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20 décembre 2025

Yann Bizien


-19/12/2025- Je scrute les évolutions de notre société grâce au travail remarquable de l'INSEE, de l'OID, de l'IFOP, de démographes, de Marc Vanguard, et j'accompagne ce billet en précisant à Monsieur Jacques Attali (qui comprendra) que l'obscurantisme, c'est aussi "entraver la construction et la diffusion de la connaissance" :

1- 89% de Français sont opposés à Emmanuel Macron et à la politique qu'il nous impose sans majorité pour gouverner.
2- 76% d’entre eux jugent qu’il n'y a plus aucun lieu sûr dans tout le pays.
3- Il y a ce soir 3482 Md€ de dettes en France. Mais le chef de l'État a validé dans la nuit un plan d'aides financières de 90 Md€ à l’Ukraine, plan décidé dans notre dos et contre notre volonté au sein du Conseil européen à Bruxelles (qui vient également de financer une université pro Hamas).
4- Le taux de chômage remonte et se situe à 7,4% en France au 14 décembre 2025. Il a augmenté de 8% en 12 mois.
5- Il y a eu 155 Md€ de transferts financiers personnels entre la France et l’étranger sur 15 ans (Eurostat/OID). C'est en moyenne une perte de 10 Md€ par an pour l'économie française (soit le coût d'industrialisation de deux petits porte-avions).
6- Il y a 45% de prélèvements obligatoires en France en 2024, 94 Md€ d’impôts sur nos revenus, 210 Md€ de TVA, 59,4 Md€ d’impôts sur les sociétés, 53,3 Md€ de taxes foncières, 34,9 Md€ de prélèvements sur les revenus du patrimoine, 2,7 Md€ d’impôts sur la fortune immobilière et 91 Md€ en autres prélèvements soit 568,8 Md€ de recettes fiscales pour l'État prédateur, socialiste et redistributeur en 2024.
7- Il y a eu 66 000 défaillances d’entreprises depuis le 1er janvier 2025.
8- Il y a 80 Md€ de fraude fiscale (15,2 Md€ détectés) et 7,25 Md€ de fraude sociale (839 millions détectés) en France en 2024.
9- Il n'y a jamais eu autant d'immigration en France qu'aujourd'hui, en volume, en pourcentage, en flux et en stock (OID)
10- L'immigration est en hausse de 77% depuis l’an 2000 en France. En incluant les personnes nées dans notre pays d’au moins un parent immigré, 22% de la population est désormais d’origine immigrée. Le fait le plus saillant concerne l’ampleur de la hausse constatée en une année seulement. La population immigrée recensée par l’INSEE a augmenté en effet de 434 000 personnes sur les douze mois de 2024. Il s’agit, tout simplement, de la plus forte croissance jamais enregistrée sur un laps de temps aussi court. Elle dépasse de 65% le précédent record. La France a la singularité de recevoir l’immigration la plus africaine d'Europe : la part des immigrés originaires d'Afrique y est trois fois supérieure à la moyenne de l’UE.
11- Il y a 29% de Catholiques et 11% de Musulmans en France (INSEE - IFOP - Marc Vanguard). La population musulmane est en très forte hausse, soit + 40%, âgés de 18 à 49 ans, en seulement une décennie (+600% depuis 1990). Le nombre de mosquées et autres lieux de culte musulmans a été multiplié par 10 depuis 1980. Les jeunes musulmans sont plus radicaux dans leurs opinions que leurs aînés (Marc Vanguard). Les 15-24 ans sont nettement plus religieux que leurs aînés :
• Soutien à la charia intégrale : 21%
• Fréquentation régulière de la mosquée : 44%
• Jeûne scrupuleux du Ramadan : 82%
• Port du voile chez les femmes : 44%
• 57% estiment que les lois de la République passent après les règles de l’islam (IFOP).
• 38% des musulmans en France approuvent au moins partiellement les positions des islamistes, un taux qui a été multiplié par deux depuis 1998.
12- Plus d’un élève de CM1 sur 5 parle une autre langue que le français à la maison. Depuis 2008, le nombre d’élèves nés à l’étranger et dont le français n'est pas la langue maternelle a explosé de 153%. L'OID démontre que l’immigration a un effet sur la baisse du niveau scolaire en France mais aussi sur le climat dégradé à l’école avec de la violence systémique dans certaines zones d’éducation prioritaires, des atteintes graves à la laïcité et du prosélytisme islamiste.
13- La spécificité française est que l'immigration accueillie dans notre pays est moins intégrée et plus pauvre qu'ailleurs en Europe (OID)
14- 35% des immigrés vivent en logement social ; ils perçoivent deux fois plus de prestations sociales. La moitié des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont des immigrés. Ils consomment plus de dépenses publiques qu’ils n’y contribuent. (OID)
15- 90% des individus hébergés dans les logements d’urgence à Paris sont de nationalités extra européenne (OID). La région parisienne concentre la plus forte population immigrée sur deux générations. Il y a 8 millions d’immigrés en France soit 12% de la population. « Sur les 200 000 places d’hébergement d’urgence "généraliste" de l'État, entre 40 et 60 % sont occupées par des étrangers en situation irrégulière, pour un coût de 1 Md€ par an. La durée moyenne de séjour dans l’hébergement d’urgence, saturé par l'immigration irrégulière, est de trois ans et demi. Certains clandestins peuvent y rester pendant quatre, cinq ou six ans... » (OID)
16- Il y a eu 344 138 titres de séjour délivrés en France en 2024 (66% pour les Algériens), soit trois fois plus qu’en 1997. Sur un total de 434 000 migrants supplémentaires en 2024, 300 000 proviennent du continent africain, dont 148 000 de Maghreb. Le taux d'emploi des immigrés extra-européens est de seulement 43%, soit un des plus faibles d'Europe, et 41% n’ont aucun diplôme (22% pour les Français). Le taux d’emploi des immigrés en France est le deuxième plus faible d’Europe.
17- Il y avait 700 000 clandestins en France en 2024. La majorité d'entre eux sont entrés sur le territoire national et ils sont restés après l'expiration de leur titre de séjour. Depuis début 2025, il y a eu 100 000 entrées par flux maritime entre l’Italie, la Grèce et l’Espagne.
