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27 mai 2024

UN FAUX AMI EN TROP

Gabriel Nerciat

Dans cette campagne des européennes (que contrairement à d'autres je trouve plutôt plus intéressante que celles de la dernière décennie), celui dont les airs de gentillesse hypocrite et de hardiesse parodique décidément ne me reviennent pas, c'est bien le Bel Ami de Laurent Wauquiez et d'Eric Ciotti.
Plus je le vois, avec ses yeux bleu canard et son sourire de pasteur méthodiste faussement ingénu, dans les nombreux débats où il tente péniblement de s'imposer, plus il me fait penser aux personnages incarnés par Bourvil dans les premiers films de Jean-Pierre Mocky, faux derches paroissiens qui pillent les troncs des églises ou veulent à grands frais rétablir l'ordre et l'harmonie dans les familles bourgeoises dispersées et alanguies.
Depuis quelques jours, tout le gratin journalistique le porte aux nues pour la pseudo-algarade assez puérile mais parfaitement préméditée qu'il a provoquée, tel un nouveau François Bayrou, chez Caroline Roux, après le débat entre Gabriel Attal et Jordan Bardella.
Bellamy qui veut défendre le pluralisme sur la télévision d'Etat, c'est un peu du même tonneau, à mes yeux, que Gérard Miller lorsqu'il entreprenait de défendre l'innocence féminine des actrices et des maquilleuses agressées par les metteurs en scène et les acteurs de cinéma.
Pourquoi personne ne lui rappelle-t-il que le parti auquel il appartient et qu'il représente dans cette élection (LR, ex-UMP) est précisément celui qui, avec le PS, a empêché pendant plus de vingt ans, par le maintien du scrutin majoritaire à deux tours et l'institutionnalisation du pseudo-cordon sanitaire inventé par François Mitterrand, plus d'un quart du peuple français d'avoir droit à une représentation digne de ce nom à l'Assemblée nationale ?
A l'époque, le manque de pluralisme, et le rejet grandissant dont faisaient l'objet les milieux parlementaires par leur faute, ne semblaient pas beaucoup gêner les partisans de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.
Mais maintenant que la poule aux oeufs d'or a cessé de pondre et que LR ne sait plus trop comment contrarier sa lente entrée en agonie, ma foi c'est la vertu outragée que le gentil professeur de maintien catholique de Versailles croit pertinent de mettre en scène quand il passe en deuxième partie de soirée à la télévision.
A la place de Caroline Roux, je lui aurais répondu ceci :
"Quel est donc votre problème, petit Monsieur ? Votre candidate a fait moins de 5% à la dernière élection présidentielle, et les deux formations politiques auxquelles appartiennent l'actuel Premier ministre et le président du RN étaient déjà largement en tête lors des derniers scrutins nationaux et européen. Peut-être parce que eux ont vraiment quelque chose de clair à dire sur l'Europe, et ne font pas à Strasbourg, où vous allez voter pour la reconduction d'Ursula von der Leyen et les futurs traités de libre-échange, l'exact contraire de ce qu'ils préconisent à Paris.
Si vous ne connaissez pas la différence entre les premiers rôles d'une pièce et les personnages secondaires, ou entre les personnages secondaires et les figurants, il est grand temps de vous renseigner.
En fait vous devriez plutôt nous remercier : dans cinq ans, si vous êtes encore là, c'est avec Nathalie Arthaud et François Asselineau que vous aurez l'opportunité de débattre sur un autre plateau. Seulement après 23h30."
Pour moi, j'espère vraiment (sans trop y croire) que ce drôle de Tartuffe et ses pitoyables coéquipiers recueilleront moins de 5% des suffrages dans deux semaines.
Cela leur donnera enfin une vraie occasion de couiner.

20 mai 2024

Nazis et fascistes... des SOCIALISTES ?

