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15 mars 2026

Gilles Casanova
14/3/2026

Où vivons-nous ?


Quelle est la source de notre malheur collectif, pourquoi avons-nous perdu la capacité de peser sur notre destin ?
La France s’est abandonnée à une bureaucratie sans visage qui la dirige maintenant en tous domaines et qui s’arroge des pouvoirs que les traités ne lui donnaient même pas, notamment dans le domaine de la défense, et en plus de la ruine, nous mène vers la guerre.
Comme celle de l’URSS jadis, la bureaucratie de Bruxelles est devenue un cancer croissant et vivant aux dépens de l’organisme qu’elle était censée faire vivre.
La caractéristique de cela c’est que chaque fois que ça ne fonctionne pas le système bureaucratique dit qu’il faut en faire plus.
Sous Brejnev il expliquait que ce qui ne marchait pas dans le communisme réellement réalisé c’est qu’il n’y avait pas assez de communisme, pas assez de socialisme.
Ce que nous explique la bureaucratie de Bruxelles c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe qu’elle n’est pas assez fédérale, qu’elle n’est pas assez autoritaire, qu’elle n’est pas assez totalitaire, qu’elle n’a pas totalement détruit les Nations.
Dans les deux cas le système bureaucratique explique toujours que c’est l’étranger, l’Occident pour l’URSS, la Russie pour Bruxelles qui est le coupable, que sans lui le bonheur serait total et intégral.
Nous sommes bien en face d’une reproduction pure et simple du phénomène de l’URSS, avec deux nuances :
– il n’y a même pas la dimension sociale et éducative que l’URSS fournissait à ses habitants ;
– contrairement aux bureaucrates soviétiques, les bureaucrates de Bruxelles s’augmentent régulièrement dans des proportions hallucinantes, alors que Brejnev était payé comme un professeur agrégé en France, même s’il bénéficiait de beaucoup d’avantages, mais les fonctionnaires de Bruxelles ont aussi les avantages et en plus une paye mirifique.
Le Mur de Berlin est tombé, il faut maintenant faire tomber celui de Bruxelles, sinon l’avenir sera sombre : à la ruine s’ajoutera la guerre.
François Asselineau
13/3/2026

LES EXPERTS DE L'ONU DÉNONCENT L'AGRESSION CONTRE L'IRAN ET LE LIBAN


Ils alertent sur le risque d'une escalade régionale dévastatrice.
« Les États-Unis et Israël doivent cesser de lancer et d'étendre des guerres, et de se considérer comme au-dessus du droit international. »
L'UE et les États qui la composent sont désormais au pied du mur.
Ils ne peuvent pas :
- d'un côté, prétendre être la zone du monde où règne le mieux l'État de droit ;
- de l'autre côté ne pas s'opposer clairement et puissamment aux États-Unis et à Israël qui piétinent continuellement le droit international.
L'Espagne, la Pologne et même l'Italie l'ont compris. La France non.
Macron et la quasi-totalité de la classe politique française se comportent comme les vassaux dociles et muets de Trump et de Netanyahou.
Le silence assourdissant de la droite et de l'extrême droite sur ces questions essentielles est lamentable et scandaleux, et tout spécialement de la part de ceux qui osent se réclamer du « gaullisme ».
PRAXIS

Reprendre le pouvoir

Cliquer sur l'image ↴

- 14/3/2026 - Chaque jour, nous voyons notre pays se diviser un peu plus. Le spectacle des politiques et des médias, où chacun essaie de tirer la couverture à lui, est affligeant. Et rien ne semble en mesure d'enrayer cette spirale mortifère. Il est temps que nous, citoyens, sifflions la fin de la récréation. Il est temps de rappeler à NOS représentants qu'ils sont payés avec NOS impôts. L'employeur, c'est nous. C'est pourquoi, aujourd'hui, nous lançons Praxis, un média d'action citoyenne d'un genre nouveau. Le projet fusionne un média indépendant et une plateforme de démocratie directe. L'objectif ? Vous offrir les clés de compréhension pour dépasser les clivages et construire un véritable rapport de force par le vote. La plateforme est prête. La stratégie est posée. C'est à vous de jouer maintenant. Ensemble, reprenons le pouvoir. 100% indépendant, 100% financé par vous. 
Découvrez la plateforme de Praxis ⇒ https://www.praxismedia.fr
Gabriel Nerciat
14/3/2026

CAPITAN CAPITULE

Non, mais va te faire foutre, Donald !
Maintenant, il semble qu'on ait assez ri.
À ce degré-là, ce n'est même plus Ubu roi ; c'est le Capitan de la Commedia dell'arte. Avec en plus le sixième doigt de Bibi niché dans le fond du cul, histoire de faire rire les enfants.
Certains me disaient optimiste, mais à vrai dire je ne croyais pas que la réalité viendrait confirmer mes dires aussi vite.
Moins de deux semaines après avoir lancé la guerre d'agression la plus stupide et la plus injustifiable de toute l'histoire de l'Amérique, Trump met les pouces entre deux parties de golf, reconnaît par tweet et par antiphrase sa défaite (tout en répétant qu'il est aussi génial que Napoléon, cela va sans dire) puis supplie ses vassaux européens et asiatiques de voler à son secours pour débloquer le détroit d'Ormuz sous le feu nourri des drones iraniens...
Il ne manquerait plus que ça. Il promet même de venir voir comment ça se passe, depuis son parc de Mar-a-Lago, une fois que l'opération sera enclenchée sans lui.
Qu'il aille plutôt demander à Isabelle Adjani de protéger ses navires avec le fondu de son botox ou à Abnousse Shalmani de faire la danse du ventre devant le nouveau Guide suprême, avec licence de lui baiser les pieds (elle fait ça si bien avec le débile rejeton Pahlavi, ça ne la dépayserait pas).
Mais qu'il nous foute la paix, Donald. Au propre comme au figuré.
Ce n'est pas seulement lui qu'il a suicidé, c'est le peu d'honneur et de crédit qui restait encore à la réputation impériale des États-Unis dans le reste du monde.
Une Amérique sans alliés : après tout c'est ce que voulaient ses électeurs isolationnistes. Il aura paradoxalement accompli sa promesse en les trahissant et en s'immolant sur ordre de Netanyahou dans le Golfe persique.
Marc Amblard
15/3/2026

14 mars 2026

François Asselineau
14/3/2026

Révolution géopolitique en vue ?


