Translate

2 juin 2025

PROPAGANDE MÉDIATIQUE : UN EXEMPLE

Jean-Claude Delhez

-2/6/2025- Ce dimanche, Kiev a lancé une double attaque sur le sol russe. 1) Des saboteurs ont fait sauter deux ponts dans la région de Koursk au moment du passage de convois civils, dont un train dans lequel plusieurs dizaines de passagers ont été tués ou blessés. 2) Des drones, infiltrés en Russie, dans des semi-remorques, ont attaqué plusieurs bases aériennes où ils ont détruit des bombardiers. Kiev a expliqué que l'opération était préparée depuis plus d'un an par le SBU, le service secret ukrainien.
La couverture médiatique de ces événements en Occident est demeurée relativement discrète et purement factuelle. En quoi serait-ce de la propagande ? Pour le comprendre, voici un exercice très simple. Inversons les rôles. On va dire que ce sont les Russes qui sont les auteurs de ces deux attaques et qu'elles ont donc eu lieu en Ukraine. Quel aurait été la réaction médiatique ? Elle aurait revêtu deux formes. 1) Ces attaques ont lieu la veille même de la réunion d'Istanbul où Ukrainiens et Russes doivent discuter de la paix. C'est donc un sabotage caractérisé de ces pourparlers, de la part des Russes. C'est bien la preuve que Moscou ne veut pas la paix et fait tout, y compris des attaques massives dans la profondeur du territoire adverse, pour que la guerre se poursuive. D'autant que ces attaques étaient en préparation depuis plus d'un an et qu'elles pouvaient donc se déclencher n'importe quel autre jour que, justement, la veille des pourparlers de paix. 2) Les sabotages contre des ponts sont des actes terroristes du régime du Kremlin. Ils visent des infrastructures civiles, et non des objectifs militaires, et provoquent la mort ou la blessure de dizaines de civils innocents, y compris des enfants. Voilà à nouveau une preuve du caractère assassin du régime russe, qui n'hésite pas à cibler volontairement des civils, ce qui justifie qu'il ait un jour à rendre compte de ses actes devant la Justice.
En résumé : Selon que vous serez russe ou ukrainien, les jugements de presse vous rendront blanc ou noir.

Le pouvoir a cyniquement choisi le laxisme

H16
2/6/2025

« Champion, mon frère », c’est avec cette interjection colloquiale que Macron a salué la victoire du PSG en Ligue des Champions dans la nuit de samedi à dimanche, au moment même où plusieurs quartiers de la capitale subissaient les assauts de hordes violentes que les forces de l’ordre peinaient franchement à juguler.


Finalement, tout s’est déroulé comme prévu, c’est-à-dire fort mal. Et cette fois-ci, il sera difficile de mettre cela sur le dos des Russes.

Pourtant, il était largement prévu que le match serait l’occasion pour beaucoup de se rassembler à Paris, et notamment sur les Champs-Élysées et les avenues attenantes. Il était largement prévu que les racailles, qui avaient largement fait parler d’elles lors de la demi-finale début mai, tenteraient les mêmes exactions ce soir-là. En conséquence, les forces de l’ordre avaient été renforcées, les magasins barricadés, les autorités et les politiciens prévenus. En France, en effet, rien ne chante autant « Célébration de victoire » que des magasins barricadés et des troupes de CRS déployées partout.

Et pourtant, le bilan de la soirée est consternant : un adolescent poignardé à mort à Dax, un homme de 23 ans tué à scooter dans le VIIe arrondissement de Paris, 4 blessés dont 2 graves à Grenoble, fauchés par une voiture de supporters, des pompiers agressés lors d’interventions, un policier grièvement blessé par un pétard et placé en coma artificiel dans la Manche, plus de 500 interpellations (491 Paris, 559 sur tout le territoire) et 320 gardes à vues, et des dizaines de vitrines brisées, des magasins pillés, des voitures incendiées.

On peut se réjouir que tout le monde ait été prévenu ; imaginez si les forces de l’ordre avaient été prises au dépourvu !


Ceci posé, tout le monde comprend – sauf quelques niais perdus dans un déni suspect – que tout ceci n’a aucun rapport direct avec le foot. Ici, tout comme les fois précédentes, l’événement sert de prétexte, essentiellement parce qu’il est populaire et peu filtré (au contraire d’autres manifestations : qui se souvient des émeutes lors des Jeux Olympiques de Paris ?). Pratique : il y aura un grand nombre de personnes au même endroit ce qui permet aux racailles de se déplacer elles aussi en grand nombre. En outre, cette masse augmente les opportunités d’agressions, de vol et de pillage, bonus pris en compte par les hordes qui s’organisent donc en conséquence.