Yann Bouvier

« Le fascisme nait à gauche », « les nazis étaient des socialistes »… ces phrases qui pourraient prêter à rire - sauf les historiens des régimes dirigés par Hitler et Mussolini - se démultiplient à l’heure des réseaux sociaux et dans la bouche de quelques personnalités médiatiques, d’Éric Zemmour à Gilles-William Goldnadel (ex-avocat de Génération identitaire). Si « l’argumentation » est pauvre - réduite à de mauvais sophismes -, nous ne sommes pas à l’abri que ces graves déformations du réel historique s’imposent peu à peu dans l’espace public. D’où cette vidéo, pensée comme un outil pour les contrer. Et pour vous aider à identifier les failles (béantes) de ce type de discours pseudo-historique. J’espère l’avoir fait avec assez de pédagogie et de nuance malgré l'approche volontairement très synthétique. Vous remarquerez que je ne parle jamais de "droites" dans cette vidéo : nazisme et fascisme se sont pensés comme des "troisièmes voies" et les classer intégralement hors de la gauche empêcherait de comprendre ces mouvements, par ailleurs complexes, protéiformes et sous tensions internes. Leur socle idéologique premier et commun n'en demeurait pas moins le nationalisme, par ailleurs repoussoir des gauches de leurs temps. Tout n’a pas pu être dit : j'ai préféré ne pas trop étirer le temps de la vidéo pour décourager le moins de monde possible à la regarder, la croyant utile.



BIBLIOGRAPHIE (références citées). Les ouvrages lus et utilisés pour écrire cette vidéo sont précédés d’un * :

OUVRAGE TRANSVERSAL :

* Michael PARENTI, Le mythe des jumeaux totalitaires. Fascisme méthodique et renversement du communisme, ed. Delga, 2013, 200 p.

SUR LE FASCISME :

* Benito MUSSOLINI et Giovanni GENTILE, La Doctrine du fascisme (édition Vallecchi, 1935)

Philippe BURRIN, Fascisme, Nazisme, Autoritarisme, ed. Points Histoire, 2017, 320 p.

* Emilio GENTILE, Qu'est-ce que le fascisme ? : histoire et interprétation, ed. Gallimard, 2004, 544 p.

Michel OSTENC, Mussolini. Une Histoire du fascisme italien, ed. Ellipses, 2013, 336 p.

* Marie REETZ, « L’« argument de la nature » dans le discours fasciste du 20e siècle en Allemagne, en Italie et en France », Argumentation et Analyse du Discours, 2023 (en ligne sur : http://journals.openedition.org/aad/7276 ; DOI : https://doi.org/10.4000/aad.7276)

* Maurice VAUSSARD, « Comment Mussolini devint impérialiste », Revue des Deux Mondes, 1959, pp. 305-317

SUR LE NAZISME :

Herma BOUVIER, Claude GERAUD, Napola. Les écoles d'élites du troisième Reich, ed. L’Harmattan, 2000, 184 p.

* Johann CHAPOUTOT, Comprendre le nazisme, ed. Tallandier, 2018, 432 p. David DE JONG, Nazi Billionaires : The Dark History of Germany’s Wealthiest Dynasties, William Collins, 2022, 400 p.

* Marc FERRO (dir.), Nazisme et communisme : deux régimes dans un siècle, ed. Hachette, 2005, 278 p.

* Nicolas PATIN, « Les travailleurs mis au pas... de l'oie », historia.fr, 2013 (en ligne sur : https://www.historia.fr/histoire-du-m...)

* Frédéric SALLÉE, Anatomie du nazisme, éd. Le Cavalier Bleu, coll. Idées reçues, 2018, 208 pages

19 mai 2024

Les élections européennes de juin 2024 pourraient réserver une surprise pour François Asselineau

France-Soir

François Asselineau est président et fondateur de l’UPR. Tête de liste pour les élections européennes qui se tiennent le 9 juin, nous le recevons pour faire un point complet en amont de cette échéance électorale.
Dans cet entretien essentiel, nous abordons les origines de l’UPR ainsi que ses origines revendiquées gaulliennes. Par la suite nous évoquerons les difficultés de l’UPR à percer tant dans les sondages que dans les urnes puisque les chiffres demeurent très bas. Après avoir parlé des difficultés qu’il rencontre dans les médias pour expliquer la faiblesse des intentions de votes, François Asselineau fait un parallèle intéressant avec le parti britannique de Nigel Farage, eurodéputé qui a mené au Brexit : il lui aura fallu 30 ans pour percer.
Nous évoquons par la suite les complexités, incomprises de nombreux Français, à ce que les divers souverainistes forment alliance. Si d’aventure en juin 2024, il y avait des représentants de l’UPR élu cela pourrait fournir une plateforme pour des actions. Actions demandant la légitimité des urnes pour François Asselineau.
L’UPR a 17 ans en 2024 et pour François Asselineau « les urnes pourraient réserver une surprise en juin 2024. »