Selon la chaîne américaine d’information en continu CNN, l'Iran pourrait rouvrir partiellement le Détroit d'Ormuz, sous condition expresse que le pétrole y transitant soit payé en yuan chinois.
Ce serait la fin de l'hégémonie du dollar et de l'hyperpuissance américaine !
https://edition.cnn.com/.../iran-war-us-israel-trump-03...

L'ascension du pétroyuan

On commence à comprendre le plan machiavélique en 6 étapes probablement conçu par l'Iran pour abattre la puissance américaine.
Non pas par les armes, mais par le pétrole et la finance, en contribuant à remplacer les "pétrodollars" par les "pétroyuans".

• 1. L’Iran bloque le détroit d'Ormuz.
FAIT

• 2. L’offre mondiale de pétrole s’effondre et le prix du pétrole s'envole. Le baril dépasse 100$ et peut-être bientôt 200$.
FAIT

• 3. En rétorsion, les États-Unis bombardent l’Iran (et notamment l'île de Kharg où sont situés 90% des stocks de pétrole iranien) pour forcer Téhéran à rouvrir le détroit.
FAIT

• 4. L’Iran propose de rouvrir le détroit, mais UNIQUEMENT en yuans.
Cette exigence satisfait grandement Pékin et n'est pas illogique puisque la Chine est de très loin le principal acheteur de brut iranien.
En outre, elle place Washington dans un embarrassant face-à-face avec Pékin.
EN COURS

• 5. Les pétromonarchies d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Bahreïn et du Koweït, qui ont amèrement constaté l'inexistence de la protection militaire que devaient leur fournir les États-Unis, se résignent à commencer à facturer leurs exportations en yuans pour éviter l'asphyxie économique et financière.

• 6. Le dollar perd son monopole sur la facturation du commerce mondial des hydrocarbures.
Le système des "pétrodollars" apparu avec la crise du pétrole de 1973 disparaît, et avec lui l'un des atouts essentiels de l'hyperpuissance américaine.
Et cela au profit des "pétroyuans" qui vont consacrer la Chine comme première puissance mondiale au 2e quart du XXIe siècle.

Conclusion

La guerre en Iran, lancée de façon présomptueuse et brouillonne par Trump, est en train de hâter la dédollarisation du monde et la fin de la primauté de l'empire américain, devenue de toute façon inéluctable.
Quant à l'Union européenne, structure bureaucratique tyrannique et inefficace au service de l'empire américain en chute libre, elle est complètement marginalisée dans cette évolution planétaire et condamnée à exploser sous le poids de ses innombrables contradictions.
Gabriel Nerciat

UN SPECTRE HANTE LE PORT DU HAVRE

- 14/3/2026 - Ce n'est pas parce que le monde est suspendu aux tragédies du Moyen-Orient qu'il faut oublier ce qui se passe en France.
Dès lors, si d'aventure vous avez des amis qui habitent Le Havre, n'oubliez pas de leur suggérer de ne surtout pas bouder leur devoir civique demain et dimanche prochain.
Qu'ils votent RN ou communiste, peu importe, mais par pitié qu'ils contribuent à écarter une fois pour toutes ce détestable mutant de la vie politique nationale, rendant ainsi vraisemblablement inévitable la balkanisation électorale de l'extrême-centre aux futures élections présidentielles de l'an prochain.
S'ils ont besoin d'arguments pour les motiver, rappelez-leur que c'est en son nom et sur son ordre (même Macron était réticent sur l'idée des 80 km/h, que Philippe a défendue jusqu'au bout) que des dizaines de Gilets jaunes ont été éborgnés ou amputés d'une main.
Qui plus est, cet arrogant traître juppéiste n'a pas hésité à appeler à voter communiste au second tour des dernières élections législatives contre le candidat RN resté en lice dans sa circonscription normande.
Qu'il soit lui-même aujourd'hui évincé de sa mairie et de sa carrière politique par un communiste ne serait que justice, finalement.
On est toujours puni par là où l'on a péché, dit la sagesse des nations.
Gastel Etzwane

Europe : spectatrice d’un conflit qu’elle subit mais qu’elle ne comprend même plus


Les informations rapportées par Axios à propos de l’échange entre Donald Trump et les dirigeants du G7 illustrent, une fois encore, l’effacement presque complet des dirigeants européens dans le jeu stratégique mondial. Officiellement, ils « demandent » au président américain de mettre fin rapidement à la guerre contre l’Iran et de rouvrir le détroit d’Ormuz ; dans les faits, ils apparaissent surtout comme de simples spectateurs d’une décision qui leur échappe entièrement. La situation est d’autant plus révélatrice que le président français lui-même a reconnu ne pas avoir été informé à l’avance d’une attaque majeure contre l’Iran, aveu extraordinaire qui mesure l’absence d’influence des capitales européennes sur les décisions américaines.
Ce contraste est d’autant plus frappant que, quelques mois plus tôt, certains de ces mêmes dirigeants prétendaient constituer une sorte de coalition morale face aux prétentions impériales de Donald Trump au Groenland. Cette posture paraît aujourd’hui bien lointaine : l’Europe ne pèse plus guère qu’en supplétif lorsque Washington le souhaite, et demeure ignorée lorsque les décisions essentielles sont prises.
Il faut ajouter que nombre de ces responsables européens ont été formés dans les réseaux internationaux de type Young Global Leaders, ce qui explique sans doute leur difficulté manifeste à penser une politique véritablement indépendante. Leur horizon stratégique demeure largement aligné sur celui des États-Unis, au point que la notion même d’intérêt national ou d’autonomie européenne semble avoir disparu de leur vocabulaire politique. Autrement dit, ils semblent incapables de se concevoir comme des dirigeants de puissances stratégiques souveraines.
Ce manque d’indépendance apparaît particulièrement absurde au moment même où la situation énergétique et géopolitique offrirait à l’Europe une occasion historique de redéfinir ses alliances. Au lieu d’explorer une normalisation stratégique avec la Russie, qui permettrait de sécuriser à nouveau l’approvisionnement énergétique du continent et d’affirmer une autonomie vis-à-vis de Washington, les dirigeants européens continuent de s’inscrire dans une logique de dépendance politique et stratégique.
L’incohérence apparaît de manière encore plus flagrante lorsque les dirigeants européens se plaignent auprès de Washington que la guerre permette à la Russie d’écouler à nouveau une partie de son pétrole. Ils reprochent au président américain d’accorder des dérogations permettant l’achat de certaines cargaisons russes, mais restent incapables d’en tirer la moindre conclusion stratégique pour eux-mêmes. Au lieu de venir se lamenter auprès de Washington comme des enfants à qui l’on refuserait quelque chose, ils pourraient tout simplement saisir l’occasion pour reprendre eux-mêmes, sans tarder, des approvisionnements énergétiques russes vers l’Europe et affirmer ainsi une véritable indépendance. Mais non : ils demeurent enfermés dans le schéma ukrainien, pourtant largement façonné par les États-Unis eux-mêmes, dont ils semblent incapables de sortir.
Dans le même temps, le discours américain apparaît lui-même de plus en plus incohérent. Un jour, Donald Trump affirme que l’Iran est « déjà vaincu » et proche de la capitulation ; le lendemain, l’administration américaine laisse entendre que la campagne pourrait durer. Les responsables américains multiplient les déclarations contradictoires, comme s’ils évoluaient dans un scénario de film ou de jeu vidéo, tandis que la réalité militaire contredit régulièrement leurs annonces : la guerre devait durer quelques jours, elle entre déjà dans sa deuxième semaine ; les défenses iraniennes continuent d’opérer ; et la situation dans le détroit d’Ormuz reste loin d’être stabilisée.
Dans ce contexte de plus en plus explosif, l’attitude des dirigeants européens apparaît non seulement impuissante, mais profondément dérisoire. Au lieu de profiter de la confusion stratégique américaine pour affirmer une véritable indépendance politique, énergétique et diplomatique, ils se contentent d’observer les événements et de formuler des requêtes sans portée réelle. L’histoire retiendra peut-être que, face à une Amérique de plus en plus imprévisible et à un monde en recomposition rapide, l’Europe aura manqué une occasion historique de redevenir un acteur souverain. Une occasion manquée de plus, et, à ce stade, une attitude qui confine désormais au pitoyable.