18- Le gouvernement implante des foyers d'accueil pour mineurs non accompagnés sur les communes de France sans aucune consultation préalable des élus et de la population locale. Ils seraient environ 31 000 en France actuellement (95% de jeunes garçons et 60% de jeunes Afghans). La prise en charge d'un mineur étranger non accompagné (MNA) coûte environ 50 000€ par an soit environ 2 Md€/an pour les contribuables. Ils occupent 20% de l'ensemble des places dédiées à l'aide sociale à l'enfance (augmentation de 30% entre 2023 et 2024). En 2023, un centre hospitalier psychiatrique ferme à Marseille à cause de l'insécurité et des dealers. Le bâtiment héberge désormais des mineurs non accompagnés.
19- En 10 ans, l'Union européenne a reçu l'équivalent d'un nouvel État membre entièrement composé de demandeurs d'asile.
En France, 120 000 places d'hébergement sont réservées aux demandeurs d’asile. Elles représentent un coût d’environ un milliard d’euros par an. La France a inscrit dans son droit le principe d'un "accueil inconditionnel" des clandestins dans l'hébergement d'urgence. Cette spécificité contribue à l'attractivité de notre pays pour l'immigration irrégulière. » (OID)
20- En 2023, la France a reçu une part d’immigrés originaires de pays à faible niveau de développement humain (éducation, santé, revenus...) trois fois supérieure à la moyenne de l'Union européenne. Parmi les jeunes âgés de 15 ans, les élèves immigrés connaissent, en mathématiques, un retard moyen de niveau équivalant à un an et demi d'études par rapport aux élèves "autochtones" (OID). L'immigration a évidemment un impact sur la baisse du niveau scolaire (Marc Vanguard).
21- 56% des Français estiment que l’immigration occupe une place majeure dans l’insécurité qui explose (CSA). 42% des musulmans de 15 à 24 ans en France disent éprouver de la sympathie pour l’islamisme. Pour Marc Vanduard, "l'immigration telle que nous la connaissons aujourd'hui en Europe influence à la hausse les crimes et délits, c'est une évidence factuelle et statistique". 35% des mis en cause pour cambriolages sont étrangers, alors que les étrangers représentent 8% de la population. Pour Marc Vanguard, "la surreprésentation est énorme. La France est devenue le pays le plus dangereux d'Europe. Il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la "radicalisation de l'islam en France, conjuguée à la très forte hausse du nombre de musulmans pose des problèmes de cohésion sociale."
22- Il y a eu 526 580 délits en France en 2024. Près de 62% des actes violents enregistrés dans les transports parisiens proviennent de migrants. En dix ans, le nombre d’Algériens écroués en France a augmenté de 117%.
23- S'agissant de la "Christianophobie et de la haine antichrétienne en Europe", dont le rapport vient d'être publié, et synthétisé par Marc Vanguard sur le réseau X, la France fait partie des pays les plus touchés, d'après les données collectées : 770 actes recensés par la police et 139 par la société civile.
La majorité des actes recensés sont des actes de vandalisme :
• Vandalisme et incendies : 65%
• Violences physiques et verbales : 15%
• Profanations : 13%
• Vols d'objets religieux : 5%
Des milliers d’églises sont vouées à l’abandon.
24- Le Ministère de l'Intérieur a publié des chiffres sur l'insécurité en novembre 2025. Le nombre d'actes enregistrés AUGMENTE encore pour la plupart des infractions, quand on compare les 11 premiers mois de 2025 aux 11 premiers mois de 2024 :
• Escroqueries +9%
• Homicides +8% (82 morts de plus)
• VS +8%
• Agressions +4%
• Vols sans violence +3%
• Vols violents sans arme +3%
• Vandalisme +2%
À ce stade, on s'orienterait vers un bilan CATASTROPHIQUE pour cette année 2025 :
- Les violences poursuivent leur hausse
- Des infractions autrefois en baisse, comme les vols sans violence, repartent à la hausse.
42% des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite par la justice.
25- Le marché de la drogue EXPLOSE en France. De 2017 à 2023, le chiffre d'affaires de la vente de cannabis a augmenté de +30%, pour la cocaïne ou l'ecstasy, c'est même +80%. Au vu des chiffres, une évidence s'impose : la lutte contre le narcotrafic a ÉCHOUÉ. La consommation de toutes les drogues hors cannabis a fortement augmenté en volume. La demande explose. L'offre arrive à suivre sans aucun problème, la preuve : les prix sont stables. Oui, malgré une consommation de cocaïne en hausse de +80% en à peine 6 ans, il n'y a aucun signe de pénurie.
26- Le trafic de stupéfiants est florissant et ne semble nullement inquiété par les politiques mises en œuvre par les différents ministres de l'Intérieur.
27- À ce rythme, la France risque de devenir progressivement un narco-État. Le marché de la drogue pèse environ 7 milliards d'après estimation "officielle". Il est en croissance de 8% par an et impacte fortement notre société.
28- Il y a désormais 411 364 clandestins bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État, pour un coût annuel record de 1,2 milliard d’euros à la charge du contribuable français.
29- La natalité s'effondre avec seulement 646 000 naissances en 2025, contre 750 000 en 2022. Environ 30% de la population a plus de 60 ans en France.
30- En février 2025, l'OID évalue le coût brut de l’immigration (régulière et irrégulière) à 75,1 Md€ par an, basé sur le budget 2023. Ce chiffre comprend les dépenses de santé, retraites, allocations chômage, prestations de solidarité, hébergement, logement, sécurité, justice et coûts administratifs. L'immigration coûte 3,4% du PIB à la France chaque année. Elle ne finance que 86% de ce qu’elle coûte à l’État et crée ainsi un déficit budgétaire.

