éditorialistes hochent gravement la tête, et toute la macronie médiatique se met à réciter les chiffres comme des moines copistes sous perfusion de café tiède.
Et Jean-Luc Mélenchon ? Toujours présenté comme “clivant”, “fatigué”, “trop radical”, “fini politiquement” depuis à peu près… 2017. Curieuse agonie, d’ailleurs, pour un homme qu’on passe son temps à combattre avec une telle fébrilité. On n’installe pas autant de batteries anti-aériennes autour d’un cerf-volant.
Parce qu’il faut poser la question franchement : pensez-vous réellement que les propriétaires des grands instituts de sondage, milliardaires ou amis de milliardaires, aient le moindre intérêt à publier des enquêtes réelles montrant Mélenchon au-dessus de 20 % ?
Allons. Ces gens-là regarderaient un incendie dans leur salon avec plus de sérénité.
Imaginez seulement une seconde qu’un sondage honnête sorte demain matin. Mélenchon à plus de 20 %. Le paysage politique exploserait comme une cocotte-minute oubliée sur le feu.
La “gauche responsable” découvrirait soudain la gravité terrestre.
Pendant des mois, les petits marquis du centre-gauche expliquent doctement que LFI “fait peur”, qu’il faut “rassembler”, “apaiser”, “dialoguer”, ce qui est généralement un mot élégant pour dire : ne surtout rien changer à l’ordre établi. Mais avec un Mélenchon haut dans les sondages, terminé le théâtre d’ombres.
Ces sociaux-libéraux parfumés à la naphtaline n’auraient plus d’échappatoire. Ils devraient reconnaître l’évidence : candidat unique ou non, colloques sur “la gauche de gouvernement” ou pas, brunch bio chez Jadot ou atelier poterie chez Glucksmann, il n’existe aujourd’hui qu’une seule force capable d’emmener la gauche au second tour : la France Insoumise.
Et ça, pour certains apparatchiks à la rose fanée, c’est plus douloureux qu’un contrôle fiscal chez Bernard Arnault.
À droite, ce serait “Hunger Games”.
La droite classique tremble déjà comme une apprentie chanteuse devant Patrick Bruel.
Parce qu’au fond, ils le savent : si Mélenchon monte réellement, le scénario catastrophe devient possible. Non pas pour le peuple.
Pour eux. Alors il faudrait trouver en urgence un candidat commun. Et là… bon courage.
Entre les macronistes qui se détestent poliment, les LR qui survivent sous respirateur artificiel, les ambitieux qui se poignardent dans les couloirs et les éditorialistes qui choisissent leurs poulains comme on choisit un cheval au PMU, ce serait une véritable bataille de homards dans un aquarium trop petit.
Retailleau étranglerait Philippe avec une cravate Hermès.
Attal expliquerait qu’il est “le renouveau” pour la douzième fois.
Valls reviendrait probablement par une bouche d'égoût.
Un bonheur visuel.
Et l’extrême droite perdrait son plus gros mensonge ! Car voilà le vrai sujet. Un sondage honnête fissurerait surtout l’immense opération de marketing politique menée depuis des années autour du RN : “eux seuls peuvent gagner”. C’est la clé de leur système. Le vote utile version xénophobe.
Beaucoup de travailleurs précaires, de gens épuisés par les fins de mois impossibles, votent RN non par amour des milliardaires identitaires mais parce qu’ils pensent n’avoir plus d’autre issue.
Or que se passerait-il si ces électeurs voyaient soudain une réalité différente ? Si on leur montrait qu’une force populaire, sociale, capable d’accéder au second tour, défend réellement:
- le blocage des prix,
- la retraite à 60 ans,
- l’augmentation du SMIC,
- le partage des richesses,
- les services publics,
- la taxation des ultra-riches.
Bref : leurs intérêts matériels concrets. Le château de cartes commencerait à trembler. Parce qu’entre un parti qui tape sur les immigrés à longueur de journée et un mouvement qui parle salaires, loyers, hôpitaux et dignité, beaucoup finiraient peut-être par comprendre où se trouve réellement leur camp.
Les sondages ne fabriquent pas la vérité. Ils fabriquent le décor.
Voilà le cœur du problème. Un sondage n’est pas seulement une photographie. C’est aussi une arme psychologique.
On ne demande pas aux citoyens ce qu’ils pensent : on leur suggère ce qu’il serait raisonnable de penser. On fabrique du “vote crédible”, du “vote possible”, du “vote autorisé”.
Et surtout : on tente de convaincre les électeurs de gauche que tout est déjà joué. Mais malgré les plateaux télé verrouillés, malgré les éditocrates en roue libre, malgré les unes catastrophistes et les mines outrées des experts en costume bleu pétrole, une réalité persiste: La France Insoumise reste aujourd’hui la seule force populaire capable de provoquer une véritable panique dans les beaux quartiers.
Et ça, finalement, c’est peut-être le meilleur sondage de tous.

