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22 janvier 2025

Marc Amblard

René Chiche

La nouvelle version du programme d'éducation à la sexualité ne faisant plus référence à l'identité de genre, et d'autres modifications apportées au texte initial le faisant évoluer dans le bon sens, cette remarque n'a plus lieu d'être. Je salue sans arrière-pensées le travail des rédacteurs (DGESCO aussi bien qu'inspection générale) qui ont fait preuve de la rigueur et du bon sens que nous attendions. Il restera des points à améliorer, mais le principal est obtenu. Dont acte.

- 22/1/2025 - Remarque sur la présence de l'identité de genre dans le programme d'éducation à la sexualité.
Que le programme d'éducation à la sexualité transmette aux enfants des connaissances et des informations utiles à leur développement est une chose, qu'il fasse croire à des garçons et des filles qu'ils ne sont peut-être pas des garçons ou des filles et que cela dépend de leur "ressenti" ou de leur opinion en est une autre.
Et pourquoi ne pas enseigner à l'école que la terre est peut-être plate pendant qu'on y est ?
Il est hors de question d'inculquer aux jeunes gens, qui plus est dès la cinquième, la différence entre le sexe, l'orientation sexuelle et la pseudo identité de genre, concept absolument sans valeur dès qu'il est sorti du contexte des recherches de psychologie clinique où il peut avoir un sens et qu'il est présenté comme une vérité sacro-sainte qu'on n'a pas le droit de critiquer sous prétexte de passer pour un réac-facho-d'extrême-droite-trumpiste.
Je le dis avec force, clarté et sans craindre les jérémiades et autres indignations feintes à bâbord que je ne manquerai pas de susciter : il n'est pas nécessaire, pour être tolérant, de devenir délirant.
L'identité de genre (qui va de pair avec la réduction du sexe de naissance à une simple "assignation" identitaire [sic] au nom d'une prétendue identité réelle qui résiderait contradictoirement dans le seul fait de se prendre pour autre chose que ce que l'on est, ce qu'on appelle en bon langage un fantasme) n'a aucune raison de figurer dans un programme scolaire en tant que "notion" à enseigner, et n'y peut trouver place, à la limite, qu'en classe de Terminale, où l'on peut présenter cette conception comme une conception parmi d'autres, c'est-à-dire sans en éluder les limites épistémiques et les enjeux sociétaux ainsi que leur amalgame.
Le programme d'éducation à la sexualité sera prochainement examiné par le conseil supérieur de l'éducation où je veillerai, au nom d'Action & Démocratie/CFE-CGC, le syndicat qui fait le pari de l'intelligence, à faire prévaloir la rigueur et le bon sens sur ces questions contre ceux qui instrumentalisent ce sujet à des fins idéologiques et politiques ou contre ceux qui n'osent rien dire parce qu'ils ont peur des premiers.

Macronie : la fabrique de clones

H16

- 22/1/2025 - C’est un record, c’est une prouesse, c’est véritablement extraordinaire : selon Annabelle Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics, le gouvernement va réaliser « le plus grand effort de baisse des dépenses depuis 25 ans ». Mais si. Puisqu’elle vous le dit !


Ah, y’a pas à dire, le gouvernement Bayrou, c’est du sérieux ! Là où le précédent gouvernement, celui d’un certain Barnier – n’y prêtez pas attention, le rigolo est parti très vite – n’était pas parvenu à présenter un budget suffisamment alléchant pour le Parlement au point de se faire censurer, nul doute que la phalange d’experts actuels, sous la direction du meilleur Premier ministre de la Cinquième République (au moins), saura dépasser toutes les espérances d’un retour à l’équilibre et à des perspectives économiques et financières solides !

Bien sûr, si vous suivez ces colonnes et l’actualité française, si vous avez deux sous de jugeotte sur la valeur réelle du gouvernement et du prochain budget, alors vous douterez naturellement des annonces vitaminées de Montchalin. Inversement, si vous croyez à ce discours, j’ai une grande tour métallique à vous vendre.

On sait déjà que ce budget ne sera pas en équilibre et que l’État va continuer de faire croître la dette française. On sait aussi que les économies, s’il y en a de réelles, seront réalisées sur des broutilles qui n’auront qu’un impact minimal dans un hypothétique redressement de la santé financière du pays. On sait enfin qu’en lieu et place de baisses de dépenses, l’Amélie ministérielle camoufle de simples réductions des hausses de dépenses : au lieu de cramer 50 ou 75 milliards d’euros additionnels au 400 milliards déjà prévus, on n’en cramera que 25 supplémentaires. Le total continuera d’augmenter benoîtement, mais moins vite, permettant d’annoncer triomphalement une baisse de 30 milliards des dépenses prévues.

Le procédé n’est ni inconnu ni habile, mais il permet aux potiches gouvernementales de frétiller devant les gros micros mous des journalistes incapables de rentrer dans le lard de ces maquignons.


Et c’est justement ce qui frappe : cela frétille d’aise. Annoncer cette fausse victoire, présenter ce médiocre camouflage semble les ravir.

