Gastel Etzwane
30/5/2026
Hier, 29 mai, c’était le triste anniversaire du référendum de 2005. Il y a vingt et un ans, les Français, après un vrai débat, après avoir été informés, ont dit NON à 55 % au traité constitutionnel européen. Clair, net, massif.
Et puis ? Rien. Sarkozy a essuyé le vote du peuple comme on essuie une mauvaise crotte sur sa chaussure, a renommé le texte « traité de Lisbonne » et l’a fait passer par la petite porte du Parlement. Depuis, plus jamais un référendum.
Macron, lui, a promis la consultation du peuple… avant de nous infliger des « grands débats » sur des sujets sociétaux ridicules tout en refusant systématiquement de nous demander notre avis sur quoi que ce soit d’important. Sans doute par peur légitime que, quel que soit le sujet, les Français lui répondent encore une fois : NON.
Parce qu’à part une poignée de retraités scotchés à BFMTV qui n’ont plus ni jambes ni neurones pour changer de chaîne, plus grand monde ne supporte ce régime.
Et c’est ça, la « démocratie » à la française en 2026 : on regarde la liste des candidats à la présidentielle et on se demande quelle est la différence entre les clones. Un théâtre d’ombres où le peuple n’a plus droit qu’au rôle de figurant.
Joyeux anniversaire du « Non » qu’ils n’ont jamais digéré.