Et s’il n’y a aucun rapport réel avec l’événement déclencheur, cela fait de ces émeutes et de ces pillages une vraie démonstration de force et d’impunité, tant judiciaire que politique.

L’impunité judiciaire est évidente : le laxisme est solidement installé et documenté en France.

Quant à l’impunité politique, il suffit de lire certaines déclarations pour comprendre le fond du problème : la classe politique française ne saisit pas toute la dynamique sociologique actuellement en place, ou, plus probablement, refuse de la comprendre.


Oh, oui, on souhaiterait vraiment que les politiciens aient « planifié » ou prévu ces débordements et s’en servent pour l’un ou l’autre agenda plus ou moins complotiste. Cela leur accorderait une intelligence presque machiavélique. La réalité est plus blafarde, triste et banale : comme ce sont des opportunistes, ils se serviront évidemment de ces débordements pour pousser leurs propositions iniques de réduction des libertés (ils ne savent faire que ça), mais non, ils n’ont rien planifié du tout car fondamentalement, ou bien ils n’ont simplement pas les capacités intellectuelles nécessaires, ou bien ils sont restés coincés sur des paradigmes dépassés.

À l’instar d’un état-major toujours en retard d’une guerre préparant des tranchées en 1939, les autorités françaises et les politiciens à leur tête sont en retard d’une génération et croient encore que les événements susceptibles de déclencher ces pillages doivent être gérés dans le cadre d’une foule de hooligans ou de turbulents supporters, qu’il s’agit « d’exactions en marge de célébrations » (foot, 14 juillet, St Sylvestre, même combat). En réalité, plus du tout : on a largement dépassé ce stade, et on se trouve en face de hordes organisées et coordonnées pour piller et détruire, tout simplement parce qu’elles le peuvent, parce qu’en face, l’État est (politiquement) impuissant.

Ainsi, les émeutes de 2023 suite au saturnisme fulgurant de Nahel ont amplement montré que les racailles pouvaient tout se permettre et qu’elles risquaient peu en regard de leurs exactions, par choix politique. Car en fait, il n’y a guère que deux grandes hypothèses pour lesquelles les politiciens et les autorités n’agissent pas à la hauteur de ce qu’on savait qu’il allait se passer.

La première est qu’ils persistent dans leur erreur d’analyse, ne comprenant pas que le laxisme et leur faiblesse lors des précédentes émeutes a pavé la voie pour les suivantes, offrant un véritable schéma directeur aux hordes de pilleurs. Ce n’est pas très charitable pour nos politiciens, mais le passé a montré que leur intelligence diminue nettement à chaque génération. Cette hypothèse n’est donc pas improbable.


Et ce n’est pas la seule.

La seconde est qu’ils comprennent très bien la dynamique actuelle et que tant que leur pouvoir n’est pas directement menacé, ils laisseront faire : pour eux, il est politiquement moins problématique de subir ces destructions et ces émeutes que d’y riposter avec force. En effet, cette riposte, pour être à la hauteur de ce qui se passe, pourrait largement autoriser l’emploi de force létale ou quasiment, comme ce fut le cas pour les Gilets jaunes.

Or, il n’y pas ce type de riposte car les autorités ont, cyniquement (et réalistement), compris qu’au contraire des Gilets jaunes, toute riposte réellement proportionnelle pouvait entraîner des blessés graves et des morts dans les émeutiers – ce qui ne serait en rien aberrant – et pouvait déclencher ensuite des mouvements plus violents encore dans les quartiers émotifs, ceux-là même qui sont maintenant durablement hors de la République (n’en déplaise aux démentis vigoureux des sociologues et autres gauchistes de plateau télé).

Le calcul n’est guère moral, mais il est logique : le pouvoir en place a choisi quelques dégâts voire une poignée de morts plutôt que des émeutes virant à l’insurrection complète, dont il ne sait pas s’il sortirait gagnant tant la déliquescence du pays est maintenant palpable.

Cependant, en faisant ce choix qui ne résout rien finalement, le pouvoir aura bien les dégâts et quelques morts puis, un peu plus tard, devra en passer par des émeutes virant à l’insurrection complète.

