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28 mai 2026

Gastel Etzwane
28/5/2026

La Syrie refuse poliment de reprendre « ses » Syriens : merci Angela, on assume !


Il y a une dizaine d’années, Angela Merkel ouvrait grand les portes de l’Allemagne (et de l’Europe) à plus d’un million de Syriens. Une décision historique, généreuse et visionnaire, nous disait-on à l’époque.
Aujourd’hui, en mai 2026, près d’un million de personnes d’origine syrienne vivent toujours en Allemagne. Et le nouveau président syrien, Ahmed al-Sharaa (ancien chef de Hayat Tahrir al-Sham, ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie), qui a été reçu avec les honneurs à Paris, à la Maison Blanche, à Berlin puis à Londres, vient de rappeler à l’Allemagne une petite réalité : son pays rejette catégoriquement toute idée de remigration forcée.
Mieux encore : selon le ministre syrien des Affaires étrangères, ces Syriens installés en Allemagne ne sont pas un fardeau… mais une « ressource stratégique ». Ils perçoivent des allocations, travaillent (un peu), et surtout envoient chaque année jusqu’à 400 millions d’euros de remittances vers la Syrie, soit plus que l’aide publique allemande au pays.
Face à cela, le chancelier Friedrich Merz propose désormais jusqu’à 8 000 euros par personne pour un retour « volontaire ». Une jolie prime de départ, après des années de dépenses publiques colossales.
Moralité de l’histoire : on a accueilli massivement des réfugiés en 2015-2016 au nom de la morale et de la compassion. On a ensuite normalisé et célébré leur nouveau président, ancien jihadiste. Et aujourd’hui, on s’étonne que Damas ne veuille pas les reprendre en masse, préférant garder la manne financière qu’ils envoient.
Il faut assumer. Jusqu’au bout. Y compris les conséquences budgétaires, sociales et politiques de ce choix.