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16 février 2026

Charles Alloncle
15/2/2026

4 milliards d’euros, soit près de 50 % du budget du ministère de la Culture, sont consacrés chaque année à l’audiovisuel public. Dans le même temps, à peine 5 % de ce budget est dédié à la sauvegarde de notre patrimoine en péril.
Plus de 67 000 monuments non protégés sont pourtant aujourd’hui en état critique, petits théâtres, églises rurales, moulins, phares, et un quart du patrimoine protégé est considéré comme dégradé.
Hier encore, le Louvre subissait une importante fuite d’eau, endommageant le bâtiment et de nombreuses œuvres, faute de moyens suffisants. Pourtant, les représentants des syndicats et de la Société des journalistes de Radio France refusent toute mise en perspective des moyens engagés, estimant que « l’information coûte de l’argent, c’est comme ça ».

H16
16/2/2026

Le fascisme vous salue bien


Quentin avait 23 ans et assurait la sécurité des militantes du collectif Némésis, une association de protection des femmes, lors d’une action à Lyon en marge d’une conférence donnée par l’égérie d’extrême-gauche Rima Hassan. Il a été pris à partie et lynché par des militants se réclamant de l’antifascisme, dont certains sont affiliés à la Jeune Garde, ce groupuscule fondé par le député insoumis Raphaël Arnault et dissous en Conseil des ministres en juin 2025.

Notez bien le « lynché » : il ne s’agit pas d’une petite bousculade, il n’a pas été légèrement contusionné au cours d’un échange de points de vue un peu vif, mais bien lynché et transporté inconscient à l’hôpital. Quentin a été déclaré en état de mort cérébrale puis est décédé ce samedi sous les coups d’un antifascisme moderne, cette étiquette qu’on colle sur les battes de baseball pour s’assurer que les coups portés soient démocratiquement corrects.

Ce qui vient de se passer, et l’outrage qui monte sur les réseaux sociaux notamment, démontre plusieurs choses essentielles.

D’une part, c’est la façon dont la presse française a relaté ces événements qui interpelle quiconque possède encore un minimum de bon sens et de décence.

Comme l’extrême-gauche se retrouve, une fois de plus, du très mauvais côté de l’affaire, les rédactions journaleuses se sont empressées de minimiser les faits avec un zèle stakhanoviste : BFMTV par exemple rivalise d’euphémismes, France Intox parle d’agression sans évoquer l’issue fatale,… Le JDD a même documenté l’indignation suscitée par des médias parlant tranquillement de « rixe » et d' »affrontements » là où les images et les témoignages décrivent sans ambiguïté un passage à tabac en règle, mortel de surcroît. La dissymétrie des coups semble se corriger avec la symétrie des titres.


La mécanique est rodée : il s’agit d’abord d’opérer un renvoi dos-à-dos des violences, comme si l’agresseur et la victime partageaient une responsabilité symétrique. L’épave journalistique Libération n’a pas failli à sa réputation de médiocrité en titrant fièrement sur un « militant d’extrême droite grièvement blessé après une rixe », trouvant même le moyen de propulser Quentin à l’extrême droite et jeter Jordan Bardella dans l’affaire, parce qu’il ne faudrait pas que le lecteur oublie où se situe le vrai danger, n’est-ce pas.

Le Progrès, lui, a offert un cas d’école saisissant de dissonance rédactionnelle : son titre évoque sobrement « une rixe entre ultragauche et ultradroite », là où l’URL de l’article, vestige probable d’une première version plus honnête, conserve les mots « lynchage », « ultragauche accusée », « état grave » et « conférence de Rima Hassan ». On imagine la réunion de rédaction où quelqu’un a jugé que ces détails étaient superflus pour la bonne compréhension du lecteur. Inutile de s’étendre sur le fait que c’était un lynchage, que les assaillants étaient d’extrême-gauche, que la victime était entre la vie et la mort : tout cela aurait encombré un titre déjà bien chargé.

La presse française ne ment plus. Elle reclasse.

Il faut dire que l’affaire est particulièrement embarrassante, tant pour la presse que pour La France Insoumise.

Parmi la meute qui s’est acharnée sur Quentin, on trouve notamment Jacques-Élie Favrot, au parcours militant cohérent qui est assistant parlementaire LFI du député Raphaël Arnault, un antifa violent déjà condamné en mars 2025 pour violences volontaires en réunion suite à une agression survenue (quelle coïncidence géographique !) à Lyon en 2021. Il est toujours délicat de disserter sur la montée de la violence d’extrême-droite quand ce sont vos propres collaborateurs parlementaires qu’on retrouve dans les expéditions punitives d’extrême-gauche.


Mais au-delà de ce que cette couverture médiatique dévoile sur l’état moral de la presse française, il convient de souligner un point essentiel : rien de tout ceci n’arrive par hasard.

