- 24/1/2026 - À chaque fois que le roi Donald crache effrontément à la gueule de ses vassaux européens (et notamment les vieux cockers anglais avec lesquels ce rude descendant d'Écossais a de toute évidence un compte à régler), la plupart d'entre eux, du moins parmi l'opinion qui se croit éclairée, croient bon de geindre avec véhémence en se demandant ce qu'ils ont bien pu lui faire pour justifier autant de dédain.
Pour autant, les vierges effarouchées de l'atlantisme défait s'abstiennent de poser la seule question pertinente que ce genre de vexations publiques appelle.
À savoir : au nom de quoi des soldats français, britanniques, danois ou polonais sont-ils allés mourir en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001 ?
La réponse est simple et sans appel : ils sont morts absolument pour rien.
D'abord parce que les Talibans ne menaçaient aucune nation européenne (exactement comme les Iraniens aujourd'hui) et que cette guerre n'était en rien la leur ; ensuite parce que les troupes de l'OTAN, après deux décennies de présence de plus en plus contrainte en Afghanistan, ont été vaincues et chassées du pays comme des malpropres, dans des conditions encore plus humiliantes que l'US Army au Vietnam en 1973.
C'est cela, en réalité, à mon sens, qui devrait indigner les Européens - et singulièrement les Britanniques.
Non seulement les dirigeants du Vieux Continent se sont prostitués et nous ont déshonorés en faisant participer nos soldats à une défaite honteuse qui n'aurait pas dû être celle de nos armées, mais de plus ils découvrent aujourd'hui que leur abaissement et leur déshonneur n'ont même pas échappé à la nation impériale qu'ils croyaient utile de flatter.
"On insulte la mémoire de nos hommes !", hurle le larbin atlantiste éconduit.
"Vous, vous avez insulté le passé de ces hommes, qui étaient encore vivants et que vous avez tués", devrait-on leur répondre, au lieu de s'enrubanner comme des paons sans queue dans la triste joie des indignations surjouées.
