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27 février 2026

Gabriel Nerciat

DE QUOI L'UKRAINE EST-ELLE LE NOM ?


- 26/2/2026 - Grâce à la cruche pathétique que Emmanuel Macron a envoyé siéger à Strasbourg, nous commençons à avoir enfin une vague idée de ce qu'est réellement l'entité ukrainienne.
Ni une nation – évidemment – ni un État souverain ni un "conglomérat de peuples désunis" ni un vestige failli de l'ancien empire soviétique ni l'alibi criminel de plusieurs gangs semi-mafieux alliés à des milices néo-nazies (au passage, si le Arturo Ui de Brecht ne m'a jamais semblé très crédible pour incarner Hitler, il préfigure en revanche assez bien ce qu'est devenu Zelensky).
Non, l'Ukraine n'est rien de tout cela. Elle est à la fois bien moins et beaucoup plus.
L'Ukraine est un rêve dérisoire enfermé dans un drapeau sommaire tâché de sang, mais sommé depuis quatre ans d'offrir une patrie idéologique de substitution à toutes les élites occidentales qui ont décidé de renier ou de détruire la patrie charnelle de leurs pères.
Tant qu'on n'a pas compris cela, on ne peut pas saisir le degré d'irréalité suicidaire dans lequel se sont enfoncées les élites libérales européistes depuis 2022.
Alexandre Legrand
27/2/2026


Franchement, je ne sais plus trop ce que veulent les Français.
Ils veulent tout changer mais surtout que rien ne bouge.
Ils rêvent de renverser la table, à condition de ne pas rayer le parquet.
Ils cherchent une nouvelle politique, fraîche, audacieuse, inédite…
Mais pas trop différente quand même.
Pas trop brutale.
Pas trop dérangeante.
Pas trop nouvelle, en somme.
Ils attendent 2027 comme on attend la comète de Halley :
le grand soir électoral, l’apparition lumineuse, le candidat providentiel qui descendrait des cieux, programme sous le bras et solution miracle dans la poche.
Un messie homologué, garanti sans efforts, livré clé en main.
Parce que les miracles, c’est bien connu, arrivent tout seuls.
Sans qu’on ait à lever le petit doigt.
Sans qu’on ait à se lever du canapé.
On explique doctement que “la France glisse vers la dictature”,
loi après loi, décret après décret,
tweet indigné après tweet indigné.
Une dictature implacable mais confortable.
À horaires fixes.
Avec pauses café.
Et pendant que le régime prétendument tyrannique avance,
les citoyens, eux, regardent passer les textes comme on regarde passer les trains :
avec un léger soupir…
et la satisfaction discrète de ne pas avoir à monter dedans.
Au fond, peut-être que les Français veulent que ça bouge.
Mais doucement.
Très doucement.
Juste assez pour pouvoir continuer à dire que “ça ne peut plus durer”…
encore quelques années.
Gilles La Carbona
26/2/2026

L’électricité trois fois plus chère par décret...


