Translate

28 mai 2026

H16
27/5/2026

Justice française : le couteau suisse de la Macronie

Jadis, la justice française était aveugle. Mais avec la Macronie, miracle ! alléluia ! elle a non seulement recouvré la vue mais elle louche désormais ostensiblement vers l’exécutif dont elle est devenue le commode couteau suisse.


Et muni de ce couteau suisse, l’État français taille avec vigueur toujours plus dans ce bois dont on fait, au mieux, des pipeaux et, au pire, des cercueils. Il n’est qu’à repasser les dernières nouvelles pour comprendre l’étendue du véritable détournement judiciaire qui s’est opéré en France ces dernières années.

Ainsi, voilà la justice qui sert de marteau aux mains des préfets, frappant fort sur le crâne du maire récalcitrant qui s’aviserait de ne pas marier devant lui un sans-papiers pourtant frappé d’une obligation de quitter le territoire.

L’actuel ministre de l’Intérieur, un certain Laurent Nuñez, l’a redit récemment au sujet du procès de Robert Ménard : un maire doit appliquer la loi, sans état d’âme !

Et apparemment sans bon sens : curieuse rigueur d’un État qui, sur les 120 000 OQTF qu’il signe annuellement, n’en exécute environ que 20 000, soit un taux de respect de la loi qu’on n’oserait reprocher au plus médiocre des justiciables. D’ailleurs, à Chessy, en Seine-et-Marne, on aura compris la leçon : pour ne pas avoir à marier un homme qu’il faudrait théoriquement expulser, le maire et ses adjoints ont préféré démissionner en bloc. Ce qui n’a servi à rien puisque l’équipe suivante a, elle, allègrement poursuivi l’opération. La République ne plaisante pas avec la légalité, mais comme elle redéfinit la légalité un peu comme elle veut, cela donne des situations croquignolesques.


Ainsi, voilà la justice qui se mue en tournevis, délicat instrument de précision permettant le subtil réglage de la voilure des candidats trop indociles.

Le 7 mai dernier, le Parquet National Financier ouvrait, avec un timing diabolique mais (c’est sûr) complètement aléatoire et par pure coïncidence, une information judiciaire visant Édouard Philippe pour détournement de fonds publics, favoritisme et prise illégale d’intérêts dans l’affaire de la Cité numérique du Havre. Un calendrier naturellement tout à fait fortuit et ce au moment précis où l’ancien Premier ministre entre en lice pour l’élections présidentielle de 2027 et quasiment lors de son lancement de campagne électorale.

L’intéressé affiche bien sûr sa sérénité (il croit pouvoir « avoir confiance dans la justice de mon pays tralala tsoin tsoin »), ce qui est bien la moindre des choses lorsqu’on a appris à connaître et pratiquer les habitudes du PNF dont l’historique montre qu’il cale toujours judicieusement ses procédures sur celui des bureaux de vote.


Ainsi, voilà la justice qui se fait lime, polissant vigoureusement les angles trop saillants de la volonté populaire.

Le 21 mai, le Conseil constitutionnel a courageusement censuré la suppression de l’obligation des zones à forte élimination faibles émissions, mesure pourtant votée et qui aurait rendu aux collectivités la liberté de décider du sort de leurs propres automobilistes. Notons l’effort d’esthétique juridique dans le motif invoqué par les Sages puisque pour eux, la disposition serait sans lien avec l’intention initiale du texte (un cavalier législatif, donc), ce qui justifierait sa prompte élimination.

On admire la subtilité : voilà donc une décision démocratique abattue non pas au nom de ce que le législateur a voulu, mais de ce qu’il aurait dû vouloir s’il avait été correctement écologiste. Heureusement, neuf personnes savamment nommées savent à la place de soixante-sept millions d’autres ce qu’il convient de respirer.


Ainsi, voilà enfin la justice qui se transforme en vaseline, lubrifiant avec complaisance le destin des plus grands criminels (ou les sphincters de leurs victimes, selon le point de vue).