4 mai 2026

Gabriel Nerciat
4/5/2026

POURQUOI LES ARNAULT VOTENT MÉLENCHON


Il me semble que les déclarations publiques de Madame Bernard Arnault dans Libé, il y a une semaine, faisant savoir qu'elle voterait sans coup férir pour Jean-Luc Mélenchon si ce dernier était qualifié au second tour de la présidentielle de 2027 contre Jordan Bardella, n'ont pas été beaucoup commentées, aussi bien à droite qu'à gauche.
Elles valent pourtant leur pesant de milliards d'euros. Même si l'on comprend assez bien pourquoi Pascal Praud ou Annie Ernaux sont un peu gênés aux entournures et s'abstiennent de s'y arrêter.
Qu'on ne me dise pas, surtout, qu'il s'agit d'une femme libre et émancipée dont la parole n'engagerait pas celle de son mari.
Il est évident que c'est tout le contraire, et que c'est bien le patron de LVMH – septième fortune mondiale – qui s'exprime ici, dans le quotidien attitré de la gauche petite-bourgeoise et post-soixante-huitarde française, par son entremise.
Si j'étais sociologue ou politologue ou les deux en même temps, l'exégèse de cette confession publique me fournirait le canevas d'un livre passionnant, qui à ma connaissance n'a pas été encore vraiment écrit – sauf sous l'angle certes intéressant mais un peu trop volontiers systématique de Jean-Claude Michéa.
On y expliquerait, entre autres choses, pourquoi le RN, malgré les tonitruantes professions de foi libérales de Bardella et le ripolinage idéologique de plus en plus accentué du parti (à l'international comme à l'intérieur, où l'on ne parle même plus de préférence nationale en matière d'emploi comme de sortie de l'OTAN si j'en crois les discours prononcés à Mâcon le 1er mai), ne trouve toujours pas de banque française pour financer ses campagnes nationales, alors même que LFI, lui, parti ouvertement anticapitaliste se réclamant implicitement de l'héritage de Trotski, n'a jamais eu aucun mal pour financer ses activités militantes.
La réponse de l'énigme (si c'en est une) tient en un seul mot : mondialisation.
Ce qui reliera toujours les oligarchies capitalistes transnationales, les technocraties juridiques supranationales et les derniers représentants de l'internationalisme révolutionnaire en mode woke-créolisé (les minorités diasporiques et sexuelles ayant définitivement remplacé, comme autant de multitudes anomiques et déracinées, les masses ouvrières atomisées du léninisme défunt) est le partage minimal d'un grand récit structuré autour de l'unification de la production mondiale des biens et des idées comme vecteur essentiel du Progrès.
Après tout, un Bernard Arnault, dont le groupe est coté désormais à la bourse de Bruxelles et non plus de Paris et l'essentiel des usines déportées vers l'Amérique ou l'Extrême-Orient, n'a pas de raison de craindre une quelconque surtaxation du patrimoine financier ou productif présent en France, alors qu'il verrait sans doute d'un très mauvais œil l'augmentation tendancielle des salaires que génèrerait, surtout en période de déclin démographique, l'arrêt de l'immigration de masse dans plusieurs pays d'Europe. Sans parler des tensions inévitables sur le cours et l'avenir de l'euro comme sur le montant futur du budget de l'UE.
Quant à Mélenchon, il faut vraiment la grande naïveté, ou duplicité, du militant de gauche abonné à Libé pour ne pas voir qu'en ciblant prioritairement le RN (ce qu'il a fait encore hier soir sur TF1) et en exaltant les vertus de la colonisation africaine, musulmane ou indo-pakistanaise des nations européennes vieillissantes, il offre au capital depuis longtemps globalisé l'assurance tous risques que les vieilles droites exsangues orléanistes ou démocrate-chrétiennes ne sont plus en mesure de lui procurer.
Cela vaut bien une œillade appuyée de l'épouse de l'homme plus riche de France, sans l'ombre d'un doute dialectique.
Parasites de tous les pays, ma foi, unissez-vous. C'est encore ce que vous avez de mieux à faire.

