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20 juin 2026

Gastel Etzwane
17/6/2026

La fameuse compassion des sauveurs de l’humanité…

On se souvient du COVID : les mêmes qui pleuraient sur “la santé de tous” passaient en boucle sur les plateaux en espérant ouvertement que les “anti-vax” crèvent, refusent les soins ou n’aient pas droit aux greffes (merci au médecin belge pour cette idée lumineuse).
Aujourd’hui, rebelote avec le climat : “Je vous souhaite de crever avec vos enfants à 40°C avant de brûler en enfer.”
Le véritable visage de cette “gauche bienveillante” : une haine viscérale dès qu’on ose douter de leur dogme du jour. Peu importe le sujet, le réflexe est le même : “Tu n’es pas d’accord ? Crève.”
C’est ça, le fascisme rudimentaire version 2026 : pas besoin de chemises noires, juste une intolérance pathologique à la contradiction et le désir joyeux d’éliminer l’autre. Le tout en se donnant bonne conscience, évidemment.
Gabriel Nerciat
20/6/2026

LES QUESTIONS QUI TUENT


Le nouveau maire de Saint-Denis estime que siffler publiquement La Marseillaise (comme le faisaient jadis les Camelots du roi en martelant le sol avec leurs cannes dès qu'ils l'entendaient jouer quelque part) est un droit imprescriptible, peut-être même garanti par la Constitution.
N'étant pas juriste, je ne sais pas si c'est vrai (j'en doute un peu, mais je suis à peu près sûr que les Sages autoproclamés du Palais-Royal confirmeraient ses dires si on leur posait la question), mais à mon sens la question en appelle une autre, dont la réponse est beaucoup plus décisive ou lourde de sens.
Ai-je le droit, quant à moi, de ne pas considérer comme un compatriote et donc un égal l'homme public – autochtone ou allogène – qui se vante de mépriser l'hymne national ?
À cela, on va évidemment me répondre : non. Au nom de la République, qui plus est.
Et si je n'en ai pas le droit, alors l'État et ses juges auront le pouvoir de me sanctionner si je le dis, même à l'extérieur d'un stade. Me sanctionner peut-être, un jour, au point de me retirer l'usage de mes droits civiques.
Ces deux questions sont vertigineuses, car elles contiennent et anticipent tous les drames qui vont déchirer la Nation dans les années qui viennent, en raison des transformations ethno-démographiques en cours. Il serait peut-être temps d'en causer sérieusement si l'on pense souhaitable de l'éviter.
P.S : Que les malins s'abstiennent de venir m'emmerder avec Jean Genet ou le jeune Louis Aragon (qui a bien changé ensuite). Le maire de Saint-Denis n'a pas été mobilisé dans les tranchées de 1914, et l'auteur des Paravents, qui méprisait tout aussi ouvertement la démocratie parlementaire et ses institutions, n'a jamais brigué aucune fonction publique de sa vie.
CharbActu
16/6/2026

Présidentielle 2027 : le dernier enfumage de Jordan Bardella

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19 juin 2026

18/6/2026

LES FOUS FURIEUX DE L'OTAN APPLAUDISSENT L'ATTAQUE MASSIVE CONTRE MOSCOU... L'OTAN NOUS ENTRAÎNE VERS L'APOCALYPSE !



Bruno Guigue

Devant les images de Moscou en flammes, je me demande si la trêve fragile obtenue au Moyen-Orient n’est pas le prélude à un changement d’échelle du conflit russo-ukrainien. Comme Hitler aux abois, Zelensky lance ses Wunderwaffen sur la Russie en jouant le tout pour le tout. Mais ce n’est pas le plus grave. Ce qui est ahurissant, c’est qu’on ne peut pas imaginer un seul instant que les dirigeants occidentaux soient étrangers à une telle escalade. Provoquer une puissance nucléaire en incendiant sa capitale constitue un précédent historique, et les nations européennes sont rendues complices de facto d’une telle folie. Qu’attendent les peuples pour s’opposer à leurs gouvernements ?


