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17 octobre 2024

À propos de l’Union européenne

Vladimir Bukovsky

11/10/2024 – J'ai vécu votre avenir et cela n'a pas fonctionné.

Il me semble incompréhensible que, après l'enterrement d'un monstre, l'Union Soviétique, un autre monstre tout aussi remarquable, l'Union Européenne, soit en train de se construire. Qu'est-ce que l'Union Européenne exactement ?

Peut-être qu'en examinant la Russie Soviétique, nous pourrions obtenir une réponse. L'Union Soviétique était gouvernée par 15 hommes non élus, qui se désignaient mutuellement et ne rendaient compte à personne. L'Union Européenne est gouvernée par 20 hommes qui se nomment eux-mêmes, se rencontrent en secret et ne répondent à personne, et que nous ne pouvons pas destituer.

On pourrait dire que l'UE a un parlement élu. Eh bien, l'Union Soviétique avait aussi son parlement, le Soviet Suprême. La même étiquette s'applique au Soviet Suprême, et le temps de parole est limité, chaque eurodéputé ayant environ une minute.

Dans l'UE, il y a des centaines de milliers de bureaucrates avec des salaires énormes, ainsi que de nombreux serviteurs, des primes et des privilèges, une immunité à vie contre toute forme de persécution, étant simplement déplacés d'un poste à un autre, peu importe ce qu'ils ont fait ou n'ont pas réussi à faire. N'est-ce pas exactement ce que faisait le régime soviétique ?

L'Union Soviétique a été créée par la force et souvent par occupation militaire. L'Union Européenne n'a pas été créée par la force militaire, mais certainement par la force et les abus économiques. Pour continuer à exister, l'Union Soviétique s'est constamment étendue. Au moment où elle a cessé de s'étendre, elle a commencé à s'effondrer. Et je soupçonne que cela est également vrai pour l'Union Européenne. On nous a dit que le but de l'Union Soviétique était de créer une nouvelle entité historique, le peuple soviétique, et que nous devions oublier notre nationalité, nos traditions ethniques, nos coutumes. Les mêmes choses semblent être vraies pour l'Union Européenne. Ils ne veulent pas que vous soyez britanniques ou français, ils veulent que vous soyez tous une nouvelle entité historique, des Européens, que vous réprimiez tous vos sentiments nationaux et que vous viviez comme une communauté multinationale. Après 73 ans, le même système dans l'Union Soviétique a abouti à plus de conflits ethniques que n'importe où ailleurs dans le monde.

Dans l'Union Soviétique, l'un des principaux objectifs était la destruction de l'État-nation. Et c'est exactement ce que nous observons dans l'Union Européenne aujourd'hui. Bruxelles veut absorber les États-nations afin que ces nations cessent d'exister.

La corruption était omniprésente dans le système soviétique, du sommet à la base, et c'est aussi le cas dans l'UE. La même activité de corruption endémique qui imprégnait l'ensemble de l'Union Soviétique existe dans l'UE. Ceux qui s'y opposent ou qui la dénoncent sont réduits au silence ou punis. Cela n'a pas changé. Dans l'Union Soviétique, nous avions le Goulag. Je crois que nous avons un Goulag dans l'Union Européenne aussi. Un Goulag intellectuel connu sous le nom de correction politique. Lorsque quelqu'un essaie de dire ce qu'il pense, sur des questions de race ou de sexe, ou si ses idées diffèrent de celles approuvées, il sera ostracisé.

C'est le début du Goulag, le début de la perte de votre liberté !

Dans l'Union Soviétique, on nous disait que nous avions besoin d'un État fédéral pour éviter la guerre. 

Dans l'Union Européenne, on vous dit exactement la même chose. En résumé, la même idéologie, l'UE est l'ancien modèle soviétique présenté sous un habit occidental.

25 septembre 2024

Radu Portocala

25/9/2024 - Le Parlement européen a adopté le 19 septembre dernier une résolution dont le nom peut faire frémir : « Pérennité du soutien financier et militaire apporté à l’Ukraine par les États membres de l’Union ».
Le Larousse définit ainsi la pérennité : « Caractère, état de ce qui dure toujours. » Il faut donc comprendre que, si le Parlement européen connaît le sens des mots, le « soutien financier et militaire apporté à l’Ukraine » ne cessera jamais. La ruine définitive de l’Europe est assurée.
Au point 8 de ce texte, le Parlement européen « exhorte les États membres à lever immédiatement les restrictions sur l’utilisation des systèmes d’armes occidentales livrés à l’Ukraine contre des cibles militaires légitimes sur le territoire russe, car celles-ci entravent la capacité de l’Ukraine à exercer pleinement son droit à la légitime défense en vertu du droit public international et exposent la population et les infrastructures de l’Ukraine aux attaques ».
Autrement dit, les députés tiennent à créer les conditions de déclenchement d’une guerre mondiale. Car ce sont les services occidentaux de renseignement qui doivent définir et localiser les cibles ; ce sont les capitales occidentales qui doivent autoriser les frappes ; enfin, ce sont des techniciens militaires occidentaux présents sur le sol ukrainien qui doivent programmer les missiles et les lancer. Ce qui signifierait logiquement une participation directe de l’Occident à la guerre. La Russie verrait dans cette situation la justification de l’envoi de ses missiles vers des cibles occidentales.
En totale contradiction avec ce qui précède, le point 11 « invite la Commission à déployer une communication stratégique dans les États membres afin d’expliquer l’importance de la défense de l’Ukraine pour la stabilité de l’Europe au sens large et de veiller à ce que les citoyens de l’Union soient bien informés de l’importance de cette aide, tant pour la souveraineté de l’Ukraine que pour la paix et la sécurité dans l’ensemble de l’Union ». Ce qui voudrait dire qu’autoriser des bombardements sur le territoire russe signifie la paix en Europe.
Ce texte qui met en danger notre survie a été voté par tous les députés européens appartenant aux partis Renaissance (Macron), MODEM, PS et Place publique (Gluksman), ainsi que par 4 des 6 députés LR et 4 sur les 5 élus sur la liste Reconquête (Eric Zemmour), dont Marion Maréchal. Tous ces gens ont-ils vraiment exprimé la volonté de leurs électeurs ? Sont-il certains que ceux qui ont voté pour eux veulent la guerre avec la Russie, c’est-à-dire la guerre mondiale ? À ce point une partie de l’électorat français serait-elle inconsciente ? Difficile à croire. Mais nous savons qu’un élu ne représente que ses propres intérêts et ceux de son parti, mais nullement ceux de ses électeurs.