13 mars 2026

H16
13/3/2026

L’ampleur de l’État-maman et la santé de vos communes en quelques visualisations

Aujourd’hui, un billet un peu différent puisqu’il s’agit d’une visualisation de données, composée de deux parties.

La première consiste à faire un état des lieux de l’État-maman, composée de plusieurs graphiques pour comprendre comment la France vit sous perfusion et pourquoi ça ne marche pas. Cette série de graphiques est visible ici.

Et la seconde, alors que les élections municipales se rapprochent chaque jour, est une visualisation de différentes communes de votre choix, ce qui permet de comparer des communes, leurs politiques et les résultats obtenus. Pour ces informations, on se rendra ici.

Qu’y trouve-t-on ?

Dans la première visualisation concernant l’État-maman, on trouve plusieurs grandes rubriques, avec par exemple la carte de la dépendance.

Cette carte permet de répondre à la question « Où la France vit-elle le plus aux crochets de l’État » ? C’est une carte choroplèthe des 101 départements chacun coloré selon son ratio de dépendance, c’est-à-dire de la part des dotations et transferts étatiques dans les recettes totales des collectivités locales. En vert, les départements qui financent l’essentiel de leurs services par leurs propres recettes fiscales. En rouge, ceux dont les budgets ne tiennent debout que grâce au robinet étatiques nationaux.

Sans grande surprise, l’Île-de-France et les métropoles « dynamiques » tirent leur épingle du jeu. Les DOM et la diagonale du vide, eux, accumulent des ratios de dépendance. La méthodologie est détaillée sous la carte et est entièrement basée sur les données publiques.


Un autre onglet présente le mille-feuille administratif quantifié. Tout le monde parle du « mille-feuille territorial ». Personne ne le montre. C’est chose faite : un diagramme de Sankey trace les flux financiers de l’État vers les régions, les départements, les intercommunalités et les communes. On y voit les 11,9 milliards de la DGF couler vers les 35 000 communes de France et un menu déroulant permet de zoomer sur n’importe quel département pour découvrir quelles communes captent le plus de dotations par habitant.


Le résultat est visuellement saisissant et on comprend d’un coup d’œil pourquoi personne n’ose toucher à cet échafaudage : trop de bénéficiaires, trop de tuyaux, trop d’élus locaux accrochés au robinet.

Dans l’onglet suivant, on pourra aussi s’attarder sur l’indice Bastiat (avec deux graphiques).

Frédéric Bastiat écrivait que « l’État est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ». Deux nuages de points tentent de mesurer le prix de cette fiction.

Premier graphique : dans ce graphique, chaque bulle est un département (dont la taille est proportionnelle à la population). L’axe horizontal mesure le coût public par création d’entreprise (i.e. combien les communes du département dépensent-elles en euros pour chaque entreprise qui voit le jour), ce que Bastiat appellerait « ce qu’on voit », et l’axe vertical montre l’encours de dette par habitant, ce que Bastiat appellerait « ce qu’on ne voit pas ».

Second graphique : il s’agit du prix de la dépendance. En abscisse, le ratio de dépendance aux dotations étatiques. En ordonnée, le nombre de créations d’entreprises pour 1 000 habitants. La corrélation est nette (r = −0,66) : plus un département dépend de l’État, moins il crée d’entreprises. Les quintiles sont implacables puisqu’on passe de 17,9 créations pour 1 000 habitants dans les départements les plus autonomes à 10,5 dans les plus assistés. La ligne de tendance, rouge et pointillée, trace la pente d’un pays qui a confondu redistribution et sédation.

Les trois autres onglets évoquent le rapport entre la taxe foncière que vous payez et les investissements consentis par département par rapport aux charges salaires de ces entités, la dette des communes, et le nombre de fonctionnaires pour 1000 habitants ; pour cette dernière carte, on peut même voir l’évolution en comparant l’année 2016 à l’année 2022 pour constater que, quoi qu’en disent les affidés du gouvernement, le nombre de fonctionnaires par habitant ne fait globalement qu’augmenter.


Dans la seconde visualisation, il s’agit de comparer deux communes de votre choix, sur différents critères.

