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11 juin 2026

Gastel Etzwane
11/6/2026

Des armes occidentales destinées à l’Ukraine inondent le marché noir européen


Une enquête allemande met en lumière les dérives d’une aide militaire massive, dans un pays rongé par la corruption

Alors que l’Union européenne et les États-Unis ont injecté plus de 237 milliards d’euros d’aide militaire, financière et humanitaire en Ukraine depuis 2022, une enquête de la chaîne publique allemande ARD (Report Mainz), relayée par Der Tagesspiegel, révèle une réalité inquiétante : une partie significative de ces armements modernes disparaît des champs de bataille pour alimenter le marché noir européen.
Selon les enquêteurs, des fusils d’assaut, des munitions OTAN et d’autres équipements militaires fournis par les pays alliés finissent entre les mains des cartels de drogue, notamment en Andalousie, en Espagne. Près de Marbella, des trafiquants ont ouvert le feu sur des policiers avec des AK-47. Près de Cadix, des munitions de calibre 5,56 mm, standard de l’OTAN, ont été saisies. Un policier espagnol confie, désabusé : « Les cartels utilisent ce type de munitions. Elles proviennent d’Europe de l’Est, de la zone de guerre en Ukraine. »

Une corruption endémique et des quantités colossales

Le problème est à la mesure des flux : des dizaines de milliards d’euros d’armement ont été livrés en urgence à Kiev depuis quatre ans. Dans un pays classé parmi les plus corrompus d’Europe (Transparency International place régulièrement l’Ukraine dans une situation préoccupante), le contrôle des stocks s’avère extrêmement difficile. Vols, reventes par des intermédiaires véreux, pertes au combat « non déclarées » ou détournements purs et simples : les mécanismes de traçabilité peinent à suivre le rythme d’une aide massive et souvent improvisée.
Le précédent yougoslave devrait pourtant alerter. Après les guerres des années 1990, des quantités considérables d’armes ont inondé les Balkans puis l’Europe de l’Ouest, alimentant pendant plus de vingt ans la criminalité organisée. L’histoire semble se répéter, mais à une échelle supérieure en raison du volume inédit d’armement occidental engagé.

Des délinquants mieux armés que la police

Le constat est terrible. Comme le souligne un responsable de la sécurité espagnol dans l’enquête ARD : « En tant que policiers ordinaires, nous ne pouvons pas nous défendre contre ce type d’armement de grade militaire ; nous n’avons que des armes légères classiques. »
Ce déséquilibre croissant entre forces de l’ordre et délinquance organisée constitue une menace directe pour la sécurité intérieure des États européens. Quand des narcotrafiquants disposent de matériel militaire fourni par les contribuables européens, la question n’est plus seulement géopolitique : elle devient une question de souveraineté et de sécurité nationale.

Bientôt en France ?

L’Espagne n’est vraisemblablement que la pointe émergée de l’iceberg. Avec des frontières poreuses, un important trafic de stupéfiants et une présence active de réseaux criminels venus d’Europe de l’Est, la France est particulièrement exposée. Des sources policières françaises font déjà état, en off, d’une augmentation inquiétante de la puissance de feu des groupes criminels dans certaines cités et sur les axes de trafic.
Faudra-t-il attendre que des kalachnikovs ukrainiennes ou des munitions OTAN soient utilisées dans les rues de Marseille, Lyon ou Paris pour réagir ? Ou ces armes y circulent-elles déjà, discrètement, dans l’attente d’une étincelle ?
Jean Mizrahi
10/6/2026

Bulle ou pas bulle ?

L'IPO de SpaceX envoie un double message.
- Le premier est que le marché est aujourd'hui prêt à valoriser une entreprise plus de 1 000 milliards de dollars sur la personnalité de son dirigeant, ses succès passés et des promesses de croissance qui, pour partie, restent encore lointaines.
- Le second est que l'IA va continuer à absorber des quantités considérables de capitaux.

