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17 janvier 2026

Yann Bizien
16/1/2026


Quand Emmanuel Macron parle de la guerre, il pense avant tout à lui.
Il ne pense pas à la France, qui n’est plus qu’un tremplin utile pour lui.
Il pense à sa carrière, à son avenir, à ses ambitions personnelles, à son image, à son impopularité et à son emprise sur le pouvoir et les Français.
Hier, à Istres, devant nos armées, qu’il instrumentalise au service de ses ambitions, il nous a donné le sentiment de postuler pour le poste de président de la Commission européenne.
C’est une réalité : Emmanuel Macron ne voit son avenir personnel que par l’Europe et pour l’Europe. La France ? Il s’en moque. Il n’a pas de sentiment pour son peuple, ni d’amour pour elle.
Amusez-vous à compter le nombre de fois ou il a prononcé le mot Europe hier et vous en conviendrez.
Pas un seul paragraphe de son discours sans l’Europe. Il s’est livré à une démonstration de force verbale et sémantique qui n’a rien à voir avec la réalité de son impuissance de chef d'État sans majorité, sans budget voté, impopulaire et à la tête d’un pays qu’il a littéralement saboté, ensauvagé, surendetté et déclassé.
Pitoyable président qui occulte toujours nos réalités intérieures dramatiques et qui nous entraîne en même temps vers une guerre que nous ne voulons pas plutôt que vers la fraternité entre nations qui coopèrent librement pour la paix et la prospérité.
Emmanuel Macron n’a jamais eu la lecture stratégique du monde et de notre société qu’il faudrait avoir pour la France et les Français.
Il a une lecture idéaliste, déconnectée, progressiste et belliciste qui sert ses intérêts personnels, celle qui nous isole, qui nous fragilise toujours davantage, qui nous ridiculise et qui décrédibilise la France.
C’est un fait politique. Notre président ne prépare pas le dialogue et la paix, mais sa carrière et la guerre. Il ne sert pas nos intérêts. Il se sert de notre argent et de la guerre sans compter et sans limite. Il ne défend pas le destin français. Il défend son Europe. Il ne s’intéresse pas à notre sécurité intérieure. Il regarde ailleurs, là où sont précisément ses intérêts.
Emmanuel Macron ne nous rassure pas. Il n’est jamais parvenu à nous entraîner derrière lui. Il a l’obsession de nous maintenir dans un climat de peur. La peur, la peur, toujours la peur avec laquelle, désormais, il faut vivre. La peur au-dedans, la peur dehors, la peur partout, tout le temps. La peur dont le pervers narcissique a toujours besoin, pour lui.