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16 décembre 2025

Monique Plaza
15/12/2025


Jean-Noël Barrot annonce que des sanctions vont être prises contre Xavier Moreau, présenté comme un « relais de la propagande du Kremlin en Europe ».
Xavier Moreau, ancien officier de l’armée de terre français, franco-russe, vit en Russie et analyse la guerre depuis la Russie. Il est évidemment un ennemi pour le pouvoir français qui a interdit pratiquement tous les médias russes et compte bien étendre sa censure à tous les médias alternatifs, blogueurs et abonnés des réseaux sociaux qui n’adhèrent pas à sa conception de "l’ennemi russe" contre lequel, rappelons-le, nous ne sommes pas en guerre !
Si la Russie ne nous menace pas, en revanche le pouvoir français et l’UE entravent de plus en plus notre liberté de pensée et d’expression, refusant tout pluralisme et toute voix dissidente.

15 décembre 2025

Gabriel Nerciat

-15/12/2025- Cinq ans jour pour jour après la mort de Coralie Delaume, je me permets de reproduire ici le court texte que j'avais publié alors sur mon ancien compte FB, sans en changer un seul mot.
Façon de rappeler que sa présence ne nous quitte pas.

CORALIE DELAUME, UNE ORAISON FUNÈBRE


La mort de Coralie Delaume n’est pas une perte comme les autres. Elle ne nous frappe pas seulement à cause de sa scandaleuse précocité, mais parce que, en dépit de sa jeunesse, elle m’avait toujours paru nimbée de cette autorité intellectuelle si particulière qui semble être trop souvent un attribut commodément conféré par la maturité ou la vieillesse mais qui, chez elle, se montrait d’autant plus paradoxale qu’elle se conjuguait avec l’innocence un peu gauche (sans jeu de mots) et la fragilité d’une très jeune femme.
Dans le domaine de la réflexion géopolitique, je lui dois énormément. Ses livres sur l’Allemagne, venant après ceux de Jean-Pierre Chevènement dans les années 1990, m’en ont plus appris que bien des germanistes et des colloques fastidieux sur l’amitié franco-allemande. Même Jacques Benoist-Méchin aurait trouvé de l’intérêt à la lire.
Elle disparaît au moment où la pandémie de covid-19 ouvre la séquence inattendue qui va vérifier ou infirmer la véracité de ses thèses sur l’isolement de l’Allemagne et la fin programmée de l’Union européenne. Lorsque viendra le moment des ultimes soubresauts de l’agonie européiste, c’est d’abord à elle que nous penserons.
Ses livres resteront, au cœur de nos bibliothèques, comme des traces pérennes des avertissements de la Pythie. Malheur à ceux qui les ont dédaignés ou cru inutile de les lire. La réalité qu’elle a décrite et entrevue les submergera, avec toutes les autres vanités qui croient à tort être le sel de la vie.
Nicolas Dupont-Aignan

Le rouleau compresseur de la Commission européenne veut imposer le Mercosur. La France de Macron est prise au piège du vote à la majorité des États. Pour sauver l’agriculture française, une seule solution : cesser tout versement financier à l’Union européenne et préparer une sortie organisée. Utilisons l’argent que nous versons à Bruxelles pour financer directement une politique agricole nationale à l’image de la Suisse.