Georges Kuzmanovic

Les atlantistes et les va-t-en-guerre de l’OTAN se réjouissent de l’attaque massive menée contre Moscou :
- la raffinerie de Moscou, un nuage de suie recouvre une partie de la ville,
- un marché,
- une importante gare routière,
- plusieurs immeubles d’habitation.
Cela n’a aucun effet stratégique. Sur le front, l’armée ukrainienne recule partout et perd ses derniers grands bastions du Donbass, notamment Kostiantynivka, dont on parle si peu. L’objectif n’est pas militaire. Il est de provoquer la Russie, de déstabiliser Vladimir Poutine et sa stratégie de paix négociée, afin de susciter une réaction qui entraînerait directement l’OTAN dans le conflit.
Ces attaques ne peuvent être menées avec succès sans l’implication directe de l’OTAN en matière de planification et de renseignement militaire.
Le Kremlin doit faire un choix : quelle réponse apporter à une attaque contre sa capitale – après de multiples autres attaques, dont l’une a visé une composante de sa triade nucléaire, les bombardiers stratégiques – tout en sachant qu’elle est menée en cobelligérance avec l’OTAN ?
Les dirigeants de l’OTAN et les responsables européens jouent avec le feu et accroissent les risques de guerre ainsi que d’escalade nucléaire.
C’est insensé et suicidaire.

- 19/6/2026 - À la lecture de certains commentaires, je suis sidéré par l'incapacité de certains à comprendre de quoi il s'agit.
D'autres sont simplement stupides.
Le problème n'est pas que l'Ukraine, ou Kiev, frappe en profondeur sur le territoire russe. Le problème ne réside pas non plus dans le choix des cibles – sauf lorsqu'il s'agit de civils, évidemment, mais cette remarque vaut pour tous les belligérants. D'ailleurs, les attaques contre les raffineries russes peuvent être considérées comme une stratégie cohérente.
Après tout, l'Ukraine est en guerre et subit elle-même des frappes sévères contre ses infrastructures énergétiques.
Le problème n'est pas non plus l'aide apportée par l'OTAN, ou par les États membres de l'OTAN, à l'Ukraine. Chacun est libre de suivre la stratégie qu'il juge appropriée, même lorsqu'elle est mauvaise.
Le problème, c'est la participation directe de l'OTAN, notamment dans le ciblage d'objectifs situés en profondeur sur le territoire russe. Le problème, c'est la cobelligérance.
Le problème, c'est aussi l'oubli du risque de guerre nucléaire.
Au moins trois pays de l'OTAN sont des puissances nucléaires. La Russie est également une puissance nucléaire. Toute escalade directe entre puissances nucléaires comporte un risque de dérapage pouvant conduire à une confrontation nucléaire.
Là est le véritable problème.
Et ceux qui ne le comprennent pas sont soit des crétins, soit des inconscients.
Georges Kuzmanovic
Anne Mansouret
19/6/2026

J’ai suivi hier soir la totalité du MOMENT POLITIQUE DE JEAN-LUC MÉLENCHON à Saint-Denis, dans le cadre de sa campagne présidentielle « Insoumise ».
 