Les exactions de l’extrême-gauche se multiplient depuis des années sans rencontrer la moindre résistance sérieuse. On ne compte plus les invasions de facultés par ces sections violentes – de l’occupation de Tolbiac en 2018 à la prise de contrôle de Sciences Po Lyon par la Jeune Garde en 2024 en passant par l’évacuation policière de la Sorbonne la même année. On ne compte plus les interruptions de conférences jugées idéologiquement déviantes : Sylviane Agacinski empêchée de parler à Bordeaux par des groupes qui revendiquent ouvertement la censure, François Hollande chassé d’un amphithéâtre lillois par quatre cents militants qui détruisent ses livres au passage – et les intimidations physiques devenues routinières. Les black blocs, qui se réclament eux aussi de cette mouvance, détruisent systématiquement du mobilier urbain, des vitrines et des véhicules à chaque manifestation, qu’il s’agisse des banques saccagées à Lyon en 2023 ou des 600 commerces dévastés sur les Champs-Élysées en 2019, dans une indifférence générale qui confine à l’approbation tacite.

Tout cela est devenu si banal que plus personne ne s’en étonne, ce qui est précisément le but recherché : la violence politique devient structurelle le jour où elle cesse d’être scandaleuse.

En pratique et comme l’explique le criminologue Xavier Raufer, cette violence n’est pas un dysfonctionnement du système mais elle en est bien une composante fonctionnelle. Le pouvoir en place tolère – et parfois encourage implicitement – l’existence de ces groupes violents parce qu’ils servent un objectif politique concret : ils permettent d’entretenir un climat de tension permanente qui justifie des mesures d’exception, de discréditer par association toute opposition au régime, et de maintenir les citoyens dans un état de sidération où la soumission passe pour de la sagesse.

L’extrême-gauche violente est le chien d’attaque que l’on garde sans laisse, en feignant de ne pas voir qu’il mord, parce que sa seule présence suffit à faire rentrer tout le monde dans le rang.

L’explication peut sembler hardie, mais l’actualité la confirme de façon éclatante. Il suffit de regarder ce qui s’est passé le jour même où Quentin tombait sous les coups de nervis antifascistes : Emmanuel Macron annonçait vouloir mettre en place une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites et racistes ».

Admirable simultanéité : le jour même où s’exerce la violence politique réelle, physique, brutale, celle qui tue un garçon de 23 ans, de la gauche vers ses adversaires, le chef de l’État annonce forger un outil juridique taillé sur mesure pour éliminer de la compétition électorale quiconque déplaira au pouvoir.


Moyennant quelques accusations bien placées – et l’on sait avec quelle générosité le qualificatif de « raciste » est distribué ces temps-ci – les listes électorales de candidats vont nettement se clarifier. Parions que disparaîtront promptement les opposants sérieux à cet extrême centre macronien, lequel englobe au besoin toutes les tendances de la gauche, y compris la plus radicale, pour garantir qu’aucun vent populaire réellement favorable aux libertés ne puisse souffler sur les urnes.

Ainsi, comme un pied calleux dans un chausson moelleux, la France s’installe confortablement dans le fascisme. Le vrai, pas celui qu’on agite depuis trop longtemps comme un épouvantail dans les manifestations syndicalistes propres sur elles. Le vrai, celui qui frappe un jeune homme à mort dans la rue et le relègue au rang de simple participant à une « rixe » dans les colonnes du lendemain. Celui qui fabrique des lois pour exclure les dissidents du jeu démocratique. Celui qui laisse prospérer une milice idéologique en échange de son silence complice sur tout le reste et en vue de services futurs.

Et exactement comme prévu, c’est par l’antifascisme que tout arrive, inéluctablement. La formule prêtée à Churchill selon laquelle « les futurs fascistes s’appelleront antifascistes » n’est plus un aphorisme : c’est un compte-rendu.