Mohamed Bakkali, logisticien en chef des attentats du 13 novembre 2015, autrement dit l’homme sans lequel cent trente-deux personnes n’auraient pas été massacrées au Bataclan et sur les terrasses parisiennes, s’est vu généreusement accorder par la justice belge six permissions de sortie de trente-six heures. Le motif invoqué est, comme pour le précédent exemple, remarquable d’esthétisme et de pragmatisme populaire : il s’agirait de « restaurer le lien avec la société ». Apparemment, le fait de planifier une boucherie sur des innocents aurait en effet quelque peu distendu ce lien qu’il convient donc de ramener à de plus justes proportions moins enclines à claquer comme un élastique, un beau jour de retournement violent de l’opinion publique. Et si certains (probablement des complotistes ou des fascistes d’une extrême droite sans plus aucun freins) espéraient en réalité qu’il eût été définitivement rompu ce soir de novembre à la grenade et à la kalachnikov, la magistrature, plus prompte à pardonner qu’à juger, se fait fort de rendre tout ceci un peu plus coquet pour un avenir qu’on imagine déjà radieux.


Bref, la France n’est plus un État de droit mais, vaguement, un État de lois, utilisées de façon arbitraire et la justice en France n’est plus qu’une sorte d’outil polymorphe du politique, servant tantôt à creuser, tantôt à reboucher, coller, rabibocher ou à séparer selon les besoins. Un coup le pouvoir judiciaire fait, un coup il défait, un coup il autorise, un coup il interdit sans que ni jurisprudence, ni bon sens ne soient plus convoqués aux décisions, cantonnées à de simples calculs politiques.

Mais évidemment, en transformant ainsi l’institution judiciaire en outils de bricolage politique, l’État a non seulement cassé ce thermomètre social, mais il se sert désormais du tube en verre brisé pour éborgner le justiciable.

Ceci ne peut pas bien se terminer.


https://h16free.com/2026/05/27/84410-justice-francaise-le-couteau-suisse-de-la-macronie

27 mai 2026

Natalia Routkevitch
26/5/2026

Le médium privilégié de la société du spectacle – l’industrie cinématographique – est celui qui va accaparer la plus grande part du temps de cerveau disponible de l’upper classe mondiale, celle qui dispose de ce temps. Évidemment, il n’y a pas seulement le produit cinématographique en lui-même, mais tout ce qui l’entoure, l’accompagne et le sacralise.
Ainsi, Cannes apparaît comme le plus grand temple de la société du spectacle, la Mecque où viennent accomplir leur pèlerinage tous ceux qui se pensent significatifs, éclairés, progressistes et qui nous diront "ce qu'il faut en penser".
Venir de l’autre bout du monde, fouler le tapis rouge avec les stars sous l’œil des photographes, vibrer « pour la planète », « les droits des femmes, des minorités ou des intermittents », se prononcer pour la libération des prisonniers des « geôles fascistes », applaudir les films primés consacrés aux victimes de l’intolérance – ou, pour changer, aux victimes de la tolérance – puis s’encanailler dans des soirées au Dom-Pé et plus si affinités, en essayant de se rapprocher du « people » le plus reconnaissable possible pour décrocher une photo avec lui...
C’est donc à Cannes que s’énonce l’agenda politique et culturel du moment, que l’on donne aux spectateurs le pouls des combats de leur temps. On va s’y émouvoir de l’audace incroyable de l’intervention-choc de Corinne Masiero, de la robe pro-palestinienne de Cate Blanchett ou de l’appel si puissant d’Andreï Zviaguintsev contre le tyran sanguinaire du jour.
Dieu, que tout cela est désespérément convenu, bien balisé et tristement prévisible.
Il y a déjà un demi-siècle, Andreï Tarkovski, qui considérait le cinéma comme un moyen d’atteindre une forme de vérité au plus haut degré de ses capacités humaines, exprimait tout l’ennui et l’exaspération que lui inspirait l’éviction du cinéma-art au profit du pur divertissement ou des manifestes :
« Le fossé entre le cinéma commercial et le cinéma en tant qu'art s'est tellement élargi que le moment est venu de résoudre, d'une manière ou d'une autre, cette confrontation. Soit le cinéma en tant qu'art doit être détruit au profit du cinéma-spectacle, du cinéma-chewing-gum, soit l'inverse. »
Avec la netflixisation intégrale de l’industrie cinématographique, le rapport de force semble avoir été définitivement tranché en faveur du cinéma-chewing gum.