23 septembre 2024

Sébastien Beaurepaire

L'hypocrisie de l'UE mise en évidence dans cette petite vidéo. Un eurodéputé se fait censurer, puis il reçoit une leçon de morale sur la liberté d'expression... On dirait une blague... mais ce n'en est pas une.

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18 septembre 2024

Pierre Duriot

La ruine, c’est moi toute seule...

18/9/2024 - Une femme, à la tête de l’Europe, toute seule ou presque, décrète la fin des voitures thermiques et impose à leur place un mauvais produit dont les gens ne veulent pas. Cela ruine l’industrie automobile européenne, la meilleure du monde, qui rouspète en vain. Les Chinois font mieux que nous sur le créneau des voitures électriques, ce qui achève notre industrie. L’Europe met donc en place des taxes sur les voitures électriques chinoises. Par mesure de rétorsion bien compréhensible, les Chinois mettent des taxes sur nos autres produits qui pouvaient éventuellement palier la déconfiture automobile. Et pour finir, en plus de l’automobile, les autres filières seront également ruinées. En définitive, cette Europe permet, contre presque tout le monde, qu’une femme quasiment seule mette à bas tout un continent. Dans quelle entreprise une telle gestion est possible sans qu’on arrête l’intéressée ?

13 septembre 2024

Rapport Draghi : le constat d’échec cuisant des réglementations européennes

H16

13/9/2024 - L’Union européenne, c’est vraiment une réussite : non seulement, elle nous permet de faire l’expérience sur le sol européen d’une guerre essentiellement paisible, mais en plus, elle nous garantit une économie en croissance maîtrisée, bien à l’abri des tonitruantes innovations qui menacent régulièrement les citoyens européens de leurs bienfaits un peu trop positifs.


Ouf ! Sans les subtils efforts du Commissaire Breton et de toute la Commission européenne derrière lui, les citoyens européens auraient été confrontés à l’arrivée de l’iPhone 16 et de quelques unes des innovations technologiques qu’il propose, notamment en matière d’intelligence artificielle. Il apparaît en effet qu’Apple, confronté aux contraintes imposées par le Digital Market Act européen, a renoncé aux fonctionnalités avancées de son dernier iPhone 16 sur le territoire européen.

Cette décision d’Apple pourrait peut-être sembler déraisonnable : après tout, il ne s’agit que d’une petite conformité à quelques aspects légaux auxquels les législateurs européens tiennent fermement, voilà tout.

Peut-être. Ou peut-être pas, si l’on en croit les conclusions du rapport que Mario Draghi vient de publier, lui qui s’était vu confier la tâche d’évaluer le futur de la compétitivité européenne par l’actuelle présidente de la Commission européenne.

Présenté en conférence de presse il y a de cela quelques jours (et lisible en détail ici), ce rapport brosse un tableau intéressant de l’Europe et ne laisse guère de doutes sur les petits soucis qui se sont développés ces dernières années.

Pour mémoire, Mario Draghi, c’est un peu ce plombier miraculeux non pas issu d’un jeu vidéo, mais plutôt de la bureaucratie financière italienne puis européenne. Il s’agit d’un des artisans de l’entrée de l’Italie dans l’euro, grâce à l’appui de la société JP Morgan qui, juste avant l’avènement de la monnaie unique, achètera pour 35 milliards d’euros de swaps en deux ans et permettra ainsi de faire passer le déficit budgétaire de la botte italienne de 7.5% à 2.5% du PIB… Après ce “succès”, de banquier central italien en 2006, il passera à la Banque centrale européenne en 2011. Et c’est à l’occasion de la crise de l’Euro à cette période qu’il exprimera tout son talent en s’asseyant avec décontraction sur l’interdiction de la BCE, pourtant inscrite dans les traités la fondant, d’acheter des obligations de pays mal gérés.


Bref, Mario est un homme de Davos et tout à fait dans la ligne du Forum économique mondial. Dès lors, si son constat semble correct concernant la dérive technocratique et bureaucratique du Léviathan européen, on devra donc faire extrêmement attention à ses recommandations, ses précédents exploits illustrant fort bien ce qu’on ne doit surtout pas faire.

Dans les constats, on retrouve – avec une surprise modérée – ceux déjà faits par d’autres avant lui que la croissance européenne a nettement décroché par rapport à la croissance d’autres zones, à commencer par l’américaine et la chinoise ; dans un monde où les autres avancent, se contenter de faire du sur-place revient à prendre du retard : ainsi, en 50 ans, aucune entreprise de 100 milliards de dollars de valorisation n’a vu le jour en Europe alors que, dans le même temps, les États-Unis sont parvenus à en créer 6 dont la valorisation dépasse maintenant les 1000 milliards de dollars.


Pour l’ex-banquier central, l’une des principales raisons de l’écart de performance est résumé par une poignée de graphiques, et notamment ceux montrant la différence des prix de l’énergie entre la Chine, les États-Unis et l’Europe. Le constat est globalement catastrophique : alors que l’Europe supportait des prix industriels du gaz entre les prix américains (plus bas) et les prix chinois (plus élevés), la guerre en Ukraine les a fait durablement exploser bien au-dessus de tous avec une augmentation de 345% (!)…


Le rapport note au passage que l’Union européenne est devenue le premier importateur de gaz liquéfié au monde mais que négociant de manière dispersée, n’arrive pas à tirer le moindre bénéfice de sa taille, à la différence de la Corée et du Japon. Quant à cette nouvelle place de premier importateur, elle provient directement de l’application des lumineuses idées de sanction qui ont été mises en place en 2022 et ont vraisemblablement transformé la situation européenne de sur-place précédemment observée en véritable dégringolade à partir de 2022.

Mais de façon encore plus importante que ces aspects spécifiques à l’énergie (qui reste la base même de l’économie et qui entraîne absolument tout le reste dans son sillage), c’est l’autre constat qui explique le sur-place en premier lieu : l’analyse détaillée des contraintes qui pèsent sur les entreprises européennes montre sans ambiguïté que c’est bel et bien le régulateur européen le premier responsable des très médiocres performances européennes.



“Le problème n’est pas que l’Europe manque d’idées ou d’ambition. Nous avons de nombreux chercheurs et entrepreneurs talentueux qui déposent des brevets. Mais l’innovation est bloquée à l’étape suivante : nous ne parvenons pas à traduire l’innovation en commercialisation, et les entreprises innovantes qui souhaitent se développer en Europe sont entravées à chaque étape par des réglementations incohérentes et restrictives.”