https://h16free.com/2026/02/16/83453-le-fascisme-vous-salue-bien

15 février 2026

LA MORT DE QUENTIN, DIES IRAE

Gabriel Nerciat


- 15/2/2026 - Des jeunes gens comme Quentin, des étudiants nationalistes un peu bagarreurs mais catholiques observants et férus de philosophie politique ou religieuse, j'en ai fréquentés plusieurs dans ma jeunesse et au début de ma vie d'adulte. Et même si je ne leur ressemblais pas en tout, je les aimais profondément.
Le meurtre glacial de ce jeune homme par des sicaires Antifas lyonnais est bien plus qu'un drame et une iniquité ; il annonce d'autres morts et le début de tragédies futures dont on peut craindre qu'elles emportent une partie des jeunesses occidentales vers d'inexpiables guerres civiles ou urbaines des deux côtés de l'Atlantique (aux États-Unis, d'ailleurs, c'est déjà le cas, comme on a pu le voir ces derniers mois à Minneapolis, où même Trump a été contraint d'abdiquer).
Les blasés et les hypocrites viendront me dire que la violence politique a toujours existé, qu'en 68 c'était pire, que les jeunes aiment bien se foutre sur la gueule, que ce n'est qu'une diversion alimentée par le pouvoir ou les médias pour qu'on ne parle pas de ceci ou de cela, etc, etc.
Mais ce n'est pas vrai, ou ce n'est vrai qu'en partie : j'ai vu de près des batailles rangées entre militants FAF et hordes gauchistes au Quartier latin dans les années 1990-2000 ; elles n'avaient rien de commun avec ce qui se passe aujourd'hui, où des nervis en grappe se précipitent sur un homme à terre pour le lyncher et le rouer de coups dans la tête qu'ils savent très bien pouvoir être mortels (le plus fanatique des boutefeux lambertistes ou anarchistes n'aurait jamais fait ça il y a encore vingt ans).
On a écrit des livres entiers de sociologie politique ou historique pour expliquer comment et pourquoi à telle ou telle époque une nation se décompose au point qu'il devient habituel et même légitime de chercher à éliminer tel ou tel de ses compatriotes ou de ses voisins. Des amis libanais ou yougoslaves m'en ont parlé jadis, mais j'éprouvais la fatuité des Européens de l'Ouest qui pensent que ça n'arrivera jamais ici.
Les guerres civiles sont comme l'amour déformé par le cinéma ou la pornographie : leur représentation caricaturale, méticuleuse ou lyrique ne correspond pas à l'expérience vécue dans l'intimité des chairs humaines.
Plus une nation se fragmente au contact de crises intérieures et extérieures, plus il devient difficile et même insensé de chercher à faire rentrer dans leur lit des fleuves furieux qui débordent.
Entre les hommes qui sont restés fidèles à une terre et ceux qui veulent pouvoir reconfigurer sauvagement le monde à leur guise, il ne peut pas y avoir de destin commun ni même peut-être de langue commune. Au-delà des haines de classe et des passions religieuses, c'est peut-être aussi dramatiquement simple que cela.
Quand je vois ce qu'écrivent sur les réseaux sociaux ceux qui ont connu Quentin et ceux qui cherchent à amoindrir sinon à justifier sa mort (FB a supprimé en quelques heures plusieurs statuts de militants de gauche – pas seulement LFI mais aussi écologistes – qui se félicitaient de voir enfin vengé Clément Méric), je ne suis pas loin moi-même de hurler de rage et d'appeler intérieurement certains actes que la loi et la morale chrétienne réprouvent.
Pour autant, je sais très bien que c'est parfaitement idiot.
Comme d'ailleurs était totalement idiote (je rejoins tout à fait sur ce point l'excellente Gersende Bessède, injustement vilipendée) la décision de Némésis d'aller chahuter la conférence de Rima Hassan à l'Institut des Sciences politiques de Lyon (qu'on l'aime ou pas, cette dernière est une élue de la Nation, et a droit de se produire librement dans tous les lieux publics où elle est invitée). Il serait peut-être temps que les activistes droitards se montrent un peu plus malins que les décervelés gauchistes qu'ils prétendent combattre et qu'ils ne font la plupart du temps qu'imiter.
Mais l'essentiel demeure : un des nôtres est mort, fauché par des salopards masqués à l'âge de 23 ans. Et aucune parole d'apaisement ne parviendra à calmer la colère que cette mort est en train de faire germer en nous.
Comme aurait dit une infante espagnole, il ne suffira pas de laisser tomber les eaux.
Dessin de Chaunu

Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)

Guy de Lussigny
15/2/2026


La France est en colère. Les sondages le montrent, les conversations privées le confirment, les urnes le murmurent à chaque élection. Colère contre la pression fiscale, contre le déclassement social, contre la perte de souveraineté, contre un pouvoir jugé arrogant et sourd. Et pourtant, rien. Pas de révolution. Pas de soulèvement massif. Pas même une contestation durable capable de faire plier l’exécutif. Comment expliquer ce paradoxe français : un peuple politiquement conscient, historiquement rebelle, mais aujourd’hui immobile ?

La réponse tient moins à une soudaine docilité qu’à une neutralisation méthodique de la colère.

La première raison est matérielle. Les Français souffrent, mais pas tous en même temps, ni de la même manière. La pression est diffuse, étalée, progressive. Inflation, fiscalité, normes, précarisation du travail, services publics dégradés : chaque coup pris isolément est supportable. Ensemble, ils épuisent, mais ne provoquent pas l’effondrement brutal nécessaire à une révolte collective. On serre les dents, on ajuste, on rogne, on tient. La société est sous tension, pas en rupture.

Ensuite, il y a l’État-providence. Même affaibli, même mal géré, il continue de jouer son rôle d’amortisseur social. Allocations, aides, subventions, reports, dispositifs exceptionnels : le système empêche la chute libre. Il maintient les individus juste au-dessus du seuil de rupture. C’est un filet de sécurité, mais aussi un anesthésiant politique. On souffre, mais on ne tombe pas assez bas pour se lever ensemble.

La deuxième raison est institutionnelle. La Ve République concentre le pouvoir exécutif d’une manière quasi unique en Europe. Une fois élu, le président dispose d’outils constitutionnels qui lui permettent de gouverner même contre une majorité sociale. Emmanuel Macron n’a rien inventé : il exploite pleinement un système qui permet de contourner le Parlement, de réduire le débat, et de transformer la contestation en bruit de fond. Le message est clair : manifester ne change rien, débattre ne change rien, voter change peu.