« Je reviens tout juste de Venise, où j’étais membre du jury du festival, et je puis témoigner de l’état de dégradation du cinéma contemporain... Venise offrait un spectacle désolant. Je pense qu’il faut une tout autre disposition spirituelle que la mienne pour comprendre et accepter un film comme XXX. Pour ma part, j’y vois une manifestation de l’anti-art : ce qui l’intéresse, ce sont des sujets sociétaux et sexuels. »
« J’ai vu un film monstrueusement répugnant, XXX. Un mélange américain d’horreur, d’épouvante, de violence, de polar et de tout ce qu’on voudra. Révoltant. De l’argent, de l’argent, de l’argent, toujours de l’argent… Rien d’authentique, rien de vrai. Ni beauté, ni vérité, ni sincérité – rien. Il suffit que cela rapporte. C’est impossible à regarder… Tout est permis, tout est acceptable, dès lors que l’on paie pour ça. »
« Dans S.M., tout est mauvais. Tout est construit selon des règles dont il est impossible de s’affranchir. Tout est connu d’avance. Le spectateur sait dès le début ce qui doit arriver, mais il regarde néanmoins, parce que tout est exécuté avec brio selon les conventions du genre et les lois stylistiques du western. Ce n’est pas de l’art. C’est une entreprise commerciale. Quelles que soient les idées qu’on prétende y mettre, tout y est factice, artificiel, dérisoire. »

Gastel Etzwane
27/5/2026

Un enfant scout écossais refuse de prier : un miroir de notre société


Une vidéo virale depuis le 24 mai 2026 montre un jeune Beaver Scout (6-8 ans) en Écosse, resté debout, calme, pendant que ses camarades reproduisaient les gestes de la prière musulmane lors d’une visite dans une mosquée à Stirling.
Ce simple refus pose une question essentielle sur l’évolution de nos sociétés occidentales : jusqu’où pousse-t-on l’« ouverture » aux autres religions auprès de très jeunes enfants ?

La question de la réciprocité

Accepterait-on l’inverse ? Demanderait-on à des enfants musulmans de s’agenouiller et de prier dans une église ? Probablement pas. On y verrait du prosélytisme.
Ce manque de réciprocité révèle une asymétrie culturelle croissante : les traditions historiques européennes sont invitées à s’effacer, tandis que d’autres pratiques sont activement mises en avant dans l’espace éducatif.

26 mai 2026

CharbActu
25/5/2026

MERCOSUR : encore un énorme scandale

Cliquer sur l'image ↴
Gastel Etzwane
26/5/2026

L’opération a bien commencé. Pas de programme, pas d’expérience, aucune popularité réelle, mais candidat parfait du parti du centre.

Cliquer sur l'image ↴

Gabriel Nerciat
26/5/2026

OPÉRATION THIERRY BRETON


Alors même que Edouard Philippe s'effondre dans les sondages, le Parquet national financier vient d'ouvrir opportunément à son encontre une enquête pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts.
Comme chacun sait depuis l'affaire Pénélope Fillon ce qu'est le PNF créé par François Hollande en 2013 après la chute de son ministre Cahuzac et à quel point il est aux ordres du pouvoir exécutif, pas besoin d'être spécialement complotiste pour voir la main de Macron derrière cette offensive qui tombe à pic.
L'opération Thierry Breton, que j'avais annoncée à plusieurs reprises sur mon ancien compte FB, va enfin pouvoir commencer.
Breton, c'est ce qu'aurait dû être Macron en 2017 : une sorte de Gorbatchev tard venu, fabriqué de toutes pièces par l'oligarchie européiste pour empêcher l'effondrement du système maastrichien et globaliste qui prend l'eau de toutes parts.
C'est justement parce qu'il n'a pas de lien direct avec Macron ni avec aucun des partis spectraux qui constituent l'extrême-centre (tout le monde ou presque a oublié qu'il fut ministre sans étiquettes de Chirac) qu'il constitue la dernière roue de secours pour un régime aux abois.
Nous allons avoir maintenant l'occasion de constater si elle est susceptible de crever sur la route ou non.
Natalia Routkevitch
23/5/2026

La nation et la Patrie

En quelques lignes, Simone Weil trace la différence entre la « nation » – création artificielle, « gros animal » (Léviathan), « domaine exclusif du prince de ce monde » – et le « pays » : la patrie, lieu d’enracinement, porteur de traditions éternelles. On subit l’un par nécessité, on aime l’autre.
Ceux qui voient cette différence de la même manière que la philosophe, s’accommodent du Léviathan, acceptent de le servir, malgré toutes ses laideurs, tant – et seulement tant – qu’il assure la pérennité et la sauvegarde de la Patrie.