18 avril 2026

François Asselineau
18/4/2026

LES 4 FRÈRES DALTON DU CENTRE ET DE LA DROITE


Le hasard et le cours des événements ont fait que Philippe, Retailleau, Lisnard et Attal présentent 4 mêmes caractéristiques qui vont peser lourd dans la prochaine présidentielle.

1. Tous les 4 sont sûrs de pouvoir être candidats
Tous les 4 président en effet un parti (association) comptant, parmi ses membres, plus de 500 élus détenteurs du pouvoir de parrainage.
- Philippe préside Horizons
- Retailleau préside LR
- Attal préside Renaissance
- Lisnard préside l'AMF (Association des Maires de France)
Tous les 4 sont donc assurés d'obtenir les 500 parrainages obligatoires pour pouvoir se présenter en 2027. Sans avoir besoin de les chercher, simplement en en donnant l'instruction à leurs troupes.
Pourquoi renonceraient-ils à utiliser cet atout précieux et périssable alors que leur candidature leur assurerait une notoriété durable ?
La seule raison d'un tel renoncement serait que 3 d'entre eux se désistent au profit du 4ème, au nom de « l’union des droites ».
Mais est-ce crédible ?

2. Tous les quatre se détestent et ont des troupes qui exigent qu'ils soient candidats
On voit mal pour quelle raison Philippe, donné souvent gagnant de la présidentielle par les instituts de sondage des milliardaires, accepterait soudain
- de renoncer à cette glorieuse perspective
- et de désespérer les cadres et militants qui travaillent pour lui depuis plusieurs années.
Et cela pour permettre
- à Attal, qui fut son subordonné,
- ou à Retailleau, patron de LR qu'il a trahi en 2017 en rejoignant Macron,
- ou à Lisnard, qui ne pèse rien électoralement,
d'être élu à sa place à l'Élysée !

Imagine-t-on Retailleau s'effacer
- derrière Philippe ou Lisnard, qui ont claqué la porte de LR,
- ou derrière Attal, ancien du PS ayant appelé à voter LFI contre le RN en 2024 ?
Qu'en diraient militants et électeurs de LR ?

Imagine-t-on Lisnard s'effacer
- derrière Retailleau, alors qu'il vient juste de claquer la porte de LR, qu'il estime n'être qu'une "fausse droite",
- ou derrière Philippe, qui représente à ses yeux tout le gaspillage étatique qu'il combat,
- ou derrière Attal, cet ex-PS qui vote LFI contre RN, alors qu'il lorgne sur l'électorat de Zemmour et Knafo ?
Qu'en diraient ses fans, qui l'ont, au contraire, poussé à se présenter contre ces 3 politiciens qu'ils vomissent ?

Imagine-t-on enfin Attal s'effacer au profit de l'un des 3 précédents, auxquels il adresse des reproches en miroir, alors qu'il fait tout pour montrer sa détermination à être candidat (livre, entretiens médias, couvertures de magazines...) ?

3. Tous les quatre savent qu'ils n'auront peut-être plus jamais l'occasion d'être candidat à une présidentielle
• Philippe, qui aura 56 ans lors de la présidentielle, peut craindre d'être oublié au profit de nouvelles têtes s'il renonce à se présenter.
Même chose, en pire pour
• Retailleau (66 ans en 2027), qui peut craindre de ne plus être président de LR en 2032,
• Lisnard (58 ans en 2027),qui ne sera peut-être plus président de l'AMF en 2032,
• Attal (38 ans en 2027, soit quasiment l'âge de Macron en 2017) qui peut craindre la disparition pure et simple de son parti macroniste après 2027.