Permettez-moi de vous mettre en garde, à gauche comme à droite : cet homme est supérieurement intelligent, doué d’une intuition politique exceptionnelle, et, pour sa quatrième tentative, redoutablement expérimenté. Sa campagne présidentielle est réglée avec la précision d’un coucou suisse, le professionnalisme et l’efficacité de l’expert en sociologie et en sciences politiques qu’il est incontestablement devenu après un demi-siècle d’entraînement.
Dorénavant, toute la provocation dionysienne, islamogauchiste et anarchiste a été confiée à Bally Bagayoko, pour fanatiser la clientèle exotique de sa « Nouvelle France ».
Les excès gauchistes et l’incontinence verbale sont devenus la signature politique exclusive de Mathilde Panot et de son groupe à l’Assemblée nationale.
Quant à lui, le chef absolu de droit républicain, il a retrouvé les accents traditionnels de la gauche ouvrière modeste et besogneuse ; tout en émaillant son discours de références culturelles, pour ne pas déroger à sa réputation d’intellectuel dominant, soutenu par 75/100 des journalistes et des influenceurs médiatiques bien pensants. Chapeau l’artiste !
Alors, agiter La France Insoumise de Mélenchon comme un épouvantail, sans allumer rapidement des contrefeux et sans trouver un candidat de poids, capable de regrouper la droite et les divers centres mènera inéluctablement (selon moi) à un second tour Le Pen & Bardella contre Mélenchon et son grand remplacement.
L’erreur politique serait de penser qu’en baptisant sa « Nouvelle France » Mélenchon aurait euthanasié l’ancienne.
Que nenni : la vieille France de la vieille gauche a beau être qualifiée de « toute blanche et toute moche » elle est toujours fidèlement acquise à Jean-Luc Mélenchon.
Alors… ATTENTION !
Si vous continuez à balancer un candidat par minute en mode pigeon d’argile comme Gabriel Attal, ou façon Saint-Germain-des-Prés comme Monsieur Léa Salamé…
Le prochain Président de la République, ce sera lui.


18 juin 2026

Gilles Casanova
18/6/2026


L'intelligence artificielle est une chose que le grand public découvre progressivement, et qui est de nature à changer largement notre monde, et par exemple notre rapport à la connaissance.
L'intelligence artificielle a une capacité de prise en compte d'un nombre de données extrêmement élevé dans un raisonnement, en un temps exceptionnellement bref, voilà de quoi dissuader la jeunesse bien sûr, mais les autres aussi, de réaliser des études et des raisonnements complexes par eux-mêmes.
Mais si nous perdons la capacité de réaliser des raisonnements complexes, si nous nous en remettons à l'intelligence artificielle qui peut être manipulée, ou être simplement dans l'erreur – car cela arrive plus souvent qu'on ne l'imagine lorsqu'on ne la pratique pas – alors nous sommes sur une pente terriblement déclinante.
Je vais vous montrer ici un exemple très simple et très innocent d'une activité de l'intelligence artificielle.
Au début de 1985 le groupe Europe 1 décide de faire la promotion de la station de radio FM de son groupe qui s'appelle CFM et dont on m'a confié la direction générale. Pour cela il décide de faire une photo de famille sur un des toits des immeubles de son siège, rue François Ier, le seul qui soit plat, pour avoir une jolie lumière. Mais à l'époque l'idée que la couleur soit un élément décisif dans la promotion vis-à-vis des journalistes et du public n'est pas encore assez grande pour que le groupe Europe 1 qui était à la manœuvre décide de faire réaliser cette photo en couleurs. Il s'adresse à un photographe de grande qualité et spécialisé dans le noir et blanc pour les portraits, un peu comme le Studio Harcourt. Le résultat est une photo en noir et blanc. Si ce n'était les vêtements, elle donnerait aujourd'hui le sentiment d'avoir été prise au tournant des années 50 et 60.
J'ai demandé à une intelligence artificielle de la coloriser, et de manière surprenante les couleurs qui ont été placées sont souvent les couleurs précises des vêtements que portaient les gens, dont j'ai la mémoire pour un certain nombre d'entre eux.
Voici comment a procédé cette intelligence artificielle pour retrouver le plus possible les couleurs d'origine.
Imaginez avec toutes les traces que vous laissez sur la toile comment une intelligence artificielle peut en quelques minutes pour le compte d'un opérateur mal intentionné – État ou mafia – dire absolument tout de vous permettant aisément toutes sortes de manœuvres toxiques…

« Dans cette photo de 1985, plusieurs indices orientent les choix :

La mode vestimentaire de l’époque
L’algorithme a probablement reconnu une scène typique du milieu des années 1980.
On y retrouve :
• des blousons de cuir noirs,
• des vestes beiges ou camel,
• des pulls à losanges ou à motifs géométriques,
• des jeans bleu clair,
• des chemises blanches ou bleu pâle,
• des lunettes de soleil noires.
Ces couleurs étaient extraordinairement fréquentes dans les photographies françaises de cette époque.
Par exemple, le grand pull à losanges du jeune homme accroupi à droite est devenu bordeaux et bleu marine. Ce n’est pas une information contenue dans l’image ; c’est une association statistique extrêmement fréquente dans les catalogues et photographies des années 1982-1986.