Lors de la conférence de presse, Draghi a ainsi assez clairement exprimé ceci avec une formule lapidaire mais que beaucoup de libéraux, beaucoup de chefs d’entreprises, beaucoup d’économistes lucides et beaucoup de citoyens confrontés à cette réalité quotidienne ne pourront qu’approuver : l’Europe est en train de tuer ses entreprises à coup de législation. Par exemple, on estime que la règlementation sur la protection des utilisateurs (RGPD) – qui se traduit par une avalanche de fenêtres désagréables à chaque site web européen visité – « réduit les bénéfices des petites entreprises technologiques de 15% », ce qui constitue un échec catastrophique (prévisible et prévu, du reste) qui profite en fin de compte aux grandes entreprises technologiques ainsi qu’aux petites étrangères.


Au passage, cette catastrophe n’est pas une figure de style puisqu’une évaluation du coût des contraintes légales qui empêtrent les entreprises européennes a même été réalisé et corrobore le rapport Draghi, et cette étude évalue ainsi à près de 4% du PIB sont ainsi perdus en France rien qu’à cause de ces aspects.


En fait, toutes les constatations de Draghi dans son rapport sont un véritable désaveu cinglant des politiques européennes mises en place sur les vingt dernières années au moins et en particulier sur celles qui ont porté sur le numérique dans lequel l’Europe se fait assez violemment distancer non seulement par les États-Unis, déjà leader depuis longtemps, mais aussi par la Chine qui, en vingt ans, a non seulement rattrapé l’Union mais la laisse dans la poussière de l’Histoire.

Ce rapport commandé par von der Leyen est une véritable gifle à la présidente de la Commission, ainsi qu’à son commissaire attaché au Marché Intérieur, Thierry Breton qui incarne si parfaitement la sur-règlementation, l’arrogance bureaucratique et l’échec institutionnalisé notamment dans sa ridicule guéguerre contre Musk qui n’a d’ailleurs pas manqué de relever la pertinence des constats de Draghi.

Ces constats posés, les recommandations de l’ex-banquier feront cependant frémir tous ceux qui ont compris la racine du mal, à savoir l’hubris démesuré des législateurs sans freins : avec une (très) longue litanie d’interventions des États (et du bras législatif et exécutif européen) dans tous les domaines où l’Europe s’enfonce, on sait déjà qu’une application, même modeste, de ces recommandations aboutira à accélérer l’enfoncement.

De tout cela, seuls quelques gauchistes niais trouveront leur compte dans ce qui s’apparente à un suicide désorganisé, inconscient mais obstiné de l’Europe : finalement, la décroissance, on est en plein dedans.


https://h16free.com/2024/09/13/78633-rapport-draghi-le-constat-dechec-cuisant-des-reglementations-europeennes

25 août 2024

Dictature sanitaire : « Personne ne doit être discriminé pour ne pas s’être fait vacciner. »
(Conseil de l’Europe)


◻ Cette résolution n'a pas été respectée !
Nous avons là la preuve flagrante d'une violation du droit européen et d'une crise institutionnelle majeure avec une Commission européenne, dont il convient de le rappeler, la Présidente non élue est Ursula von der Leyen, qui ne respecte pas les résolutions du Conseil !
Ce dysfonctionnement gravissime des institutions européennes mériterait à lui seul la destitution de celle qui a été reconduite dans ses fonctions en dépit d'une condamnation pour faits caractérisés de corruption.
Véronique Faucheux

◻ Les États doivent « s’assurer que les citoyens et citoyennes sont informés que la vaccination n'est pas obligatoire », rappelait en janvier 2021 le Conseil de l’Europe, institution distincte de l’UE, dont fait partie la Russie.
Et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner.
Comme un passe sanitaire et un apartheid social, par exemple ?
Anna Rocca

22 août 2024

Gastel Etzwane

Ce n’est pas l’Europe, c’est l’Union européenne, cette technostructure d’essence totalitaire qui travaille systématiquement contre l’intérêt de ses membres. Dommage qu’aucun grand parti politique français ne veuille en sortir.

19 juillet 2024

Une vidéo virale montre l’eurodéputée Manon Aubry (LFI) enlacer la présidente de la Commission européenne tout juste réélue.

Cliquer sur l'image ↴

Pendant que Manon Aubry embrasse chaleureusement Ursula von der Leyen, le NFP fait de la résistance en refusant de serrer la main aux deux benjamins de l'Assemblée... avant de participer à la réélection de la présidente macroniste. On ne sait pas trop ce qui l'emporte dans cette gauche, de la bêtise, de la lâcheté, du cynisme d'arrivistes qui n'arrivent plus, ou de la corruption morale. Que le diable les emporte.
Denis Collin

18 juillet 2024

Laurence Muller-Bronn

Ce mardi 17 juillet 2024, La Cour de Justice de l’Union européenne reconnaît les infractions commises par la Commission européenne présidée par Ursula von der Leyen qui perd l'affaire sur la transparence des contrats d'achats de vaccins. La décision intervient un jour avant le vote des députés européens sur Ursula von der Leyen à Strasbourg. Les députés européens qui DEMAIN voteront pour sa reconduction auront des comptes à rendre aux citoyens européens, au nom de l'État de droit.
Qui aura le courage de ne pas l’investir ?

Plus qu’une victoire, c’est un hommage au combat de feu Michèle Rivasi, qu'elle menait depuis 2021. Quelle joie posthume car elle a gagné !


« La Commission européenne n'a pas donné au public un accès suffisamment large aux contrats d’achat de vaccins contre la Covid-19 », écrit la Cour de Justice de l’Union européenne CJUE dans son jugement rendu le 17 juillet 2024.

Cette infraction concerne deux éléments majeurs :

- L’indemnisation des entreprises pharmaceutiques pour d’éventuels dommages et intérêts qu’elles devraient payer en cas de défaut de leurs vaccins. La Cour de Justice souligne en effet que le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit et que sa responsabilité ne peut être limitée ou écartée à l’égard de la victime (contrairement aux dérogations voulues par la Commission).
- Le refus, par la Commission, de donner accès aux déclarations d’absence de conflits d’intérêts concernant les membres de l’équipe de négociation pour l’achat des vaccins. Le jugement confirme à cet égard « l’intérêt public de la divulgation de ces informations ».