4. Tous les quatre sont des européistes, prêts à sacrifier la France pour assouvir leur seule ambition
Malgré leurs envolées patriotiques qui sonnent faux, tous les 4 ne croient en fait plus à la France.
Ils savent qu'en cas d'élection, tous les 4 mèneront grosso modo la même politique : celle imposée par l'UE, la BCE et l'OTAN. Et que ce serait pareil avec Bardella et même Mélenchon, qui refusent eux aussi la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN.
Dès lors, à quoi bon se désister pour un clone ?

12 janvier 2026

Régis de Castelnau
12/1/2026

Pour le choix de l’héritier de Macron en 2027, la justice dans les starting-blocks


Petit point rapide, en attendant un article plus copieux, sur la dimension judiciaire du coup d’État en préparation pour choisir l’héritier (pas le successeur, l’héritier) d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2027.

Par une décision illégale directement politique (je renvoie à mes articles de l’année dernière où je l’ai démontré) les magistrats avaient décidé de la jouer « no pasaran » pour Marine Le Pen, la fameuse néonazie qui mange les petits enfants. Et ont donc (fort démocratiquement, faut pas croire) décidé d’exclure la dirigeante du premier parti de France de l’élection principale de la Ve République. Je pense avoir démontré à cette occasion que la messe était dite, et que pour des raisons de procédure l’éligibilité de Marine Le Pen ne pourrait pas être restaurée, même si par miracle invraisemblable la cour d’appel décidait de la relaxer sans peine d’inéligibilité. Celle de première instance aurait continué à s’appliquer.

Rappelons que pour une affaire encore plus ancienne que celle du RN, les potes de Bayrou avaient été condamnés il y a deux ans. Bayrou était lui-même relaxé, ce qui avait provoqué l’éclat de rire de ceux qui connaissaient un tant soit peu le dossier ! Devant le scandale, Bayrou étant premier ministre en exercice à ce moment-là, le parquet avait dû quand même faire appel. Eh bien, figurez-vous que celui-ci n’est toujours pas audiencé. Et surprise, celui du RN vient de l’être neuf mois après le jugement de première instance. Comme pour les débuts de l’affaire Fillon, les magistrats savent être rapides quand il s’agit de rendre service à Macron.

Alors pourquoi cette accélération de la procédure ?

Pour une raison très simple. Tout le monde sait bien que, sous une forme ou sous une autre, l’inéligibilité de Marine Le Pen va être confirmée par la Cour. À la grande joie des imbéciles qui adorent faire de la politique par le juge interposé, car cela va lui donner une nouvelle légitimité à la disqualification et justifier une bonne fois pour toute sa mise hors course. C’est un des éléments essentiels du coup d’État prévu pour 2027. Parce que personne ne doit s’imaginer que le système va se soumettre aux aléas électoraux et aux humeurs du peuple français quand même ! Soyons sérieux. La présidentielle de 2027 sera truquée comme celle de 2017, même si ce ne sera pas de la même façon. Car il ne faut pas s’imaginer que ceux qui ont installé Macron au pouvoir vont se gêner.

Bardella alors ? Je répète, soyons sérieux.


Marine Le Pen liquidée, élection à laquelle Macron ne peut pas se représenter, reste quand même pour les grands intérêts un problème sérieux. Il faut pérenniser le système Macron et son caractère destructeur. Et le meilleur moyen, avant de choisir l’héritier, est d’abord d’écarter de la compétition les candidats qui pourraient être de rupture. Non pas qu’ils fassent vraiment peur, mais ce sont leurs électeurs qui inquiètent. Alors les militants du PNF se sont dit : « on ne sait jamais et deux précautions valent mieux qu’une ». Et au PNF, pour qui ose s’opposer à Macron, on s’inspire de Richelieu disant : « Donnez-moi six lignes écrites de la main de l’homme le plus honnête, j’y trouverai de quoi le faire pendre ». Donc en pratique si Bardella devient gênant pour le système, ni une, ni deux il sera liquidé. Concernant l’autre côté du spectre, c’est-à-dire Mélenchon, c’est déjà dans les tuyaux. En commençant par Sophia Chikirou au mois de mai prochain. Le patron de LFI, ce sera pour après. Les dossiers ouverts avec cette perquisition de 2018 continuent de mijoter à feu doux.