Je suis partagé sur les conséquences à court et moyen terme.
Je suis totalement convaincu par l'importance paradigmatique de l'intelligence artificielle. Je me suis abonné à un grand nombre de plateformes pour tester ce qui existe, y compris dans la génération d'images et de vidéos, parce que j'aime toucher pour comprendre. À mes yeux, l'IA est bien plus importante que n'importe laquelle des révolutions industrielles que nous avons connues. Pour la première fois, une technologie ne remplace pas seulement la force physique de l'homme, mais aussi sa pensée. Demain, avec les robots humanoïdes, elle remplacera également ses gestes. Le monde va changer. Radicalement. Je suis beaucoup moins convaincu par les projets spatiaux, mais je préfère rester modeste et dire que je ne sais pas tout.
Que l'IA soit une révolution ne signifie pas que les entreprises américaines de l'IA conserveront longtemps les valorisations extravagantes que le marché leur accorde aujourd'hui. C'est là que réside, selon moi, la question.
N'oublions jamais que le cerveau humain, qui n'est finalement pas si mal conçu, tient dans quelques centaines de centimètres cubes et fonctionne avec une consommation d'énergie dérisoire. Nous sommes peut-être en train de construire des machines qui mobilisent des milliers de mégawatts pour reproduire un cerveau qui fonctionne avec quelques dizaines de watts. Il est difficile d'imaginer qu'une telle situation constitue un optimum économique de long terme.
L'IA continuera évidemment à progresser, probablement à un rythme encore très élevé. Les algorithmes deviendront plus performants, plus compacts, plus efficaces. La vraie question est ailleurs : ce gain de performances justifiera-t-il indéfiniment une croissance exponentielle des investissements ? Je n'en suis pas certain. J'ai plutôt le sentiment qu'une grande partie des usages courants sera bientôt assurée par des modèles beaucoup plus petits, beaucoup moins coûteux et largement optimisés. Autrement dit, l'IA va probablement suivre le chemin de toutes les grandes révolutions technologiques : elle finira par se banaliser. Et lorsque la technologie devient une commodité, la concurrence devient féroce.
On le voit déjà avec plusieurs modèles chinois qui offrent des performances remarquables pour des coûts dix à vingt fois inférieurs. Certes, il est plus agréable de rouler en Rolls-Royce. Mais a-t-on réellement besoin d'une Rolls pour aller faire ses courses ? Aujourd'hui, les grandes entreprises de l'IA vendent avant tout de l'espoir : l'espoir d'un progrès sans limite, donc d'une demande éternellement croissante qui permettra de soutenir des revenus et des valorisations toujours plus élevés. Je ne suis pas convaincu que cette équation tienne très longtemps.
Par ailleurs, l'IPO de SpaceX risque de produire un effet d'éviction sur le reste du marché. À une période où les banques centrales ne peuvent plus distribuer un argent gratuit comme elles l'ont fait pendant des années, chaque euro investi dans une entreprise très médiatisée est un euro qui ne sera pas investi ailleurs. La liquidité n'est pas infinie.
Enfin, tout cela dégage une odeur de déjà-vu. Des entreprises introduites sur le marché à des valorisations exotiques parce qu'elles incarnent un rêve technologique, nous avons déjà connu cela. Les révolutions industrielles sont bien réelles ; les bulles financières aussi. L'une ne protège pas contre l'autre.
Je ne crois pas une seconde que l'IA soit une mode passagère. Je pense au contraire que nous vivons probablement la plus grande révolution industrielle de l'histoire de l'humanité. Mais une révolution industrielle ne garantit pas que les entreprises qui en sont aujourd'hui les vedettes conserveront durablement des valorisations hors normes. L'histoire économique montre même souvent l'inverse.