En vertu du droit d’accès aux documents prévu par les traités de l’Union européenne et la législation relative aux obligations de transparence des institutions européennes, Michèle Rivasi avait demandé, début 2021, avec quatre eurodéputées du groupe Verts/Ale, l’accès aux différents contrats de vaccination signés entre la Commission et les laboratoires pharmaceutiques pour l’achat de vaccins COVID 19 (AstraZeneca, Sanofi-GSK, Johnson and Johnson, BioNTech-Pfizer, CureVac et Moderna, pour une valeur totale de 71 milliards d'euros).
La Commission européenne avait alors tout mis en œuvre pour prolonger les délais administratifs de réponse.
La Présidente Ursula von der Leyen n’ayant jamais répondu, les députées avaient saisi la Cour de justice de l'UE en avril 2022. Au nom du droit fondamental des citoyens européens à la transparence et à l'information.

17 juillet 2024

Vincent Verschoore

L'EuroSoviet étend son ombre sur les restes du rêve européen. Tout désaccord avec la Führerin von der Leyen est interdit : les opposants à la guerre et à la domination des intérêts américains sont identifiés comme étant "amis de Poutine" et devant faire l'objet d'un "cordon sanitaire".
Orban, en particulier, doit être rendu inaudible, et la Führerin interdit à ses commissaires de participer aux réunions informelles du Conseil de l'UE, présidées pour six mois par la Hongrie.
De quel droit, au nom de quelle interprétation des règles européennes et du principe démocratique ? Les médias et les eurodéputés devraient se dresser contre cette dictature, mais la soupe est trop bonne et la corruption trop enrichissante.


15 juillet 2024

Romain Vignest

Après le FMI en mai, la Commission européenne prépare la France à la mise sous tutelle prochaine de ses finances. Il suffira d’une attaque sur la dette cet été pour que tout soit plié.
Le mandat de Macron était d’offrir la République française en sacrifice à l’UE, d’accélérer la mise en place d’une Europe fédérale en démantelant et dilapidant l’État-nation français, qui constituait, par sa puissance diplomatique et militaire, par son histoire et par sa nature même, le principal obstacle à l’empire.
S’il était une véritable opposition, elle se serait alliée, n’importe ses désaccords, pour, in extremis, faire échouer ces traîtres desseins. Elle les a au contraire facilités : comme l’avait voulu et prévu le président, la situation parlementaire, en privant le pays d’un gouvernement fort, justifiera qu’il soit gouverné de l’extérieur.
Depuis sept ans, le RN et LFI, Armagnacs et Bourguignons de notre nouveau désastre, ont joué le rôle d’alibi démocratique. En s’opposant entre eux sur des questions secondaires, ils ont divisé les Français, détourné leur attention des vrais enjeux, contribué enfin à dissoudre l’État. Ils sont au premier chef les complices de notre asservissement.
Nous sommes en 1420.

⇒ https://economy-finance.ec.europa.eu/.../82e6affe-5faf...

1 juillet 2024

Vincent Verschoore

L'Otan aura donc un nouveau secrétaire général en octobre 2024 (non, personne ne nous a demandé notre avis), l'inepte et va-t-en guerre Stoltenberg étant remplacé par l'ex premier ministre néerlandais Marc Rutte.
Rutte fut premier ministre de 2010 à 2023, à la tête de diverses coalitions de centre droit, et parfaitement aligné sur les intérêts US.
Si le nouveau ton de Kiev perdure, à savoir la recherche d'un arrêt du conflit cet automne en prenant en compte la réalité de la situation (et pas seulement le chiffre d'affaire du complexe militaro-industriel US), le départ de Stoltenberg pourrait coïncider avec la reconnaissance de la faillite de la stratégie militaire euro-atlantiste, mais sa retraite dorée ne devrait pas en souffrir.
A l'UE, von der Leyen est reconduite, comme quoi la corruption reste plutôt bien vue dans ce milieu. Son mandat doit néanmoins être avalisé par le Parlement européen. On peut toujours rêver que ce dernier veuille défendre l'intérêt européen en refusant ce second mandat.
Borrell et son jardin laissent la place à la très euro-atlantiste première ministre estonienne Kaja Kallas. Érigée en modèle de soumission par la bande à Stoltenberg, elle aura survécu à un scandale en 2023 lorsqu'il fut révélé que son propre mari continuait à commercer avec l'infâme Russie...
En décembre, l'inénarrable président du Conseil européen Charles Michel, ex premier ministre belge, en bisbille avec von der Leyen, cédera la place à l'ex premier ministre portugais Antonio Costa.
Otan et UE sont de vraies usines de recyclage de premiers ministres ! C'est l'entre-soi tranquille et la corruption à tous les étages.

25 mai 2024

L'Union européenne, cataclysme social, économique, démocratique... La France en danger !

Jacques Cotta

Alors que les élections européennes approchent, nul n'évoque l'essentiel : le projet de l'UE appuyé par Macron au service d'un mondialisme sans limite, passe par la destruction des nations, et donc de la France... A voir, commenter et partager.


19 mai 2024

Anna Rocca

[Européennes] Asselineau dévoile ce qui se joue vraiment : « transformer l’UE en un État», c’est faire perdre à la France son arme nucléaire et sa place au Conseil de l’ONU. »
« C'est un changement considérable », explique le partisan du frexit, qui souligne que ce sujet absolument capital est totalement absent des médias.
Et pourtant c'est bien l'enjeu de l'élection à venir, Mario Draghi - poussé par Macron pour remplacer von der Leyen - ne cachant pas ses intentions.
Pas plus que les macronistes par ailleurs, qui n'arrêtent pas d'envoyer des ballons d'essais, notamment sur la mise à disposition de l'UE de l'arme nucléaire.
Et évoquent désormais très ouvertement une Europe fédérale, sans toutefois expliquer clairement que la France y serait dissoute.
« Il y a un projet subreptice que personne ne dit aux Français, qui consiste à mettre un terme à l'histoire de France, excusez du peu. »
« Transfert de compétences, fin du droit de veto » : les macronistes annoncent la destruction de la France au sein d’une UE « fédérale. »

17 mai 2024

Europe : état des lieux, avant fermeture ?

H16

17/5/2024 - Les élections européennes approchent péniblement et plusieurs signes laissent penser que les peuples européens vont faire savoir vertement aux politiciens qu’ils ne sont plus trop d’accord avec la direction générale prise par les institutions européennes.