Ce sentiment d’inutilité est central. Les Français ne se révoltent pas parce qu’ils ont intégré l’idée que ça ne sert à rien. La rue ? Ignorée. Les syndicats ? Marginalisés. Les référendums ? Enterrés. Les élections ? Piégées entre un vote de rejet et un vote par défaut. Une révolution suppose l’espoir d’un résultat. Or aujourd’hui, la colère n’est pas accompagnée d’une perspective crédible de victoire.

La troisième raison est médiatique et culturelle. Le pouvoir n’a pas besoin de censurer brutalement. Il suffit de cadrer. Toute contestation est immédiatement disqualifiée : populiste, extrémiste, complotiste, irresponsable. Peu importe qu’elle vienne d’ouvriers, de cadres, d’entrepreneurs ou de fonctionnaires. Le procédé est efficace : il empêche la convergence. Personne ne veut être assimilé à une caricature. Alors chacun râle dans son coin, en silence ou à voix basse.

Les médias jouent ici un rôle ambigu. Le débat existe, mais il est verrouillé dans ses termes. On discute des modalités, jamais du cap. On admet des erreurs de gestion, jamais une erreur de trajectoire. On invite les mêmes experts, les mêmes profils, les mêmes raisonnements circulaires. Résultat : la contestation n’est pas supprimée, elle est diluée. Elle devient un bruit permanent, inoffensif.

Il y a aussi une raison psychologique profonde : la peur du chaos. La France a été travaillée par l’idée que toute rupture mènerait au pire. Guerre civile, faillite économique, isolement international, autoritarisme brutal. Cette peur est constamment entretenue. Le pouvoir se présente comme un rempart, même contesté, face à l’inconnu. Beaucoup de Français détestent la situation actuelle, mais la jugent moins dangereuse que ce qu’on leur décrit comme alternative.

À cela s’ajoute la fragmentation sociale. Il n’y a plus de « peuple » homogène, mais une mosaïque de statuts, de territoires, de modes de vie. Métropoles contre périphéries, salariés protégés contre indépendants, retraités contre actifs, public contre privé. Une révolution suppose une identité commune. Aujourd’hui, chacun se vit comme un cas particulier. La colère est réelle, mais elle n’est pas collective.

Le pouvoir a également appris à désynchroniser les conflits. Une réforme après l’autre, des sujets techniques, sectoriels, complexes. Jamais un choc global qui fédère tout le monde en même temps. Toujours une catégorie touchée pendant que les autres regardent, soulagées de ne pas être concernées. Cette stratégie empêche la cristallisation d’un mouvement unifié.

Enfin, il y a la fatigue. Une fatigue morale, civique, presque existentielle. Beaucoup de Français ont le sentiment d’avoir déjà tout essayé : voter, manifester, argumenter. Ils n’attendent plus rien. Ils se replient sur leur sphère privée, leur famille, leur travail, leurs stratégies individuelles de survie ou d’évitement. Ce retrait est souvent confondu avec de l’acceptation. C’est une erreur. C’est une résignation lucide.

Mais l’absence de révolte n’est pas un signe de stabilité. C’est un signe de déconnexion profonde entre le pays réel et le pouvoir. Les sociétés ne tiennent pas indéfiniment sur l’inertie et la peur. Quand la rupture survient dans ce type de configuration, elle n’est jamais organisée, jamais maîtrisée. Elle est déclenchée par un événement externe, un choc imprévu, dans un corps social déjà fragilisé.

La vraie question n’est donc pas pourquoi les Français ne se révoltent pas aujourd’hui. La vraie question est : jusqu’où peut aller un système qui gouverne sans consentement actif ? L’histoire montre que ce genre d’équilibre est toujours provisoire. Il peut durer longtemps. Mais il se termine rarement bien.
Nicolle GT

- 15/2/2026 - Les agences de renseignement occidentales peuvent déterminer la cause du décès de Navalny (poison de grenouille dard d'Équateur) sans avoir accès au corps (en Russie), mais elles semblent incapables de découvrir qui a fait exploser Nord Stream ou quoi que ce soit concernant Epstein.
Annoncé opportunément lors de la Conférence sur la sécurité de Munich.