Ce qui est extraordinaire c’est que la justice ne fait même plus semblant, tout est devenu transparent.

La semaine dernière elle a condamné 10 clampins pour un soi-disant harcèlement à l’encontre de Brigitte Macron. Histoire de montrer qu’il est désormais interdit de critiquer Macron ou la fameuse « Première dame », parce que sinon c’est du harcèlement et que ça peut valoir un aller simple pour la taule. Et inéligibilité avec exécution provisoire, puisque ça, c’est devenu la routine.

Mais au fond c’est pratique. Pour savoir quel sera l’héritier de Macron en 2027, il suffit de regarder à qui la justice fout la paix la paix, puisque depuis Fillon c’est elle qui met en musique le choix du système. Attal ? Glucksmann ? En tout cas probablement pas Édouard Philippe. Car pour lui ça risque d’être compliqué. Il a l’air un peu brouillé avec Macron et comme il y a concernant la mairie du Havre, trois dossiers contre lui qui qui mijotent, il ne devrait pas aller loin.

Finalement, le trucage judiciaire des élections en Roumanie, c’était du travail de « petits joueurs ». En France nous avons de sacrés pros. Félicitations !

29 novembre 2025

Régis de Castelnau
29/11/2025

Glucksmann, un autre Macron à l’Élysée ? Ça n’est pas seulement possible, c’est prévu


Ça alors ! Quelle surprise ! Je suis stupéfait !

« Raphaël Glucksmann est la personnalité politique qui bénéficie du traitement LE PLUS FAVORABLE dans les matinales de Radio France. » (Institut Thomas More)

Le problème est que les raisons de la promotion de ce type se voient comme le nez au milieu de la figure. Il coche absolument toutes les cases. Il est programmé pour réitérer la révolution de couleur de 2017, organisé par l’oligarchie et la haute fonction publique socialiste, qui nous a imposé par un coup d’État à finalisation judiciaire, un parfait inconnu à l’Élysée. Qui depuis près de 10 ans détruit méthodiquement notre pays, en lui infligeant un système néolibéral irréversible, et en l’intégrant à une Union européenne transformée en État fédéral autoritaire sous-direction allemande.

Le coup d’État ayant parfaitement réussi en 2017, les mêmes forces sont au travail avec les mêmes appuis.

Bien avant son arrivée dans la vie publique dans le sillage de son père, lui-même directement lié au groupe néocon américain (les cinglés du sous-sol), Raphaël Glucksmann a été recruté par les services américains (CIA ? NSA ?). Il a fait ses premières armes en appuyant un régime dictatorial installé en Géorgie par les occidentaux pour déstabiliser la Russie. Au service rémunéré d’un dictateur féroce et corrompu (actuellement en prison), marié à la ministre de l’Intérieur connue pour sa corruption et pour la répression et les tortures des opposants, il y a sévi pendant plusieurs années. Une fois le dictateur renversé, il s’est consacré à l’Ukraine post-Maïdan, toujours suivant son épouse reprenant en Ukraine (!) ses activités de corruption, de répression et de torture.

À nouveau programmé pour poursuivre sa mission première au service de l’hégémon, il est rentré en France. Les socialistes l’ont immédiatement choisi comme tête de liste aux élections européennes de 2018. Pour mettre en place le même combo que Macron : agent américain mis en place par les socialistes. Le système médiatique macroniste a été prié de le transformer en candidat présidentiel pour 2027. Tâche à laquelle la caste journalistique parmi les plus corrompues du monde s’est attelée avec empressement. On a alors assisté à un ahurissant scandale que le système s’est empressé d’étouffer. Deux journalistes aux fonctions stratégiques dans le service public de l’information, ont été surpris en train de comploter avec des dirigeants socialistes pour organiser au profit de Glucksmann la campagne électorale présidentielle de 2027 dans les médias. Cette incroyable séquence, qui recelait l’aveu, aurait dû avoir également des conséquences judiciaires notamment en matière de détournement de fonds publics et de violation de la réglementation du financement public des activités politiques. Il ne s’est évidemment rien passé.