C’est dans ce contexte forcément un peu tendu qu’ont récemment eu lieu des “concertations” entre l’Allemagne et la France ou, plus exactement, des discussions entre Macron et Scholz pour savoir ce qu’il convenait de faire au plan international concernant notamment la position officielle européenne vis-à-vis de la Chine qui, horreur des horreurs, semble bien s’entendre avec la Russie et qui semble faire la sourde oreilles aux rodomontades américaines.

Discussions qui se sont globalement soldées par un constat de mésentente profonde : aucun des deux pays n’entend mener la même politique et ce d’autant plus que ces divisions européennes arrangent bien les Américains.

En pratique, l’Europe institutionnelle est, surtout avec ces proches élections, à peu près à l’arrêt. Son encéphalogramme, souvent peu agité, est maintenant totalement plat : entre la perte complète de crédibilité de ses représentants (von der Leyen est prise pour une quantité négligeable tant à Pékin qu’à Washington), les tensions croissantes entre États membres, une évidente réaction populaire aux politiques écologistes et immigrationnistes délirantes, tout s’accumule pour amoindrir chaque jour l’Union européenne.

Mais au-delà de ces éléments faciles à observer, il y a surtout le constat en Europe d’un décrochage économique et social sans précédent.

Ce décrochage commençait à se sentir lors des premières crises européennes majeures (autour de 2012) : avec la crise grecque puis italienne sur la monnaie européenne, on sentait déjà que l’Union n’apportait pas autant de brouettes de bienfaits que prévu. Un peu plus d’une décennie plus tard, le décrochage est si visible qu’il n’est plus nié que par les politiciens les plus idéologues ou les plus perdus.

Un exemple typique (parmi, en réalité, des centaines d’autres) est Neoplants, une petite start-up qui se spécialise dans la production de plantes spécialisées pour la purification de l’air ambiant dans les espaces clos. Quoi qu’on puisse penser de ses produits, on ne pourra qu’observer l’intéressant petit logo qu’on trouvera facilement sur le site et qui dit “Conçu en France, fait aux États-Unis”…


On pourra gloser sur la pertinence du produit ou son efficacité, il n’en reste pas moins que si l’idée a germé et a été initialement développée en Europe et en France, la partie commerciale, celle qui crée de la valeur, des emplois, qui se traduit par une augmentation de richesse pour les entrepreneurs et les employés concernés, … se trouve aux États-Unis. Pour l’Europe, pour la France, c’est un échec.

Ce petit exemple illustre un fait troublant : les Européens semblent majoritairement préoccupés par le réchauffement climatique, la guerre en Ukraine ou l’immigration, mais peu se demandent pourquoi tout ce qu’ils utilisent a été produit en Chine ou fonctionne avec des logiciels américains, pour simplifier. Devant ce constat, la seule réaction palpable a été d’empiler les législations et les règlements.

Ceci s’est traduit par une Europe qui a rendu très difficiles la création d’entreprises, la mobilisation de capitaux, l’innovation et la récompense à la prise de risque.

Sur un continent en croissance, la réaction devrait être au contraire de réduire les contraintes administratives et législatives pour favoriser l’éclosion de startups européennes, ce qui augmenterait le produit intérieur brut (PIB) de l’Union et rendrait les Européens plus riches. Ce n’est absolument pas ce qu’on observe, au contraire même :


Alors même que ces Européens se plaignent de l’augmentation du coût de la vie, peu essayent de faire l’effort de comprendre pourquoi. Certains désignent les immigrants comme source du problème, alors que ces derniers n’expliquent pas tout. Mis devant la stagnation du PIB européen, d’autres évoquent une tendance des Européens à moins travailler que les Américains, ce qui n’est pas complètement faux comme le montrent les statistiques de l’OCDE. D’autres enfin tentent une tangente fumigène sur base de “pourquoi tout devrait-il être une question d’argent ?”


Pendant ce temps, concrètement, il est plus facile même pour un Européen d’ouvrir une société dans le Delaware, d’aller lever des capitaux aux États-Unis, d’y faire une introduction en bourse : ainsi, le marché du financement américain est presque 14 fois plus important que l’européen ; le financement des start-ups aux États-Unis représente 270 milliards de dollars d’actifs sous gestion (pour 330 millions d’Américains). Dans le même temps, l’Europe affiche 44 (petits) milliards de dollars d’actifs sous gestion pour 746 millions de citoyens.

Ceci explique aussi pourquoi l’Europe ne compte que de peu de licornes (une startup valorisée à plus d’un milliard d’euros et pas encore introduite en bourse), et aucune entreprise valorisée à plus de 1000 milliards de dollars alors que les États-Unis en comptent six. Ceci explique aussi l’absence d’entreprises européennes dans le Top 10 des plus grandes entreprises mondiales, et pourquoi 80% sont américaines, ou pourquoi Stripe, une entreprise fondée par deux frères irlandais, est finalement une entreprise américaine et non européenne.

On lit parfois que “les Européens sont réticents à prendre des risques” mais… c’est faux : plus d’un cinquième des fondateurs de licornes sont européens et ont pris non seulement le risque de créer une startup, mais de s’expatrier pour le faire.


En réalité, s’ils ont choisi les États-Unis plutôt que l’Europe, c’est qu’alors que les perspectives en cas d’échec sont à peu près les mêmes des deux côtés de l’Atlantique, les perspectives en cas de succès sont, en revanche, très asymétriques et très favorables à l’Oncle Sam.

Et s’ils ont choisi les États-Unis plutôt que l’Europe, c’est parce que cette dernière n’est plus du tout celle des années 1980s ou 1990s qui visait par un marché commun à aplanir les différences de traitement, les subtilités légales d’un pays à l’autre, mais qu’elle est devenue (notamment depuis le Traité de Lisbonne) une construction avant tout politique à l’usage des politiciens pour différents agendas de plus en plus éloignés des considérations prosaïques, comme simplifier le commerce intérieur : on lutte contre la pollution, contre le réchauffement climatique, le populisme ou les influences étrangères, mais plus personne ne comprend que les énormes frictions des différents systèmes légaux de 27 pays différents provoquent des ralentissements mortifères dans l’innovation, dans la levée de fonds, dans la collecte des taxes, dans le respect des myriades de droits plus ou moins illisibles dans les domaines les plus variés…


Parallèlement au nombrilisme politique qui a englué l’Europe dans ses querelles picrocholines, on se doit d’ajouter les efforts répétés de Washington (depuis les bisbilles franco-allemandes actuelles jusqu’à l’exploitation du conflit ukrainien) pour garantir que, justement, l’Europe s’empêtrera dans ses principes et ses décisions contre-productives.