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Radu Portocala
15/12/2025

La Décision 2024/2643 du 8 octobre 2024 prise par le Conseil de l’Union européenne « concernant des mesures restrictives eu égard aux activités déstabilisatrices menées par la Russie » institue un certain nombre de sanctions contre les personnes qui se rendent coupables d’avoir sur la politique russe et particulièrement sur la guerre un Ukraine des opinions différentes de celles que Bruxelles autorise.
Aujourd’hui, le Conseil a ajouté un certain nombre de noms à la liste publiée l’année dernière. Parmi ceux-ci figurent l’analyste suisse Jacques Baud et l’analyste franco-russe Xavier Moreau. Certains lecteurs de cette page connaissent sans doute leurs noms.
Les actes d’accusation, dans leur triste stupidité, ont, pour celui qui a vécu à l’Est, quelque chose de familier. Simplement parce que si, à la place de « Russie », nous écrivons « impérialisme américain », nous retrouvons les anathèmes que publiait dans les années cinquante n’importe quel journal du monde soviétique.
L’Union européenne pratique, donc, la régression dans le temps, le retour aux origines de certains de ses dignitaires – surtout baltes. Mais, ce qui est bien plus grave, l’Union européenne montre qu’elle ne supporte pas des opinions différentes de la sienne et qu’elle punit volontiers ceux qui s’y risquent. L’Union européenne, depuis quelque temps, a pour but d’instaurer la censure. Objectif médiocre, tout de même. Donc, elle se lance avec enthousiasme dans la censure punitive telle qu’elle a été pratiquée par les pires dictatures du siècle dernier : celle des soviets et celle des nazis.

France 2027 : La morphine ou le scalpel ?

H16
15/12/2025

Les signes s’accumulent, clairs : l’année 2026 va pulser en France.


La majorité politique, claire et déterminée, n’hésitera pas à proposer un programme politique audacieux, avec un plan bien défini. Comme la classe politique se répartit actuellement sur des partis politiques clairement décidés à sauver les libertés fondamentales et à placer la propriété privée, la liberté d’expression au dessus du reste, on sait déjà qu’on part sur d’excellentes bases.

Bien évidemment, tout ceci ne marcherait pas sans un budget taillé au cordeau. Lecornu – que la paix budgétaire soit sur son nom – a heureusement réussi le pari de proposer une ligne budgétaire réaliste, qui permettra aux administrations d’améliorer encore leur efficacité déjà légendaire. Les choix réglementaires, l’empilement de normes et l’application rigoureuse des textes français comme européens garantiront à nos entreprises un environnement stable, prévisible et parfaitement dissuasif. Nos charges sociales quasiment anecdotiques continueront d’encourager l’emploi… ailleurs.


Mais cela va plus loin : le pays a choisi une indépendance énergétique évidente en remplaçant ses centrales nucléaires par un élégant semis de moulins à vent. De même, l’indépendance alimentaire progresse à chaque abattage de bovins, d’ovins et de volailles. Gageons que ces choix porteront leurs nombreux fruits en 2026 puis les prochaines années.

Pas de doute, nos dirigeants sont en phase avec le peuple : popularité record, magnifique unité d’esprit de nos élites avec le reste du peuple, belle communauté de culture entre Français de province, des métropoles et des banlieues, tous les ingrédients sont rassemblés pour un futur plein d’harmonie.

Avec un peu de chance et une étonnante absence d’effondrement institutionnel, politique et économique complets, arriveront 2027 et les élections présidentielles.

Les Français seront alors confrontés au mieux à un choix cornélien ou, au pire, à leur propre autopsie.

D’un côté, celui d’un passé phénoménal qui a prouvé son excellence : 45 % de prélèvements obligatoires, 120 % de dette, 9 % de chômage, des retraites qui ne tiendront pas, un régalien ridicule (justice, armée, sécurité intérieure n’étant plus qu’une vaste blague), des jeunes qui partent et des entreprises qui ferment. Le bonheur socialiste de l’égalitarisme poussé à son paroxysme pour le plus grand bonheur de la veuve, de l’orphelin et de 1200 Comités Théodules.


De l’autre, un futur d’incertitude, de prise de risque, de nouveauté politique, économique et institutionnelle, par exemple avec une refonte complète du système fiscal et social français : 10% d’impôts et c’est tout.

Avec 10% d’impôt sur les sociétés, et ce, pour toutes les entreprises, de la boulangerie du coin de la rue au géant du CAC 40, sans seuil, sans niche, sans favoritisme et sans complication. Pour les particuliers, 10% d’impôt sur le revenu dès le premier euro et rien d’autre, tout le monde à la même enseigne : plus de barèmes, plus de cases différentes ou de seuils, et plus de triche. L’horreur, quasiment l’égalité républicaine !