Après avoir choisi deux communes, vous pourrez ainsi voir l’état des lieux de l’une comparé à l’autre, depuis l’encours de dette jusqu’au taux de foncier bâti ou la capacité de désendettement en passant par les impôts locaux par habitant ou leurs charges financières. En outre, les différents indicateurs sont aussi comparés à la moyenne nationale ce qui permet de situer voracité fiscale la commune dans l’ensemble français.

Enfin, quelques éléments sociaux sont aussi visibles : taux de pauvreté, chômage, insécurité sont passés en revue, là encore pour comparer à une ville de votre choix et à la moyenne nationale.

Alors que les élections approchent, ce sont des éléments pertinents pour savoir, notamment, si on peut continuer à donner son blanc-seing à l’équipe actuellement en place ou, lorsque ses résultats ne sont pas bons, s’il n’est pas temps d’en changer vigoureusement…


Toutes les données sont publiques (DGFiP, INSEE, DGAFP). Les pages sont consultables ici et . Survolez, cliquez, explorez et tirez vos propres conclusions.

https://h16free.com/2026/03/13/83602-letat-maman-et-ses-enfants-gates
Régis de Castelnau
13/3/2026

Ripostes iraniennes contre Israël, difficile d’éviter la "Schadenfreude"


Attention à la Schadenfreude, c’est-à-dire ce sentiment de joie mauvaise lorsque l’on voit le karma s’abattre sur les abjects qu’il a fallu supporter maintenant deux ans et demi.

Après la sidération provoquée par l’opération militaire terroriste du Hamas, il y eut d’abord le basculement immédiat d’Israël dans la barbarie. Les discours invraisemblables qualifiant les Palestiniens dans leur ensemble « d’animaux humains » à exterminer, la violence meurtrière totale qui s’est abattue sur eux. Et pendant de longs mois le massacre systématique, assumé et même revendiqué des habitants de Gaza en commençant par les enfants. Le tout documenté en temps réel. Il y eut ensuite l’évidence d’un projet génocidaire, à base de destruction massive du cadre de vie des populations palestiniennes parquées dans le ghetto de Gaza, de bombardements indiscriminés, de meurtres, de tortures, et de privation de soins. Accompagnés d’une épuration ethnique étendue à la Cisjordanie. Tous éléments qui caractérisent le génocide au sens de l’interprétation de la Convention de 1948. Évidences niées, malgré le consensus massif, par les génocidaires et leurs complices. Mais à cet insupportable spectacle quotidien il fallut ajouter la propagande déferlant dans les pays européens. Toute critique, toute dénonciation de ces horreurs étant immédiatement qualifiée « d’antisémite » quand elle n’était pas poursuivie judiciairement comme la justice française, éperonnée par Dupond-Moretti a donné le triste exemple. Il fallut également concernant notre pays, assister consterné à la soumission au narratif israélien de tout le système médiatico-politique à l’exception de LFI. Et que dire de l’humiliation ressentie devant l’avilissement du Premier ministre de la France venant prendre ses ordres au dîner d’une association communautaire jouant le rôle d’une ambassade israélienne bis.

Alors, lorsque l’on voit des images des conséquences des ripostes iraniennes (oui oui, ripostes à une agression illégale) qui arrivent à contourner la féroce censure israélienne, lorsque l’on entend les témoignages sur place de gens qui ont massivement soutenu le massacre de Gaza et qui se plaignent des bombardements et de leur vie dans des bunkers, comment ne pas penser immédiatement une chose toute simple : « c’est une punition tellement méritée ».

Et puis il y a aussi bien sûr, ce début de panique qui sourd chez nous de toutes ces interventions de ces journalistes, « experts », spécialistes qui ressentent le risque existentiel auquel est désormais confronté le projet sioniste.

Alors on ne se privera pas de cette « joie mauvaise » tout en intégrant cette réalité incontournable, c’est qu’en Israël sous les bombes il y a des gens qui meurent. Et parfois sûrement aussi des Palestiniens ou des Arabes israéliens.

En revanche on pensera à Isaac Herzog l’infect président israélien qui s’est déshonoré en allant signer les bombes et les obus que son armée allait déverser sur les enfants de Gaza, et qui vient aujourd’hui pleurnicher devant les caméras pour les bombardements iraniens qui répondent à la guerre criminelle lancée par le pays qu’il préside.

Car lui ne l’a vraiment pas volé.

12 mars 2026

2026, LE 1991 DE L'EMPIRE OCCIDENTALISTE

Gabriel Nerciat

- 12/3/2026 - Après un peu plus de dix jours de conflit, les États-Unis sont déjà à court de munitions, contraints de rapatrier en urgence leur dispositif anti-missiles sud-coréen vers le Golfe persique, pendant que Tsahal une nouvelle fois piétine au Liban sud, en multipliant les crimes de guerre.
Nous allons vivre en direct dans les semaines qui viennent, avec ou sans popcorn, l'effondrement intégral de l'empire américain (après l'Irak et l'Afghanistan, une défaite des États-Unis en Iran accompagnée d'une crise pétrolière majeure va entraîner la remise en cause assez rapide de l'hégémonie institutionnelle du dollar désormais souhaitée par la Chine) et l'entrée en phase terminale de l'État sioniste.
Cela fera (enfin) pour ma génération post-gaullienne de très beaux souvenirs.
Les collabos européens de l'atlantisme, il faut s'y attendre, vont sans doute développer des phases d'angoisse hystérique comparables à celles de Pierre Drieu La Rochelle, Lucien Rebatet ou Philippe Henriot à partir de 1943.
Même s'ils connaîtront une fin moins pathétique qu'eux, ils contribueront aussi, à leur manière, à notre joie de leur survivre.

11 mars 2026

Natalia Routkevitch


- 10/3/2026 - Réagissant aux menaces proférées aujourd’hui par Hegseth, qui promet à Téhéran « le jour de frappes le plus intense », l’analyste militaire brésilienne Patricia Marins livre un bref diagnostic de la situation. Je la cite ici, car il est toujours intéressant de lire Marins et, plus largement, de s’abreuver à d’autres sources d’information que le débat franco-français.