Comme par hasard, sa nouvelle épouse, malgré une risible nullité professionnelle a été nommée comme présentatrice du journal télévisé de 20 heures sur le service public ! Le reste de la presse est prié de suivre le mouvement, ce qu’elle fait bien sûr avec diligence, la main sur le cœur. Émissions télévisées, émissions radio, unes de la presse, interviews se succèdent en cadence.

À ceux qui s’inquiètent de ce dévoiement et des dangers qu’il recèle, les optimistes inconséquents répondent que la nullité du candidat du système macrono-socialiste constitue une garantie qui devrait permettre d’éviter la catastrophe.

Ce n’est pas sérieux.

Le coup d’État a déjà marché une fois et les grands intérêts sont fermement décidés à remettre ça. Avec les mêmes moyens. L’opération Macron avait commencé très tôt. Dès son intronisation par le système « Young leaders » américain, sa sortie de l’ENA sous protection de Jean-Pierre Janvier, et sa participation à la « commission Attali ». Présenté à l’oligarchie qui l’a adoubé, il a bénéficié d’un soutien financier à base de corruption absolument vertigineux (Alstom, McKinsey), et de l’appui résolu du système médiatique. Mais l’essentiel a été obtenu avec la touche finale de l’opération judiciaire à quelques semaines de l’élection présidentielle 2017. Qui a vu la Justice procéder à la liquidation de François Fillon favori du scrutin au profit du manuel Macron. Il faut réaffirmer encore et encore, que sans ce raid à la fois judiciaire et médiatique de 47 jours, le parfait inconnu Emmanuel Macron ne serait JAMAIS parvenu à l’Élysée.

Tout est en place pour que cela se reproduise. L’appareil judiciaire français vient de faire la démonstration de sa ferme intention d’intervenir directement dans la vie politique en général et dans les élections en particulier. La disqualification judiciaire (définitive) de la dirigeante du premier parti de France, l’empêchant de se présenter à l’élection la plus importante de la République s’est produite sous les acclamations des trois quarts du corps politique. Alors même que cela n’a pu se produire que grâce à des dévoiements juridiques et judiciaires couverts sinon organisés par la Cour de cassation. Faisant apparaître les manipulations roumaines de la Cour constitutionnelle de Bucarest comme un bricolage de « petits joueurs ». Il y a eu ensuite l’envoi spectaculaire de Nicolas Sarkozy passer quelques jours en prison. L’objectif, même s’il était aussi motivé par l’aversion des magistrats pour un homme politique détesté dont on voulait se venger, relevait d’abord et avant tout d’une décision politique. Il fallait démontrer que cette justice était indépendante et impartiale (défense de rire) puisqu’elle n’hésitait pas à frapper les puissants. Que dire de la formidable bêtise des réactions de l’opinion publique acclamant une décision arbitraire après une procédure tout aussi arbitraire, d’un « dirigeant » hors course depuis 13 ans pour une affaire vieille de 20 ans. Les Français se plaignent de leur justice qu’ils jugent laxiste, mais l’ovationnent lorsqu’elle leur donne un vieil os à ronger. Lui laissant ainsi carte blanche pour ses opérations politiques.

Couvert d’argent pour sa campagne, soutenu mordicus par les médias, même s’il est possible qu’on ne l’y voit peu, tant sa nullité est évidente, Raphaël Glucksmann va tranquillement se diriger vers le scrutin du printemps 2027. Et à partir du mois de septembre 2026 gare à ceux qui lui feront de l’ombre et à qui les sondages pourraient donner quelques espoirs. Depuis les spectaculaires perquisitions de 2018 (!), les dossiers judiciaires concernant Jean-Luc Mélenchon mijotent. Sofia Chikirou et quelques autres sont mis en examen. Édouard Philippe a quelques soucis en cours pour sa gestion municipale du Havre. Quant à Jordan Bardella qui l’a échappé belle avec l’affaire du Parlement européen, on ne saurait trop lui conseiller d’être prudent. Un Kompromat est si vite arrivé… Parce que comme nous l’a démontré ce qui s’est passé au printemps 2017, ce n’est pas une condamnation définitive qui est à craindre pour écarter un candidat qui déplaît au système. C’est une disqualification médiatico-politique qui l’évince du deuxième tour, façonné ainsi en boulevard pour le candidat dudit système.