Conclusion : Le rythme de notre effondrement s’accélère, la pression fiscale demeure, sans aucune garantie de sécurité quel que soit l'endroit où l'on réside. Les piliers du régalien ne tiennent plus la nation. Le pouvoir perd partout le contrôle sur notre démographie, sur notre sécurité, sur notre dette, sur notre économie, sur l'éducation de nos enfants et sur notre destin. La France, autrefois puissance de premier plan, est maintenant un pays de seconde zone, fracturé, ensauvagé, désindustrialisé, surendetté et déclassé. On continue de décrocher, mais on s'obstine dans notre modèle socialiste qu'absolument personne ne cherche à imiter. Notre nation n'est plus mobilisable pour envisager une guerre de haute intensité contre la Russie. Le bilan d'Emmanuel Macron est désastreux et le besoin de rupture politique est immense et urgent.
Je souffle ces chiffres à ceux qui en ont besoin, à ceux qui refusent de les voir, à ceux qui les contestent, qui les dénoncent et qui refusent de voir ces réalités dramatiques et objectives.
Nota : ce panorama chiffré dresse un constat chiffré et accablant de la politique conduite dans ce pays, avec ses conséquences. Je précise que l'OID ne reçoit aucune subvention publique et que son président rencontre tous les parlementaires qui le souhaitent, sans préférence politique.
Yann Bizien


