10/2/2026
(statut à double ou triple niveau de lecture)
À l'heure où l'explosion-déflagration des dossiers Epstein s'annonce déjà comme une sorte d'affaire Panama à la puissance 10000 qui s'étendrait sur les deux rives de l'Atlantique, des demeures les plus en vue de Hollywood jusqu'aux sordides bordels de Kiev en passant par le 7e arrondissement de Paris (le meilleur, ou plutôt le pire, d'après la presse anglo-saxonne, n'est pas encore sorti ; notamment des clichés de scènes de torture et/ou de violence sexuelle en bande organisée, comme disent les magistrats soudain bien taiseux), Trump, lui, vaguement à l'origine du scandale, s'apprête à recevoir Netanyahou à la Maison Blanche, lequel vient l'exhorter publiquement – alors que les médias assermentés nous affirmaient exactement le contraire il y a quinze jours – d'engager l'US Army dans une guerre contre l'Iran, comme si le président des Etats-Unis n'était rien d'autre que son larbin le plus indiscipliné (mon précédent compte FB ayant été fermé pour avoir évoqué à peu près la même chose en termes moins amènes, je n'en dirai pas plus pour l'instant).
J'imagine que ceux qui voient un lien entre les deux évènements seront immédiatement catégorisés comme des complotistes, et pourtant le moins qu'on puisse dire est que leur contemporanéité fatale aurait du mal désormais à passer pour totalement contingente.
Mélangez en effet les 120 journées de Sodome avec La guerre de Troie n'aura pas lieu, et vous obtiendrez une œuvre que ni Giraudoux ni le Divin Marquis n'auraient pu avoir l'idée de contresigner.
Peut-être parce que nous ne sommes plus au XXe siècle ni au XVIIIe, et que la langue française est trop probe, comme disait Rivarol, pour avoir la faculté de restituer certains faits.
C'est cette œuvre en volapük cosmopolite intégré que nous commençons donc à lire, éberlués, tel un cauchemar des mille et une nuits qu'aucune Shéhérazade n'était habilitée à conter à ses admirateurs gentils.
À vrai dire, même les plus délirants des conspirationnistes ne l'auraient pas espérée.
Et si, au vu des "invités" d'Epstein et de son sommaire curriculum vitae, vous ne comprenez toujours pas ce qu'elle signifie, ma foi, c'est que vous n'êtes vraiment pas très doué – quelle que soit par ailleurs votre trouble fascination pour les îles vierges si bien nommées.