Olivier Delorme
13/2/2026

Bruno Retailleau

Le type est le chef d'un parti-cul qui a tout trahi, tout vendu, tout raté depuis 1974, qui n'a plus de militants, plus d'électeurs mais encore quelques notables rances et des élus véreux prêts à toutes les compromissions pour conserver leur gamelle un an et demi de plus ; le type a été ministre macronard, son parti-cul est la dernière roue du carrosse macronard et le déambulateur parlementaire de Macron qui lui permet de continuer de vendre le pays à la découpe, aux Ricains, aux Boches ou à n'importe qui ; le type a des élus qui ne lui obéissent même pas, des ministres exclus du parti-cul qui leur donne quand même son investiture, d'autres qui passent leur temps à lui tirer dans le dos... et il voudrait qu'on le prenne au sérieux quand il prend son air de père la morale constipé pour dire qu'il va redresser la France!
Sérieusement ?
Régis de Castelnau
11/2/2026

Rubrique : termites

Révélations du « Fond Epstein » : un Occident irréformable.
La publication du « fond Epstein », de ces 3 millions de documents donne à voir quelque chose de terrible. Au-delà des manipulations, de la propagande on ne peut plus échapper au spectacle de ce qu’est devenue la « Maison Occident ». Du toit au sous-sol, de la charpente aux murs, des tuyaux aux huisseries, tout l’édifice est totalement pourri.
Trois conséquences :
• Aucune alternance paisible démocratique ne sera possible. Sans ces quatre éléments : rupture, purge, jugement et punition, aucune reconstruction ne sera possible.
• Les gens qui actuellement dirigent et incarnent cette pourriture ne céderont JAMAIS le pouvoir. Il faudra le leur prendre.
• Le Sud global, et en particulier la Chine et la Russie qui conduisent le changement l'ont compris. C’est la raison pour laquelle ils agissent avec cette prudence pour l’accouchement du Nouveau Monde.
Petite vidéo en forme d’appel.

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14 février 2026

Marc Amblard
14/2/2026

LA QUESTION ANTISÉMITE, DÉFINITIONS

Gabriel Nerciat
13/2/2026


Je commence à en avoir un peu assez de tous les crétins patentés qui viennent ici m'expliquer régulièrement ce qu'il faut dire ou ne pas dire quand on évoque Israël, ou telle personnalité qui lui est liée, ou la judéité de tel ou tel, etc.
Pour ne plus y revenir et pouvoir désormais barrer sans préavis les importuns, les incultes et les fâcheux, on va se contenter de donner aujourd'hui aux nécessiteux quelques définitions de base.
1) "Judaïsme" et "sionisme" ne sont pas synonymes. Non seulement pas mal de Juifs (même si c'est désormais une minorité) ne sont pas sionistes ou a minima n'éprouvent aucun sentiment d'appartenance ou de solidarité particulières avec l'État fondé par Ben Gourion au XXe siècle, mais de plus (et surtout) un très grand nombre de sionistes ne sont pas juifs. Inutile de donner les noms : ils sont très nombreux, et chacun les connaît.
2) En conséquence, quand on dit que tel Juif (Scholem, Jankélévitch, Heschel ou Levinas, par exemple, pour citer des auteurs morts il y a longtemps) sont sionistes, cela veut dire que c'est sous l'angle de leur adhésion au projet idéologique et territorial du sionisme qu'on les considère en usant du qualificatif. Et pas d'abord en tant que Juifs – le judaïsme, rappelons-le, n'étant rien d'autre qu'une religion (pas un peuple ethnique, même s'il y a une ascendance des noms juifs par filiation matrilinéaire).
Il est quand même étrange qu'un grand nombre de partisans d'Israël considèrent l'emploi même du terme "sioniste" comme une manifestation d'antisémitisme, sous prétexte que pas mal d'antisémites avérés venus de la gauche ou du communisme (Alain Soral, par exemple, ou tel député décolonial mélenchoniste) assimilent indûment les deux termes. C'est d'autant plus malhonnête qu'eux-mêmes, la plupart du temps, font exactement la même chose, et sans aucun complexe, avec "islam" et "islamisme".
3) L'antisémitisme, sauf à pervertir le sens des mots, ne consiste pas à critiquer et attaquer, même de façon radicale ou virulente, l'État d'Israël (surtout maintenant qu'il s'est lui-même affranchi du lien de plus en plus ténu qui le rattachait aux nations européennes et à la civilisation du même nom), ni même d'ailleurs à exprimer tel ou tel préjugé à l'encontre de la religion de Moïse.
Un antisémite est quelqu'un qui considère que les Juifs en tant que Juifs forment une entité "en soi" indépendante des peuples "gentils", et qui leur serait foncièrement hostile.
En France, l'antisémitisme consiste à dénier la citoyenneté des Français juifs pour cette raison ; pas à rappeler que dans une République laïque et prétendument indivisible, il n'existe qu'un seul peuple national et pas deux (ou plus).
Voilà.
À bon entendeur, salut.
Si ça ne vous plaît pas, c'est le même tarif, de toute façon. Car aucune loi de censure n'y changera rien, il faut quand même que les censeurs abusifs soient prévenus.
Gastel Etzwane