10 juin 2026

Régis de Castelnau
9/6/2026

Rubrique : classieux

Coucou les amis magistrats. Encore bravo !
Après vos exploits dans la tragédie du Gers, vous venez de nous rappeler que vous étiez toujours à la manœuvre pour intervenir dans le champ politique au profit du système Macron. Et cette fois-ci avec une incontestable élégance.
La cible principale est évidemment Jean-Luc Mélenchon, mais l’attaquer frontalement sur le plan judiciaire, cela pourrait faire quand même un peu désordre. Alors va pour sa compagne.
Classe non ?
Une drôle de procédure, bruyamment annoncée au moment de l’élection municipale à Paris à laquelle Sophia Chikirou était candidate. Pas de plaignant, pas de préjudice, mais cela n’allait pas vous arrêter quand même ? Renvoyée devant le tribunal, la criminelle. Pour abus de confiance, escroquerie et vol, belles incriminations pour alimenter un joli tintamarre médiatique.
Il s’agissait en fait d’un litige commercial, qui avait été réglé sur le plan commercial sans aucune connotation pénale évidemment. Aucune escroquerie, aucun abus de confiance. Mais cela n’allait pas vous arrêter, alors vous avez gratté les amis. Et vous avez trouvé le moyen de la « condamner pour vol » ! Elle avait gardé un chéquier du temps où elle dirigeait la boîte, dont elle ne s’est JAMAIS servi. Mais attention, vous avez qualifié ça de « soustraction frauduleuse de la chose d’autrui », et paf, comme ça en première page de toutes les gazettes, la phrase qui tue : « Sophia Chikirou condamnée pour vol ».
Bon, il s’agit là d’un hors-d’œuvre. Puisqu’il y a une autre marmite qui mijote dans laquelle figure le ragoût de la campagne présidentielle de 2017.
Tous ceux qui disent que c’est cousu de fil blanc, sont rien que des mauvaises langues.
La justice en France elle est in.dé.pen.dante ! Et im.par.tiale !

Gabriel Nerciat
8/6/2026

COLÈRE FROIDE POUR UNE NUIT BLANCHE


Lors de la Nuit Blanche de samedi dernier, l'église Saint-Laurent de Paris, avec l'accord de la mairie du Xe arrondissement et semble-t-il celui de l'indigne archevêque de la capitale Monseigneur Ulrich, a été investie par l'immonde poussah et activiste Barbara Butch, qui avait déjà profané la Cène lors de la minable cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques il y a deux ans, et qui se trouve être également l'une des plus zélées propagandistes de la scélérate loi Yadan (on la voit ici poser fièrement avec la nièce du porte-parole de l'armée israélienne, Emma Rafowicz, elle-même députée européenne et élue socialiste du XIe arrondissement).
Une petite cohorte de fidèles catholiques – évidemment intégristes et d'extrême-droâte, si l'on en croit Le Monde – a voulu protéger le lieu saint de cette profanation dégoûtante, et ont dû être neutralisés (de façon pas très évangélique, c'est à craindre) par une vingtaine de policiers de la BRAV – qui n'avaient heureusement pas de pédophiles à traquer ce soir-là.
De ce triste évènement, je tire trois conclusions :
1) Les élites françaises de l'Eglise romaine n'ont vraiment rien à envier aux autres élites du monde laïc ;
2) Si en moi le chrétien veut bien tendre l'autre joue quand on la gifle, le citoyen français a de plus en plus de mal à le faire ;
3) Quand la laideur, la bêtise et l'indécence imposent leur loi sans retenue avec la complicité des puissants du jour, la moindre des indignités n'est pas de plier le genou devant elle, en tentant de faire passer sa lâcheté pour une preuve d'ouverture d'esprit.
Dernière chose, afin de désamorcer à l'avance l'accusation pavlovienne qui ne va pas tarder à fuser : j'aurais été tout aussi indigné si cette pachyderme subventionnée et sa meute avaient entrepris de profaner la vieille synagogue de la rue Notre-Dame-de-Nazareth ou celle de la rue de la Victoire.
Mais curieusement, elles n'ont pas poussé la manie blasphématoire jusqu'à souiller les lieux de la religion de leurs pères.
L'an prochain à Paris - peut-être.

9 juin 2026

Gilles Casanova
8/6/2026

Le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis, ce dimanche a été un grand succès, comme on pouvait l'imaginer.


