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26 avril 2026

Gastel Etzwane
25/4/2026

L’électrification forcée : 9,4 milliards d’euros pour un résultat marginal


Au 1er janvier 2025, le parc automobile français reste massivement thermique : 91 % des voitures particulières roulent au diesel (18,13 millions) ou à l’essence (15,03 millions). Les électriques pures ne représentent que 826 618 unités, soit à peine plus de 2 % du total.
Les Français conservent leurs véhicules thermiques le plus longtemps possible, à la fois parce qu’ils préfèrent cette motorisation éprouvée et fiable, et parce qu’ils n’ont souvent tout simplement pas les moyens de passer à l’électrique.
Malgré cela, l’État a dépensé 9,4 milliards d’euros d’aides publiques entre 2017 et 2024 (bonus, primes à la conversion, etc.). Selon la Cour des comptes, ces dispositifs n’ont incité que 56 000 achats supplémentaires en 2021, soit un coût moyen de 17 800 euros par véhicule financé par le contribuable.
Cette politique ignore les réalités du marché. Prix élevé, autonomie limitée, réseau de recharge insuffisant : la voiture électrique ne s’impose pas spontanément auprès des ménages. Elle ne survit que grâce aux subventions massives et aux achats forcés des flottes d’entreprises. On retrouve la même logique coûteuse et artificielle avec les pompes à chaleur, l’éolien ou le photovoltaïque.
Huit ans et près de dix milliards plus tard, le constat est sévère : le diesel et l’essence dominent toujours outrageusement. Le contribuable finance très cher une transition qui ne se fait pas naturellement. Une stratégie aussi dispendieuse qu’inefficace.