- 14/2/2026 - On a parfaitement compris la manœuvre : l’obsession du président est de verrouiller les réseaux sociaux bien avant l’échéance présidentielle de 2027. Il faut absolument que le prochain locataire de l’Élysée demeure dans la sphère macroniste la plus orthodoxe, quelqu’un de totalement compatible avec les amis milliardaires, les cercles mondialistes et l’idéologie du « toujours plus d’Union européenne ».
Et surtout, il ne faut pas que les réseaux sociaux viennent perturber le scénario en informant librement les citoyens, en laissant circuler des vérités dérangeantes ou des voix qui ne passent pas par le filtre officiel.
C’est pour cela que Le Parisien, journal structurellement déficitaire, maintenu à flot par les apports d’un milliardaire réputé proche de l’Élysée, relaie cette ligne comme s’il s’agissait d’une grande avancée sociétale.
Ces médias détenus par des milliardaires ne supportent plus que l’information existe en dehors de leur canal. Ils ne font plus du journalisme, ils assurent un relais : on leur indique l’orientation, ils publient.
Sans les réseaux sociaux, on croirait encore qu’Epstein s’est « suicidé » après avoir simplement « fréquenté » quelques adolescentes, et que toutes les interrogations autour de lui relevaient du fantasme complotiste. Autour de cette affaire, sans les réseaux pour diffuser massivement les fichiers Epstein en 2026, Jack Lang serait toujours à la tête de l’Institut du monde arabe, et quantité d’autres responsables haut placés dormiraient encore paisiblement, après des comportements qui ne seraient jamais apparus au grand jour.
Sans les réseaux, on ignorerait également que l’« ingérence russe » en Roumanie relevait d’un parti parfaitement officiel ayant joué avec le feu en propulsant un candidat provocateur, sans aucune intervention venue de Moscou.
Et c’est précisément au moment où les citoyens prennent conscience que l’information officielle accumule les contre-vérités, tandis que sur les réseaux émergent des enquêtes brutes et courageuses, que le pouvoir se crispe et entend restreindre toujours davantage l’accès à l’information indépendante. Plus le contraste devient évident entre le récit institutionnel et la parole libre, plus la tentation de la censure s’accélère.
En clair : sans les réseaux sociaux, plus d’information citoyenne, brute, parfois chaotique, souvent courageuse. Seulement un mince filet d’information contrôlée, diffusé par des rédactions dépendantes.
C’est pour cela que le verrouillage s’intensifie. Non pour « protéger les enfants », mais pour préserver un monopole sur ce qu’il est permis de penser, et pour que les affaires dérangeantes demeurent enfouies jusqu’en 2027 et au-delà.

Jacques Cotta
13/2/2026

La galaxie Epstein et ses dessous embarrassants…

Epstein est réduit dans la plupart des commentaires à un délinquant sexuel d'envergure. Mais si cela servait à camoufler une réalité plus dérangeante. Jeffrey Epstein ne serait-il pas l'incarnation du système dans son ensemble, le capitalisme mondialisé qui ne tolère aucun obstacle pour atteindre son but, le profit, le pouvoir, le plaisir...

Vidéo de 11min13s ↴

13 février 2026

L’Occident a eu trop de succès pour son propre bien

H16
13/2/2026

L’Occident a probablement trop bien réussi.

Cela peut paraître étonnant mais le problème de l’Occident moderne est le suivant : la civilisation occidentale a permis l’émergence de techniques et de technologies qui ont rapidement décuplé, centuplé la productivité, amenant une telle richesse pour tous que deux problèmes sont apparus.

Le premier, c’est la persistance puis la croissance inquiétante d’un groupe qui s’apparente de plus en plus aux chasseurs-cueilleurs. Le second, c’est la coagulation de ce groupe dans ce qu’on peut caractériser comme une excroissance de l’État bien au-delà du régalien, à la faveur des facilités qu’ont offertes, ces derniers siècles, les technologies modernes.

Pour rappel, la différence fondamentale entre les classes actives productives et la classe jacassante (composée essentiellement des politiciens, des médias et dans une certaine mesure, des « sachants » qu’on peut retrouver dans certaines positions d’autorité, les experts, les universitaires, etc.) est la même que celle entre l’agriculteur et le chasseur-cueilleur. Un agriculteur crée de la richesse et un chasseur-cueilleur la trouve… De même que les producteurs produisent de la richesse pendant que la classe jacassante se contente de la recevoir.


Il faut comprendre qu’historiquement, la mentalité de chasseurs-cueilleurs ne permet pas l’émergence de civilisations plus vastes qu’un groupe, car celui-ci doit rester mobile : la taille du plus grand groupe viable dépendra essentiellement de la capacité de son territoire à générer des ressources caloriques suffisante pour soutenir ce groupe.

Jusqu’à récemment dans l’Histoire humaine, ces groupes de chasseurs-cueilleurs sont souvent devenus chasseurs-pilleurs, et c’est ce qui a poussé les sédentaires à s’organiser de façon de plus en plus complexe afin de les repousser et éviter au mieux la perte des récoltes et au pire, la perte de leur famille, de leurs biens et la destruction de leur propre groupe. Historiquement, les nomades pillards forçaient les sédentaires à innover en fortifications et en alliances.