Nos politiciens semblent persuadés d’avoir réalisé une performance suffisante qui leur autorise un grand sourire : regardez, le dérapage budgétaire de 2025 ne sera que de 5,4% du PIB en 2025. C’est en réalité parfaitement catastrophique, c’est même mortifère puisque cela se cumule à trop d’années déjà sombres, mais la caste jacassante semble heureuse.

L’autre élément qui frappe au moins autant, c’est la répétition des mêmes actions, produites avec les mêmes éléments de langage, par des membres du gouvernement parfaitement interchangeables les uns aux autres : jamais dans ce pays les politiciens n’ont autant ressemblé à une armée de clones, des clowns clonés avec fébrilité les uns sur les autres.

Depuis l’avènement de Macron, les ministricules se suivent et se ressemblent tous physiquement, moralement, intellectuellement.

Ce n’est pas une exagération : pour les femmes, par exemple, Amandine Amélie de Montchalin, Véronique Valérie Hayer, Amélie Aurore Lalucq ou Aziza Aurore Bergé sont facilement interchangeables et placer l’une à un poste à la place de l’autre ne choque personne. D’ailleurs, c’est exactement ce qu’a fait Macron jusqu’à présent.

Il en va de même avec les hommes : on ne peut s’empêcher de trouver des ressemblances entre Richard Gere et François Bayrou ce mollusque de Castex et John Fitzgerald Eric Lombard – qui est, aussi incroyable que cela puisse paraître, l’actuel ministre de l’Économie. Le constat est le même lorsqu’on épluche le trombinoscope macroniste qui nous fournit des Attal, Griveaux ou Séjourné et même un Macron dont les caractéristiques physiques générales sont toutes les mêmes.

Comme des poulets élevés en batterie, le politicien d’appareil, le ministre ou ministrable, qu’il soit d’un sexe ou de l’autre, est calibré avec la précision d’un cornichon dans sa conserve : outre un physique standardisé qui passe par la coupe de cheveux, les vêtements, on notera une uniformisation du vocabulaire, des attitudes, des comportements et des postures.


Bien évidemment, l’intérêt du politicien à ce point calibré ne réside pas tant dans son apparence physique que dans son outillage intellectuel, maintenant réduit à sa plus simple expression : le macroniste n’a plus qu’un marteau, ce qui explique que pour lui, tout les problèmes ressemblent à des clous sur lesquels il tape avec application. Autrement dit, il n’a pas de pensée personnelle.

Relisez les saillies de nos politiciens de l’extrême-centre : incapables de convoquer la moindre colonne vertébrale intellectuelle, ils sortent tous les mêmes âneries, de la même façon, au même moment. Une polémique apparaît dans l’actualité, le discours se formatte rapidement et, de plateaux en articles, l’extrême-centre répète comme un seul clone les mêmes arguments.


Ceci entraîne un phénomène que les réseaux sociaux, actuellement plus libres que les médias de grand chemin, font ressortir violemment : les bobards étant actuellement de plus en plus gros, les gimmicks, les phrases toutes faites, les discours formattés sont encore plus faciles à déceler.

Eh oui : les politiciens de gouvernement sont choisis précisément pour leur capacité à ne surtout pas interférer personnellement avec le discours global, décidé indépendamment d’eux. Ils ne peuvent donc avoir ni de pensée personnelle, ni de conscience, ni d’esprit et il faut même – cela devient un prérequis – qu’ils deviennent progressivement aussi cons que des éponges pour être capables de ressortir les slides McKinsey ou les argumentaires de l’appareil politique sans sourciller.

Dans ce contexte, avoir une conscience est alors un handicap et le décalage est d’autant plus palpable avec les vieux caciques de la vie politique française, qui ont parfois des traits d’humour, des revirements, et cette personnalité qui leur a permis de durer. Il n’y a ainsi aucun tribun dans les rangs de l’extrême-centre car cela supposerait une flamme intérieure, une motivation puissante et franchement, comment l’alimenter avec le jus de chaussette que constituent « les valeurs de la République », la « sociale démocratie » ou « le vivrensemble » ? En face, les clones n’ont aucune existence physique réelle sur ce plan d’existence : êtres unidimensionnels voués à la médiocrité, ils sont à peine capable d’entrer en contact avec la réalité populaire.

Avec ces clones, on est dans la quintessence parfaite de la caste jacassante, celle qui parle mais ne dit rien, ne pense rien, n’articule aucune pensée profonde et ne propose qu’un conformisme total, voire totalitaire comme on a pu le constater pendant la pandémie.