Pourtant, l’Europe a d’énormes atouts : elle n’a pas été, pendant des siècles, la source de la plus grande majorité des développements de l’Humanité sans raison. S’il y a politiquement beaucoup de raisons pour lesquelles elle ne l’est plus, il n’y a en revanche humainement aucune raison que cela dure, et c’est ce qui rend les constats précédents d’autant plus consternants et on ne peut maintenant plus écarter l’idée que les dirigeants actuels sabotent activement tant l’idée d’Union européenne que tout ce qui a fait la force de ce continent sur les siècles passés.

Et on peut raisonnablement douter que ce soit par le vote que les peuples européens vont se sortir de la spirale destructrice dans laquelle ces dirigeants les ont placés.


https://h16free.com/2024/05/17/77555-europe-etat-des-lieux-avant-fermeture

15 mai 2024

Vincent Verschoore

15/5/2024 - Sur fond de corruption et de chantage, une lutte de pouvoir se déroule actuellement entre la Commission européenne et le récemment créé (2021) bureau du Procureur européen (EPPO).
En cause, d'une part la saisie de l'affaire des SMS entre von der Leyen et Bourla (contrat autant opaque que mirifique des "vaccins" Covid de Pfizer) par l'EPPO, de l'autre le retour sur l'accord de financement des moyens numériques de l'EPPO par la Commission.
Depuis sa création, l'EPPO gère plusieurs centaines de dossiers de corruption et de détournements de fonds européens à travers l'UE. Avec quel succès réel je l'ignore, mais son implication dans le Pfizergate n'a pas dû plaire en haut lieu, d'où le chantage sur le financement.
L'EPPO ayant lancé une procédure "amicale" envers la Commission pour garantir ce financement, il lui fut répondu que ce budget restait garanti mais "sous certaines conditions", non explicites dans la lettre, mais dont on se doute bien de l'essence : pas touche à la corruption de von der Leyen & Cie.
On ne peut plus continuer comme ça. Il faut purger et fortement réduire cette technostructure européenne illégitime et corrompue qui nous mène au désastre. ↴


8 mai 2024

Le mieux, est tout de même d’aller voter

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire


8/5/2024 - Un sondage révèle que le taux de participation aux prochaines élections européennes devrait être de 45% soit 5 points de moins qu’il y a 5 ans. Ce qui donnerait au parti présidentiel composé en réalité de 4 mouvements un peu moins de 4 millions d’électeurs. Ramené au nombre total de votants inscrits cela ne représente plus que 8%. Le calcul vaut pour tous. Le RN avec le double de voix serait donc à moins de 20%, c’est mieux, mais pas bien terrible, quant aux autres… La politique n’intéresserait plus les jeunes ne se reconnaissant dans aucun parti. Les vieux, vivier de la macronie, tournent le dos au gendre idéal, ne reste plus grand monde pour exercer ce droit démocratique en passe d’être supprimé, si plus personne ne s’en sert. En cela les partisans d’un rétablissement d’un suffrage censitaire seront ravis et le peuple des abstentionnistes les gagnants de la fronde. Le scrutin du 9 juin scellera le sort des États Nations, Macron l’a expliqué dans son discours de la Sorbonne, la France n’existe plus, a-t-il en substance martelé, donnons-lui le coup de grâce. Que diront-ils, les abstentionnistes, une fois la dilution actée et consommée ? Ah oui, selon un vieux fantasme, c’est à ce moment-là qu’ils vont se réveiller et tout renverser.

On en rirait si ce n’était pas aussi pathétique. Force est de constater que la campagne est résolument tournée vers la pauvreté et l’unicité. Les quelques soi-disant grands débats qui ont lieu, sont organisés avec les têtes de liste des partis représentatifs. Que cache ce terme ? Dans une démocratie normale, tous les candidats seraient invités, en France non. Les organisateurs c’est-à-dire les journalistes, écartent arbitrairement tous les « petits » prétendants. Ces derniers, à leurs yeux, n’ont aucune valeur, jugement purement subjectif et obscène s’il en est, puisqu’ils insultent tous les électeurs qui iront voter pour ces personnes non présentes sur les écrans, signifiant à ces citoyens qu’ils ne sont rien, formule chère à notre Président. Quand bien même le résultat final montrera qu’ils n’ont pas eu la faveur de beaucoup de votants, ce ne sont pas à ces censeurs de décider qui mérite de s’exprimer et de débattre. Cette façon de faire est insupportable, ce clivage entre les « gens sérieux » et les autres est d’un dédain absolu.

Résultat des courses, nous voyons s’affronter des personnes qui pensent quasiment la même chose sur tout, les variables étant à la marge. Quel intérêt ? Aucun, et on comprend aisément la lassitude des électeurs de n’entendre qu’un unique son de cloche et l’écœurement de voir ces professionnels de la politique se donner une réplique qui sonne trop souvent faux. Un débat sans idée nouvelle, sans un affrontement direct des dogmes présentés comme inattaquables et intangibles le rend pauvre, fade, et n’attire plus personne. Comment en effet séduire un électorat qui se détourne de la clique habituelle si les trublions sont soigneusement bannis sous le prétexte qu’ils ne représentent rien, sachant que sans couverture médiatique il est impossible aujourd’hui de se faire connaître.

C’est donc l’abstention qui devrait gagner. Quelle victoire ! Onfray sur CNews, il y a quelques jours, semblait s’en réjouir, annonçant à Laurence Ferrari qu’il n’irait pas voter puisque ça ne servait à rien et que les abstentionnistes avaient tout compris. Dame, et qu’ont-ils percé du mystère des décisions politiques ? Eh bien c’est très simple, que rien ne changera par le vote et qu’il est préférable de ne pas se déplacer, car quand bien même une majorité nouvelle arriverait au parlement, ils, sous-entendu les tenants des ficelles, constitueraient une commission pour passer outre ce parlement hostile. Peut-être, mais au lieu de les pousser à la faute, l’éminent philosophe préfère leur laisser les mains libres et leur donner la pleine et entière légitimité pour détruire ce qui reste de nos libertés et des nations. Et que fera-t-il ensuite pour marquer sa désapprobation et sa colère ? Ben la révolution voyons… Les électeurs ne changeront rien, mais les abstentionnistes non plus, depuis le temps que ce parti gagne les élections on le saurait non ? C’est tout de même curieux de voir ces prétendus politiques faire l’apologie de l’abstention. C’est un peu comme si un prêtre vous affirmait que croire en Dieu c’est de la foutaise, ou qu’un médecin refuse de vous soigner au motif que la vie se termine toujours mal. Il est difficile de penser que l’on peut animer une émission politique en prônant l’abstention comme unique moyen efficace de lutter contre un système qui se frotterait les mains à l’idée d’instaurer une cooptation à la chinoise, écartant une bonne fois pour toutes le peuple des urnes. On peut être considéré comme naïf en s’accrochant au droit de vote, mais n’est-ce pas irréfléchi de s’en remettre à l’abstention pour changer ce que seuls les élus peuvent modifier ?