Le PPE3 2026-2035 qui n’avait que peu de chance de passer par un vote à l’Assemblée nationale sera mis en œuvre par voie de décret. C’est tellement plus commode : pas de débat, pas de sanction. Une démocratie en pilotage automatique en quelque sorte. Le plus tristement savoureux, c’est que ce déni de démocratie ne gêne nullement le PS et les LR, bien au contraire. On les a déjà vu, ces champions de l’esquive, tremblant à l’idée de devoir voter une motion de censure, ou plus exactement tremblant de peur à celle de perdre leur siège, en la votant. Souvenez-vous du budget, pas d’enjeu, 400 députés rejettent le texte, une motion de censure est déposée, plus personne ne se mouille ! C’est bien ce qu’ils viennent de refaire avec les motions de censure déposées par le RN et LFI contre ce coup de force démocratique. Pour eux, il n’en est rien et plutôt que de sanctionner un gouvernement qui passe outre le débat parlementaire, ils se drapent dans leur dignité effritée pour s’offusquer qu’on puisse croire qu’ils voteront avec ces deux extrêmes, quand bien même le motif serait légitime. Ça, ils s’en foutent royalement. L’important pour ces faux opposants, c’est de conserver leurs sièges. Quand cette mandature prendra fin, le bilan de cette engeance sera catastrophique. Des compromissions en tout genre, de la lâcheté à tous les étages, et une trahison permanente. Les municipales qui arrivent doivent être l’occasion de les sanctionner, de leur rappeler que la docilité et le mensonge ne constituent pas un axe de programme.
Qu’est-ce que le PPE ? Ni plus ni moins qu’une feuille de route sur le devenir énergétique de notre pays et de sa souveraineté. La présentation est bien entendu toujours à l’avantage de sa mise en place quand les experts n’ont de cesse de dénoncer les dérives qui se traduiront par une augmentation du prix de l’électricité, comme annoncé par l’ancien président de RTE André Merlin, ou même une explosion totale des tarifs pouvant être multipliés par trois. La cause, une accélération du développement des énergies renouvelables, dont on sait déjà que c’est un gouffre, et que notre autonomie énergétique ne sera jamais assurée par cette seule source. Le PPE3 est surtout un alignement avec l’Allemagne qui vise depuis des années à détruire notre parc nucléaire et à rendre notre électricité qui est en coût de production la moins chère d’Europe, la plus onéreuse : évidemment avec la complicité de Macron qui, l’air ingénu, explique qu’il sauve le pays alors qu’il n’a de cesse de le couler. La conséquence de cette dérive idéologique sera une compétitivité sabordée, des artisans contraints de faire exploser leurs prix ou de fermer, et des particuliers pris en otage en ayant cru que de passer au tout électrique était un geste vertueux qui serait récompensé. Foutage de gueule, quand le parc des voitures électriques aura atteint un point de bascule, l’État pourra taxer à loisir ce nouveau filon et récupérer les sommes perdues sur les produits pétroliers.
Mais rien n’est neuf finalement. C’est bien la stratégie de Macron acceptée et favorisée par le PS et les LR, que de saboter l’économie de notre pays, de nous ruiner pour nous rendre dépendants de subventions donc de nous soumettre à toute forme de directives ou d’injonctions. Pendant ce temps et sans que les députés n’aient leur mot à dire, nous allons devoir casquer, raquer, encore et encore, un simple décret suffit à contraindre les Français, sans que personne ne puisse s’opposer, et c’est donc ce système de gouvernance que PS et LR soutiennent. Si vous aviez un doute sur leur degré d’acceptation du débat démocratique, ce énième épisode devrait vous éclairer : il tient sur un timbre-poste.
Tout aurait pu être arrêté si le PS et les LR avaient voté les deux motions de censure présentées. Mais encore une fois, ils se sont rangés du côté du pouvoir, se sont couchés en prétextant d’absurdes logiques, dont celle de ne pas donner une quelconque faveur au RN. L’intérêt des Français dans tout ça ? Relégué aux oubliettes, dépassé, on ne parle que de durabilité de mandat, et pour justifier des positions intenables, on évoque l’idéologie, on met en avant un principe érigé en vertu, qui voudrait qu’on ne pactise pas avec le diable. On en rirait presque, mais depuis le temps nous n’en avons plus la force, plus l’envie. Il n’y a rien à attendre de ces deux formations, PS et LR sont les béquilles de Macron, et les propos de Philippe de Villiers sont d’une justesse accablante : « les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils s’efforcent d’en créer davantage ». Ainsi, devant les faillites qu’ils ne sauront pas expliquer, devant les factures qui accableront un peu plus les foyers, ils viendront nous assurer de leur compassion, nous jurer qu’ils vont tout faire pour nous sauver et iront, ricanant de leurs mauvaises farces, offrir un blanc-seing à Macron, ou à celui qui aura pris sa place mais qui ne vaudra pas mieux, surtout s’il est élu avec le soutien de ces misérables.

26 février 2026

Dessin de Yannick Lefrançois

Radu Portocala
26/2/2026

« Free speach is pure bullshit » disait Emmanuel Macron il y a quelques jours.
Ces propos odieux, ces propos inquiétants entre tous auraient dû déclencher une tempête de protestations, des questions auraient dû être posées au plus haut niveau, des protestations auraient dû être formulées. Pourtant, ces propos qui trahissent une mentalité dangereuse – qui est celle de tout un groupe détenteur du pouvoir – n’ont produit que quelques vagues signes d’agacement.
Cette absence de réactions – à la fois révoltante et triste – montre que la France est résignée, qu’elle ne fait désormais que subir.
Depuis quelque temps, ici ou ailleurs, j’entends se répéter les annonces d’une inévitable, d'une imminente riposte de ceux dont la patience s’est épuisée. On prophétise des révoltes, des révolutions même, un terrible ouragan qui emporterait une classe de politiciens honnis. Mais il semble que la France soit, finalement, bien moins révolutionnaire qu’il lui plairait de l’être. Rouspéter lui convient d’avantage, semble-t-il, que renverser.
Alors, quand on vient lui dire que la parole libre est de la merde elle subit – peut-être parce qu’elle a fini par oublier ce qu’est la parole libre. Rouspéter lui suffit pour glisser dans l’illusion de la liberté.
La France est prête à recevoir n’importe quel outrage, n’importe quelle violence du pouvoir. Elle réagira en maugréant, elle se défoulera en faisant des mots d’esprit sarcastiques et se laissera chevaucher.