"La charité peut et doit aimer dans tous les pays tout ce qui est condition du développement spirituel des individus, c’est-à-dire, d’une part, l’ordre social, même s’il est mauvais, comme étant moins mauvais que le désordre, d’autre part, le langage, les cérémonies, les coutumes, tout ce qui participe au beau, toute la poésie qui enveloppe la vie d’un pays.
Mais une nation comme telle ne peut être objet d’amour surnaturel, elle n’a pas d’âme, c’est un gros animal.
Et pourtant, une cité…
Mais cela n’est pas du social ; c’est un milieu humain dont on n’a pas plus conscience que de l’air qu’on respire. Un contact avec la nature, le passé, la tradition.
L’enracinement est autre chose que le social.
Le végétatif et le social sont les deux domaines où le bien n’entre pas. Le Christ a racheté le végétatif, non le social. Il n’a pas prié pour le monde.
Le social est irréductiblement le domaine du prince de ce monde. On n'a d’autre devoir à l’égard du social que de tenter de limiter le mal (Richelieu : le salut des États n’est que dans ce monde).
Patriotisme. On ne doit pas avoir d’autre amour que la charité. Une nation ne peut pas être un objet de charité. Mais un pays peut l’être comme milieu porteur de traditions éternelles.
Tous les pays peuvent l’être."

25 mai 2026

Potier Christian
20/5/2026

Merkel ou Draghi pour parler à Poutine : le retour du réel contre l’hystérie de Bruxelles


Enfin. Après trois ans d’escalade, de chèques en blanc et de communiqués martiaux, les Européens envisageraient de rappeler les adultes : Angela Merkel ou Mario Draghi pour renouer le dialogue avec Vladimir Poutine.
C’est la meilleure solution. La seule, même. Pour sortir de l’appareil pro-guerre qui tient Bruxelles en otage.
L’appareil pro-guerre, il a des noms : Ursula von der Leyen, Kaja Kallas, António Costa version faucon, Friedrich Merz qui rejoue la guerre froide, et Macron qui fait le chef de guerre en costume trois pièces. Tous alignés, tous va-t-en-guerre, tous incapables de prononcer le mot « paix » sans bégayer.
Et au milieu, l’homme de paille que l’Europe finance à fonds perdus : Zelensky. Converti en mascotte OTAN, il fait la tournée des parlements pendant que son pays sert de champ de tir. L’Europe paye, l’Ukraine saigne, Washington commande.
Merkel, c’est Minsk. C’est la dernière fois qu’un Européen a parlé russe sans traducteur américain. Draghi, c’est « whatever it takes ». Il sait qu’une économie ne tient pas avec des sanctions et des discours. Deux profils qui comprennent une chose : une guerre se finit à une table, pas sur X.
Parce que la stratégie actuelle mène où ? Au chaos économique, à la récession allemande, à l’inflation française, à des stocks d’armes vides et à des cimetières pleins. On a troqué la diplomatie contre l’idéologie. Le réel contre les éléments de langage.
Rappeler Merkel ou Draghi, ce n’est pas aimer Poutine. C’est aimer l’Europe. C’est refuser que le continent crève pour un agenda qui n’est pas le sien. C’est arrêter de jouer aux durs avec l’argent et le sang des autres.
Les va-t-en-guerre de Bruxelles ont eu trois ans. Résultat : plus de morts, plus de dettes, moins de paix. Leur temps est fini.
Place à ceux qui savent négocier. Place à ceux qui préfèrent les traités aux tweets. Place à la sortie de crise.
Olivier Delorme
24/5/2026

Le Conseil constitutionnel doit disparaître

Il vient une fois de plus de se discréditer.
Tout gouvernement issu du suffrage qui voudrait redresser le pays devra faire disparaître cet organe dévoyé, qui a usurpé des pouvoirs qui n'ont plus rien à voir avec ce que le peuple constituant a décidé en 1958, et qui se prend pour un législateur.
Il faut le remplacer par un organe composé de manière différente et dont la seule compétence doit être de vérifier la conformité des lois à la seule Constitution, hors les textes historiques auxquels fait référence son préambule, qui n'ont aucune valeur constitutionnelle et qui ne servent au Conseil qu'à s'arroger de manière parfaitement illégitime un pouvoir universel d'interprétation et de censure de la loi, comme il a du "cavalier législatif", invoqué contre la suppression des ZFE, un usage aussi flottant que partial.
Il faudra d'ailleurs en faire autant du Conseil d'Etat et de la Cour des Comptes.
Le seul souverain, c'est le peuple.
Segundo Cimbron

