Natacha Polony
16/4/2026
Une étude du CEVIPOF vient de tomber. Elle confirme ce que beaucoup sentent mais que peu osent dire clairement : 86% des Français sont intéressés par la présidentielle de 2027. Parmi eux, les trois quarts veulent une transformation profonde du pays, pas des ajustements à la marge, ou des replâtrages technocratiques. Une vraie rupture.
Mais attention ! Ces mêmes Français rejettent massivement la radicalité et les postures. Ils ne veulent pas "le bruit et la fureur". Ils veulent du sérieux.
Ce qu'ils placent en tête de leurs priorités ? La santé. Le seul sujet qui rassemble de la gauche à la droite au-delà de 70%.
Nos hôpitaux qui ferment, nos médecins qui manquent, nos proches qui attendent des mois, ça, tout le monde le vit.
Viennent ensuite le pouvoir d'achat et la valeur du travail. Des millions de gens qui bossent et qui n'y arrivent plus.
Et puis la sécurité et l'immigration, des sujets que trop de responsables politiques ont longtemps voulu esquiver ou laisser aux extrêmes, alors qu'ils sont tout simplement au cœur des inquiétudes quotidiennes de millions de Français. On ne les traite pas en les ignorant ; il faut les traiter avec lucidité et fermeté.
Derrière ces chiffres, une réalité que les partis traditionnels refusent de voir : un espace immense pour un projet qui ne choisit pas entre la protection sociale et la fierté nationale, entre la défense des services publics et la fermeté sur les questions régaliennes, entre l'intérêt des travailleurs et celui de la nation tout entière.
Ce n'est pas une nouveauté. C'est même l'une des plus vieilles traditions de notre République, celle du Conseil national de la résistance (CNR), qui a su rassembler des hommes et des femmes venus de partout pour reconstruire le pays sur des bases solides.
Cette tradition-là n'attend qu'une chose : qu'on la ranime !
Les Français sont prêts. La question est : qui le sera aussi ?