Si l’on ajoute une TVA unique à 10% sur tous les produits, biens et services, on commence à entrevoir un paysage très différent de l’actuel : les courses, les vêtements, les voitures, l’immobilier ou les transports – y compris l’essence – deviennent subitement abordables. La consommation, en pleine décrépitude, peut reprendre. On cesse de subventionner la survie pour enfin autoriser la vie.

Une simplification de la sorte ne peut s’arrêter à ces quelques postes : l’État doit maigrir et il ne s’agit plus de dégraisser le mammouth mais d’arrêter de nourrir le T-Rex obèse qui nous sert d’administration.

Outre un gel immédiat, en euro nominaux, des pensions et des prestations sociales, on se doit de mettre fin à toutes dépenses clientélistes et les bricolages (détournements ?) de l’argent public dans les nombreux postes où l’action publique n’a qu’un impact très discutable : associations lucratives sans but, aide à l’étranger, aides aux entreprises, etc… Ce sont des douzaines de milliards qui ne sont pas dépensés et qui n’ont donc pas besoin d’être prélevés.

De la même façon, en éliminant purement et simplement tous les ministères et autres agences croupions destinés à recaser les copains et les coquins de la République, ce sont là encore des douzaines de milliards qu’il ne faudra pas aller chercher dans la poche des Français qui travaillent.

En refondant le système social comme de vraies assurances (maladie et chômage), on peut garantir des prestations de qualité pour des coûts bien inférieurs à ceux pratiqués actuellement (on divise les coûts au moins par deux), la gabegie et la déresponsabilisation – propres au collectivisme à chaque fois qu’il a été appliqué – disparaissant assez rapidement. Pour les nouveaux entrants du système de retraite, la capitalisation constitue (n’en déplaise aux socialistes) la seule solution crédible et efficace. Le collectivisme a toujours promis le paradis en créant l’enfer bureaucratique ; la liberté propose juste de vous rendre les clés de votre propre vie.

Vous trouvez cela brutal ?


C’est brutal comme l’étaient la fin de l’esclavage, celle du servage ou la fin des privilèges. Chaque grande liberté a eu un prix et ce prix, à présent, est la fin de 50 ans de mensonges socialistes et de lâcheté technocratique.

En pratique, on connaît les recettes d’un tel programme : cela revient à faire à peu près le contraire de tout ce qui a été fait les cinquante dernières années. En lieu et place d’une extension permanente du domaine d’intervention de l’État qui n’a conduit qu’à toujours plus de misère, de déresponsabilisation et d’abandon de l’essentiel au profit de l’accessoire, on le recentre sur un régalien aussi resserré que possible, et on laisse aux citoyens la charge de tout le reste comme ce fut le cas en France avant les années 80 et l’arrivée d’un socialisme débridé dans le pays.

Il y a plus de 13 ans, un précédent billet de ces colonnes résumait en 10 points les principales réformes de fond à mener. À l’époque, le billet se concluait en notant qu’aucune de ces 10 propositions n’avaient la moindre chance d’application dans un pays arc-bouté sur son idéologie et ses idées préconçues.

En 13 ans, si la situation a évolué, ce n’est que dans la frange de la population la plus concernée par le délire fiscalo-administratif actuel, en gros les entrepreneurs et une (petite ?) partie de la classe moyenne. Parallèlement, le collectivisme, voire le gauchisme, ont encore progressé dans les institutions, rendant toute idée de réforme purement et simplement taboue (il suffit de voir l’absence totale de toute coupe budgétaire cette année pour le comprendre).

La « recette » présentée ici, de bon sens et à l’efficacité maintenant prouvée par Milei ne sera donc surtout pas appliquée : tout comme il y a 13 ans, le pays n’est pas réformable.

