Gastel Etzwane
28/5/2026
Dans son numéro 4022 daté du 28 mai au 3 juin 2026, Paris Match publie un long reportage particulièrement dur consacré aux enfants palestiniens tués en Cisjordanie depuis le début de la guerre déclenchée après le 7 octobre 2023.
À travers plusieurs récits extrêmement détaillés, notamment ceux de Mohammed Al Hallaq, Saddam Rajab ou Rimas Amouri, l’article décrit des tirs attribués à des soldats israéliens contre des mineurs parfois non armés, les obstacles opposés aux secours, ainsi que le sentiment d’impunité dénoncé par les familles et certaines ONG.
Le reportage s’appuie sur des vidéos de surveillance, des témoignages directs et des données de l’UNICEF pour décrire une situation présentée comme une escalade de la violence en Cisjordanie sous le gouvernement israélien actuel. Au-delà du contenu lui-même, la publication d’un tel dossier dans Paris Match n’est pas anodine : il s’agit d’un hebdomadaire grand public historiquement peu associé à un traitement militant de la question palestinienne.
Voir un magazine aussi installé dans le paysage médiatique français consacrer plusieurs pages à un récit aussi accusateur à l’égard de l’armée israélienne marque une rupture relative avec le narratif médiatique habituel, souvent davantage centré sur Gaza, le Hamas ou la seule perspective sécuritaire israélienne.
