Gilles Casanova
3/7/2026
De nouveau les chaînes de télévision « pètent le score » des morts, cette fois c'est la canicule. Et la ministre macroniste est au premier rang !
Il n'est pas inutile que vous ayez quelques chiffres en tête avant d'avoir le sentiment que « on va tous mourir » qui est le message principal et quotidien du système médiatique des milliardaires pour vous faire tenir tranquille.
Il y a chaque jour en France en moyenne entre 1750 et 1785 décès.
Lorsqu'on vous dit avec un air effrayé qu'il y a eu 315 morts du Covid ou de la canicule la veille ce n'est pas exactement comme si il y avait eu 315 morts dans un carambolage sur l'autoroute A6.
La moitié des 1785 personnes décédées quotidiennement ont plus de 83 ans, leur âge moyen approche 78 ans.
Pour les personnes décédées du Covid, l'âge moyen était de 88 ans pour les femmes, 83 ans pour les hommes. Ce qui signifie que ce sont des personnes très âgées qui sont décédées de cette maladie et que ce n'était pas une hécatombe comparable à la grippe espagnole où l'âge moyen des décès était de 30 ans !
Il en est de même pour les canicules. En 2003 la canicule a occasionné une surmortalité particulière chez les femmes de plus de 85 ans.
On constate en général que les années où il y a eu l'été une surmortalité causée par la canicule, la mortalité par la grippe est fortement moins élevée l’hiver suivant.
Donc on peut tirer cette conclusion rapide que nous sommes tous mortels.
Nous avons tendance à disparaître entre 80 et 90 ans en moyenne, et la cause essentielle du décès est le fait que nous sommes arrivés au moment de la fin de la vie. Que ce soit un rhume, un coup de froid, un coup de chaud, il ne reste plus qu'un léger souffle de vie qui disparaît lorsque surgit un de ces évènements quel qu'il soit.
Il n'y a donc pas matière à agiter des peurs, ou alors il faut expliquer toute la journée que chacun de ceux qui regardent, écoutent ou lisent ces médias vont mourir ! Mais finalement est-ce que ce n'est pas une donnée de base...
« Mais tu ne meurs pas de ce que tu es malade ; tu meurs de ce que tu es vivant. » Michel de Montaigne