Le drame de la France n’est pas qu’elle manque de solutions, c’est qu’elle est devenue allergique à la réalité. Cornaqué par un mélange de traîtres, d’imbéciles, d’idéologues et de pleutres (ces derniers étant de loin les plus nombreux), il ne pourra envisager cette solution non plus une fois au pied du mur, mais bien quand il s’en sera pris le crépis en pleine face.


https://h16free.com/2025/12/15/82872-france-2027-la-morphine-ou-le-scalpel

14 décembre 2025

Gastel Etzwane
14/12/2025

Il y a 18 ans, le 13 décembre 2007, était signé le traité de Lisbonne : la Constitution européenne rejetée par référendum en 2005, remise en circulation presque à l’identique, mais sans le peuple. Le vote avait été clair ; il a été contourné.
Changement de nom, même contenu, ratification parlementaire après révision constitutionnelle sur mesure : le procédé fut assumé. Nicolas Sarkozy n’a pas corrigé le texte, il a neutralisé le suffrage. Message limpide : quand le peuple vote mal, on décide à sa place.
Lisbonne n’est pas un détail institutionnel. C’est l’acte fondateur de la rupture démocratique européenne, celui qui a installé durablement la défiance. Ce jour-là, l’Europe a choisi de se construire contre les peuples. Et elle en paie encore le prix.

CONVERSATION DE L'AN 2070 SUR LA PAYSANNERIE DÉFUNTE

Gabriel Nerciat
14/12/2025


- Quand même, Grand-Père, dans les années 2020, quand tu avais trente ans et que tu as rencontré Mamie qui était alors consultante en ingénierie numérique pour la FNSEA, il y avait un paysan français qui se suicidait tous les deux jours. Vous ne pouviez pas ne pas le savoir, n'est-ce pas ? Cela ne vous faisait donc rien ?
- Tu n'as pas connu cette époque, Sucrine. Aussi tu n'as pas le droit de nous juger. Pour toi, évidemment, tu n'as jamais vu de tes yeux innocents la douleur des cochons et des veaux qui partent pour l'abattoir, la haine sordide du cul terreux qui surveille ses bassines d'eau avec ses chiens patibulaires avant d'aller faire des saluts nazis dans les marchés d'hiver, le sadisme mental de l'instituteur réactionnaire embauché par des milliardaires catholiques pour faire traduire à des enfants martyrs une églogue élégiaque de Virgile composée en latin, la bassesse morale du vieux militant stalinien qui chante La Montagne de Jean Ferrat devant ses enfants comme s'il s'agissait d'une chanson progressiste, l'hypocrisie de la douairière de province qui refuse de vendre sa maison de famille rurale parce qu'elle ne veut pas voir arriver des citadins civilisés dans son bled pourri aux senteurs rances des âges sombres. Tu n'as jamais connu ça. Les seules fermes que tu as jamais vues de ta vie, ce sont celles qui ont été reconstituées au musée Grévin. La seule viande que tu manges, c'est celle qui vient de Chine ou du Brésil, avec des garnitures de criquets ou de vers asiatiques, et que seul un Européen sur trois peut consommer régulièrement. Nous, nous avions d'autres combats, chérie. Il fallait lutter contre le fascisme de Trump, sauver l'Ukraine de la barbarie russe, financer à Kiev des ossuaires pour les soldats morts, combattre le populisme pied à pied à Paris comme à Rome ou à Vienne, construire l'Europe unie d'Edimbourg ou de Brest jusqu'à Minsk, Trébizonde et Johannesburg, tirer au mortier sur les derniers propriétaires de voitures thermiques, aider les migrants africains à remonter de l'Andalousie ou de la Calabre jusqu'à Berlin et Calais, expliquer au pékin moyen tenté par le vote RN ou AFD que les vaches pètent avec leurs culs et que leurs pets préparent l'Apocalypse, tondre en place publique les femmes qui couchaient avec des fascistes ou des bouchers, déboulonner les statues de Napoléon et de Louis XIV, ôter sans anesthésie les testicules de Gérard Depardieu et de Philippe Caubère (quand tu seras tout à fait majeure, je te dirai qui c'était ; tu n'en reviendras pas). Voilà, c'était ça qui nous occupait, Mamie et moi, à l'époque. Les paysans et les éleveurs de Gascogne ou de l'Ariège, on n'en avait rien à battre, franchement. Ce n'était pas notre combat. Pour nous, c'est comme s'ils étaient déjà morts.
- Donc, si c'était à refaire, tu le referais ?
- Bien sûr, Sucrine chérie. Pourquoi me parles-tu de cela ? D'ailleurs, à quoi ça sert, les regrets ?
- Parce que j'ai découvert hier que maman a été fécondée avec le sperme d'un éleveur de bovins de Haute-Provence. On vous a menti au moment de la PMA. Il a été obligé de vendre son sperme pendant quinze ans, parce que sa ferme a fait faillite en 2026 et qu'il n'avait plus d'autres moyens de subsistance. Et je voulais voir ta gueule, Grand-Père, au moment où tu apprendrais ça...

