Gastel Etzwane
- 26/1/2027 - Après avoir été l’acteur central du dossier ukrainien depuis 2014, Washington opère aujourd’hui un recentrage stratégique : l’Ukraine reste un enjeu, mais la charge principale est désormais transférée à l’Europe.
La nouvelle doctrine du Pentagone, qui relègue la Russie au rang de menace « persistante mais gérable », et la récente déclaration du secrétaire général de l’OTAN convergent vers une même réalité : les États-Unis entendent réduire leur exposition directe au conflit ukrainien. La priorité américaine est ailleurs, tandis que l’Europe est appelée à assumer l’essentiel de l’effort.
Concrètement, cela signifie que les Européens doivent financer la poursuite de la guerre, trouver des dizaines de milliards d’euros et acheter massivement des armes… américaines. L’industrie, la technologie et le pilotage stratégique restent à Washington ; le coût économique, énergétique et politique pèse sur le continent européen.
Au final, les États-Unis se recentrent, l’industrie américaine encaisse, et l’Europe paie.
Guerre sur son sol, énergie perdue, facture militaire à régler : les Européens apparaissent comme les véritables dindons de la farce stratégique.
Voici la dernière déclaration du secrétaire général de l’OTAN :
« L’Union européenne, à elle seule, ne peut pas soutenir les opérations militaires en Ukraine ; les pays européens doivent donc continuer à acheter massivement des armes aux États-Unis afin d’approvisionner Kiev »
Par ailleurs, l’OTAN a déjà évalué les besoins de l’Ukraine pour l’année 2026, à hauteur d’environ 60 milliards de dollars. Selon Mark Rutte, il n’existe « tout simplement pas d’alternative » à la poursuite des livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine.