-20/12/2025- Quels sont les moyens de pression d’Emmanuel Macron sur Vladimir Poutine ? Le président sans majorité pour gouverner, sans budget voté, à la tête d’un pays surendetté, submergé, menacé de l’intérieur, ensauvagé, fracturé, divisé, désindustrialisé, déclassé, tiers-mondisé, n’a aucun levier de pression sur le président russe.
Nous n’avons pas besoin d’un comédien à l’Élysée mais d’un chef d’État enfin capable de régler nos problèmes intérieurs.
Emmanuel Macron déploie son très coûteux narratif guerrier sur les décombres de son épouvantable bilan.
Pour être fort, pour peser dans une négociation, et pour y imposer sa volonté, il faut également être crédible et légitime. Emmanuel Macron n'a plus rien de tout ça. Il joue une comédie. Il trompe.
Parlementaires, faites votre devoir : contrôlez ce président narcissique qui a saboté notre nation.

Noël arrive et derrière lui, 2026…

H16

-20/12/2025- Il y a des années qui filent en silence, et d’autres qui claquent comme des guirlandes mal accrochées. Celle qui s’achève appartient clairement à la seconde catégorie. À l’heure de ranger les agendas et de sortir les papillotes, peut-être un petit bilan s’impose-t-il…


Et pour le commencer, comment ne pas noter l’importance prise par les réseaux sociaux qui ont durablement entamé la parole officielle : chaque discours officiel est maintenant passé au crible en temps réel, chaque pignouferie semi-lyrique disséquée, sourcée, parfois corrigée et souvent moquée. Le fact-checking est devenu un sport de combat dans lequel les journalistes font souvent office d’objets contondants confrontés à des millions d’yeux attentifs. Le public n’est plus seulement une opinion, mais devient une force de réplique, immédiate et souvent documentée. Pas étonnant que les velléités de censure ont poussé de tous les côtés, et surtout en Europe, la France n’étant pas en reste dans ce domaine.

Sur la scène internationale, l’arrivée de Donald Trump a agi comme un changement brutal de musique en plein bal diplomatique. Les pas appris de longue date ne correspondent plus vraiment au tempo, et l’on devine une certaine fébrilité dans les mouvements des dirigeants européens. La dynamique internationale a fait un salto arrière, et les voir gesticuler, pris de panique, a ajouté un certain comique de situation à la géopolitique mondiale.

En France, l’ambiance est moins festive. Macron est de plus en plus isolé, et ses bricolages politiques successifs n’ont pas réussi à sortir le pays de l’ornière. Le chef est marginalisé, l’orchestre joue faux. Les promesses s’empilent, les rustines aussi. Si la pente est forte, la route n’est plus droite du tout. La situation économique et sociale, déjà fragile, continue de se tendre, laissant un sentiment diffus d’essoufflement collectif. Au milieu de ce marasme, une voix s’est élevée, celle de Nicolas qui paye tout mais qui a réussi à enfin faire un peu parler de la classe moyenne.

L’IA, parallèlement, a commencé à s’insérer un peu partout et s’est invitée dans les conversations, les entreprises, les stratégies militaires et les rivalités géopolitiques, cessant d’être un gadget ou un sujet de conférence pour devenir un facteur structurant de pouvoir, de productivité et d’influence. Devant ces nouvelles opportunités et ces nouveaux risques, l’Europe s’est courageusement dotée de bouchons attachés et la France a fièrement choisi de pondre une loi élevant Alfred Dreyfus au grade de général de brigade.


Bref, l’année 2025 fut bien remplie et il n’y a rien à parier qu’il en sera de même en 2026 : tous les ingrédients s’accumulent pour douze mois de folie furieuse, de propagande déjantée et de politique politicienne sans freins mais avec beaucoup de lois… Ce qui ne peut entraîner qu’une bouffée d’optimisme : que ces fêtes soient donc l’occasion de débrancher quelques écrans, de recharger les batteries et de lever nos verres à une nouvelle année pleine de surprises. C’est en tout cas ce que ce blog va faire pendant quelques jours afin de profiter, de mon côté, de ma famille.