Ce n’est maintenant qu’une question de temps.


https://h16free.com/2025/06/02/81113-le-pouvoir-a-cyniquement-choisi-le-laxisme
Sarah Knafo

-19/5/2025- Dans un pays normal, quand un voyou sort une arme, le policier sort la sienne.
Ici, nos policiers ont une peur panique de la procédure qui suivra.
Ils se disent que le criminel sera libéré dans l'heure, alors qu'eux dormiront en garde à vue. Cela les met en danger de mort.
Yann Bizien

-2/6/2025- Un historien de 42 ans devient président de la Pologne, contre la volonté de la Commission européenne à Bruxelles.
Le peuple polonais vient de triompher de façon souveraine. Il a repoussé dans les urnes les mondialistes, les progressistes, les fédéralistes, les européistes, les technocrates et les immigrationnistes en portant au pouvoir un patriote, un souverainiste et un conservateur.
Il faut féliciter ce peuple courageux qui ne s'est pas laissé intimider et manipuler et qui a voté pour reprendre son destin en main.
C'est aussi le premier triomphe du mouvement politique MAGA en Europe.
Un axe politique souverainiste, conservateur et patriote se lève et résiste en Europe. Il refuse une Europe fédérale et bruxelloise qui piétine la souveraineté des vieux États nations. Il fait le choix d'une Europe des nations souveraines qui coopèrent librement.









PARIS EN FEU : LES IMAGES QUE LES MÉDIAS NE MONTRENT PAS

Après la victoire du PSG, les rues de Paris ont rapidement basculé dans le chaos

Cliquer sur l'image (vidéo de 21 min) ↴

1 juin 2025

Dessin de Cattelain

Valérie Boivin
1/6/2025

Réponse à un ami qui me dit ce n'est pas possible de les arrêter et de les punir.
Oh que si c’est possible !
Lorsque nos chers dirigeants – l'actuel comme ceux d’avant – envoient des milliards à l’étranger pour des causes douteuses ou des guerres lointaines, ne venez pas me dire qu’on ne peut pas trouver les moyens d’agir ici, chez nous, pour restaurer l’ordre et la justice.
Je peux vous assurer qu’on a des solutions. Et je ne suis pas la seule à en avoir, crois-moi !
Les voici, concrètes, applicables, réalistes :
Travaux d’intérêt général obligatoires : qu’ils nettoient les rues, réparent les dégâts, repeignent ce qu’ils ont dégradé. Sous encadrement. Pas une option, une obligation.
Réparations financières automatiques : saisie directe sur aides sociales, comptes bancaires, indemnités, avec un fichier des dégradations. Que le citoyen ne paie plus à leur place.
Comparutions immédiates renforcées : on débloque des moyens pour juger vite. Et surtout, exécuter les peines. Pas de peines symboliques.
Encadrement des TIG : anciens policiers, militaires, citoyens volontaires – la France regorge de personnes prêtes à aider. Il faut juste l’organiser.
Fichage des casseurs récidivistes : qu’on sache qui ils sont, qu’on les surveille, qu’on les empêche de nuire à chaque événement.
Prévention, oui – mais après sanction. Pas d’éducation sans responsabilité. La peur du gendarme doit revenir, et vite.
Ce n’est pas une impasse.
C’est une volonté politique qui manque, et le courage de ne plus plier devant des minorités violentes.

Stéphane Rozès

-1/6/2025- La France n’est ni le Qatar ni l’Arabie Saoudite. Ce n’est pas la relégation, l’infériorisation de la femme musulmane, ni la stigmatisation de toutes les femmes non voilées considérées comme impures.
Voilà pourquoi, en France, les trois quarts des Français perçoivent le port du voile comme une agression.
Les raisons remontent très loin dans notre histoire, bien avant les colonisations.
Cela tient à notre type de socialité, depuis Rabelais, dont Charlie Hebdo est le digne descendant.
Il ne faut pas s’étonner qu’avec ce type de provocation, diffusé sur les réseaux sociaux – mélange d’inculture et d’idéologie, comme ce post – le RN soit aux portes du pouvoir.
La nation dans ses profondeurs demeure très largement républicaine et laïque.
La France comme tout pays a le droit et le devoir de défendre son type de vivre ensemble.
Le sommet de l’État où le communautarisme progresse contre la République ne le fait pas d’où les désordres actuels. Tout cela est très dangereux.

Natalia Routkevitch
1/6/2025

Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien.