"Les États-Unis et Israël semblent ne pas comprendre la nature de la guerre qu’ils mènent.
L’Iran conduit une guerre asymétrique remarquablement efficace : il encaisse les frappes, neutralise progressivement les bases militaires environnantes, détruit des radars et maintient le contrôle du détroit d’Ormuz, tout en conservant sa capacité de lancement de missiles.
Et cela alors même qu’il a perdu relativement peu de ses forces navales, de son aviation ou de son arsenal global – ce que l’on peut vérifier assez facilement à partir des preuves visuelles disponibles.
Les États-Unis et Israël se retrouvent dans une situation particulièrement délicate, car ils sont habitués à un seul mode de guerre : la destruction massive par la puissance de feu. Ils se trouvent désormais face à un Iran solidement positionné sur le plan stratégique et qui mène la guerre selon ses propres conditions et son propre calendrier.
Quelle est la stratégie iranienne ? Miser sur la résilience face aux bombardements et conserver l’essentiel de son arsenal dans de vastes installations souterraines, que les États-Unis et Israël tentent de percer au prix de quantités considérables de munitions.
Une chose mérite d’être soulignée : jusqu’à présent, l’Iran n’a montré qu’une fraction de ses capacités militaires. Il dispose notamment de plus de vingt modèles de drones navals qui n’ont même pas encore été déployés.
Washington et ses alliés ont manifestement sous-estimé l’Iran. Dans le domaine des missiles et des drones, le pays fait aujourd’hui partie des leaders mondiaux, aux côtés de la Russie et de la Chine.
Les décisions prises à Washington ont été d’une grande imprudence. En politique, il arrive que l’on puisse agir de manière inconsidérée sans en subir immédiatement les conséquences ; dans une guerre, cela ne fonctionne pas.
Tout cela s’inscrit dans une stratégie soigneusement construite qui vise, notamment à travers les mécanismes du marché mondial, à affaiblir les États-Unis plutôt que l’Iran.
Les chiffres diffusés par le CENTCOM et largement repris dans le débat public américain relèvent pour une large part de la communication de guerre. Ils ne changent en rien la réalité du terrain et ne contribuent pas davantage à affaiblir l’Iran.
L’expérience d’autres guerres asymétriques perdues par les États-Unis montre que l’on y a employé des volumes de bombes des dizaines de fois supérieurs à ceux utilisés contre l’Iran. Comme cela a déjà été souligné, ces conflits ont été peu étudiés - et il en va de même pour la guerre en Ukraine, où près de 200 000 tonnes de missiles, de bombes et de drones ont déjà été utilisées sans atteindre un résultat tangible. Le problème ne se résume donc pas à une question de bombardements.
L’Iran semble déterminé à poursuivre la guerre, ce qui crée une difficulté majeure pour Washington. Les États-Unis doivent désormais composer avec la réaction des marchés mondiaux, la pression des pays du Golfe, les tensions politiques internes, les risques inflationnistes, ainsi qu’avec la complexité croissante de leurs relations avec la Chine et la Russie.
En définitive, ce conflit oppose deux logiques très différentes : d’un côté la puissance de feu brute, de l’autre une stratégie patiemment élaborée."

Gilles Casanova


- 11/3/2026 - Dans un monde fini, c'est-à-dire un monde où il n'y a plus de terres à découvrir, un monde qui a été intégralement cartographié, un monde qui est totalement réparti entre des puissances, petites ou grandes, le danger majeur ce sont les États expansionnistes.
L'expansion ne peut plus se faire en allant occuper des régions vides ou à peine peuplées dont il suffirait de tuer les habitants à la manière de la « Conquête de l’Ouest » aux USA, l'expansion ne peut se faire qu'en détruisant des États, des sociétés, des populations autrement plus nombreuses et autrement plus organisées.
Or il existe deux États dans le monde dont la théorie de référence constitutionnelle politico-religieuse est l'expansionnisme, chacun des deux États se définit comme l’État d'un « peuple élu » pour amener une sorte de paix sur Terre.
Ces deux États sont Israël et les USA.
Vous voyez ces derniers mois l'un et l'autre main dans la main essayer de construire le Grand Israël du Nil au Golfe persique, et le Grand empire américain de la Terre de feu au Groenland.
Il n'y a pas plus dangereux pour l'humanité que cela.
C'est la configuration qui peut susciter finalement la guerre nucléaire. Car ainsi l’affrontement met aux prises des gens qui pensent avoir le souffle divin avec eux, et des gens qui voient que leur ennemi pourrait éteindre définitivement leur destin collectif du jour au lendemain.
C'est là la formule de la guerre nucléaire. Les uns pensent qu'ils sont tous puissants de droit divin, les autres qu'ils ont tout perdu et qu'ils ne leur reste plus que la faculté de détruire.
Cette formule est maintenant sur la table.
Oui, pour une fois, vous pouvez avoir peur.
Nicolas Bouvier
journaliste
9/3/2026


Bonjour, Madame Yaël Braun-Pivet,
C’est en tant que citoyen français et journaliste indépendant, attaché à la Charte de Munich du 24 novembre 1971 et à la Charte d’Éthique Mondiale du Journalisme signé à Tunis en 2019 que je vous écris.
En effet, en tant que Présidente de l’Assemblée Nationale, vous êtes la garante du bon déroulement des séances à l’Assemblée Nationale et l’un des personnages les plus importants de l’État.
Ces derniers mois, certains de vos comportements ont fortement déplu aux Français, notamment le fait de nier le succès de la pétition concernant la loi Duplomb, piétinant ainsi la « démocratie » que vous prétendez incarner du haut de votre perchoir parlementaire. Le peuple n’est-il donc pas important à vos yeux ?
De plus, cela fait plusieurs semaines que le peuple français sollicite l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire dans le cadre de l’affaire Epstein.
Vous avez vertement réprimé Yann Déva qui, pour le magazine Nexus, vous posait simplement la question et, en guise de réponse, vous avez répondu que cela n’intéressait pas les Français par rapport à la question du gaspillage alimentaire.
Laissez-moi donc vous faire une suggestion : ouvrir une commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation (je pense que Yann Déva serait ravi d’être auditionné) et « en même temps » ouvrir une autre commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.
À moins que vos liens d’intérêts en tant qu’ex-avocate du cabinet d’Hervé Témime (où était client Jean-Luc Brunel, proche de Jeffrey Epstein) vous posent un sérieux problème de conscience ?
Qui plus est, un autre « détail » a suscité l’attention de mes concitoyens, à savoir le port ostensible du drapeau israélien sur votre veste à côté du drapeau français lors de certaines séances à l’Assemblée. Quelle en est la raison ? Est-ce volontairement un parti pris alors que vous êtes Présidente de l’Assemblée nationale française ?
N’est-ce pas un mélange des genres ?
À l’heure où vous êtes, avec vos collègues, une des premières à prôner la transparence, l’intégrité et l’exemplarité de chacun, je vous invite, Madame la Présidente, à donner l’exemple en répondant à ces questions car, comme le dit l’adage : « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».
Je rappelle, à titre personnel, que je suis apartisan, asyndical, avec un casier judiciaire vierge, non suicidaire, n’appartenant à aucun groupe, mouvement, lobby d’aucune sorte et je n’ai jamais été encarté politiquement, mais le journaliste indépendant que je suis s’interroge et vous interroge sur ces sujets.
Merci de votre compréhension.
Nicolas Bouvier
Marc Amblard

USA – FRAUDE ÉLECTORALE : OÙ EN EST LA LOI « SAVE » ?