- 25/5/2026 - Tant que la chose n’est pas jugée, l’accusé de viol est certes (juridiquement) présumé innocent ; mais si vous ne précisez pas que les femmes qui l’accusent sont également présumées innocentes d’avoir menti, c’est que vous ne vous servez pas de cet argument pour rappeler les droits de la défense mais pour jeter le doute sur la partie civile.
Or, en Espagne où la charge de la preuve a été inversée, les statistiques du ministère de la justice disent que sur 1000 femmes qui déposent plainte pour agression sexuelle, 6 seulement (0,6%) ont menti.
Des chiffres non démentis par les statistiques françaises où les relaxes de violeurs ne sont quasiment jamais formulées comme une reconnaissance de l’innocence de l’accusé mais seulement comme la constatation de l’absence de preuves matérielles suffisantes (impossibles à avoir dans 99% des cas) de sa culpabilité.
Je vous laisse en tirer vos propres conclusions.
Moi, je choisis de croire les femmes pour qui le simple fait d’en parler est si difficile.
Surtout quand elles sont trente à dire la même chose.
Christian Potier
24/5/2026

ORESHNIK PARLE, KIEV TREMBLE. ZELENSKY SIGNERA-T-IL LA PAIX OU L’ACTE DE DÉCÈS DE L’UKRAINE ?


Mach 10. Dix fois la vitesse du son. Le temps d’un clignement d’œil entre Moscou et Kiev. C’est l’heure de l’Oreshnik. Le missile à têtes multiples, la terreur hypersonique, l’arme que l’OTAN ne peut pas intercepter. Troisième tir du conflit. Cette fois sur Bila Tserkva, plein sud de Kiev. Message reçu.
90 missiles. 600 drones. Kinjal. Tsirkon. Iskander. L’arsenal du Jugement dernier s’est abattu sur l’Ukraine dans une offensive "d’ampleur exceptionnelle". Riposte à Starobilsk, dit Moscou. Démonstration de force, dit le monde. Leçon de réalité, surtout.
Le bilan ? Le réseau énergétique en miettes. Les infrastructures militaires en feu. 55 missiles interceptés, dit Kiev. Sur 90. 549 drones abattus. Sur 600. Faites le calcul : ce qui passe, suffit à éteindre un pays.
Et pendant ce temps, que fait Zelensky ? Il joue au Messie. Il exige l’Europe. Il refuse le strapontin de Merz. Il fait la morale aux 27 pendant que son peuple fuit et que son pays s’effondre. La moitié de la population partie. 90 milliards d’euros de dette qu’il ne remboursera jamais. Des oligarques qui sirotent du champagne à Monaco pendant que les tranchées se remplissent de chair à canon.
Alors la question brûle les lèvres : Zelensky va-t-il ENFIN signer un accord de paix ?
La réponse tient en trois lettres : NON. Pas tant qu’Ursula von der Leyen lui signe des chèques. Pas tant que Macron lui livre des Caesar. Pas tant que Starmer et Merz lui caressent l’ego. Pas tant qu’il peut prolonger sa guerre en appauvrissant les Européens.
Car la guerre est son assurance-vie. La paix serait son arrêt de mort politique. Sans guerre, plus de loi martiale. Sans guerre, des élections. Sans guerre, les Ukrainiens demandent des comptes : où sont passés les milliards ? Pourquoi mon fils est mort à Bakhmout pour rien ? Pourquoi les fils d’oligarques sont à Genève ?
L’Oreshnik a parlé. Il dit une chose simple : la Russie escalade. Elle a les moyens, le temps, et les nerfs. L’Ukraine, elle, n’a plus que la perfusion occidentale. Et l’Occident commence à tousser. Les stocks sont vides. Les opinions publiques sont à bout. Les Américains regardent ailleurs.
Merz voulait Zelensky à Bruxelles sans droit de vote. Il avait raison. On n’invite pas le capitaine du Titanic à la barre de l’Europe. On ne donne pas les clés de la paix à celui qui vit de la guerre.
Chaque missile Oreshnik rapproche Zelensky d’un choix : la table des négociations, ou le bunker final. Chaque frappe sur le réseau énergétique rapproche les Ukrainiens du noir, du froid, et de la révolte.
Zelensky ne défend pas l’Europe. Il la prend en otage. Et l’Oreshnik vient de lui rappeler que les otages, parfois, on les libère par la force.
Alors non, il ne signera pas. Pas encore. Il attendra le prochain chèque de Bruxelles. Le prochain Caesar de Paris. Le prochain mirage de l’OTAN. Jusqu’au jour où il n’y aura plus rien à signer. Plus de pays. Plus d’armée. Plus de peuple.
Trois ans de moratoire, disait Darmanin pour l’immigration. L’Ukraine n’aura pas trois ans. À ce rythme, Mach 10, l’hiver sera son dernier.
Le missile a sifflé. La paix n’a pas répondu.
H16
25/5/2026