Ce qui est le plus saisissant, ce n’est pas tant l’ampleur des « débordements », le caractère spectaculaire des scènes de pillages, d’incendies, l’intensité des affrontements ou encore le degré de violence et d’agressivité interne de notre société. Même si, à chaque nouvelle manifestation, tout cela devient de plus en plus effrayant et impressionnant.
Ce qui est véritablement révélateur c’est que nous nous y sommes totalement habitués. Cela ne nous révolte plus vraiment, cela ne nous paraît même plus foncièrement anormal.
Non, nous savons pertinemment que la prochaine fois, ce sera pareil – et sans doute un peu pire. Mais cela semble relever d’une fatalité, d’un phénomène inévitable contre lequel il n’y aurait rien à faire. Et même le ton général, ce n'est pas le WTF global (qui serait légitime) mais - "oh, encore quelques incidents qui ont gâché une si belle fête"...
Je me souviens de mon étonnement lorsque, le 1er janvier 2019, le gouvernement a publié un communiqué se félicitant que la nuit du Nouvel An se soit déroulée « paisiblement et sans incidents majeurs ». Cette nuit-là pourtant, 650 voitures avaient été incendiées et 454 personnes interpellées.
Mais, à part ça, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
Radu Portocala

-30/5/2025- Exaspéré par les stupidités et les hystéries de la campagne de 2017, j’écrivais ceci quelques semaines après les élections : « Il est permis d’imaginer (et même d’espérer) que Monsieur Macron ira très loin : il finira haï de tous. »
Je ne me suis par trompé, mais je n’avais pas imaginé que sa prévisible débâcle allait être aussi celle de la France, que ses postures grotesques, ses attitudes grotesques, ses propos grotesques s’imposeront comme ceux de la France, qu’il allait transformer la France en objet de mépris et de moquerie. Ni, d’ailleurs, que la France pouvait supporter si longtemps cette humiliation sans précédent, ou qu’elle accepte, par le caprice d’un seul homme, ce pitoyable suicide.

31 mai 2025


UN PRIX POUR URSULA

Jean-Claude Delhez

-31/5/2025- Ursula von der Leyen vient de recevoir le prix Charlemagne, qui récompense une personnalité remarquable œuvrant en faveur de l'Europe. Le bon Charlemagne me le confiait encore ce matin : cela aurait été dommage de ne pas le lui décerner. Il y a 15 jours à peine, la Cour de justice de l'Union européenne la condamnait pour rétention d'informations au sujet du contrat pharamineux qu'elle avait attribué à la société américaine Pfizer, à l'époque du covid. À propos de société américaine, elle fut soupçonnée d'autres malversations, avec McKinsey, cette fois, à l'époque où elle était ministre de la Défense à Berlin. À la tête de la Commission européenne, elle place ses amis aux frais des citoyens, à l'exemple de Markus Pieper, qu'elle nomme l'an dernier à un emploi fictif, avec salaire mensuel de 20.000 euros (une misère, à côté des 35.000 euros de la présidente). Elle est pointée du doigt depuis plusieurs années pour ses goûts de luxe, ses voyages en jet privé, aux frais des citoyens à nouveau. Autre critique récurrente : l'opacité de son action. Elle qui n'est pas élue prend, de plus en plus, des décisions toute seule dans son coin, décisions qui engagent une communauté d'un demi milliard d'habitants. Pour ne rien dire des nombreux contrats d'association qu'elle a signés avec des dictateurs d'Afrique et du Moyen-Orient.
Voilà un palmarès qui n'est pas à la portée du premier venu. Si je peux me permettre une légère critique : le prix Charlemagne, c'est un peu mesquin. Avec une personnalité d'une telle stature, le prix Gengis Khan s'imposait. Ou le prix Attila. C'est bien aussi, le prix Attila.

Pascal Cinus

-29/5/2025- Il faut écouter le niveau de saloperie de cet ancien député macroniste, Jean-Louis Touraine, qui explique l’objectif de la loi euthanasie :
Les mineurs, les malades mentaux, « ça viendra par la suite ».
« On ne l'obtiendra pas tout de suite dans la première loi », expliquait le médecin Jean-Louis Touraine, regrettant la « frilosité » du pays sur la question.
La stratégie est donc d’en mettre le plus possible dans le premier texte, celui qui vient d’être voté à l’Assemblée, puis, une fois que la grenouille est dans la casserole, monter le feu petit à petit.
« Une fois qu'on aura mis le pied dans la porte, il faudra revenir tous les ans. »
« Après, on pourra étendre les choses en disant c'est quand même pas normal qu'il y ait des malades, des Français parce qu'ils ont telle forme de maladie qui ont droit, et puis les autres qui n'ont pas droit. Donc il faudra introduire cette égalité. »
Rappel historique :
Préparée par une intense campagne de propagande en faveur de la stérilisation et de l'« euthanasie », la campagne d'extermination par assassinat des adultes handicapés physiques et mentaux – Aktion T4 – menée par le régime nazi de 1939 à août 1941, a fait de 70 000 à 80 000 victimes.
Dans son ordre écrit du 1er septembre 1939, Adolf Hitler emploie le terme de Gnadentod, que l'on peut traduire par « mort miséricordieuse ».
Parce que c’est notre projet.