Alors face à l’attitude de forcené d’Emmanuel Macron accroché à son fauteuil élyséen, on dira à ceux qui pensent que de toute façon ils en seront débarrassés en avril 2027, que ce n’est même pas en rêve. Que les acclamations, les éloges imbéciles et les justifications dont ils ont couvert les magistrats pour avoir humilié un vieux politicien fourbu, leur garantissent l’élection, Glucksmann ou pas, d’un autre Macron. La justice n’a aucune raison de ne pas réutiliser une méthode qui a si bien marché en 2017.

Alors nous aurons, soit une marionnette à l’Élysée pendant que son actuel locataire ira à Bruxelles pour finaliser l’insertion de notre pays détruit dans un État fédéral européen sous-direction allemande.

Soit pourquoi pas, soyons fous, une opération à la Medvedev/Poutine 2008 avec un Macron premier ministre, pour revenir ensuite à la présidence en 2032, comme il en a manifesté l’intention.

28 novembre 2025

Alexandre Legrand
28/11/2025

Afin d'ouvrir un débat constructif, merci.

Hier, je me suis intéressé de plus près à Sarah Knafo. Ce qui m’a marqué, c’est la clarté de sa ligne politique, sa capacité à présenter des idées structurées et son franc-parler. Elle semble aborder les sujets sans détour, avec une assurance qui devient rare. On peut légitimement se demander pourquoi elle ne pourrait pas, un jour, prétendre à la présidence. Pour cela, évidemment, il faudrait qu’on lui laisse l’espace nécessaire pour émerger.
À côté d’elle, certaines figures établies me convainquent moins.
Avec Éric Zemmour, il y a quelque chose qui ne passe pas complètement. Ce n’est pas une question d’idées, mais plutôt une impression générale : je n’arrive pas à l’imaginer dans le rôle de président.
Quant à Jordan Bardella, il me paraît encore trop brouillon, souvent imprécis dans ses prises de position, et ses absences répétées à Bruxelles n’améliorent pas cette image d’inconstance.
Dans ce contexte, l’idée d’une femme présidente, soutenue par une union solide, me semble pertinente. Cela pourrait apporter un souffle nouveau, un autre style, une autre manière d’aborder les enjeux. Pour la première fois, je me sens prêt à soutenir quelqu’un qui ose dire ce qui dérange et assume clairement son discours.
Tôt ou tard, il faudra penser à l’après-Macron, et réfléchir aux personnalités capables d’incarner ce renouveau.
Et pourquoi pas un Philippe de Villiers premier ministre . Où l'inverse, lui président, elle premier ministre.


16 septembre 2023

Le duel Le Pen / Philippe en 2027 est-il inéluctable ?

Maxime Tandonnet
(pour Figaro Vox)

Il fallait s’y attendre. Un peu moins de quatre ans avant les présidentielles de 2027, la sondagite est déjà de retour. Selon Harris Interactive Challenge, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour avec 30 à 33% des voix. Edouard Philippe serait deuxième avec 22%, qualifié pour le second tour, loin devant Jean-Luc Mélenchon et Bruno Le Maire avec 16% et Gérald Darmanin avec 14%.

Certes, la popularité (toute relative) de Mme Le Pen comme celle d’Edouard Philippe ne sont pas fabriquées de toute pièce. Elles correspondent sans doute à une réalité, mais elles sont récupérées et façonnées, à travers les questions posées et la présentation des résultats, pour tenter de verrouiller le futur scrutin. Ainsi, selon une autre enquête d’opinion Elabe BFMTV, 61% des Français pensent que Mme Le Pen « peut gagner la présidentielle » et 58% sont persuadés qu’Edouard Philippe peut battre Marine Le Pen. Le procédé relève de la manipulation. Pourquoi Mme Le Pen ne pourrait-elle pas gagner ? Pourquoi serait-il impossible qu’elle l’emporte et que répondre d’autre que « oui » à une telle question destinée à introduire l’autre question : qui peut empêcher cette présumée catastrophe ? D’où le sauveur providentiel qui ne saurait être que l’ancien premier ministre d’Emmanuel Macron.