France 2027 : on va élire un président ou un syndic de faillite ?

La semaine dernière, on apprenait que, malgré masse de Français annulant leurs vacances, le gouvernement gardait la tête froide : Le Biscornu nous rassurait avec sa prestance naturelle en nous garantissant que tout était sous contrôle. Malheureusement pour notre petit bricoleur ministériel, la semaine qui vient de s’écouler refuse de donner ce petit coup de pouce ou ce gros coup de pied aux fondements de la République indispensables à remettre le pays dans de bons rails.

Que du contraire, même : on apprend ainsi que le FMI, institution dont la tolérance aux pitreries budgétaires est pourtant légendaire, commence à montrer des signes clairs d’inquiétudes. Et lorsque le Fonds Monétaire International, ce vieux complice indulgent qui a longtemps tout pardonné à l’Argentine, à la Grèce et à quelques républiques bananières en goguette, se met soudain à froncer les sourcils devant les comptes de Bercy, c’est qu’il y a probablement matière à s’alarmer.

La mission d’Article IV publiée le 21 mai dernier ne mâche pas ses mots : croissance famélique de 0,7 % attendue pour 2026 (si tout va bien, allez, quoi, bon), procédure de déficit excessif qui s’étirera bien au-delà de 2029, trajectoire de dette franchement insoutenable, les ingrédients d’un succès français laissent perplexes. Et pour couronner le tout, l’institution invite la France à freiner massivement dans la Sainte Trinité des dépenses sociales hexagonales : santé, chômage, retraites.


Autant dire à un peuple gaulois biberonné depuis trois générations à l’État-providence qu’il faudrait apprendre à se laver à l’eau froide. Le Monde lui-même, peu suspect de libéralisme échevelé, parle désormais de signaux de plus en plus inquiétants, ce qui, dans la novlangue du quotidien de révérence, équivaut à peu près à un hurlement paniqué.

Mais enfin, tout n’est pas si catastrophique, voyons !

Eh bien à vrai dire, pendant que les institutions internationales s’égosillent dans le désert gouvernemental français, on constate que le tissu productif s’effiloche dans un silence presque pudique. Les défaillances d’entreprises se succèdent à un rythme qui ferait passer une démolition à l’explosif pour un atelier de pliage de serviettes.

C’est assez logique, du reste : les impôts sur la production battent allègrement des records à 96 milliards d’euros, confirmation administrative de cette belle doctrine française consistant à étouffer méthodiquement ceux qui financent le système plutôt que de réduire d’un seul euro la dépense publique. L’indice « PMI flash de S&P Global » vient d’ailleurs ajouter son grain de sel en plongeant à son plus bas niveau depuis cinq ans et demi : la France s’installe officiellement dans le rôle peu enviable de maillon faible européen, et la crise au Moyen-Orient ne fait qu’enfoncer un clou supplémentaire dans un cercueil déjà fort bien fixé.


Les avertissements internationaux ne se sont d’ailleurs pas cantonnés au FMI. Cette semaine, les taux d’emprunts des OAT à 10 ans français, cette fameuse dette dont on parle de plus en plus doucement, ont discrètement franchit la barre des 4 %. Même si ce ne fut qu’une journée, la tendance ne laisse aucun doute.