Et pour 2026, soyons plus audacieux que les vœux sempiternels de santé, de bonheur ou de réussite : souhaitons nous de l’insolence, celle qui permet de répondre – au moins par la moquerie – aux tyranneaux de Prisunic et aux avanies du destin. Je nous souhaite à tous de garder cet œil critique qui fait trembler les pupitres de beaux parleurs. Je nous souhaite de continuer à rire de plus belle au nez des conformismes et de chérir notre liberté comme le bien le plus précieux.

D’ici là, que vos fêtes soient joyeuses, que vos débats à table soient animés, et que l’année qui vient soit celle où le bon sens reprend définitivement le pouvoir.

Joyeux Noël à tous les esprits libres !

https://h16free.com/2025/12/20/82983-noel-arrive-et-derriere-lui-2026

19 décembre 2025

LE SPLEEN NOCTURNE DES EUROPÉISTES

Gabriel Nerciat
19/12/2025


Ce devait être le moment historique de l'avènement de l'Europe-puissance, la date fatale - 19 décembre 2025 - où l'union de plus en plus contraignante et triomphale des peuples d'Europe fédérés au nom du libéralisme kantien, aujourd'hui menacé par le national-populisme américain et le souverainisme traditionaliste grand-russe, allait imposer de façon souveraine son Nomos impérial à ses ennemis désemparés, en volant superbement à la Banque centrale russe les 210 milliards d'euros de bons du Trésor détenus en son nom par la firme belge Euroclear (plus deux autres banques françaises dont le nom n'a pas été ébruité dans la presse) afin d'éviter la banqueroute de l'entité kiévienne.
Et puis, patatras ! Tout s'est écroulé - milliards, veaux, vaches, cochons, aigle à dix têtes - en l'espace d'une nuit.
Pourtant, dès avant la tenue du sommet, les chances de succès étaient minces : même la BCE avait émis une désapprobation catégorique, relayée par plusieurs chefs de gouvernement - dont la soi-disant très pro-ukrainienne Giorgia Meloni (qui d'entrée de jeu a bloqué avec Viktor Orban toute perspective d'accord).
Le prix à payer et les risques consécutifs d'une crise obligataire de la zone euro étaient beaucoup trop lourds pour qu'on s'aventurât à jouer aux dés dans ce contexte, alors même que les finances de la France ou de l'Italie sont en roue libre et que l'armée russe vient de faire tomber les deux bastions stratégiques de Pokrovsk et de Seversk.
Mais ce n'est pas grave : ils y croyaient tant, les clercs européistes ! Ursula la Grande Hyène de Bruxelles le leur avait promis : "Nous ne reculerons pas ! La dignité de l'Europe et l'avenir de la liberté du monde sont en jeu. Périsse le droit international, pour que vive l'Europe impériale des états de droit."
Ce soir, le rêve impérial est brisé : Jean Quatremer a envie de vomir, Brice Couturier veut se tondre les cheveux, Nicolas Tenzer pense au suicide, BHL a perdu l'appétit, Raphaël Glucksmann commence une grève de la faim, Christine Angot veut émasculer tous les banquiers belges, Caroline Fourest propose de sauter en parachute sur le toit de Euroclear, Alain Souchon part en Suisse, David di Nota fait semblant de boxer contre des soldats russes imaginaires dans les rues de Kiev, Macha Méril pleure, Benjamin Biolay ne chante plus (ouf), Mathieu Kassovitz au Fouquet's hurle qu'il a la haine, Marion van Renterghem éberluée à côté de lui répète sans cesse les mêmes mots, en vidant sans discontinuer des coupes de champagne : "Ce n'est pas possible, ce n'est pas possible, ce n'est pas possible...".
Le plus douloureux en amour n'est pas de découvrir qu'on est trompé ou quitté ; c'est de comprendre qu'on n'aimait pas celui ou celle qu'on croyait aimer, mais un autre être, entr'aperçu dans le halo de la conscience, et sur lequel on projetait par commodité les traits du premier.
Voilà le drame que vivent depuis ce matin les européistes, en France ou ailleurs : ils découvrent que le Léviathan technocratique légué par Jean Monnet n'est pas et ne sera jamais la puissance cosmopolitique redoutable qu'ils croyaient voir en lui.
On devrait les plaindre, mais on s'en gardera bien.
Leur douleur est saine : elle rabroue les fats et constitue le revers douillet de notre joie.
Nicolas Maxime
18/12/2025