25 février 2026

Gilles Casanova
24/2/2026


On me dit qu'il y a des groupes fascistes partout, qu’ils sont extrêmement violents, qu'il y a une extrême droite armée immense, pleine de complicités dans la police et dans l'appareil d'État et que face à cela il faut une auto-défense. La Jeune Garde va peut-être être un peu loin en tuant, mais est-ce que la question de notre époque n'est pas la terrible force, puissance, et étendue de la violence organisée par l'extrême droite ?
Je me permettrai simplement de poser la question : depuis les années 60 quels sont les organisations structurées, regroupant des centaines parfois des milliers de personnes engagées dans le terrorisme massif, et ayant tué de manière systématique, avec la décision de le faire et la préméditation ?
J’en vois essentiellement trois, la Fraction armée rouge allemande, Action directe en France, et les milliers de membres des Brigade rouges italiennes.
Si vous me dites que ce sont des mouvements d’extrême droite fascistes je vous dirai dans ce cas que le fascisme d’extrême droite a une telle extension qu'on n'en voit plus la limite et que d'en parler n’a plus de sens.
Pour ma part j'y vois des mouvements provenant de l'extrême gauche.
Oui, l'extrême gauche, depuis les années 60 a produit des mouvements armés bien plus violents que l'extrême droite, voilà la réalité.
Elle ne fait pas plaisir.
La réalité n'est pas là pour faire plaisir.
La réalité est là pour dire la vérité.
Si j'ajoute qu'une partie de l'extrême gauche d’aujourd’hui se rallie au courant radical de l'islamisme alors là tous les records de violence et d'assassinats sont battus…
Marc Amblard

USA - LES DÉMOCRATES PRIS AU PIÈGE LORS DU DISCOURS "STATE OF THE UNION"

- 25/2/2026 - vous le savez probablement, hier soir au Capitole, se déroulait une événement très attendu : le discours de l'actuel président sur "l'état de l'Union". Son premier depuis sa victoire fin 2024.
Le "SOTU" est un moment crucial avant les élections de mi-mandat de novembre prochain qui permettront (ou pas) à D. J. Trump de poursuivre le réalignement politique qu'il a engagé depuis plus d'un an.
Il profita de l'occasion pour faire le bilan du début de son mandat tout en insistant sur sa volonté de protéger les frontières.
C'est alors qu'il s'est passé quelque chose d'inhabituel : il a demandé à l’assemblée de se lever pour s'assurer que tous les élus présents soutenaient l'idée selon laquelle "le premier devoir du gouvernement est de protéger les citoyens américains, pas les étrangers en situation illégale" (je cite).
Tenez-vous bien : les Républicains se sont tous levés. Les élus Démocrates sont tous restés assis.
Ces derniers ont donc implicitement admis qu'un étranger entré aux USA sans y être autorisé (un crime, faut-il le rappeler) doit avoir autant de droits qu'un citoyen respectueux des lois du pays et qui y paie régulièrement ses impôts.
À mon sens, il s'agit-là d'une faute majeure que l'Américain moyen aura du mal à pardonner, attaché qu'il est à son pays, son drapeau et ses traditions.
Trump, malin, a souri. Il venait de marquer un point et pas le moindre. Devant des millions de téléspectateurs.

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Laurence Muller-Bronn
24/2/2026

C'était exactement il y a un an, je visitais Mélanie Maupas à Moulins. Cette jeune femme si courageuse, victime d'un vaccin Pfizer (le lien d'imputabilité entre l'injection et la maladie de Charcot a été reconnu par la pharmacovigilance).
Mélanie nous a quitté aujourd'hui à 36 ans.
J'adresse mes plus sincères condoléances à ta famille et à tous tes compagnons de malchance, de souffrance, de combat pour une reconnaissance. Que de jeunes vies brisées !
Au sein de l'association AAVIC Team que tu as fondé avec ton papa et Mathieu Dubois et qui compte presque 1000 membres, 95% des adhérents ne peuvent plus travailler et vivent avec des effets graves.
Ensemble nous étions au ministère de la santé, ensemble nous avons demandé du secours... sans réponse.
J'ai proposé une commission d'information sur le Covid long au Sénat , qui a été refusée.
Je serai samedi à Moulins dans l'Allier. Repose en paix chère Mélanie.