Le grand orateur est resté fidèle à la tradition du « programme du dimanche » de la Social-démocratie : c'est-à-dire la promesse faite aux électeurs le dimanche que leurs rêves vont se réaliser, en opposition au « programme de la semaine » qui est ce qu'arrivés aux postes de pouvoir ils font effectivement.
Là où ils ont partagé le pouvoir, comme à Paris, le "programme du dimanche" tourné vers le bien-être et l'épanouissement des catégories populaires a abouti à faire "en semaine" de la capitale, la ville la plus chère du monde à égalité avec Hong Kong et Singapour, une ville dans laquelle il est aujourd'hui impossible à des Français moyens de se loger, une ville qui n'accueille plus que du Airbnb et des bourgeois plus ou moins bohèmes, et – sous le périphérique, sur le bord du canal, ou dans divers autres lieux dans des conditions insalubres – leurs esclaves migrants sans papiers qui leur apportent à vélo les sushis du soir, et qu'ils chantent comme la « nouvelle France ».
« Programme du dimanche » sur l'Union européenne qu'il ne s'agit plus d'empêcher de nuire aux Français, qu'il ne s'agit ni de neutraliser en reprenant sa souveraineté, avec laquelle il n’est opportun ni de rompre, ni de s'affronter, mais qu’il faut « débarrasser du libéralisme », à ce compte, on pourrait aussi demander avec les mêmes chances de succès, aux banques, de moins penser à l'argent et plus à l'Amour universel…
Tout cela devant un parterre nombreux, fervent, décidé, enthousiaste même, mais intensément « blanc » !
Puisque ce courant racialise si fortement les rapports sociaux, on ne peut s'empêcher de lui appliquer sa grille de lecture de la société. Bien que tenu dans le département champion de l'immigration illégale, de la délinquance et du narcotrafic, un département dans lequel le système scolaire voit les jeunes ayant le français pour langue maternelle être minoritaires, dont les grandes villes ont une majorité de moins de 25 ans issus directement ou indirectement de l'immigration récente, c'est essentiellement la petite bourgeoisie radicalisée, détentrice du « privilège blanc » qui se pressait autour de cette grand’messe pour célébrer la nouvelle France et les remplaçants de la classe ouvrière qui n'avaient, eux, pas fait le déplacement.
Dans ces conditions, d'une façon définitivement mitterrandienne, pour couvrir l'acceptation fondamentale du néolibéralisme et leur vision radicalisée de la politique proposée par la fondation Terranova – financée par Bill Gates – qui constitue leur orientation stratégique, l'ennemi invoqué est le fascisme.
Depuis 42 ans c'est cette chanson qui est servie à ceux qui n'ont pas accepté l'abandon par la gauche de la perspective de « changer la vie » au profit de « construire l'Union européenne ».
Depuis 42 ans il faut tout accepter au nom de la lutte contre un fascisme dont la prise de pouvoir serait imminente si l’on ne baissait pas la tête devant les milliardaires et leurs amis pour faire le « Front républicain » derrière leurs candidats.
Mais on peut regarder autour de soi, le fascisme on ne le voit pas. Le néo-nazisme oui, on le voit, il s'affiche, il ne se cache pas, en Ukraine, mais ce sont nos impôts qui le financent à coup de milliards, et il n'est pas question dans le discours de lever le pays contre lui. En revanche il est question d'exiger du Medef qu'il arrête de parler avec Marine Le Pen… Mais le Medef, ce qu’il reproche à Marine Le Pen, c’est d’avoir le programme social de la CGT. Allez comprendre. Donc le Medef devrait être plus raisonnable et parler avec Jean-Luc…
Le grand projet est là, il est exprimé en termes clairs : être second derrière Jordan Bardella à l'élection présidentielle. Voilà qui va terroriser les milliardaires, qui ont tremblé ce week-end en voyant Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles assister ensemble dans des tenues particulièrement élégantes, au Grand prix de Formule 1 de Monaco depuis les loges…
Ainsi, pour les milliardaires, le choix est fait, Jean-Luc est le candidat idéal pour perdre devant celui qui est le candidat idéal pour que « tout change pour que rien ne change » et qui le montre un peu plus chaque jour, maintenant qu'il prend conseil auprès de Thierry Breton pour savoir comment régler le problème de la dette…
On voit que les milliardaires et leurs conseils, McKinsey et quelques autres, n'ont pas qu'un seul scénario en main pour gagner la présidentielle, ils ne se reposent pas entièrement sur les frêles épaules des duettistes de Bilderberg : Edouard Philippe & Gabriel Attal.
Ceci dit, personne ne sait comment vont réagir les Français à une présidentielle qui se terminerait par un « business as usual » après une campagne menée de part et d'autre sur une ligne radicale « pour que tout change »…
Gastel Etzwane