Il est intéressant d’écouter Jordan Bardella attentivement pour se rendre compte du vide de sa pensée politique. On ne trouve chez lui ni analyse sérieuse ni proposition cohérente, mais une succession de postures qui s’effondrent dès lors qu’on les confronte au réel.
Tout d’abord, il parle de réformer l’UE de l’intérieur, ce qui est strictement impossible, puisque celle-ci est avant tout un ensemble juridico-économique de règles contraignantes qui s’imposent à l’ensemble des pays qui la composent, indépendamment des majorités nationales. Prétendre la transformer de l’intérieur relève donc davantage de l'incantation tant les traités européens verrouillent les politiques économiques.
Ensuite, lorsqu’il est présent sur le plateau de Quelle Époque, interrogé par Hugo Clément sur le protectionnisme et sur les mesures concrètes à prendre pour lutter contre Shein et la concurrence déloyale, les seules solutions qu’il propose consistent à lutter contre les normes et les taxes imposées aux entreprises. Autrement dit, on retrouve exactement le même discours néolibéral que Sarkozy, Fillon ou Macron : baisse des contraintes, dérégulation, allègement fiscal, sans jamais remettre en cause les règles du libre-échange et de la mondialisation économique
Au final, le souverainisme et le protectionnisme de Bardella sont à son image : le vide ultime de la pensée.

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Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : un savoureux festival

Régis de Castelnau
19/12/2025

Infractions pénales probables à tous les étages. Mais comme d’habitude il ne se passera rien.


Coucou les amis magistrats, normalement il devrait y avoir un peu de travail en perspective pour vous.

La Commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, vous savez ce service public que nous finançons tous, eh bien on en apprend de belles.

C’est un véritable festival. Le pillage financier de l’outil public, auquel les dirigeants – nommés par protection à la demande de Hollande puis de son héritier Macron – se sont livrés, est absolument vertigineux. France Télévision est au bord de la faillite, dixit la Cour des Comptes elle-même. Et apparaissent au fur et à mesure la commission probable de toutes les infractions possibles que recèle le fameux chapitre « des atteintes à la probité » du Code pénal. Un florilège. Corruption, concussion, favoritisme, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, abus d’autorité, soustraction de preuves etc. etc.

Sans oublier bien sûr la collection de mensonges sous serment qui sont autant de faux témoignages sanctionnés par le même Code pénal. Tiens et puis au passage, il y a le refus de notre célèbre limace politique François Hollande de se rendre à la convocation de la commission, ce qui est aussi une infraction pénale.

Mention spéciale et ponctuelle pour les célèbres duettistes Legrand et Cohen, attachés de presse à nos frais de Raphaël Glucksmann. Mensonges et menaces au menu, c’est-à-dire faux témoignage et chantage.

Bon, ça ne va pas vous prendre beaucoup de temps, parce que même si la Commission vous transmet les signalements que méritent ces constats, évidemment comme d’habitude vous ne ferez rien.

Actuellement, le doigt sur la couture de l’épitoge, vous êtes occupés. Par les plaintes déposées par les duettistes contre l’Incorrect sur lesquelles vous avez démarré au quart de tour. Mobilisés à fond pour faire rendre gorge à ces nazis de l’Incorrect qui ont osé dire la vérité sur leurs manipulations. Et par le nouveau raid judiciaire annoncé à grand fracas, que vous venez de lancer contre Rachida Dati à trois mois de l’élection municipale de Paris. Pour des faits remontant à 15 ans… Alors que vous évitez soigneusement de causer le moindre désagrément à Hidalgo malgré des évidences qui crèvent les yeux.

Vous êtes tellement prévisibles les amis. C’est reposant.

Allez, on va quand même vous souhaiter un bon Noël.