Yann Bizien

-31/5/2025- Huit ans de en même temps, de comédie, de trompe-l'œil, de bricolage, de pensée sans convictions, de chaos économique, sécuritaire, migratoire et de supercheries nées sur les décombres du socialisme.
 
• 82 % des Français estiment que le projet politique de Macron est un échec.
 
• 8 sur 10 pensent que le macronisme ne survivra pas à 2027.
 
• 63 % de ses propres électeurs de 2017/2022 n’y croient plus.

• 59 % ne le considèrent même pas comme un courant politique... (Sondage Odoxa – Le Figaro)

Emmanuel Macron a beau s'agiter, parler beaucoup, user de la communication, donner des leçons à tous, organiser ou participer à des sommets internationaux, se mêler aux affaires intérieures d'autres États, c’est terminé. C'est un président en échec, sans majorité, en disgrâce, coupé du peuple, déconnecté des réalités, sans héritier et sans avenir.
 
Le macronisme a commencé par la promesse d'une révolution et de grandes réformes menées par la société civile. Et il s'achève avec François Bayrou dans l'immobilisme. Il a abouti au gouvernement le plus illégitime et le moins désiré par les Français depuis le début de la cinquième République.
 
Avec le macronisme, la France a perdu le contrôle de ses finances publiques, de ses frontières, de sa démographie, de sa souveraineté, de son indépendance, de son identité, de sa liberté et de son avenir.

Ce qui reste d'Emmanuel Macron, c'est un bloc central minoritaire qui se maintient laborieusement au pouvoir après avoir organisé des barrages sur les dernières législatives.
 
Emmanuel Macron a percuté son kit de survie à l'Elysée. Mais les Français anticipent la fin du macronisme et le retour du clivage traditionnel gauche/droite.

Nota : La première décision à prendre au lendemain du scrutin présidentiel de 2027, c'est un vaste plan de dégagement autoritaire de tous les macronistes nommés dans les Ambassades, dans les Préfectures, au Conseil d'État, à la Cour des Comptes, à l'ARCOM, au Conseil Constitutionnel et à Bruxelles.

30 mai 2025

Jean Mizrahi
30/5/2025

À propos du terme « Gwer » et des vidéos de Mustapha el Atrassi

Depuis quelques jours circulent des vidéos de "l’humoriste" Mustapha el Atrassi, émaillées de propos désobligeants à l’égard des « Gwers », terme d’argot péjoratif employé en Afrique du Nord pour désigner les personnes blanches ou non-musulmanes. Ce mot, hérité du turc "gavur" – qui signifie « infidèle » – trouve ses racines dans l’arabe "kāfir" et le persan "gabr", autrefois utilisé pour désigner les zoroastriens, perçus comme non-croyants dans l’univers musulman médiéval.
Cette situation soulève des interrogations profondes. La société française s’est efforcée, depuis des décennies, d’extirper du langage public les insultes ethniques ou confessionnelles qui blessent : « nègre », « bicot », « youpin »... Ces mots sont sortis de l’usage non par hasard, mais par choix moral collectif. Cette évolution salutaire est le fruit d’un effort collectif, largement porté par la société française elle-même, souvent au prix d’une introspection douloureuse.
Ce progrès, cependant, n’a de sens que s’il vaut pour tous. Il ne saurait y avoir de hiérarchie dans la dignité humaine. Aussi est-il important que ceux qui, à juste titre, rejettent les discours stigmatisants envers leurs communautés, refusent également que d’autres soient tournés en dérision ou désignés comme indignes en raison de leur origine ou de leur croyance. La responsabilité morale est partagée. Et elle implique de dénoncer, avec la même exigence, tous les propos qui minent l'harmonie sociale, d’où qu’ils viennent.
Ce que véhicule Mustapha el Atrassi n’a rien d'amusant. C’est un discours qui divise, attise les ressentiments, et affaiblit la confiance entre citoyens. Il faut en finir avec cette manière de jouer avec les tensions identitaires sous couvert de provocation pseudo-humoristique. La concorde nationale n’est pas un acquis ; elle se construit chaque jour, dans les mots que nous choisissons comme dans les silences que nous refusons de garder.