30 mars 2023

Le triangle de la mort et les « gens comme moi »

Maxime Tandonnet


La vie politique française semble se réorganiser autour de trois pôles : macronisme, lepénisme, et nupes (gauche radicalisée). Dans ce contexte, les médias bruissent de rumeurs autour d’un rapprochement sinon d’une fusion présentée comme inéluctable entre le macronisme et la droite LR, renforcées par le soutien de LR à la pseudo-réforme des retraites qui déchire la France. L’idée est de consacrer une force centrale, respectable ou bourgeoise, contre les « extrêmes » ou populismes, de droite comme de gauche. Le problème, c’est les gens qui pensent comme moi, ces gens-là auxquels le macronisme, le lepénisme et la nupes répugnent avec la même intensité, suscitant chez eux le même frisson d’horreur, de rejet absolu et de révolte. Entre le culte narcissique d’un gourou pour couvrir dans l’esbroufe le vertigineux écroulement de la France; la course échevelée d’une héritière, venue du mal radical, à la dédiabolisation, incarnant un népotisme de la pire engeance; et l’hystérie wokiste et nihilo-gauchiste, nous sommes face aux trois pôles du malheur, de la médiocrité et du déclin de la France. L’horizon politique semble bouché. Les gens comme moi considèrent la tentation des vestiges de la droite LR de rejoindre la macronie pas seulement comme la tentation de la félonie ou de l’opportunisme, mais surtout un signe patent d’inintelligence, d’abrutissement et de bêtise (la bêtise de ceux qui s’embarquent sur un navire en cours de naufrage). Face au triangle de la mort, il en appellent à la révolte, au courage, à l’intelligence collective, à l’esprit de Résistance même au prix de la solitude: ni macronisme, ni lepénisme, ni nupisme. Les gens comme moi sont fiers d’être les derniers empêcheurs de tourner en rond. Ils sont convaincu que l’esprit de Résistance – par l’intelligence, la lucidité et l’amour de la France – subsiste derrière l’effarant brouillard de la bêtise qui nous submerge. Ils comptent sur l’expérience qui montre que le salut de la France, dans les moments les plus dramatiques, est toujours venu au départ d’une infime minorité. Il ne faut pas avoir peur, à un moment donné d’être infiniment minoritaire et seul quand on sait de toute évidence, avoir raison et de compter sur le réveil de la nation. Et même si ce réveil ne vient jamais (qui peut savoir ?) mieux vaut échouer dans l’honneur que se fondre dans le ridicule et la honte.

29 janvier 2023

« Vous n’avez pas honte ? »

Maxime Tandonnet

- 22/1/2023 - M. Olivier Faure et son adversaire du parti socialiste se battent pour revendiquer le leadership d’un parti, le PS, en plein effondrement. En ce moment, ils n’ont pas d’autres sujets plus graves ? Chez LR, la grogne des retaillistes contre les ciottistes pour le partage des fromages internes fait parler d’elle dans la presse : dérisoire au regard des enjeux nationaux actuels. L’ancien monde politique (antérieur à 2017) paraît ainsi déterminé à aller jusqu’au bout de son suicide.

Le PS meurt d’avoir trahi sa cause, la défense de la classe ouvrière et moyenne, au profit d’un discours écolo-bobo-migrationniste. De même, LR agonise de ses ambiguïtés. Ce parti s’est présenté comme parti d’opposition, avec 62 députés qui ont été élus essentiellement pour s’opposer au pouvoir macroniste. Miné par les trahisons opportunistes depuis 2017, après avoir soutenu sans vergogne la politique liberticide sous la crise sanitaire, il donne aujourd’hui sa caution à une réforme des retraites aussi inutile et impopulaire qu’inéquitable, dont l’unique but (il n’y en a pas d’autre) est de servir de trophée final au macronisme. Quelles que soient ses dénégations, cela s’appelle, de fait, un parti béquille, ou un parti supplétif.