24 février 2026

Gastel Etzwane

La Russie “vaincue” qui fait réarmer toute l’Europe

- 24/2/2026 - On ne peut pas sérieusement parler de « désastre stratégique » quand, après quatre années de guerre contre une armée soutenue, financée, renseignée et équipée par l’ensemble du bloc occidental, la Russie contrôle toujours l’initiative militaire sur plusieurs fronts, a sécurisé un corridor terrestre vers la Crimée et a transformé la mer d’Azov en zone intérieure. Un échec stratégique se mesure à l’effondrement de l’État, de l’économie ou de l’armée. Or rien de tout cela ne s’est produit.
L’économie russe, annoncée en ruine dès 2022, s’est réorientée vers l’Asie, a contourné les sanctions, maintenu ses recettes énergétiques et augmenté sa production militaire à un niveau que les Européens sont aujourd’hui incapables d’égaler. Pendant ce temps, ce sont les pays de l’Union européenne qui réarment dans l’urgence et reconnaissent leur dépendance stratégique.
Prétendre que la Russie « ne fait plus peur » est contredit par les faits les plus visibles : explosion des budgets militaires en Europe, élargissement de l’OTAN, retour de la conscription dans plusieurs pays, discours permanent sur la menace russe. On ne réarme pas un continent entier face à une puissance devenue inoffensive.
Enfin, parler d’une « puissance moyenne » qui l’aurait mise en échec est une fiction rhétorique. L’Ukraine combat avec des milliards d’aide, des systèmes d’armes occidentaux, du renseignement satellitaire et une logistique fournie par l’OTAN. Ce conflit est une guerre d’attrition contre la Russie menée par procuration, pas un duel isolé.
Ce texte inverse donc la réalité. La Russie n’a pas disparu de la scène stratégique, elle s’y est réinstallée comme puissance militaire, énergétique et diplomatique incontournable, pendant que l’Europe découvre brutalement l’ampleur de ses propres faiblesses.

Régis de Castelnau

Arraisonnement militaire d’un pétrolier : nettoyage judiciaire des crottes de Macron


- 24/2/2026 - Coucou les amis magistrats, il s’est encore trouvé l’un d’entre vous pour essayer d’arranger les bidons du kéké de l’Élysée à nous qu’on a. Genre un peu sale boulot quand même.

En prétendant le 27 septembre dernier, à l’occasion d’un sommet européen qu’un « pétrolier fantôme » de la flotte russe avait servi de base opérationnelle à une terrifiante attaque de drone contre la Norvège. Oui, drone au singulier parce qu’il n’y en avait qu’un, c’est que l’on a su après qu’il appartenait à un particulier. Alors, martial, et en prévenant tout le monde, il avait donné l’ordre à l’armée française d’arraisonner ledit « pétrolier fantôme » dans les eaux internationales. Ce qui en droit maritime et en bon français s’appelle un « acte de piraterie ». D’abord parce qu’il n’y avait aucun reproche précis invoqué qui aurait permis cet arraisonnement (possible dans les eaux internationales, dans des cas très exceptionnels) et ensuite parce que « pétrolier fantôme » ça veut simplement dire en langage propagandiste occidental « navire qui n’est pas assuré auprès d’une compagnie d’assurance britannique » (vous savez les grands copains des moujiks qui, entre deux virées avec Epstein, passent leur temps à organiser des attentats sur leur territoire).


C’était tellement ridicule, il aurait mieux valu d’essayer de se faire oublier. Mais peine perdue on a demandé au parquet de Brest de se débrouiller pour trouver un habillage et lancer une procédure judiciaire contre le capitaine du navire (chinois). Sans peur du grotesque le procureur finistérien a trouvé une astuce, celui-là on allait le poursuivre "refus d’obtempérer", sic, sic et resic ! Comme un vulgaire Nahel dis donc. C’est qu’en France, avec le refus d’obtempérer, c’est bien connu on ne rigole pas.

L’avocat du capitaine chinois, (actuellement en train de naviguer), a rappelé le droit international et évidemment plaidé la relaxe.

La décision sera rendue le 30 mars prochain. Espérons que les magistrats du siège refuseront, au moins pour cette fois-ci, de nettoyer les cochonneries qu’Emmanuel Macron passe son temps à déposer sur son passage. Surtout quand il est à l’étranger. Ils s’éviteront le ridicule, pour eux-mêmes, mais pour notre pays aussi. Ainsi que l’accusation de complaisance vis-à-vis de notre psychopathe national.
Mais ça malheureusement, compte tenu de la façon dont vous l’avez soutenu depuis que vous l’avez fait élire en 2017, cette accusation va continuer à vous coller à la peau.