- 9/6/2026 - Belle boucle : on inculque à la jeunesse native l’individualisme hédoniste + l’éco-anxiété + la peur de tout (guerre, climat, “surpopulation”…), on obtient un effondrement de la natalité, et on présente l’immigration massive comme l’unique solution “humaniste”. On ne pouvait pas mieux orchestrer le remplacement. Chapeau l’artiste.
L’article parle de pays “attractifs”. Attractifs en quoi exactement ? Par la promesse d’emplois que les entreprises peinent à pourvoir parce que les conditions et salaires ne motivent plus les locaux ? Ou par la perspective d’un État-providence généreux que les pays d’origine ne financent pas ? Curieux que cette précision soit toujours absente.
Face au vieillissement, deux options : encourager les natifs à faire des enfants (logement, fiscalité, culture de la famille), ou importer une population plus jeune et plus féconde. Ils ont choisi la seconde. La première aurait été trop “réactionnaire”, visiblement.

8 juin 2026

Gabriel Nerciat
8/6/2026

L'EUROPE SUR LA PHOTO


Qui incarne l'Europe aujourd'hui à la face du monde ?
Trois dirigeants en sursis viscéralement détestés par leurs peuples (aucun d'entre eux ne sera encore au pouvoir dans moins de deux ans), qui s'affichent sans honte comme les domestiques rackettés d'un dictateur belliciste et stipendié – lequel aurait dû quitter le pouvoir à Kiev il y a deux ans.
Depuis l'adoption du traité de Maastricht, en 1992, qui a institué l'UE et la zone euro, la part de l'Europe (UEM) est passée de 25% du commerce mondial à moins de 15%, et à l'intérieur de l'UE, l'Italie vient cette année de dépasser la France en terme de PIB (on remarquera que Giorgia Meloni n'a pas été conviée à Londres ou bien a dédaigné de s'y rendre).
Le Vieux Continent a programmé consciemment son effacement historique, civilisationnel et démographique depuis 35 ans, mais ses élites les plus directement compromises dans ce lent suicide collectif adorent singer la puissance et l'union devant les photographes.
Attention, pauvres nains de jardin qui perd ses fleurs : prenez vite la pose, le petit oiseau va sortir. Mais dépêchez-vous.
Quand les aigles d'Ouest et d'Est arriveront dans le ciel, on ne le verra plus.

7 juin 2026

Charles Alloncle
7/6/2026
H16
16/3/2026

Périscolaire parisien : un prédateur toutes les 3 semaines, « c’est stable ! »

Les élections sont toujours l’occasion d’une surenchère de promesses et de petits coups bas, et les petites barbouzeries d’Estrosi à Nice en sont un exemple croustillant parmi des douzaines. Cependant, à Paris, s’il est bien une promesse qui semble difficile à faire, c’est celle d’un vrai suivi des affaires pédocriminelles au sein du périscolaire.

Il est vrai que la presse peine (volontairement ?) à relater l’ampleur du problème soulevé depuis quelques mois dans le périscolaire parisien.

Ainsi, depuis 2023, des dizaines d’agents ont été suspendus pour des faits de nature sexuelle dans le cadre de la petite enfance. C’est beaucoup trop et cela dépasse de loin le cadre d’une coïncidence. Si l’on épluche un peu les affaires passées, on découvre que ces problèmes ne sont pas nouveaux, loin s’en faut.