Dessin d'Ignace

Clément Maillard
19/12/2025

C'est toujours la même histoire avec ces tarés européistes :
Indécrottablement persuadés que l'unification de l'Europe est inéluctable.
Indécrottablement persuadés que leur chère Europe unie représente forcément "le bien" et tout ce qui s'y oppose "le mal".
Incapables de comprendre que leur Europe est une cata même quand c'est flagrant.
Incapables de comprendre quand on leur dit non même quand c'est clairement.
En 2005 en France le peuple a refusé tous les traités fondateurs de l'UE (compilés sous le terme « Traité établissant une constitution pour l’Europe »), 3 ans après, les politicards européistes ont accepté en congrès ce que le peuple avait refusé.
En 2008, en Irlande, le peuple a refusé le Traité de Lisbonne, on les a fait revoter jusqu'à ce qu'ils disent oui.
En 2015, en Grèce, le peuple a refusé le diktat austéritaire de l'UE, il leur a été imposé même pas un mois après le vote.
En 2016, en GB, le peuple a voté le Brexit, l'UE et certains politicards européistes en GB ont tout fait pour tenter d'empêcher sa réalisation.
Avant cela, en 2013, le dernier président ukrainien élu démocratiquement par l'ensemble des Ukrainiens vivant dans les frontières du pays à sa naissance en 1991, a refusé un accord avec l'UE, sans doute parce que 4 millions de ses concitoyens avaient signé une pétition contre cet accord, et l'UE a soutenu son renversement par un coup d'État.
Mais un coup d'État, ça ne se fait pas avec des gens qui se soucient de la démocratie, non, il a fallu s'appuyer sur une clique d'arrivistes, de néonazis et de mafieux qui, à peine au pouvoir, ont commencé à massacrer les Russes qui vivaient dans le Sud-Est de l'Ukraine depuis des siècles.
Les Russes ont gentiment dit que c'était abusé, ils ont été patients, ils ont attendu 8 ans (combien de temps les USA mettraient à réagir dans une situation réciproque ? ⇒ Voir crise de Cuba, 1962), 8 ans pendant lesquels les européistes les ont pris pour des bouffons avec des accords de Minsk qu'ils n'avaient aucune intention de respecter ni de faire respecter (voir aveux de Merkel à ce sujet).
Puis, quand les Russes ont perdu patience début 2022, après avoir vu leurs demandes légitimes (pas d’OTAN à leur frontière occidentale) méprisées et vu l’armée ukrainienne se mettre en ordre de bataille mi-février 2022 pour liquider les populations russes du Sud-Est ukrainien, les européistes ont hurlé comme des truies. Ces tarés s'imaginaient que les Russes menés par Poutine allaient bouffer leurs couleuvres indéfiniment comme un vulgaire Syriza grec.
Presque 4 ans après, les européistes, qui, à chaque fois qu'on mettait en évidence les tares congénitales de leur UE et ses effets délétères sur l'économie des pays membres à commencer par la France, nous disaient la bouche en cœur que "l'Europe c'est la paix", et qu’au nom de ce mantra toutes les tares de l’UE devaient être absoutes, veulent jouer les fous de guerre.
Contre la 1ère puissance nucléaire mondiale en plus.
Contre un pays qui a annihilé et humilié tous ceux qui ont déjà tenté d’unifier l’Europe contre lui :
Bonaparte au 19ème et Hitler au 20ème.
Alors qu’aucun des tarés européistes actuels ne dispose des atouts dont disposaient leurs prédécesseurs des siècles passés : ni l’intelligence tactique d’un Bonaparte, ni les avancées technologiques qu’Hitler avait sous la main par rapport au niveau de son époque (avions de chasse à réaction Me-262, missiles V2…)
Alors qu’un des rares intérêts communs que partagent les pays de l’UE est justement d’être en bons termes avec la Russie, qui fournissait à bon prix, direct au tuyau, gaz et pétrole à profusion à tous les pays de l’UE.
Les européistes ne veulent pas entendre quand les Russes leur disent "non, la côte Nord de la mer Noire c'est la Russie alors dégagez vos sales pattes de là".
Ils ne veulent pas comprendre que peu importe le nombre de milliards qu'ils enverront à Kiev, c'est la Russie qui gagnera.
Ils ne veulent pas comprendre que la guerre d’Ukraine ne s’arrêtera que quand Odessa redeviendra Russe, et ce sera le cas que ça leur plaise ou non.
Ils ne veulent pas comprendre que cette guerre d’Ukraine a été déclenchée par la précédente administration démocrate des USA, par pure volonté impérialiste, et que la nouvelle administration Trump ne veut plus s’encombrer du boulet ruineux de cette guerre dont elle a bien compris qu’elle était perdue.
Ils ne veulent même pas réaliser la chance inouïe qu’a l’Occident d’avoir en face de ses provocations une Russie dirigée par quelqu’un de mesuré, patient et déterminé comme Poutine… et pas par un poivrot qui pisse sur les avions ou un excité qui tape avec sa godasse à la tribune de l’ONU.
Alors les tarés européistes sombrent dans l'hystérie, la folie guerrière (dont ils n’ont pas les moyens !), la kleptomanie, la paranoïa...
Ils s’imaginent qu’en France le peuple va défendre leur saleté d’UE alors qu’il en a clairement rejeté tous les fondements en 2005.
Ils s’imaginent pouvoir vaincre la Russie alors que s’ils arment leurs peuples pour faire la guerre aux Russes, il y a de grandes chances que leurs peuples retournent les armes contre eux, les dirigeants européistes aveugles et stupides qui ont ruiné leurs pays respectifs.
Mais les faits sont là : ils ont perdu et sont couverts de ridicule.
Heureusement leur saleté d'UE vit ses dernières semaines, voire mois... Et c'est tant mieux !
Les européistes n’ont rien voulu comprendre quand les peuples leur ont dit non, ni quand leurs échecs étaient flagrants, maintenant c’est avec une botte russe dans la tronche pendant que Trump leur tient les mains qu’ils vont être neutralisés et éliminés. Enfin !