Nous l’avons déjà écrit dans nos colonnes, une voix qui ne s’exprime pas, n’existe pas. Les abstentionnistes subiront comme les autres les décisions mortifères et penser que les scrutins les plus importants sont nationaux est une erreur pour le moment. Que certaines règles soient réformées pour rendre les élections à la fois plus attractives et transparentes, nous y sommes favorables au RPF. La première serait d’en finir avec ces débats entre gens choisis selon leur importance présumée. Tous les candidats doivent pourvoir s’affronter et il est curieux que l’ARCOM n’intervienne pas pour dénoncer cette pratique anti démocratique. Une question pourrait se poser au niveau européen lui-même. Que pourront penser des Etats où la participation sera importante et qui ne se verront attribuer qu’un nombre préétabli et restreint d’élus par rapport à la France, qui va obtenir une grande quantité de sièges alors que les votants seront peut-être moins nombreux ? Il y a là un souci de représentation qui pourrait surgir. Après tout, si nous boudons les urnes, ce n’est pas le problème des autres nations. La proportionnelle devrait jouer à plein et répartir les élus en fonction de l’intérêt réel que les électeurs ont manifesté. On donnerait ainsi une prime aux bons élèves et cela inciterait peut-être les partis à se renouveler dans leurs propositions. Est-il normal qu’une forte mobilisation dans un pays se trouve réduite dans sa représentation alors que son grand voisin qui déserte les urnes, bénéficie toujours d’une surreprésentation ? Une pondération en fonction du taux de participation serait à minima, juste. Quoi qu’il en soit avant de prétendre envisager que même si le parlement bascule à droite, la commission se débrouillera pour passer outre, le mieux c’est quand même d’aller voter, et de voir si les prédictions se réalisent ou pas.

6 mai 2024

Comprendre le pacte européen sur l’asile et la migration

Maxime Tandonnet


26/4/2024 - Le pacte européen sur l’asile et la migration fait relativement peu parler de lui dans les médias et pourtant, il devrait compter pour l’avenir des Européens. Il vient d’être approuvé par le Parlement européen le 10 avril dernier. Auparavant, il avait été adopté par le Conseil des ministres européens le 20 décembre 2023. Constitué de neuf règlements européens et d’une directive, ce pacte, en négociation depuis des années, est censé apporter une réponse à la crise migratoire de 2015-2016 qui se prolonge. Il doit entrer en vigueur à partir de 2026.

Au bref, quel est son contenu ? Il prévoit un filtrage des migrants irréguliers (300 000 en 2023 selon Frontex) sur tous les points de leur entrée dans l’Union européenne (grands aéroports, frontières terrestres orientales, rives de la Méditerranée…). Des centres d’accueil fermés seraient installés à proximité des points d’entrée. Les migrants présentant une demande d’asile pour être autorisés à entrer en Europe feraient l’objet d’un tri. Ceux dont la demande d’asile a peu de chance d’être acceptée (taux d’acceptation du statut de réfugié concernant les nationaux de leur pays d’origine de moins de 20% dans l’UE) feraient l’objet d’un examen accéléré sur place de leur demande d’asile dans les 12 jours. En cas de rejet de leur demande, ils seraient renvoyés dans leur pays dans un délai de 12 jours. Cette règle ne serait pas applicables aux mineurs non accompagnés, autorisés à entrer dans l’Union européenne. Les autres demandeurs d’asile (plus de 20% de taux d’acceptation par pays d’origine), seraient autorisés à entrer dans l’Union européenne. Leur demande d’asile serait examinée dans le pays par lequel ils sont arrivés – principe maintenu du règlement Dublin III. Mais 30 000 d’entre eux feraient l’objet d’un transfert dans d’autres pays de l’Union pour l’examen de leur demande, selon une clé de partage liée à la population totale. Les pays refusant de les prendre en charge – conformément à la règle du pacte – seraient sanctionnés d’une amende de 20 000 € par demandeur d’asile. En période de crise ou d’afflux massif, les règles changent. Le taux de 20% d’acceptation pour mettre en œuvre la procédure accélérée peut être remonté à 50%. Le nombre de demandeurs d’asile répartis dans toute l’Europe peut excéder les 30 000. etc.

Mon avis ? une impressionnante construction bureaucratique, une sorte de Gosplan fondé non sur des produits industriels et agricoles mais sur des êtres humains qui n’a aucune chance de jamais fonctionner. Tout repose sur la possibilité de renvoyer massivement dans leur pays des demandeurs d’asile déboutés dans un bref délai. Absurde : quand ils ont détruit leurs documents d’identité et refusent de décliner leur identité, voire s’opposent physiquement à leur retour, on n’a jamais su les rapatrier, sauf exceptionnellement selon des procédures d’identification lourdes et aléatoires. L’enfermement dans des centres sur toute la zone frontalière et l’organisation pratique du tri soulève de gigantesques difficultés pratiques face à des centaines de milliers d’arrivés. Et puis la répartition impérative : c’est toujours le même raisonnement, on traite les gens comme des marchandises inertes sans tenir compte du fait que ce sont des personnes qui finiront toujours par se rendre où elles le désirent malgré toutes les escortes et les surveillances policières. Cette logique de la contrainte physique a toujours lamentablement échoué comme le savent tous ceux qui ont travaillé sur le sujet (Convention puis règlements Dublin I, II et III…). La seule issue possible et raisonnable à la crise migratoire est un traitement des demandes en amont, dans les pays d’origine ou de transit, et une répression sans faille des filières esclavagistes qui organisent les transferts par la Méditerranée, accompagnés d’un effort massif européen d’aide au développement. Mais il est tellement plus difficile de choisir et de décider, d’agir dans le concret, que de construire des usines à gaz à force de règlements et de directives !