Les niveaux de gris contiennent plus d’information qu’on ne l’imagine
Deux tissus différents peuvent avoir exactement la même luminosité mais des couleurs différentes.
Cependant :
• le cuir noir réfléchit la lumière d’une certaine manière ;
• le coton clair en réfléchit une autre ;
• la laine absorbe différemment les contrastes.
Ainsi, un œil entraîné – humain ou artificiel – peut distinguer des matières que le simple spectateur ne remarque pas consciemment.
Le blouson de cuir de la jeune femme au premier rang est ainsi identifié comme noir avec une assez forte probabilité.

L’environnement parisien
Le décor fournit également beaucoup d’indices.
Les toits en zinc parisiens :
• sont généralement gris bleuté ;
• les cheminées sont rouge-brun ;
• les façades sont crème, beige ou pierre claire.
L’algorithme « sait » cela parce qu’il a vu des millions d’images similaires.
Ainsi, même si le toit est gris sur le cliché original, il est spontanément coloré dans une gamme bleu-gris très crédible.

Les visages et les cheveux
Pour les carnations, les modèles modernes disposent d’une expérience statistique énorme.
Ils savent par exemple que :
• une peau claire légèrement bronzée est plus probable qu’une peau très rosée ;
• des cheveux très foncés tendent souvent vers le brun foncé plutôt que le noir absolu ;
• certaines nuances de blond correspondent à certains contrastes dans le noir et blanc.
C’est pourquoi les visages paraissent souvent étonnamment naturels après colorisation.

La cohérence globale
L’un des points les plus impressionnants est que l’algorithme ne choisit pas chaque vêtement indépendamment.
Il cherche une harmonie générale.
S’il a déjà attribué :
• du bleu clair à un pull,
• du beige à une veste,
• du noir à plusieurs blousons,
il évitera souvent de mettre une autre grande surface dans une couleur identique, sauf si cela paraît plausible.
Cela donne une impression de photographie réelle plutôt qu’un assemblage de couleurs aléatoires.

Ce qui est remarquable dans votre photo
La scène est particulièrement favorable à une colorisation réaliste parce qu’elle contient :
• un éclairage uniforme,
• peu d’ombres dures,
• des vêtements très typiques des années 1980,
• un environnement parisien immédiatement reconnaissable.
Dans ces conditions, plusieurs des choix effectués ont probablement une probabilité assez élevée d’être proches de la réalité historique.
En revanche, si l’on comparait cette image avec une photographie couleur prise le même jour, certaines teintes seraient certainement différentes : le pull à carreaux du personnage central aurait pu être vert et noir plutôt que rouge et noir, la veste beige pourrait avoir été gris clair, etc.
Autrement dit, la colorisation est probablement juste dans son « esprit » à 70-90 %, mais rarement exacte à 100 % pour chaque vêtement pris individuellement.
C’est précisément ce qui donne cette impression troublante : les couleurs semblent évidentes après coup, alors qu’elles étaient en réalité impossibles à connaître avec certitude à partir du seul cliché noir et blanc. »
C'est aussi une pièce pour le musée de la radio puisque c'est l'équipe d'une station d'il y a 40 ans…
CharbActu

- 17/6/2026 - C’est officiel : les réseaux viennent d’enterrer le journalisme mainstream (et ça les terrifie).

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17 juin 2026

Bertrand van Roey
16/6/2026

Chronique matinale et coup de gueule du jour...