L'AGONIE DES SCÉLÉRATS

Gabriel Nerciat


-19/12/2025- On aurait aimé, rien que pour la forme, et même s'ils n'en pensent pas un mot, que ce soient les habituels laudateurs libéraux de l'état de droit (sans e majuscule, je le répète toujours : il s'agit d'un concept kantien, pas d'un type de gouvernement) qui protestent le plus fortement contre ce genre de scélératesse aussi infâme qu'inédite.
Après tout, c'est d'abord leur crédibilité qui est en jeu, pas la nôtre, et encore moins celle des officiers persécutés.
Mais non. Comme toujours, les Je suis Charlie ferment leurs gueules dès qu'il s'agit d'un ennemi politique ; et les droitards C-News ou Figarovox aussi d'ailleurs (trop occupés qu'ils sont, sans doute, à démontrer que c'est Jean-Luc Mélenchon qui a armé la main du djihadiste pakistanais de Sydney).
Un régime aux abois qui n'a plus d'autres expédients que de traiter ses propres concitoyens en ennemis de l'intérieur (alors même que la France n'est pas en guerre contre la Russie, et que Xavier Moreau comme Jacques Baud n'ont violé aucune loi française) avant d'essayer de perpétrer légalement le braquage éhonté d'une banque belge contre l'avis même de la BCE et du gouvernement belge, ne mérite même pas qu'on perde du temps à disserter sur la longueur désirable de son agonie.

18 décembre 2025

Gastel Etzwane

-18/12/2025- Les réajustements récents opérés à la fois par les constructeurs automobiles et par l’Union européenne traduisent un même constat : le véhicule électrique n’a jamais véritablement rencontré l’adhésion massive de la population. Son coût d’acquisition élevé, les contraintes d’usage liées à l’autonomie et aux infrastructures de recharge, les incertitudes sur la durée de vie des batteries et la valeur de revente, constituent des freins structurels à sa diffusion.
À ces difficultés s’ajoute un élément déterminant : l’augmentation durable du coût de l’énergie, et en particulier de l’électricité, qui affaiblit l’un des principaux arguments économiques en faveur du véhicule électrique. Dans un contexte de volatilité des prix, de tensions sur les marchés énergétiques et de fin progressive des tarifs protecteurs, l’avantage comparatif du « coût à l’usage » tend à se réduire, voire à disparaître pour une partie des ménages.
Le recul stratégique de certains constructeurs, conjugué à l’assouplissement du calendrier européen sur la fin des motorisations thermiques, apparaît ainsi comme un retour au principe de réalité. Une transition largement portée par des objectifs politiques et idéologiques s’est heurtée aux contraintes économiques, industrielles et sociales. Les décisions récentes traduisent moins un renoncement qu’une reconnaissance tardive de l’écart entre l’ambition affichée et les conditions réelles d’acceptabilité par les consommateurs et les acteurs industriels.