À l’image des hommes et femmes tronc des médias, la Macronie ne nous offre plus que des hommes et des femmes sandwiches, porteurs de messages creux, de coupons de réduction pour le reprisage des chaussettes ou de programmes politiques niais reconduisant les mêmes antiennes qui n’ont conduit qu’à une issue jusqu’à présent : la faillite.


https://h16free.com/2025/01/22/79848-macronie-la-fabrique-de-clones

21 janvier 2025

Kuzmanovic Georges

Emmanuel Macron est pathétique

- 21/1/2025 - Il appelle l’Europe à "se réveiller" face à l’arrivée au pouvoir de DonaldTrump.
L'UE doit, selon lui, renforcer ses capacités de défense et réduire sa dépendance à l'égard des États-Unis.
Ce serait "l’opportunité pour un réveil stratégique européen".
Mais voilà, l'UE, justement, EST une organisation bâtie de A à Z pour être inféodée militairement, économiquement et politiquement aux États-Unis.
Ses dirigeants sont quasiment tous, comme Macron, passés par des officines américaines et sont pieds et poings liés par leur passé au service des USA.
Par ailleurs, il n'y a aucun consensus européen au plan géopolitique. Macron ne s'est-il pas rendu compte, en 7 ans de présidence, que l'est de l'UE et l'Allemagne obéissent directement à Washington ?
Trump méprise Macron, comme toute l'Europe ou presque.
Et malgré sa posture communicationnelle, Macron obéira au premier coup de sifflet trumpiste.
Bref c'est pathétique.
Pauvre France.

Alex
Jean-Dominique Michel

Trump, le retour : l'heure de la tempête

Cliquer sur l'image (vidéo de 24min 10s) ↴
Yann Thibaud

- 18/1/2025 - Un étrange narratif se fait entendre depuis quelque temps au sein des milieux médiatiques et politiques dominants, étonnant et stupéfiant narratif donc selon lequel la liberté d'expression serait aujourd'hui le principal obstacle au bon fonctionnement de la démocratie !
Faut-il donc rappeler que la démocratie ne se résume pas à des règles, procédures et institutions, mais est d'abord et avant tout un état d'esprit, fondé sur la liberté d'opinion et d'expression ainsi que sur ce qui en découle nécessairement, à savoir le libre débat, la confrontation courtoise et respectueuse des opinions, dans la droite ligne de la philosophie des Lumières, axe central et majeur de la pensée occidentale ?
Comment peut-on se prévaloir d'idéal ou de valeurs démocratiques, si l'on refuse de débattre avec ceux qui ne pensent pas comme soi, en les discréditant a priori et en les insultant en les qualifiant, au choix, de fascistes, d'extrémistes ou de complotistes ?
Est-il donc nécessaire de faire savoir aux bien-pensants qui nous gouvernent, que la démocratie n'est aucunement la dictature, la tyrannie ou le totalitarisme, fût-ce celui de la conformité à la doxa en vigueur ?

20 janvier 2025

Marc Amblard

- 20/1/2025 - Petit clin d'œil alors que le nouveau président des États-Unis est sur le point de prêter serment, la main sur la Bible au Capitole (Washington DC)...








Dessin d'Alex

LE MONDE D'APRÈS : LA GESTION DE L'EFFONDREMENT

Nicolas Maxime

- 20/1/2021 - Nous nous souvenons tous des espoirs nés après le confinement lié à la pandémie de Covid-19. Il était question d’un “monde d’après” plus solidaire, plus égalitaire, plus juste. Pourtant, face à la réalité actuelle – une jeune femme de 20 ans mourant sur un brancard aux urgences ou des élèves de CM1 dans les Yvelines toujours privés d’enseignant depuis deux mois – il apparaît que ce “monde d’après” ressemble davantage à une gestion de l’effondrement qui s’annonce.
Les services publics en déliquescence, symboles visibles de l’effondrement, ne sont qu’un aspect d’un tableau plus large. D’autres indicateurs préoccupants s’ajoutent : une chute continue de la fécondité, passée de 1,84 en 2021 à 1,80 en 2022, puis à 1,68 en 2023 et 1,62 en 2024, ainsi qu’une hausse de la mortalité infantile, atteignant 3,9 pour 1.000 naissances vivantes, un niveau qui place désormais la France au-dessus de la moyenne européenne.
Désormais, pour le gouvernement en place, davantage préoccupé par la préservation d’une gestion "saine” des finances publiques pour ne pas froisser les maîtres des marchés financiers, ces réalités semblent banalisées. Ce gouvernement impuissant ne fait qu’accompagner un processus de destruction du bien commun. En privilégiant une logique comptable néolibérale dictée par les marchés financiers, il sacrifie les fondements mêmes de la solidarité nationale. Réduire les budgets de l’hôpital et de l’Éducation nationale tout en feignant de regretter leurs conséquences dramatiques, c’est accepter de voir s’effondrer ce qui constituait autrefois le socle de notre modèle social. Plutôt que de répondre aux besoins essentiels de la population, il se contente de gérer les symptômes d’un effondrement en cours, sans volonté ni vision pour inverser la tendance.
Nous observons, apathiques et impuissants, à cet effondrement progressif de nos institutions et du bien commun. Mais combien de temps encore resterons-nous spectateurs passifs ? Jusqu’à ce que les fondations mêmes de notre société soient irréversiblement détruites ? La question n’est pas seulement de savoir combien de temps ce système pourra tenir, mais surtout combien de temps nous accepterons de le laisser s’effondrer sans réagir.