À l’École Paul-Dubois (IIIe), depuis 2019, des accusations de viols et agressions sexuelles concernent 19 très jeunes enfants. L’instruction traîne et s’achemine vers un non-lieu tandis que l’animateur, suspendu depuis sept ans, est toujours salarié de la Ville.


À l’École Alphonse-Baudin (XIe), un animateur a été jugé fin 2025 pour agressions sur 5 enfants, après qu’un autre a été suspendu et que trois animatrices ont été douillettement « retirées du terrain » pour des comportements inappropriés (source).


À l’École Reuilly B (XIIe), des centaines d’images pédopornographiques ont été découvertes chez un animateur qui avait fait l’objet d’une plainte pour agression sur mineur dix ans plus tôt, mais n’avait jamais été écarté de son poste entre-temps.


À l’École Bullourde (XIe), trois animateurs ont été suspendus, dont l’un finalement mis en examen pour viol aggravé, corruption de mineur et exhibition sexuelle début 2026, déclenchant la colère des parents face à la gestion chaotique de la mairie.


Aux Écoles Parmentier et Faidherbe (XIe), des plaintes pour viols aggravés sur des enfants de 4 ans et des agressions sexuelles (câlins appuyés, attouchements) pleuvent. En face, les familles se heurtent à une omerta de l’administration qui leur intime de se taire.


Aux Écoles Saint-Dominique (VIIe) et Volontaires (XVe), c’est le triomphe de la « méthode parisienne » : un animateur, signalé pour des violences à Saint-Dominique, est simplement « recadré » et muté discrètement à l’école Volontaires. Avec pour résultat qu’il y cumule rapidement trois plaintes pour viol sur des enfants de 3 ans. À Saint-Dominique, ce sont finalement 9 agents qui seront suspendus face à ce que les parents décrivent comme une véritable « meute organisée ».


Devant cette accumulation de faits répétés, difficile de ne pas voir émerger plusieurs éléments répétitifs.

D’une part, il apparaît que les contrôles et les filtres en amont, avant le recrutement, sont parfaitement inexistants (et seraient risibles si l’ensemble de ces affaires n’impliquait pas de jeunes enfants). Avec 52 agents suspendus en 3 ans, 8500 vacataires recrutés « sans CV, sans formation, sans lettre de motivation » (et apparemment avec une recherche très optionnelle dans le casier judiciaire), un plan d’actions annoncé après chaque scandale et jugé insuffisant par tout le monde, on est en effet en droit de se demander ce que font les ressources humaines de la mairie.


D’autre part, les autorités et notamment la mairie de Paris semblent étonnamment empotées lorsqu’il s’agit de traiter le problème pour lequel une seule absence de solution se dégage : la suspension dans la plupart des cas, et l’éventuelle mutation lorsqu’on le peut… et c’est tout. L’inaction semble ici érigée en principe de base auquel toute dérogation devient impossible. Du côté de la justice revient bien sûr le constat valable pour tout le reste : nageant entre lenteur comateuse et laxisme institutionnalisé, les autorités judiciaires ne semblent absolument pas à la hauteur de l’ampleur du désastre. Il semble que le nombre de personnels impliqués dépasse de loin les maigres capacités de traitement de l’institution.

Mais surtout, lorsqu’on prend le temps de recenser affaires et témoignages, il apparaît que ces dérives de plus en plus graves remontent au moins à 2016 comme le rapporte l’avocat de certaines des victimes :


« Les premières affaires remontent à 2016. C’est systémique. On s’interroge : qu’ont fait les autorités depuis toutes ces années pour y mettre fin ? »

On note que, comme dans l’Éducation nationale, le phénomène du « pas de vague » s’est largement imposé. Mieux : constatant qu’il y a eu 18 suspensions en 2023, puis 18 en 2024, puis 16 en 2025 (au 18 novembre), la Ville de Paris affirme que la tendance est « stable ». Ouf, tout va bien, on conserve le rythme d’un animateur suspendu toutes les trois semaines.