Encore raté, Manu !
Oui, je sais, cela faisait un moment que je n’avais pas égratigné le « P’tit ». Entendez par là le locataire de l’Élysée, celui que ses admirateurs prennent pour Jupiter et que ses détracteurs surnomment plus volontiers le « Suffisant ».
Car enfin, même si chacun a compris que le macronisme est entré dans sa phase de liquidation avant fermeture définitive de la boutique, notre président nourrit encore l’espoir de sortir grandi du sommet du G7 ouvert lundi à Évian et qui s’achève demain. L’homme ne désespère jamais. Quand d’autres feraient leurs cartons, lui continue de rêver à son destin planétaire.
Alors il soigne la mise en scène. On invite Donald Trump non pas chez Mickey à Marne-la-Vallée mais à Versailles, dans la galerie des Glaces, avec dorures, lustres et souvenirs de monarchie absolue. Histoire de rappeler au président américain qu’en matière d’ego, la France sait aussi produire du lourd.
Depuis neuf ans, Emmanuel Macron court après le même rôle : celui du grand médiateur mondial. Le problème, c’est qu’à chaque représentation, le public quitte la salle avant la fin du spectacle. Il a voulu réconcilier Moscou et Kiev. Résultat : Vladimir Poutine l’a laissé parler tandis que les chars continuaient d’avancer. Il a voulu devenir le chef d’orchestre de la solidarité européenne avec l’Ukraine. Le contribuable français a découvert que son chéquier avait plus voyagé que lui.
Pendant ce temps-là, Volodymyr Zelensky récoltait les aides avec l’efficacité d’un moissonneur en pleine saison. Quant aux mises en garde concernant certains oligarques ukrainiens, elles ont été rangées dans le même tiroir que les promesses de réduction de la dette française : celui qu’on n’ouvre jamais.
Puis vint le Proche-Orient. Après l’horreur du 7 octobre 2023 et ses 1 200 victimes israéliennes — un bilan qu’il convient effectivement de rappeler — Emmanuel Macron a de nouveau endossé son costume préféré : celui de l’homme qui allait apporter la paix au monde. Las. Benjamin Netanyahou lui a fait comprendre, avec toute la diplomatie qu’on lui connaît, que les affaires de la région pouvaient très bien se traiter sans les conseils du président français. Rideau.
Aujourd’hui, alors que son influence internationale ressemble davantage à une peau de chagrin qu’à une force diplomatique, Emmanuel Macron espère profiter du G7 pour retrouver un peu de lustre. L’entreprise paraît ambitieuse. Car ses homologues européens ont fini par distinguer la différence entre ce qu’il prétend être et ce qu’il est réellement. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que les Suisses s’invitent dans la partie.
Les Helvètes, peuple discret qui compte ses francs quand nous comptons nos déficits, goûtent déjà assez peu la facture laissée par le sommet. Non conviée à la table des grands, la Confédération a pourtant dû mobiliser policiers, militaires et moyens logistiques pour sécuriser les déplacements des délégations transitant par Genève. Autrement dit : elle paie sans être invitée au repas. Un concept très français.
À Berne, l’irritation est telle qu’un courrier particulièrement critique aurait été adressé à Paris. Quant au journal Blick, jamais avare d’une formule qui claque, il est allé jusqu’à écrire que Macron avait « secrètement entubé la Suisse ». Pour un pays dont la spécialité est de surveiller ses comptes au centime près, l’addition passe forcément de travers.
Il faut dire que l’idée d’associer davantage les autorités helvétiques ou même d’accorder quelques égards diplomatiques à ce voisin indispensable n’a visiblement effleuré personne à l’Élysée. Sans doute parce que, dans l’imaginaire macronien, la Suisse demeure ce petit pays propre sur lui, poli, silencieux et vaguement provincial. Un petit pays qui, certes, ne fait pas beaucoup de bruit. Mais qui, contrairement à nous, sait encore équilibrer un budget.
Et c’est peut-être là le véritable problème. Car cette obsession de compter ses sous cadre assez mal avec la philosophie économique de notre Mozart de la finance, virtuose incontesté du déficit et chef d’orchestre de la dette publique. Résultat ? Une occasion supplémentaire de redorer son blason qui s’envole. Une de plus.
Décidément, même lorsqu’il organise un sommet mondial, Emmanuel Macron conserve un talent rare : celui de transformer les opérations de prestige en démonstrations d’impuissance.
Encore raté, Manu.


