Translate

6 février 2026

Pierre Duriot
porte-parole du RPF

Quand c’est vraiment trop gros, ça ne passe plus...


Revoilà Macron dans ses œuvres, avec de plus en plus la délicatesse du pachyderme. Il se sait tellement bas dans les sondages, tellement peu cru, qu’il ne cherche même plus à être un minimum habile, il y va avec des gros sabots et tous ceux qui ne gobent plus, c’est-à-dire à peu près tout le monde, sont des complotistes, sans doute ?
Il a décidé de surveiller l’internet comme dans une dictature mais il a encore deux sous de décence et ne peut pas le dire comme cela. Il va donc « protéger les adolescents », en voilà une noble tâche à laquelle personne ne saurait s’opposer. Et pour être bien sûr que l’internaute n’a pas moins de quinze ans, on va demander à tous les internautes de prouver qu’ils ont plus de quinze ans, c’est-à-dire, leur donner une identité numérique, ce dont rêvent les dictateurs en puissance. Mais on va aller plus loin. Il ne s’interdit pas de supprimer certains jeux, en ligne notamment, en expliquant, comme un psychologue au ras du zinc du comptoir, que les jeux vidéos violents favorisent le passage à l’acte et les pulsions de meurtre. Le problème est que des études précédemment réalisées, une vingtaine au total, montrent que les jeux vidéos ne sont pour rien, ou pas grand-chose, dans les pulsions colériques et meurtrières des adolescents. Peu importe, il va « commander » une étude qui fera « consensus scientifique », qui lui permettra de pouvoir décréter ce qu’il a envie de décréter et comme de toute façon, depuis un bail, les députés le regardent faire les bras ballants, il fait ce qu’il veut.
La méthode est connue, elle a déjà été employée pour discréditer l’hydroxychloroquine, un médicament efficace de soixante-dix ans d’âge qui a bénéficié d’une étude commandée opportunément qui a montré qu’il avait des effets secondaires terribles, qui justifiait son interdiction. La fameuse étude, toute seule, qui allait contre deux cents autres et soixante-dix ans d’expérience, a été choisie pour étayer la décision, une décision qui allait comme par hasard dans le sens de l’obligation vaccinale. Cette histoire de consensus scientifique est grosse comme une maison : le principe est simple. Vous payez quelques chercheurs de second plan pour dire, par une étude, ce que vous avez envie de dire, vous publiez à plusieurs reprises leurs travaux dans des revues scientifiques, dont les actionnaires sont les mêmes que ceux qui ont des intérêts dans l’étude. Vous compilez les publications, vous les faites matraquer par la presse aux ordres car subventionnée et le « consensus scientifique » est ainsi fabriqué. Et accessoirement, vos scientifiques de second plan, passent au premier. Il en va du réchauffement climatique provoqué par l’homme qui fait « consensus scientifique », si on fait taire ceux qui ne sont pas d’accord et qui n’ont aucun canal médiatique pour rappeler que pendant l’optimum médiéval, il faisait plus chaud que maintenant, sans industrie. Accessoirement, pendant que la tambouille est sur le gaz, on va rajouter l’ingérence russe pour expliquer que quelques noms de Français figurent dans la liste Epstein… au point ou on en est, on peut cuisiner les Russes à toutes les sauces : élections perdues, punaises de lit, montée de l’extrême droite, crise économique...
Le problème est que plus personne n’y croit, tout devient vraiment trop gros et traiter de fachos et de complotistes tous ceux qui ne gobent pas devient difficile, quand c’est à peu près tout le monde. Nous l’avons répété à plusieurs reprises, au RPF, au niveau national, comme au niveau européen, il existe des possibilités constitutionnelles, pour les parlementaires, de débarquer des dirigeants menteurs, ou corrompus, ou incompétents, ou ruineux, ou tout ça à la fois.