- 11/3/2026 - Le Safeguard American Voter Eligibility Act (SAVE Act) est un projet de loi visant à exiger une preuve de citoyenneté pour voter aux élections fédérales.
C’est triste à dire mais la fraude électorale est très développée aux USA, notamment dans les 15 États (sur 50) qui refusent d’imposer cette vérification aux électeurs (qui peuvent donc voter plusieurs fois ou dans plusieurs comtés, ce qui est théoriquement interdit).
Problème : ces États sont souvent très peuplés comme la Californie, New York State, New Jersey, Pennsylvania… et déterminants pour les résultats finaux.
Conscient du problème, l’actuel président tente coûte que coûte de faire passer la loi SAVE avant les midterms prévus le 3 novembre prochain. Rappelons que ce scrutin majeur permettra de remplacer les 435 Représentants du Congrès et un tiers (33) des Sénateurs.
Une nouvelle majorité démocrate signifierait l'impossibilité pour Trump de poursuivre son programme de restauration de la pleine puissance américaine.
Alors où en sommes-nous ?
1) La loi a été adoptée par la Chambre des représentants (les républicains ont la majorité).
2) Elle ne l’a pas encore été par le Sénat. Pourquoi ? Parce qu’il faut 60 voix sur 100 pour surmonter l’obstruction parlementaire (filibuster), ce qui n’est pas acquis sachant que les 45 sénateurs démocrates s’y opposent.
Résultat : le projet de loi est pour l’instant bloqué.
Comment débloquer la situation ?
La majorité sénatoriale pourrait décider de changer les règles afin de supprimer cette règle des 60 voix pour passer à une majorité simple (51 voix). Cette réforme requiert cependant l’accord de tous les sénateurs républicains, ce qui n’est pas acquis car certains y sont traditionnellement opposés.
C’est ici que D. Trump actionne certains leviers en menaçant les récalcitrants de ne pas les soutenir lors du scrutin de novembre (au risque de favoriser des candidats démocrates). Ça passe ou ça casse…
Affaire à suivre.
H16

De la Start-Up à la Fed-Up Nation : la France perd encore une licorne aux USA

- 11/3/2025 - Youpi, la France est de retour : une nouvelle licorne arrive ! Pasqal, une société spécialisée dans l’informatique quantique, se lance dans un nouveau défi audacieux, celui de l’introduction en bourse. Et pour ce pari, elle choisit… le Nasdaq américain.


Oui, vous avez bien lu : suite aux travaux d’Alain Aspect, prix Nobel de physique en 2022, l’Hexagone aura permis l’émergence d’une belle entreprise qui aura choisi la finance et la bourse américaines pour les prochaines étapes de son développement.

Les faits sont simples et méritent qu’on s’y arrête un instant.

Pasqal, née à Palaiseau dans le giron de l’excellence académique française, vient de lever 340 millions d’euros et prépare une entrée au Nasdaq, pour une valorisation de deux milliards de dollars. Une cotation parisienne sur Euronext est vaguement envisagée, « plus tard, peut-être en 2027 ».


Bref, Paris passera après et pour une raison qui ne surprendra que les plus naïfs ou les plus bornés : « l’accès aux capitaux internationaux » ce qui veut dire concrètement que les investisseurs américains ont des carnets de chèques plus épais et une appétence pour la tech que la place de Paris ne parvient décidément pas à susciter.

Loin d’être une exception qui confirmerait une règle tacite selon laquelle la Start-Up Nation permet l’émergence de nombreuses licornes sur son sol, Pasqal n’est en réalité que le dernier avatar d’une longue liste de fuites de pépites, discrètes mais répétées loin du sol national.

Le phénomène ne date pas d’hier. Dès 2013, Criteo ouvrait le bal en s’introduisant directement au Nasdaq, récoltant au passage 33 % de hausse le premier jour pour une valorisation de deux milliards de dollars. En 2016, c’est Talend qui lui emboîtait le pas, avec 40 % de hausse à l’ouverture et 94 millions de dollars levés sur la même place new-yorkaise. Le message était limpide : pour réussir en bourse, il faut aller là où se trouvent les investisseurs qui comprennent la tech… C’est-à-dire manifestement pas à Paris.


La suite a confirmé la tendance avec une régularité de métronome.

Dataiku a carrément délocalisé son siège social à New York en 2019, invoquant sans rire la nécessité de « conquérir le monde » ce qui semblait apparemment impossible depuis le XIe arrondissement. Valorisée aujourd’hui à 4,6 milliards de dollars, elle prépare sa fusion avec sa filiale du Delaware, achevant ainsi une américanisation méthodique.

Algolia, surnommée le « Google français », n’a même pas attendu de devenir licorne pour filer : dès 2015, après un premier financement de 18,3 millions de dollars, le siège social migrait à San Francisco, permettant à la start-up d’accrocher les grands comptes américains que le carnet d’adresses parisien ne pouvait apparemment pas lui fournir.

Quant à Aircall, licorne de la téléphonie cloud, elle a suivi le même chemin en installant son quartier général outre-Atlantique dès 2016.

Et tant qu’à parler d’exception, comment ne pas évoquer le cas de Deezer, qui a justement choisi une introduction à Euronext en juillet 2022 pour aboutir à une contreperformance phénoménale de -22 % le premier jour, dont le titre ne s’est jamais remis. Voilà qui a dû convaincre les derniers hésitants : choisir Paris, c’est risquer le naufrage.