Si, pour le profane, cela pourrait n’être qu’un chiffre parmi d’autres, pour le budget de l’État, cela représente les premiers signes d’un infarctus dans un ascenseur bloqué entre deux étages : le service de la dette, déjà premier poste budgétaire en dynamique, se transforme en boule de neige incontrôlable qui dévale la pente en emportant tout sur son passage. Rouler cette boule de neige, c’est-à-dire cette dette colossale, coûte maintenant plus cher que de faire fonctionner le pays, ce qui contraint les gouvernements successifs à emprunter pour rembourser les emprunts ayant servi à payer les intérêts des emprunts précédents.

C’est de la pure cavalerie, et dans les manuels d’histoire économique, elle aboutit toujours à la faillite : aucune nation n’y a jamais échappé une fois le mécanisme enclenché, et il n’existe strictement aucune raison sérieuse de penser que la France inventera, sur ce point précis, une exception miraculeuse.


On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi les familles françaises commencent sérieusement à grincer des dents. Le baromètre UNAF-OpinionWay 2026 est édifiant : niveau de vie en berne, consentement à l’impôt qui s’évapore à mesure que le service rendu disparaît entre deux home jackings, et sentiment de moins en moins diffus de se faire dépouiller pour rien.

Bercy, fidèle à sa tradition de communication « maîtrisée » (pour ne pas dire euphémistique voire mensongère), continuera évidemment d’expliquer doctement que tout est sous contrôle (« trajectoire ambitieuse, pente forte, route droite, etc. ») , que les réformes structurelles produiront leurs effets, alors même que tout indique le contraire.

Et alors que les candidatures à la prochaine élection présidentielle se bousculent actuellement (on compte pas loin d’une trentaine de clowns pour le Cirque Républicain), on comprend clairement que ce sont les clés d’une gigantesque pyramide de Ponzi arrivée à son stade terminal que le prochain locataire de l’Élysée s’apprête à récupérer en 2027. Le successeur du Biscornu ne sera pas tout à fait un nouveau président, mais plutôt un syndic de faillite chargé de répartir les pertes entre des créanciers de plus en plus exigeants et un peuple de plus en plus essoré. Entre l’avertissement du FMI et un ras-le-bol fiscal qui couve de façon préoccupante, l’État nounou achève tranquillement sa mue en État fossoyeur.

Et puisqu’absolument aucun parti politique en lice ne semble disposé à tailler à la hache dans les dépenses de toutes natures, il ne restera bientôt, dans la trousse à outils gouvernementale, que la confiscation et la spoliation pour boucler les fins de mois.

Ce pays est foutu, mais avant ça, il nous promet des moments d’une « intensité démocratique » tout à fait mémorable.


24 mai 2026

Gilles Casanova
24/5/2026

Le Peuple de France le voilà

Méprisé et dépecé par une oligarchie de milliardaires mondialistes et ses tristes marionnettes.
Mais il n'est pas fait pour être asservi, un jour ou l'autre il le montrera…

Cliquez sur l'image et mettez le son ↴

Texte de ce qui est chanté qui n'est pas une chanson sur le football :

Au nord, c'étaient les corons
La terre c'était le charbon
Le ciel c'était l'horizon
Les hommes des mineurs de fond
Y avait à la mairie le jour de la kermesse
Une photo de Jean Jaurès
Et chaque verre de vin était un diamant rose
Posé sur fond de silicose
Ils parlaient de 36 et des coups de grisou
Des accidents du fond du trou
Ils aimaient leur métier comme on aime un pays
C'est avec eux que j'ai compris
Au nord, c'étaient les corons
La terre c'était le charbon
Le ciel c'était l'horizon
Les hommes des mineurs de fond
Le ciel c'était l'horizon
Les hommes des mineurs de fond

