Gilles Casanova
9/8/2026
Il peut arriver dans l'Histoire qu'un peuple d'un grand pays ait le sentiment que sa direction a été captée, capturée par une mafia cynique, corrompue et violente.
Il peut mettre sur le compte de leur violence et de leur force le fait que ce groupe ait pu prendre le pouvoir, à la manière de la bande armée de Franco en Espagne.
La force attire toujours une partie de la population et il se trouve nécessairement dans ce peuple des personnes qui vont être admiratives de la violence qui a permis cette conquête, et qui permet son maintien.
Les amis de Franco, comme les fascistes italiens ou les nazis, aussi abominables qu’ils aient été, ont trouvé un véritable soutien populaire sincère chez des femmes et des hommes de ces trois pays, soutien engendré parfois par l'admiration devant leur comportement violent, qui leur semblait relever du courage physique…
Des personnes qui sont très hostiles par principe aux mafias, peuvent être respectueuses, voire admiratives du courage physique de certains de leurs membres.
Mais, c'est la sidération qui domine un peuple d'un grand pays qui assiste à un phénomène comparable, mais sans qu'aucune force physique, aucun courage, ni physique, ni moral ne puisse être attribué aux membres de cette mafia, courage qui inspirerait respect ou admiration, mais qu'ils ont simplement l'impression que ce pouvoir a été saisi d'une façon comparable à l'action du prestidigitateur, par une bande mafieuse, qui loin de rivaliser, avec celle d'Al Capone, semble plutôt vouloir concurrencer, avec difficulté, la troupe du cabaret « Chez Michou ».

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