En réalité, c’est une véritable hémorragie de licornes qui atteint la France, dans une relative décontraction des médias qui continuent de louanger la French Tech et autres balivernes du même tonneau, et des politiciens qui n’y voient qu’une vague occasion de faire perdurer un capitalisme de connivence qui n’a jamais profité qu’à un petit cercle restreint d’initiés.

Les raisons de cette hémorragie sont évidentes et d’ailleurs évoquées par chacune de ces entreprises, soit à mots couverts, soit clairement en fonction du contexte économique.


La fiscalité tout d’abord. Proprement punitive avec un taux d’impôt sur les sociétés à 25 %, quand l’Irlande pratique 12,5 % et les États-Unis 21 %, la France part avec un handicap structurel. Mais c’est sur la fiscalité des fondateurs et des salariés que le bât blesse le plus cruellement : la taxation des plus-values à 30 % assortie de contributions exceptionnelles, un régime de stock-options d’une complexité byzantine et des BSPCE au cadre juridique aussi flou qu’instable transforment chaque succès entrepreneurial en cauchemar fiscal.

L’accès aux capitaux ensuite. Cela reste le talon d’Achille de l’écosystème français : les valorisations américaines dépassent de 30 à 50 % celles obtenues en Europe à profil équivalent. La liquidité du Nasdaq et du NYSE écrase celle d’Euronext, et les investisseurs institutionnels américains disposent d’une appétence pour la tech que leurs homologues européens, souvent plus frileux et plus conservateurs, peinent à reproduire. Quand Pasqal invoque « l’accès aux capitaux internationaux », c’est une façon polie de dire que l’argent intelligent se trouve ailleurs.

La complexité administrative française, enfin. Elle agit comme un repoussoir permanent : dans un écosystème où l’agilité est une condition de survie, la rigidité réglementaire hexagonale, légendaire, épique même (du droit du travail aux normes sectorielles en passant par les obligations déclaratives) constitue un frein que les entrepreneurs les plus déterminés finissent par contourner de la manière la plus radicale qui soit : en partant. Et comme chaque succès outre-Atlantique en inspire d’autres, un cercle vicieux s’installe où les « success stories » américaines attirent mécaniquement les suivantes, appauvrissant un peu plus l’écosystème national à chaque départ.

Compte tenu de ces éléments, on comprend une réalité douloureuse mais indépassable : le cas Pasqal n’est que l’arbre qui cache la forêt. Derrière cette licorne quantique qui trottine vers le Nasdaq se dessine la tendance lourde d’une Europe qui forme des champions pour les voir partir aux États-Unis, faute de terreau fertile sur le Vieux Continent. La France, véritable fer de lance de la bureaucratie métastasée et de la surréglementation hystérique, semble incapable d’inverser la tendance dans laquelle chaque Dataiku, chaque Algolia qui part affaiblit un peu plus l’écosystème et renforce l’hégémonie américaine sur les technologies d’avenir.

Emmanuel Macron, en fait de « Start-up Nation », a réussi à créer une « Fed Up Nation » dont les pépites, écrasées par les impôts, les normes et les boulets administratifs, finissent par devenir licornes outre-Atlantique.

C’est un bel échec.


https://h16free.com/2026/03/11/83688-de-la-start-up-a-la-fed-up-nation-la-france-perd-encore-une-licorne-aux-usa

10 mars 2026

Vincent Verschoore
10/3/2026

Les abus de pouvoir de VDL


Alors que le conflit iranien entre dans sa deuxième semaine, Ursula von der Leyen fait face à des critiques croissantes de la part des diplomates nationaux qui l'accusent de dépasser son mandat institutionnel. La présidente de la Commission européenne a été la première dirigeante européenne à réagir à l'agression israélo-américaine sur l'Iran, qualifiant les développements de « grandement préoccupants ».
Le point culminant des tensions a été son appel à une « transition crédible » en Iran, largement interprété comme un soutien au changement de régime. Cette position, qui s'aligne sur celle des États-Unis et d'Israël, n'a pas été approuvée par les 27 États membres. Lors d'un rare éclair de lucidité, Jean-Noël Barrot a ouvertement accusé von der Leyen de dépasser le mandat officiel de la Commission en usurpant le rôle diplomatique du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), dirigé par Kaja Kallas. « La Commission doit respecter la plus stricte observance de la subsidiarité », a déclaré Barrot devant les ambassadeurs de l'UE. On sait par ailleurs que les relations entre les deux blondes va-t-en-guerre sont plutôt tendues.
Critiquée pour son « power grab » en politique étrangère, von der Leyen a créé l'an dernier un « Security College » spécial réunissant les 27 commissaires, y compris ceux aux portefeuilles non traditionnellement liés à la sécurité comme l'équité intergénérationnelle. Ce mécanisme, présenté comme un outil de « préparation » aux menaces émergentes, reste flou pour de nombreux officiels bruxellois. Certains analystes y voient un véhicule pour étendre l'autorité institutionnelle.
Ce n'est pas la première fois que von der Leyen s'engage dans des domaines réservés par les traités à d'autres acteurs. Depuis son arrivée en 2019, elle a transformé chaque crise majeure – pandémie de COVID-19, invasion russe de l'Ukraine, conflit Israël-Gaza, guerre commerciale avec les États-Unis — en opportunité pour consolider l'autorité de la Commission et se positionner comme la figure la plus visible du bloc. L'été dernier, elle s'est assise aux côtés des chefs d'État lors d'une réunion sur l'Ukraine organisée par Donald Trump, un placement inhabituel pour un chef de l'exécutif européen.
Alberto Alemanno, professeur de droit européen à HEC Paris, dénonce une « mutation des traités » sans discussion : « Quand von der Leyen appelle les dirigeants du Golfe pour discuter du changement de régime en Iran, elle opère bien en dehors de son domaine de compétence et contre les traités. » Le député belge Marc Botenga (La Gauche) dénonce une tentative de concentration du pouvoir sans mandat clair.
Le scandale réside dans le fait que von der Leyen agit comme ministre des Affaires étrangères de l'Europe alors que l'Europe n'a pas encore décidé si elle en voulait un. Chaque crise expose le même écart : les capitales protègent leur souveraineté, Bruxelles tente de projeter une autorité, et le monde extérieur devine qui parle réellement au nom de l'Europe. La présidence de la Commission n'a jamais été conçue pour être le chef de la diplomatie de l'Union, et von der Leyen cherche à utiliser cet espace pour imposer l'EuroSoviet, une dictature technocratique corrompue servie par une Nomenklatura de hauts fonctionnaires et de politiciens.
Ce coup d'Etat permanent est inacceptable et la Commission européenne devrait être purement et simplement démantelée. Le Conseil des ministres, le Conseil européen (chefs d'État) et le Parlement suffisent amplement pour gérer une UE quelque peu démocratique, nul besoin d'un nid à lobbies baigné de corruption mené par une Führerin que personne ne contrôle. Le peu de cas fait par les politiques et les médias de ces abus illustre l'emprise du régime, sa capacité à promouvoir ou à faire taire, et l'urgence d'une réaction générale des populations concernées.
Gastel Etzwane
10/3/2026