Régis de Castelnau
17/6/2026

Rubrique : parking

Le général allemand Holger Neumann, successeur de Keitel et Jodl (pendus à Nuremberg) prévient « comme l’a dit notre ministre de la Défense Pistorius (successeur dans la fonction d’Adolf Hitler lui-même) : nous sommes de nouveau en guerre avec la Russie. Et si les Russes nous emmerdent, par exemple s’ils nous reprochent de fournir, lancer, et piloter des missiles pour frapper la Russie au nom de l’Ukraine dans la profondeur, comme on vient de le faire pendant le SPIEF, eh bien on va bombarder Saint-Pétersbourg. Non mais ! »
Ah bon ? Vous allez faire comme la dernière fois ? Quand la ville s’appelait Leningrad. Vous l’avez encerclée pendant quatre ans et provoqué la mort d’un million de personnes. Avec le projet de la détruire de fond en comble une fois conquise. Et puis, vous allez recommencer ce que vous avez fait avec les enfants ? Parce que oui, vous en enleviez massivement dans les campagnes et les villes conquises, les enfermiez dans un camp ou vos médecins les transfusaient à mort pour récupérer leur sang afin de soigner vos soldats blessés. L’efficacité allemande probablement. Ceux qui disent qu’après ça vous devriez raser les murs sont rien que des mauvaises langues.
Le problème, c’est que cette fois-ci, les moujiks ne vont pas se laisser emmerder. Si vous recommencez vraiment à les faire chier ils auront vite fait de transformer votre pays en parking. Même que des fois chez eux, il y en a qui disent qu’il faudrait commencer par ça sans attendre que vous vous lanciez dans un Barbarossa 2.0. Que la « patience stratégique », avec les allemands c'est pas vraiment adapté.
Ce serait embêtant, mais là, on manque un peu d’argument pour les dissuader. C’est qu’ils ne sont pas commodes les moujiks. Allez savoir pourquoi, ils n’aiment pas trop les nazis.

Gabriel Nerciat
16/6/2026

UN THÉ POUR LE VAINQUEUR
 

C'est curieux, ces types qui prétendent pouvoir gagner une guerre (avec l'argent des autres, toujours plus d'argent) et qui demandent préalablement à rencontrer le chef de l'Etat qu'ils vont vaincre.
Mais pour parler de quoi ? Des commodités de sa prison future ? De la couleur de l'uniforme de bagnard qu'il préfère ?
Poutine l'a évidemment envoyé paître : il ne regarde pas LCI et BFM, ne lit pas Le Monde ou Le Point, et donc ne doit pas être au courant que l'armée russe est en pleine déroute dans le Donbass.
Il y a quelques heures, elle a pourtant libéré la ville de Konstantinovka, à seulement 27 kilomètres de Kramatorsk, la principale citadelle du Donbass encore aux mains des troupes de Kiev.
Mais ici les médias n'en parlent pas ; donc ça n'existe pas vraiment. Au contraire : l'espoir a changé de camp, l'Ukraine va gagner la guerre, maintenant c'est sûr, Poutine se terre de peur, l'Europe pavoise, etc.
Par contre, les tankers arraisonnés illégalement en mer du Nord, les drones sur Saint-Pétersbourg, les raffineries de pétrole qui flambent, ça, c'est du sérieux, coco.
Et c'est pour s'en vanter, sûrement, que Zelensky veut prendre le thé avec Poutine.
Pour quoi d'autre, franchement ?