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4 janvier 2026

Gabriel Nerciat
3/1/2026

VIENS POUPOULE VIENS


Qui l'eût cru ?
Ce jeune et fringant arriviste banquier et technocrate, qui a volé la tête du pouvoir exécutif en 2017 en promettant d'être le Mozart de la finance et le rival triomphant de tous les nationaux-populismes du monde, termine son règne, neuf ans plus tard, sans majorité parlementaire, sans héritier désigné, sans allié politique dans le vaste monde, légataire de finances publiques exsangues, auteur d'une dette souveraine colossale, tributaire d'un bilan économique piteux, qui n'a plus d'autre expédient que d'aller servilement féliciter le président populiste des États-Unis de sa dernière razzia impérialiste en Amérique latine.
Je crois que pour la première fois, même ses électeurs ce soir ont honte de lui.
Mais la honte, ce n'est pas grave. Le pire, c'est le degré atteint dans l'abjection qui la suscite.