Mais aujourd’hui, ces pillards sont internalisés via l’État, qui absorbe les surplus de production sans générer de contre-pression évolutive. Eh oui : de nos jours, ceux qui se contentent de prendre au lieu de produire ne tuent personne et les richesses produites permettent de couvrir leurs demandes ; les classes productives ne sont donc plus prêtes à entrer en lutte ou utiliser la violence pour se débarrasser des parasites tout simplement parce que ce n’est pas rationnel : payer une rançon – appelons ça « impôts » par exemple – est suffisant.

Et c’est bien les gains énormes de productivité qui ont rendu viable la parasitocratie : l’Occident est la première civilisation à avoir transformé son surplus en poison. Nous ne mourons pas de manque, mais d’une indigestion de gratuité apparente.

Par exemple, comme un précédent billet le notait, en 1921, la population de l’Empire français représentait près de 69 millions d’individus sur les cinq continents et l’État employait alors un peu plus de 700.000 personnes pour des services publics devant pourtant gérer un territoire massif sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Or, de nos jours, alors que la France s’est largement recentrée sur son hexagone, la fonction publique compte plus de 5,6 millions d’individus au service de l’État avec les toutes dernières technologies et on arrive encore, malgré cette véritable débauche de moyens, à nourrir tout le monde. La technologie a fait de l’État un prédateur stationnaire qui n’a plus besoin de chasser puisqu’il lui suffit de filtrer le flux, et qui utilise les progrès technologiques pour masquer son inefficacité pourtant croissante.

Certes, il apparaît maintenant clairement que la richesse par tête de pipe est en plein effondrement, mais l’image est parlante : pour arriver, malgré un État obèse, à conserver un tel niveau de vie aux Français, il fallait que les gains de productivité aient été absolument massifs. Quant au niveau de dette atteint finalement assez récemment, il donne surtout une idée de l’ampleur délirante de la « cueillette »…

De façon intéressante, cette différence de perspective – entre agriculteur et chasseur-cueilleur – se manifeste aussi dans l’attitude d’une personne vis-à-vis de la démocratie.


Pour quelqu’un qui considère la richesse comme un acquis – c’est-à-dire pour qui la sécurité et le confort sont naturels – la seule question qui se pose est de savoir comment la partager. Et comme personne ne souhaite s’engager dans un conflit potentiellement coûteux et à l’issue incertaine, alors s’impose assez vite le principe du vote et de la démocratie en général. C’est ainsi que dans ce monde, le droit de vote devient absolument indispensable à tous, sans quoi nul ne recevra une part égale de la « manne tombée du ciel ».

En revanche, si la richesse n’est pas un acquis certain, elle peut s’évanouir… Et dans ce cas, il faut agir « comme un agriculteur », c’est-à-dire surveiller la météo, les récoltes, les maladies, les marchés et les stocks de semences, afin de minimiser les risques d’échec. Dans ce cadre, une mauvaise décision peut coûter très cher, avec une vraie possibilité de famine et de mort au bout. Dans ce monde « agricole », il est crucial de choisir avec soin ceux qui prennent les décisions, car leurs choix peuvent nous mener à la ruine ou à la richesse.

Autrement dit, pour la classe productive, la richesse ne tombe pas du ciel. Elle la crée, et connaît donc tous les obstacles à sa diffusion. Elle comprend instinctivement la nécessité de réserver le droit de vote à ceux qui pensent et agissent sur le long terme, à ceux qui sont instruits, patients et sages. À l’inverse, la classe jacassante ne gère pas des ressources mais des perceptions et elle est donc rapidement horrifié par la perspective de planifier. Pour elle, le blé ne pousse pas, il s’alloue et chacun devrait donc avoir voix au chapitre quant à sa répartition.

En somme, l’agriculteur soumet la nature à la discipline du temps quand le cueilleur soumet l’agriculteur à la discipline de ses besoins.

De ce point de vue, on comprend qu’une démocratie de plus en plus inclusive, large et étendue mène surtout à l’égalité… dans la misère : le suffrage universel se transforme en une loterie suicidaire où l’impulsif pèse autant que le prévoyant, où celui qui hypothèque l’avenir vote aussi fort que celui qui le construit… Et rapidement, le vote n’est plus un choix de direction mais une enchère sur le stock de semences. Dans ce cadre, la démocratie n’est plus un mécanisme d’arbitrage entre producteurs, mais un mécanisme de distribution entre « consommateurs politiques ».


Le succès phénoménal rencontré par l’Occident a permis à un nombre croissant – probablement majoritaire à l’heure actuelle – de personnes de vivre dans un état déconnecté du réel où l’on peut calmement imaginer que la sécurité et le confort sont acquis et qu’on peut donc dévorer ce qui existe sans se soucier de comprendre d’où cela vient ni ce qui pourrait le faire manquer tout en raillant quiconque parle de l’importance des incitations ou de bien faire supporter les conséquences des choix calamiteux à ceux qui les ont faits.

En fait, la classe jacassante a réussi un tour de force biologique puisqu’elle bénéficie de la complexité de la civilisation sans en subir les retours de bâton. Pour simplifier (à peine), si l’agriculteur se trompe de semence, il meurt mais si « l’expert » se trompe de théorie, il est simplement invité sur un autre plateau pour expliquer pourquoi la réalité a eu tort.

