Gastel Etzwane
9/7/1026
Big Brother au volant, dans vos messages et sur vos écrans : l’UE installe la surveillance sans que personne n’ait voté
Dans l’Union européenne, une série de mesures récentes ou en cours d’application dessine progressivement un maillage de contrôle sur les citoyens. Caméras qui scrutent le visage des conducteurs, projets de scan des conversations privées, vérification d’âge par selfie et pièce d’identité… À chaque fois, le discours officiel met en avant un noble objectif : la sécurité routière, la protection des enfants, la lutte contre les contenus illicites. Mais le résultat concret est toujours le même : plus de surveillance, plus de contrôle, moins de liberté individuelle.
Depuis le 7 juillet 2026, tous les nouveaux véhicules immatriculés dans l’UE doivent être équipés d’un système de détection de distraction du conducteur. Des caméras infrarouges, souvent placées près du volant, analysent en temps réel le regard, la position de la tête et les expressions faciales. Le prétexte est indiscutable : la distraction est responsable d’une part importante des accidents. Pourtant, le résultat est une caméra permanente pointée sur le visage du conducteur, dans l’espace privé de sa propre voiture. Même si les règles actuelles interdisent le stockage ou la transmission des données, la présence physique de cet œil électronique marque une étape supplémentaire dans la normalisation de la surveillance embarquée.
Parallèlement, le projet controversé surnommé « Chat Control » (ou règlement contre les abus sexuels sur enfants) revient sur le devant de la scène. Il vise à obliger les plateformes à détecter les contenus illicites dans les communications privées, y compris potentiellement les messages chiffrés via des techniques d’analyse côté client. Le prétexte est la protection des mineurs contre la pédopornographie. Le risque pointé par de nombreuses voix critiques : une surveillance généralisée des conversations privées de millions de citoyens innocents, avec les erreurs inévitables des algorithmes et la fragilisation du chiffrement de bout en bout.
Enfin, l’UE développe une solution harmonisée de vérification d’âge en ligne. L’outil, souvent présenté comme un « mini-portefeuille » numérique, repose sur un selfie associé à une pièce d’identité pour générer une attestation d’âge sans révéler d’autres données personnelles. Le but affiché est de mieux protéger les enfants sur les plateformes et de permettre un accès contrôlé aux contenus réservés aux adultes. Le résultat pratique : pour accéder à certains services ou contenus, les citoyens devront de plus en plus prouver leur identité de manière biométrique, renforçant la traçabilité des comportements en ligne.
À chaque étape, le même schéma se répète : un prétexte vertueux, une technologie intrusive, et une restriction progressive de la sphère privée. La liberté de circuler sans être filmé dans son habitacle, la liberté d’échanger des messages sans craindre un scan automatisé, la liberté de naviguer sur Internet sans devoir s’identifier systématiquement… toutes ces libertés reculent au nom de la sécurité.
Et bien sûr, personne n’a jamais voté pour ça. Dans cette Union européenne qui se prétend démocratique, les citoyens n’élisent ni le président de la Commission, ni les commissaires qui imposent ces orientations technocratiques. Ces postes sont négociés en coulisses par les gouvernements et validés par un Parlement européen qui sert d’alibi démocratique vide de sens.
Pendant que les bureaucrates de Bruxelles et leurs alliés technocratiques déploient caméras faciales dans les voitures, scans automatisés des conversations privées et vérifications biométriques obligatoires, le peuple est réduit au rôle de spectateur impuissant. Le prétexte de la sécurité ou de la protection des enfants masque mal l’emprise croissante d’un pouvoir technocratique qui grignote méthodiquement les libertés individuelles sans jamais consulter réellement les citoyens. Jusqu’où ira cette machine ? Certainement plus loin, tant qu’aucune force ne viendra la stopper.