Avec le nombre de cas et leur répétition dans le temps, avec l’absence de filtre en amont, avec la faiblesse de la réponse des politiciens et des administrations, une question s’impose alors : plus qu’une volonté de ne pas en parler, cet étouffement d’affaires de plus en plus nombreuses ne cache-t-il pas la volonté de camoufler un véritable réseau organisé ? C’est en tout cas la question que se pose l’avocat :


« À l’école Saint-Dominique, on parle de 9 animateurs suspendus, de plus d’une trentaine de plaintes. On se dirige possiblement vers un système de réseau organisé, d’animateurs qui se cooptent, qui se recrutent. Il y a de l’entrisme de gens déviants. »

Le constat est, en réalité, particulièrement alarmant : alors que la mairie de Paris s’enfonce dans le rouge d’une gestion socialiste complètement délirante, incapable de tenir ses budgets, dépensant sans compter et embauchant littéralement n’importe qui pour faire effectivement n’importe quoi, le plus grave reste la multiplication de ces affaires pédocriminelles qui s’ajoutent à la liste déjà longue et consternante des autres problèmes de la ville, avec ses embouteillages, ses rats, ses zones de deal ou ses espaces de « couteaux festifs & commerce alternatif ».

En somme, les scandales à répétition dans le périscolaire parisien ne sont pas le fruit du hasard ou d’une malchance statistique, mais bien le résultat d’un système qui préfère muter les brebis galeuses et imposer l’omerta plutôt que de faire des vagues.

En pleines élections municipales, l’équipe d’Anne Hidalgo et son ex-premier adjoint Emmanuel Grégoire tentent désespérément d’étouffer cet acablant bilan sous de vagues « plans d’actions » bureaucratiques. Mais pour les Parisiens, le constat est sans appel : la capitale, déjà ruinée, enlaidie et ensauvagée, n’est même plus capable de garantir la sécurité élémentaire de ses propres enfants.

Face à un tel naufrage systémique, constater que les Parisiens s’apprêtent cependant à prolonger cette équipe de branquignoles impose une conclusion sans détour : tout comme ce pays – et pour les mêmes raison – cette capitale est foutue.


https://h16free.com/2026/03/16/83724-periscolaire-parisien-un-predateur-toutes-les-3-semaines-cest-stable
Gabriel Nerciat
7/6/2026

SIONISME, HUMANISME, ALTÉRITÉ, LEVINASSERIES


Non, non, Israël n'est pas du tout un Etat génocidaire, puisqu'on vous le dit. Il n'y a que les antisémites pour prétendre ça, nous asséneraient Jankélévitch, Levinas et ce pharisien d'Erri De Luca.
C'est juste un Etat assez fragile et un tout petit peu tendu, dont l'armée d'occupation, entre deux colonisations ou destructions de villages, extermine un bébé arabe de sept mois devant ses parents.
D'ailleurs, génocide, ce n'est qu'un mot. Et un mot, c'est juste un dictionnaire paraphé par quelques juristes qui en donne le sens.
Si ce qui était hier, pour BHL et les belles âmes de Saint-Germain-des-Prés, génocide en Bosnie devient aujourd'hui regrettable accident en Cisjordanie ou au Liban, on ne va pas en faire une montagne.
Ce ne sont pas les bébés qui manquent au sud et à l'est de la Méditerranée, quand même.

6 juin 2026

Dessin d'Alex
Gilles Casanova

- 5/6/2026 - Comme d'habitude, tous les médias ont titré sur l'attaque d'un drone russe, fait mille commentaires et mille imprécations, puis quelques jours plus tard, discrètement ils rectifient sans excuses, sans commentaire !