Quant au macronisme, il tremble comme une feuille devant le nouveau séisme invraisemblable qu’il a déclenché (le troisième de cette ampleur après les GJ et le mouvement de 2019… Il faut le faire). Qu’il tremble ! On finit hélas par s’habituer au pire, au cynisme comme au mépris du peuple. Ce nouveau séisme dans une France qui souffre, dévastée par l’inflation, l’appauvrissement, le chômage, l’insécurité, la faillite de ses services publics (école, hôpital) ne peut qu’amplifier toujours davantage la souffrance des plus fragiles – notamment les patrons et salariés de petites entreprises. Dans l’histoire comme en politique, la vulgarité se confond toujours avec le culte du chef au détriment de l’intérêt public.

A l’ultragauche, les choses ne vont pas mieux si l’on en juge par la dérive gauchisante et surréaliste des écologistes (discours de Mme Sandrine Rousseau). Quant à la droite « nationaliste », elle ne se porte moins mal qu’en apparence. Son rayonnement est entièrement fondé sur le culte de son leader. Le jour où de nombreux Français ouvriront les yeux, elle sombrera comme les autres. Ainsi il paraît que Mme Le Pen soigne sa stature internationale en se baladant en Afrique pendant que le pays se soulève contre une réforme absurde, comme une sorte de Macron de droite radicale, en moins maligne : la dame prépare ainsi sa quatrième défaite en 2027 (et la neuvième de son clan après les cinq de son père). Et pour faire élire qui cette fois-ci ?

L’autre jour, M. Faure a apostrophé M. Dussopt, ex-socialiste aile gauche, jadis farouche ennemi de tout relèvement de l’âge du départ à la retraite, désormais ministre macroniste et devenu l’artisan et porte-parole de l’actuelle réforme : « Vous n’avez pas honte ? » (d’un tel opportunisme). Une excellente question, qui s’applique plus largement à l’ensemble de la classe politique nationale. Le lien de confiance est brisé sans doute définitivement. Et la question qui se pose à nous : la démocratie est-elle possible sans classe politique nationale ? Un modèle de démocratie décentralisée et référendaire est-il inventable en France ? Il serait temps d’y penser…

23 novembre 2022

Une assemblée en forme d’alibi démocratique

Gilles La Carbona

Le RN ne vote plus les motions de censure de la NUPES, la NUPES ne vote pas celleS du RN et les LR eux, ne votent jamais rien. En conclusion? il est urgent de ne plus déposer de motion de censure du tout, ça ne sert à rien si ce n’est agacer les citoyens et les rendre encore plus furieux qu’ils ne le sont déjà, contre cette opposition qui oscille entre stupidité et soutiens officiels à Macron.

Pour quelle raison le RN s’est-il dégonflé de la sorte ? La lassitude, sans doute, de s’associer dans une démarche vouée à l’échec faute d’avoir avec eux les LR, véritable cinquième colonne de la macronie ? Peut-être. Le constat est amer et terrible à la fois : vu les mentalités, cette action est vaine. L’attitude irresponsable des oppositions, arc-boutées sur une ligne idéologique absurde et mortifère, sonne la fin de l’opposition en France. Macron n’a plus à se demander s’il doit dissoudre, ni quand il vaut mieux le faire. La réponse est : jamais. Il a de fait la majorité qui va lui permettre de faire ce qu’il veut comme il le souhaite. On est très loin des envolées lyriques de juin, où ces partis, soi-disant contre Macron, lui signifiaient la fin de son hégémonie.

Les masques sont tombés, ces opposants d’opérettes ne savent que brasser du vent, leur réelle volonté est de ne rien changer. Les places sont trop bonnes pour être sacrifiées. Ils amusent la galerie, se plaisent en passes d’armes et joutes stériles, pendant que le peuple subit un régime autoritaire et liberticide qui les met sur la paille. Ce même peuple, une fois de plus déçu, voire écœuré de constater que ces bonimenteurs ne travaillent pas de concert pour abattre Macron, mais au contraire pour le préserver et le maintenir au pouvoir, ne pourra que lui rendre la monnaie de leur pièce. Est-ce ainsi qu’ils entendent faire retrouver le chemin des urnes aux abstentionnistes ?