23 mai 2026

Gabriel Nerciat
23/5/2026

SYLVAIN TESSON OU LA DROITE JUGÉE


Ce matin, écouté en engloutissant deux tasses de café noir et une tartine de confiture à l'abricot l'émission hebdomadaire de Finkie sur France Culture, qui recevait Régis Debray et Sylvain Tesson pour causer de la droite et de la gauche.
Les connaissant assez bien l'un et l'autre (surtout Debray, l'un des rares auteurs de gauche dont je dois avoir pas loin de l'oeuvre complète dans ma bibliothèque – y compris une édition originale de son fameux "Révolution dans la Révolution" rédigé au moment de son périple picaresque à La Havane puis en Bolivie dans les premières années de la révolution castriste, et que je trouve encore aujourd'hui bien plus intéressant que tous les écrits politiques de Sartre, Adorno, Fanon, Negri ou Badiou réunis), je pouvais à peu près anticiper tout ce qu'ils allaient dire l'un et l'autre.
Ce, d'autant plus que l'ex-companero du Che n'est plus désormais à un âge où il demeure vraiment loisible de se renouveler. Ses fidélités révolutionnaires voisinent assez agréablement avec le mépris discret que lui inspirent les gauches californiennes et wokistes d'aujourd'hui, de même que la médiocrité en devenir de la France post-gaullienne, sans pour autant le faire verser dans le pessimisme automatique de salon façon C-News (ce qui à mes yeux ne laisse pas d'être appréciable).
Ce qui m'a surtout frappé, en fait, c'est le discours de Tesson.
Pendant une heure, il a déroulé sans oublier une virgule le catéchisme propre aux droitards d'aujourd'hui (du moins, ceux qui ne sont pas trop sots ou trop incurablement atlantistes).
À savoir : moi, j'aime le concret ; j'aime les choses ; j'aime la terre et la géographie ; j'aime mon foyer ; je me méfie des idées et de l'abstraction, je me flatte de ne pas voir plus loin que le bout de mon nez, l'histoire des hommes m'intéresse peu, je préfère la poésie à la métaphysique, etc., etc.
J'ai réalisé qu'à une époque, pas si lointaine, j'aurais pu moi-même énoncer à peu près tout cet amas de poncifs assez dérisoires. Tant il est vrai que le lyrisme des masses en mouvement et l'engouement pour les religions messianiques sécularisées n'ont jamais été mon genre de beauté.
Mais aujourd'hui, je ne le supporte plus.
Ce refus pavlovien de l'idéologie est évidemment la plus vulgaire, la plus étriquée des idéologies. L'idéologie hypocrite des impuissants et des vaincus.
Et malgré sa politesse de vieil homme civilisé, Debray lui-même n'a pas dissimulé l'agacement et la commisération que lui inspiraient ces piètres idylles bucoliques faussement intemporelles.
Si l'on veut comprendre pourquoi les droites se sont avachies sur elles-mêmes et sont en train de disparaître en Occident sans laisser de traces, il faut écouter Sylvain Tesson (le lire est superflu).
Il a beau faire le cuistre en nous ramenant à l'Odyssée et à Ulysse, il a simplement oublié qu'avant de retrouver Ithaque et Pénélope, le héros homérique avait fait et gagné la guerre de Troie.
Tout bien réfléchi, à la fin de l'émission, la confiture à l'abricot était devenue trop sucrée, chaude et collante pour que j'opte en faveur d'une seconde tartine. J'ai fermé la radio et suis parti me doucher.

21 mai 2026

Monique Plaza
21/5/2026

Rémi Philiponet : « Sans le concours massif des Nazis-Bandéristes ukrainiens, les "Einsatzgruppen" n'auraient jamais réussi à exterminer en Ukraine entre 1,5 à 1,8 millions de Juifs.
La fraternité d'armes dans les massacres de masse entre les Nazis hitlériens allemands et ukrainiens permet d'expliquer le soutien inconditionnel, aujourd'hui, de l'Allemagne envers l'Ukraine ».

Simone Veil avait également rappelé les massacres de juifs en Ukraine (voir la vidéo ci-dessous).

Dans ce contexte historique très sombre, que penser de l’admiration de Zelensky, juif, envers ces Ukrainiens nazis qu’il définit comme des héros nationalistes et dont il réinhume les restes en Ukraine ?

Marta Havryshko : « Je n'aurais jamais pu imaginer, même dans mes pires cauchemars, que sous la présidence de Zelensky, des néonazis infiltreraient la quasi-totalité de l'appareil de défense et de sécurité ; que des collaborateurs nazis seraient glorifiés au niveau de l'État ; que des régiments militaires entiers porteraient leurs noms.
Je n'ai jamais cru que le mouvement Azov passerait d'une frange marginale à deux corps d'armée à part entière, ni que des hommes ayant participé à des pogroms contre les communautés roms et vietnamiennes accéderaient à de hauts grades et à des postes à responsabilité.
Surtout, je n'aurais jamais imaginé que moi, une femme juive et spécialiste de la Shoah, je deviendrais la cible de néonazis manipulés par les services de sécurité d'un État dont le président est lui-même juif. »

Cliquer sur l'image ↴