Gastel Etzwane
5/6/2026

Un journaliste français interroge Poutine à Saint-Pétersbourg : le contraste saisissant avec la France


Le 4 juin 2026, à Saint-Pétersbourg, un journaliste français a pu poser directement une question à Vladimir Poutine lors d’une session ouverte aux médias étrangers. L’image, diffusée en direct sur BFM TV, est frappante : un représentant de la presse française s’adressant librement au président russe.
Ce qui importe le moins ici, c’est le contenu précis de la question ou même de la réponse de Poutine. Ce qui frappe, c’est le contraste absolu avec le climat qui règne en France au même moment.
Alors qu’un journaliste français est accueilli à Moscou pour interroger le chef de l’État russe, une véritable cabale médiatique et politique se déchaîne en France contre une journaliste russe travaillant sur CNews. Une meute de commentateurs, d’éditorialistes et de responsables politiques se focalise sur une seule personne, comme si sa présence constituait la priorité absolue du pays, bien avant les crises économique, sécuritaire et démographique qui s’accumulent.
Cette hystérie collective révèle une triste réalité : en France, une voix dissonante, surtout lorsqu’elle propose une vision différente du conflit en Ukraine ou de la situation en Russie, devient immédiatement intolérable. Au lieu de contredire les arguments par le débat, on cherche à interdire et à diaboliser. La dissidence n’est plus réfutée, elle est proscrite.
L’ironie est totale : le pays présenté comme une dictature autorise un journaliste occidental à questionner son président devant les caméras. La France, qui se revendique championne de la liberté d’expression, est incapable d’imaginer l’inverse : un journaliste russe posant une question directe à Emmanuel Macron, d’autant que celui-ci sélectionne soigneusement ses interlocuteurs.
Ce double standard en dit long sur l’état de la liberté de la presse et du débat public en France. Quand le tolérant devient intolérant et que l’on accuse l’autre de ce que l’on pratique soi-même, ce n’est plus la liberté qui s’exprime, c’est la censure qui change de visage.
Denis Albisser
6/6/2026

Point absolument commun de tous ces candidats : le Système.


Tous d'accord pour ne pas reprendre la souveraineté de la France, et la laisser à l'UE, l'OTAN et l'OMS.
Tous d'accord pour poursuivre la guerre contre la Russie.
Ils se sont tous prosternés devant Zelensky, ils se moquent tous aussi de l'avis et de la vie des Ukrainiens, mais aussi de l'avis des Français.
Tous d'accord pour continuer à mentir aux Français.
Seul bémol, le RN et l'immigration, mais sans sortir de la dictature européenne, ça continuera.
Gabriel Nerciat
6/6/2026

BERNADETTE, UN PORTRAIT NÉCROLOGIQUE


Cette mesquine et horrible bonne femme, qui condensait en elle toute la médiocrité atavique et le ressentiment des philistins propre à son milieu social, a joui généreusement de l'endurance et de la longévité remarquables que la méchanceté endurcie et le désir de nuire prodiguent parfois à certaines personnes de son sexe.
Elle qui aurait tant voulu avoir Sarkozy comme gendre et, avec l'aide de son cher Balladur, retarda d'une bonne décennie l'accession de son mari à la plus haute fonction de l'État (en évinçant, à la faveur de la défaite du RPR lors des élections européennes de 1979, les plus avisés de ses conseillers), elle avait attendu trop longtemps l'heure de sa vengeance pour ne pas y déployer le moment venu tout le fiel et la cruauté dont elle était capable.
Un aîné de mes amis, qui l'avait vue souvent lorsque Chirac était Premier ministre et maire de Paris, m'a dit qu'elle avait un regard tellement mauvais et venimeux qu'il se signait, machinalement, lorsqu'elle ou lui sortait de la pièce, afin de conjurer l'envoi d'un possible mauvais sort. Il rêvait de la présenter à Claude Chabrol pour qu'il puisse en quelque sorte la peindre sur le motif (ce qu'il ne parvint jamais à faire, car il fut liquidé en temps voulu comme les autres).
Maintenant que Bernadette va se présenter au Purgatoire des femmes trompées, il doit jubiler. Mais je crois surtout qu'une certaine Marie-France G., qui connaissait bien son mari, a vraiment hâte de la retrouver et de l'accueillir fraîchement.
Pas sûr, donc, qu'elle repose en paix.