12 décembre 2025

Gilles Casanova
11/12/2025

Réussir à associer Zelensky et morale c'est un tour de force que seule pouvait réaliser la Pravda de Paris sur sa Une :

Dessin d'Ignace

EUROPE, LA GRANDE TRANSFORMATION

Gabriel Nerciat

-12/12/2025- Pendant des décennies, les européistes, après Jean Monnet et François Mitterrand, n'ont cessé de répéter sur tous les tons : "L'Europe, c'est la paix", corollaire de : "Les nations, c'est la guerre."
En 2005 (il y a donc pile vingt ans), c'était encore ce motif qui agitait principalement les débats entre partisans et adversaires du traité constitutionnel soumis par l'UE à la ratification des peuples.
Et même, encore plus récemment, lors des élections européennes de 2019, par exemple, on se souvient peut-être des grandes envolées lyriques d'une Nathalie Loiseau et d'un Raphaël Glucksmann pour célébrer l'impossibilité de voir la guerre revenir en Europe, grâce au traité de Maastricht et à celui de Lisbonne (on ne voyait pas trop le rapport, mais eux sûrement si).
À l'époque, le mot même de "puissance" était considéré comme un gros mot, presque aussi pornographique que celui d'identité nationale (les anthropologues les plus indulgents, comme Régis Meyran, au mieux n'y voyaient que la permanence d'un mythe). Vouloir la puissance, c'était conspirer contre l'Humanité.
Avec la guerre en Ukraine, tout a changé, de façon extrêmement rapide et radicale. Sans même qu'on s'en rende vraiment compte.
Désormais, il n'y a pas de jour sans qu'un dirigeant européiste ou atlantiste ne nous fasse savoir, comme hier le grotesque Mark Rutte (dont les grands-parents hollandais n'ont jamais rien connu des tranchées), qu'il faut s'attendre à une nouvelle guerre de 1914 fomentée cette fois par l'UE en voie d'unification supranationale contre la Russie, nouvel empire des steppes barbare.
L'UE, donc, c'est la guerre, et, pour ne rien faire à moitié, la guerre mondiale.
Dont acte.
Je ne sais pas si les européistes réalisent très bien ce que cet aggiornamento mélodramatique implique pour la construction européenne et pour eux.
Marine Le Pen et Jordan Bardella, comme Alice Weidel ou Nigel Farage, eux finalement n'ont plus grand-chose à faire.
Il leur suffit d'attendre en disant : "Avec nous, vous n'aurez pas de guerre avec Moscou, vous retrouverez des frontières nationales, et vous cesserez de payer 24 milliards d'euros par an au Moloch de Bruxelles".
On ne dira jamais assez à quel point le national-populisme et le souverainisme illibéral auront été redevables de la délirante foi supranationale des élites libérales européistes en mal de messianisme progressiste.
À moins, bien sûr, que nos chers libéraux casqués, jamais à cours d'une métamorphose inattendue, se fassent enfin schmittiens, et désignent publiquement comme ennemis (de la démocratie et du genre humain) tous ceux qui ne seraient pas prêts à la grande mobilisation générale pour libérer l'Ukraine et le monde de l'emprise fasciste (forcément fasciste, dirait Marguerite Duras) de Vladimir Poutine.
Il a l'air tellement malin, Mark Rutte, qu'il semble y penser déjà.