Les sondages mettent ainsi en avant leur « épouvantail » traditionnel, c’est-à-dire, selon leurs propres termes, « la cheffe d’extrême droite » pour servir de tremplin à Edouard Philippe comme protecteur face à cette menace. Après tout, « jamais deux sans trois » ; malgré la grossièreté de la manœuvre en cours, pourquoi la recette qui a fonctionné en 2017 et en 2022 ne servirait-elle pas une nouvelle fois pour verrouiller l’élection et conduire à l’Élysée, en jouant sur la peur des « extrêmes », le candidat issu du macronisme ?

Cette logique s’apprête à écraser la vie politique pendant les quatre années à venir et à priver le pays d’un débat sur le bilan de dix ou quinze ans. Va-t-elle triompher pour la troisième fois ? La tentation naturelle est d’en relativiser la portée en considérant que 2027 est une échéance bien lointaine. Pourtant, entre 2017 et 2022, des centaines de sondages ont annoncé, pendant 5 ans, un duel inéluctable entre Mme Le Pen et M. Macron, puis la victoire de ce dernier. Et tout s’est passé comme prévu. La même logique est désormais sur les rails et rien ne permet d’assurer qu’elle ne débouchera pas sur l’objectif attendu c’est-à-dire l’accession à l’Elysée de M. Philippe.

La faveur de l’opinion pour M. Philippe, comme pour Mme Le Pen, relève des mystères de la psychologie de foule. Concrètement, les Français doivent au premier la crise des Gilets jaunes issue de la taxe carbone et des 80 km/heures, la fermeture de Fessenheim, revendiquée haut et fort, le psychodrame des masques au début de la crise sanitaire et les premières mesures liberticides dont, avec le recul, l’utilité semble plus que douteuse. Et n’a-t-il pas plaidé en faveur d’un allongement de l’âge de la retraite à 67 ans quand le peuple, quasi unanime, se révoltait contre le passage de 62 à 64 ans ? Quant à Mme Le Pen, de quel bilan peut-elle se prévaloir sinon de trois élections présidentielles perdues ?

Pourtant, l’un comme l’autre doivent leur popularité à un certain style. Nul n’a la moindre idée de leur projet éventuel ou de la ligne qu’ils seraient en mesure de proposer. Mais cela n’a aucune importance dans le contexte actuel. Chacun des deux offre une image devenue assez familière aux Français et au total, plutôt sympathique. Pendant la crise sanitaire, M. Philippe s’est invité quotidiennement dans le salon ou la salle à manger des Français. Dans le malheur collectif, il leur est apparu comme plutôt humble et accessible. Quant à Mme Le Pen, elle fait partie du paysage quotidien depuis au moins vingt ans. Son allure sans prétention – elle n’écrit pas de livres contrairement aux autres politiciens – son statut d’éternelle seconde au classement, comme une sorte de Poulidor de la politique, et aussi de paria des élites, facilite un phénomène d’identification populaire.

Par ailleurs, la perspective de ce duel annoncé reflète l’effondrement du niveau de la culture politique française, résultat sur le long terme du déclin scolaire mais aussi du régime politique qui favorise le choix d’une « savonnette présidentielle » au détriment du débat d’idées et du choix de société. Peut-on aujourd’hui espérer conjurer cette fatalité du duel Le Pen-Philippe, avec – en vérité – la forte probabilité d’une victoire de ce dernier, c’est-à-dire, la poursuite du macronisme sous d’autres formes ?

La porte d’une troisième voie est étroite. Elle consiste dans le pari, fragile et audacieux, d’un retour à l’intelligence politique. Plutôt que de vendre une savonnette présidentielle, peut-on encore parler aux Français en termes d’idées et de projet collectif à la fois réaliste et ambitieux, sur la réhabilitation du mérite scolaire, la lutte contre les filières d’immigration esclavagistes, la répression de la délinquance et la criminalité, la réduction de la dette publique, un discours de vérité sur le chômage, l’inflation, la pauvreté, le retour de la démocratie nationale ou le pouvoir du peuple, et enfin la réhabilitation du joli mot de « liberté » ? Le pari mériterait d’être tenté.

https://maximetandonnet.wordpress.com/2023/09/16/le-duel-le-pen-philippe-en-2027-est-il-ineluctable-pour-figaro-vox/