Golfe Persique : une chute de 6,7 millions de barils par jour ébranle le marché pétrolier mondial


Quatre grands producteurs du Golfe, l’Arabie saoudite, l’Irak, les Émirats arabes unis et le Koweït, ont réduit leur production pétrolière combinée d’environ 6,7 millions de barils par jour, selon plusieurs informations relayées notamment par Bloomberg et reprises par divers médias internationaux. Cette réduction représente près d’un tiers de leur production habituelle et environ 6 % de l’offre mondiale de pétrole, alors que la production mondiale se situe ordinairement autour de 100 à 105 millions de barils par jour. Une contraction d’une telle ampleur est extrêmement rare et souligne la gravité des perturbations actuelles sur le marché énergétique.
Ces coupes ne résultent pas seulement des frappes militaires dans la région. La cause principale est la paralysie logistique liée au détroit d’Ormuz, par lequel transite normalement près d’un cinquième du pétrole mondial. Les menaces et attaques dans cette zone stratégique ont entraîné l’évitement massif de la route maritime par les pétroliers, tandis que les capacités de stockage se remplissent rapidement dans les pays producteurs. Faute de pouvoir exporter leurs volumes habituels, les producteurs sont contraints de ralentir l’extraction pour éviter l’arrêt brutal des installations.
Dans ce contexte, les autorités iraniennes affirment se préparer à un conflit prolongé, estimant que les perturbations énergétiques finiront par exercer une pression économique majeure sur leurs adversaires. Les marchés pétroliers ont déjà réagi par de fortes fluctuations, avec des prix ayant brièvement dépassé les 100 dollars le baril. Si la situation devait se prolonger, plusieurs analystes redoutent désormais un choc énergétique susceptible d’affecter durablement l’inflation, les chaînes d’approvisionnement et la croissance mondiale.
Gastel Etzwane
10/3/2026

« La conspiration du fédéralisme européen »


À la fin des années 1940, Michel Debré adresse au général Charles de Gaulle une mise en garde restée célèbre : celle de la « conspiration du fédéralisme européen ». Il vise alors le projet porté par Jean Monnet, largement soutenu par les États-Unis, qui consiste à construire une Europe supranationale dans laquelle les nations historiques seraient progressivement dépouillées de leur souveraineté.
Pour Debré, il ne s’agit pas d’une simple coopération entre États, mais d’une mécanique politique destinée à faire disparaître les nations au profit d’un pouvoir technocratique situé au-dessus d’elles. C’est précisément pour conjurer ce danger que de Gaulle défendra plus tard l’idée d’une Europe des nations, fondée sur l’indépendance des États et la souveraineté des peuples.
Plus de soixante-dix ans plus tard, cette orientation demeure au cœur du projet européen. Les dirigeants actuels comme Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen s’inscrivent explicitement dans l’héritage politique de Monnet : celui d’une intégration toujours plus poussée, où les décisions essentielles sont progressivement transférées à des structures supranationales.
Le symbole en est particulièrement frappant : une réédition récente des textes de Jean Monnet a été préfacée conjointement par Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, revendiquant ainsi clairement cette filiation intellectuelle et politique.
Le récent discours d’Emmanuel Macron sur le nucléaire et la sécurité européenne en constitue une illustration supplémentaire, particulièrement ambiguë : sous couvert de protection et de sécurité, il esquisse la perspective d’une européanisation accrue des questions stratégiques, dans un contexte où l’opposition politique apparaît étonnamment faible. Même le Rassemblement National, autrefois présenté comme une force de rupture, semble désormais incapable d’incarner une véritable alternative sur ces questions fondamentales.
Dans ce contexte, la mise en avant permanente de la menace de guerre et d’un climat d’insécurité stratégique devient un levier politique puissant : la peur et l’urgence servent à justifier de nouveaux transferts de souveraineté vers des structures fédérales européennes.
Relire aujourd’hui l’avertissement de Michel Debré est frappant : ce qu’il décrivait comme un risque pour l’indépendance de la France apparaît désormais, pour beaucoup, comme la trajectoire même suivie par le projet européen contemporain.

9 mars 2026

Gabriel Nerciat

ÉTRANGE ATTELAGE, ALLIANCE LOGIQUE


- 9/3/2026 - Il est assez frappant de voir qu'en Occident les deux milieux spécifiques qui se montrent aujourd'hui les plus ouvertement favorables à la guerre d'agression qu'ont initiée Israël et les Etats-Unis d'Amérique contre l'Iran sont d'une part les chrétiens protestants évangélistes qui pensent que l'avènement du Grand Israël précèdera le retour en gloire du Christ à Jérusalem, et d'autre part des francs-maçons souvent irréguliers, laïcards, rationalistes, féministes et/ou radicalement athées qui espèrent que la chute du régime islamique en Iran permettra la sécularisation et la libéralisation de la société iranienne.
Contradiction, paradoxe ? Je ne crois pas.
D'abord parce que ces deux milieux à mon avis représentent les deux franges les plus irrémédiablement dégénérées du monde occidental globaliste avancé. Il est donc normal qu'ils se suicident ensemble après avoir provoqué le maximum de désastres.
Et ensuite parce qu'il me paraît assez évident que si (par malheur) le Dieu des protestants évangéliques ou chrétiens-sionistes existe, il ne peut que céder la place assez vite au Grand Architecte anonyme des loges écossaises, ou mieux au Néant définitif que célébraient il y a plus de deux siècles le marquis de Sade ou Léopardi.