La posture affichée, celle de refuser tout accord autour d’une motion de censure, devient un outrage au bon sens, une infamie contre tous ces électeurs qui ont cru qu’être opposant c’était d’abord combattre un ennemi commun déjà au pouvoir, non lui servir de support pour conserver le pouvoir en se déchirant avec les autres partis. Macron pourrait décider n’importe quoi, cette opposition infidèle et malhonnête ne broncherait pas, si ce n’est pour clabauder en exercices de rhétoriques décevants. Comme si mêler leurs voix à celles des autres oppositions, était là un pacte de sang ? C’est juste une trahison du peuple. Nupes et LR et dans une moindre mesure RN, auront à répondre de cette crapulerie.

En réalité, l’opposition n’a plus d’existence réelle en France et Macron pourrait bien sonner la disparition institutionnelle et passer à un régime autocratique pur, qu’il ne risquerait pas grand-chose puisqu'aucun élu n’a l’air de vouloir s’opposer de manière tangible. En réalité, cette opposition fantoche ne sert plus que d’alibi au pouvoir pour expliquer qu’il n’est pas réellement une dictature. Le peuple devra sans doute s’en remettre à ses propres forces pour tenter une forme d’alternative aux institutions démocratiques nationale et européenne, devenues des outils d’oppression.

27 octobre 2022

Vers une disparition des LR ?

Gilles La Carbona

On ne peut que féliciter le RN pour sa réelle opposition, ils ont fait leur travail sans arrière-pensée, sans calcul foireux ou posture démagogique. La motion était justifiée, ils l’ont votée, tous les vrais opposants les remercient. À n’en pas douter, en suivant cette logique, le RN marque des points et les esprits. Quant aux autres…

La NUPES n’a pas voté celle du RN, que dire d’eux ? Rien, ils sont corsetés par une idéologie qui les fait dériver vers un absolutisme qui ne peut que les isoler tout en faisant le jeu de Macron. Se drapant dans une fausse indignation, comme si mêler ses voix à celles du RN devenait une honte impossible à laver. Ces mêmes députés, poussant des cris d’orfraie aujourd’hui, n’ont pas été aussi délicats, en juin dernier, pour récupérer les voix RN afin d’être élus. L’indignation est à géométrie variable, on crache sur les élus, mais on évite de s’en prendre aux électeurs, comme si les uns ne faisaient pas les autres. Ce n’est pas grave, ils pensent résolument que l’opposition c’est eux et qu’ils détiennent, tout comme Macron, la vérité absolue. En dehors d’eux, point de salut, c’est eux, avec eux et personne d’autre ! Avec un tel raisonnement, ils seront dans l’opposition pour longtemps.

Les LR auraient pu, eux qui se vantaient d’être dans l’opposition, être les arbitres de ce jeu et contribuer à faire tomber ce gouvernement. Ils auraient d’abord mis en accord leurs actes avec leurs propos et auraient redoré un blason bien terne depuis la Présidentielle. Ce n’est certes pas avec ce genre d’attitude qu’ils vont remonter dans l’estime des électeurs, bien au contraire, les opposants à Macron, même dans leur camp, vont ouvrir les yeux sur les réelles orientations de ce parti caméléon.

Nous avons d’abord eu la députée Annie Genevard, qui annonçait que son parti ne voterait aucune motion, sous-entendu, jamais. On a pensé à un cri isolé, désespéré, d’une députée en manque de reconnaissance, en recherche d’un maroquin. Mais non, 53 députés ont dans son sillage, déclaré dans le JDD qu’ « ils ne souhaitaient pas se joindre au théâtre de ceux qui spéculent sur l’effondrement du pays ». On en rirait si ce n’était aussi désolant. L’effondrement n’est pas à venir, il est là, explosion des faillites, ruine de notre économie, débâcle énergétique, insécurité grandissante, etc… Et pour ceux qui en sont encore à croire que la stabilité de ce gouvernement est un gage pour l’avenir, cela relève de la pathologie, ou de la mauvaise foi.

Les LR ne sont donc pas dans l’opposition mais bien la 5ème colonne de Macron. Le choix de trahir leurs électeurs ne pourra leur porter chance sur le long terme. Si les électeurs les ont choisi en lieu et place de candidats macronistes, c’est parce qu’ils ne voulaient pas de Macron, sinon ils auraient voté pour l’original. Les masques sont tombés et ils suivront la courbe du PS. Comme eux, ils deviendront insignifiants, et disparaîtront de l’échiquier politique, personne ne pouvant désormais plus leur faire confiance dans la moindre alliance.