Valérie Hayer est visiblement nulle

H16

6/5/2024 - C’est le 2 mai qu’avait choisi BFMTV pour nous asséner le premier débat entre Valérie Hayer et Jordan Bardella dans le cadre de la campagne électorale pour les prochaines élections européennes de juin. À cette occasion, la tête de liste des macronistes a affronté pendant deux longues (trop longues) heures son homologue du Rassemblement National ce qui leur a permis d’aborder une flopitude de sujets dont on sait pertinemment qu’ils ne seront pas traités par les institutions européennes de toute façon.

Et pour ceux qui ne se souviendraient pas de Valérie Hayer, rassurons-les : c’est normal. Inconnue d’à peu près tout le monde il y a quelques mois lorsque son nom fut évoqué pour prendre la tête de liste aux européennes, ses contre-performances systématiques ont depuis solidifié sa place dans le ventre mou des sondages, sans vraiment donner l’occasion aux Français de mettre un visage sur ce nom dont, il faut bien le dire, personne n’a rien à carrer.


Sur le fond et comme on pouvait s’y attendre, nous avons pu observer deux socialistes s’écharper sur différents points de l’actualité : les constats d’un côté ou de l’autre sont bien évidemment teintés des biais de leurs parfums politiques, l’un colorant son socialisme d’un léger nationalisme pastel pas trop agressif pendant que l’autre parfume son socialisme interventionniste d’un mondialisme européen favorable à la dissolution moelleuse de l’identité française dans ce dernier. En fait, aucun des deux n’ose même imaginer que le pays puisse, en réalité, complètement se passer des institutions européennes et, vision d’apocalypse rédhibitoire, qu’il puisse choisir la voie opposée au socialisme en diminuant l’empreinte de l’État, de sa bureaucratie obèse et de ses connivences et corruptions multiples.

Bref, c’est – toujours sur le plan du fond – un match nul, vraiment nul, pour les partisans de la liberté et de la responsabilité et il n’y a en réalité absolument aucune surprise à constater cette déroute intellectuelle des politiciens français.

Sur la forme, en revanche, il apparaît de plus en plus clair que Jordan Bardella dispose d’une maîtrise de l’exercice qui, sans être exceptionnelle, le place très au-dessus d’une Valérie Hayer complètement perdue (Valérie hAilleurs ?), empotée dans ses dossiers, qui recourt à des manœuvres rhétoriques et répétées aussi grossières qu’agaçantes, et qui, de façon générale, semble assez mal à l’aise tant avec le principe du débat qu’avec les sujets abordés.

Il faut reconnaître que la tête de liste des macronistes doit relever un défi de taille : tenter de porter un programme politique européen pour un parti et des politiciens passablement usés par les précédentes années, et dont le bilan déjà possible actuellement est absolument catastrophique. Dettes colossales, immigration incontrôlée, insécurité galopante et des indicateurs économiques qui pointent tous vers une crise sans précédent, voilà qui représente déjà un gros boulet de départ, auquel s’ajoute les questions purement européennes pour lesquelles l’évaporation presque totale de l’importance française et sa diplomatie devenue clownesque placent Hayer dans une position à peu près indéfendable.

On doit ajouter à cela son manque total de notoriété et, pire encore, son charisme de responsable des ressources humaines d’une PME dans le Cotentin un jour de pluie, à l’instar de toutes les macronettes qu’on nous présente sur les plateaux télé.

Bref, elle est visiblement nulle.

Cependant, cette visible nullité impose une question : pourquoi Macron l’a-t-il alors désignée pour mener sa liste aux prochaines élections ? Pourquoi une telle erreur de casting ?

Quelques hypothèses méritent d’être évoquées.

Écartons rapidement celle qui voudrait qu’elle se soit retrouvée là quasiment par hasard, ou plutôt parce que les décideurs, Macron en premier, sont aussi perdus qu’elle l’est dans cette campagne : bien qu’envisageable, c’est une hypothèse un peu trop simple pour les esprits tordus qui nous gouvernent. S’ils sont, certes, souvent médiocres, ils n’en sont pas à ce point nuls et la nomination de Hayer à cette place ne tient donc ni de l’incompétence crasse, ni du pur hasard.

En réalité, une première raison probable est qu’il n’y avait, tout simplement, pas bousculade pour prendre la tête de cette liste européenne : on l’a dit, le bilan est très mauvais, les enjeux plus qu’épineux et les débats à venir sentaient le pourri depuis des mois. Les candidats un tant soit peu valables ont bien évidemment fui cette responsabilité piégée. Et même ceux qui étaient déjà en place comme Nathalie Loiseau, vieux briscards politiciens habitués à sauver leur peau, ont senti le danger et pris les mesures nécessaires pour ne pas être en première ligne. Pas fous. Restait donc Hayer, pas assez fûtée pour comprendre le traquenard.


Et ce choix par défaut, que Hayer réfute faiblement, convient finalement pas mal à Macron et sa troupe : s’ils ont bien compris que leur liste européenne risquait de se prendre une branlée de force 9 sur l’échelle électorale, ils ont aussi compris tout l’intérêt de mettre cette candidate en avant. Elle constitue, en pratique, un excellent bouc émissaire, sorte de bouclier niais qui pourra encaisser la défaite, en être officiellement responsable, et épargner l’humiliation à d’autres politiciens plus en vue dans le petit cercle méphitique de Macron. En somme, grâce à Hayer, la déroute macronienne ne sera pas une victoire du Rassemblement national mais la conséquence d’une simple erreur de casting, tout au plus.

Mais surtout, en construisant la liste et la campagne européenne pour cette défaite, si ce n’est en l’appelant de ses vœux mais au moins en la planifiant consciencieusement, Macron peut laisser le champ libre à Bardella et ses nationalistes en carton. Il ne fait guère de doute que ces derniers, pas plus doués que les macronistes pour le pouvoir, devront se dépêtrer des institutions européennes et que, la médiocrité touchant maintenant tous les partis de façon profonde, ils ne feront pas mieux. Il y a même des raisons objectives pour qu’ils fassent moins bien, depuis le manque d’expérience jusqu’à la corruptibilité naturelle des nouveaux élus fraîchement dans la place. Imaginer quelques membres de cette liste mouillés par des affaires sordides dans quelques mois ou quelques années au Parlement européen n’est pas un pari risqué et constituera, pour Macron, un retour sur investissement relativement aisé.

En somme, il apparaît donc que si Valérie Hayer est nulle, ce n’est pas une erreur mais cela pourrait être un choix politicien habile.

Et les Français dans tout ça ? Mais allons, s’ils avaient leur mot à dire, ça se saurait, et si voter servait à quelque chose, ça fait longtemps que ce serait interdit, enfin voyons.


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