Bien sûr, il va de soi que la caste jacassante, instruite et diplômée, est parfaitement capable – tout du moins sur le papier – de comprendre les mécanismes de motivation et les conséquences désastreuses qu’entraîne le vote de personnes incapables de maîtriser leurs impulsions. Elle n’ignore pas les conséquences à long terme, mais sait simplement qu’elles n’entreront pas dans le prochain cycle électoral et comprend qu’il lui est beaucoup plus facile de flatter ces instincts, détruire le passé et hypothéquer le présent, plutôt que les combattre et préparer l’avenir, ce qui demande de changer fondamentalement d’état d’esprit, de passer du mode chasseur-cueilleur au mode agriculteur.

L’Occident meurt de sa compétence à différer la mort : ses technologies ont repoussé si loin les conséquences de l’insouciance que plusieurs générations ont pu vivre et mourir dans l’illusion de l’impunité. Le chasseur-cueilleur ancestral savait qu’un hiver trop rude signifiait la mort mais son descendant bureaucratique actuel peut voter cinquante hivers de déficits avant que le froid ne morde.

Reste à savoir si l’Occident souhaite continuer à vivre comme un chasseur-cueilleur dans un monde agricole ou s’il est encore capable de redevenir agriculteur dans un monde qui ne pardonne plus l’oubli.


https://h16free.com/2026/02/13/83326-loccident-a-eu-trop-de-succes-pour-son-propre-bien
Gastel Etzwane
12/2/2026


Il y a quelque chose de profondément indécent dans la manière dont le débat est aujourd’hui déplacé.
Pendant plus de quinze ans, des victimes ont parlé dans le vide. Elles ont décrit un système, des protections, des complicités. Elles ont raconté les avions, les villas, les carnets d’adresses saturés de noms prestigieux. Elles ont expliqué les pressions, les silences achetés, les arrangements judiciaires invraisemblables. On ne les a pas crues. Pire : on les a marginalisées. Ceux qui osaient évoquer l’existence d’un réseau d’influence et de prédation sexuelle structuré étaient aussitôt disqualifiés, soupçonnés d’obsession, renvoyés au folklore complotiste.
Aujourd’hui, les pièces sortent. Les documents s’accumulent. Les confirmations se succèdent. Ce que les victimes disaient n’était ni délire ni fantasme : c’était la réalité. Il y avait bien un système. Il y avait des protections. Il y avait des complicités à des niveaux où l’on n’aime pas regarder.
Et face à cela, que trouve-t-on ? Un article qui s’alarme prioritairement… du complotisme.
Que des délires existent autour de l’affaire, personne ne le nie. Que des récupérations antisémites soient abjectes, cela va de soi. Mais faire de ces dérives le cœur du propos au moment précis où l’ampleur du scandale apparaît au grand jour relève d’un renversement pour le moins troublant. Comme si l’essentiel n’était plus la prédation organisée ni les protections dont elle a bénéficié, mais le risque rhétorique d’en parler trop fort.
Ce qui scandalise, ce n’est pas la dénonciation des fantasmes grotesques. C’est la hiérarchie implicite des priorités. Pendant des années, ceux qui alertaient ont été traités de paranoïaques. Les victimes ont été ignorées. Les lanceurs d’alerte ridiculisés. Et maintenant que les faits s’imposent, l’urgence serait de mettre en garde contre l’excès d’indignation ?
Non. Ce qui devrait nous occuper d’abord, c’est que des mineures ont été exploitées à grande échelle. Que des réseaux d’influence ont fonctionné. Que des puissants ont été protégés. Que des procédures ont été négociées d’une manière qui interroge gravement l’État de droit.
L’outrage est là. Le scandale est là. Les victimes avaient raison. Ceux qui dénonçaient un système avaient raison. Et voir le débat glisser vers une mise en garde prioritaire contre la « complotosphère » donne le sentiment qu’on cherche encore à déplacer le projecteur.
À force de redouter l’emballement, on en vient à anesthésier la vérité. Or la vérité, aujourd’hui, ne devrait pas être tempérée : elle devrait être affrontée.
Nicolas Dupont-Aignan
12/2/2026

La publication de la PPE 3 va faire exploser le prix de l’électricité.
Ce décret ne fait qu’obéir aux intérêts économiques allemands qui veulent saborder notre atout nucléaire et aux lobbys des énergies renouvelables qui se gavent d’argent public.
- La multiplication des éoliennes en mer va coûter des milliards d’euros aux Français pour une productivité bien inférieure à celle du nucléaire.
- Nos paysages côtiers vont être défigurés au détriment de la pêche et du tourisme.
- L’accroissement des énergies intermittentes dans le réseau électrique va abîmer notre filière nucléaire en imposant des modulations coûteuses qui usent nos centrales.
Il y a urgence à quitter le marché européen de l’électricité et à arrêter l’implantation d’éoliennes afin de diviser par deux la facture d’électricité des Français.