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20 février 2024


C’était un de ces hommes qui n’ont rien de vibrant ni d’élastique, qui sont composés de molécules inertes, qui ne résonnent au choc d’aucune idée, au contact d’aucun sentiment, qui ont des colères glacées, des haines mornes, des emportements sans émotion, qui prennent feu sans s’échauffer, dont la capacité calorique est nulle, et qu’on dirait souvent faits de bois ;
ils flambent par un bout et sont froids par l’autre.
La ligne principale, la ligne diagonale du caractère de cet homme, c’était la ténacité. Il était fier d’être tenace, et se comparait à Napoléon.
Ceci n’est qu’une illusion d’optique.
Il y a nombre de gens qui en sont dupes et qui, à certaine distance, prennent la ténacité pour de la volonté, et une chandelle pour une étoile.
Quand cet homme donc avait une fois ajusté ce qu’il appelait sa volonté à une chose absurde, il allait tête haute et à travers toute broussaille jusqu’au bout de la chose absurde.
L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge.
Cela va loin. En général, quand une catastrophe privée ou publique s'est écroulée sur nous, si nous examinons, d'après les décombres qui en gisent à terre, de quelle façon elle s'est échafaudée, nous trouvons presque toujours qu'elle a été aveuglément construite par un homme médiocre et obstiné qui avait foi en lui et qui s'admirait.
Il y a part le monde beaucoup de ces petites fatalités têtues qui se croient des providences.
Victor Hugo, Claude Gueux, 1834

Le complexe militaro-industriel de la censure

H16

Billet initialement paru le 17/2/2024 sur X.com

20/2/2024 - Pour les anglophones, il faut écouter cet entretien crucial pour comprendre ce qui se passe actuellement sur internet et la véritable guerre que l’establishment mène contre les peuples au travers de la censure et du contrôle fin de l’information.

EP 75 : Le principe de “sécurité nationale” est le principal moteur de la censure et de l’ingérence électorale aux États-Unis. “Ce que je décris, c’est un régime militaire”, déclare Mike Benz, “c’est l’inversion de la démocratie” :


Benz, le directeur exécutif de la Foundation For Freedom Online, y décrit de façon claire comment, historiquement, étape par étape, l’internet a d’abord été utilisé pour faire tomber des gouvernements non démocratiques, puis comment, à partir du milieu des années 2010-2020, les autorités non élues ont commencé à se retourner contre les peuples occidentaux dont les buts ne s’alignaient plus avec les leurs.

Il montre aussi comment [autour de 11′] les agences à trois lettres américaines, les ONG stipendiées par diverses organisations et gouvernements sont passées, autour de 2014 – 2016, d’une lutte contre l’influence extérieure de certains acteurs hors de l’Occident vers une lutte contre les opinions dissidentes en Occident même, et d’autant plus que les réseaux sociaux sur internet et les “citoyens journalistes” commençaient à dépasser en notoriété et en influence les médias traditionnels, bien contrôlés par ces entités non-élues.

Ce qui se passe, actuellement, avec la montée des tensions dans le Moyen-Orient et bien sûr en Europe avec le conflit russo-ukrainien est la conséquence directe d’une guerre informationnelle entre la classe au pouvoir (élue et non élue) avec ses instruments de contrôle de l’information – les médias traditionnels contrôlables car pilotés du haut vers le bas – et le reste des peuples dont les opinions ne s’alignent plus avec les plans généraux que les dirigeants ont prévu pour eux.

Benz décrit aussi [autour de 26′] comment l’Atlantic Council a été utilisé pour faire pression sur les autorités européennes et les dirigeants des pays européens afin de mettre en place les mêmes outils de censure plus ou moins discrète que ceux qui ont été déployés aux États-Unis depuis le début des années 2000, sous couvert de lutte contre la “désinformation” et les “discours de haine”. À présent, même l’intelligence artificielle est utilisée pour fabriquer des outils de “d’effaçage en masse” (“weapons of mass deletion”) afin de faire disparaître les discours (unilatéralement et non démocratiquement) jugés comme haineux/séditieux et surtout “dangereux pour la démocratie” : ces outils ont été notamment utilisés contre les opinions dissidentes sur les masques, les vaccins, les contre-arguments sur Fauci, etc. (voir le Virality Project, par exemple, ou l’Integrity initiative au Royaume-Uni) ainsi que tout ce qui concernait l’élection présidentielle américaine, que Benz considère comme les événements les plus censurés de l’histoire américaine.

De fil en aiguille, le complexe militaro-industriel de la censure s’est mis en place aux États-Unis et a été fidèlement reproduit en Europe, en tenant compte des particularités locales, au point qu’à présent, émettre des doutes sur l’un ou l’autre aspect d’un scrutin ou d’une information en général peut être assimilé à un acte cybercriminel ou de propagande.

Benz explique ensuite [vers 39′] comment, aux États-Unis, fut mise en place une organisation pour censurer préventivement toute dissidence pendant la campagne et l’élection présidentielle de 2020, et comment le bras armé de l’État américain fut explicitement utilisé pour bannir les discours dissidents des réseaux sociaux (il évoque ainsi plusieurs dizaines de millions de tweets effacés).

Au final [vers 47′], tout ceci aboutit à redéfinir la notion même de démocratie, anciennement “la volonté des électeurs”, vers quelque chose comme “le caractère sacré des institutions démocratiques” qui sont – ça tombe bien – les agences non élues, les ONG, les administrations de contrôle et les médias officiels. Pratique : la démocratie devient le résultat du consensus – très coûteux à établir – entre ces parties intéressées, desquelles le peuple a été commodément évacué d’autant plus qu’il a généralement tort et que son avis peut foutre en l’air ce coûteux “consensus” établi en coulisse - et parfois à ses dépens - n’est-ce pas…

Benz mentionne enfin [1:00′] que dans ce contexte, il n’est pas étonnant que X.com et Musk soient sous une très forte (et croissante) pression des acteurs étatiques. Cependant, les tactiques précédentes (qui ont notamment poussés les pays européens à s’autosanctionner et s’auto-censurer) commencent à s’essouffler et oblige le complexe militaro-industriel de la censure à faire passer des lois au niveau des États eux-mêmes (le Digital Service Act européen n’est qu’un avatar de ce côté-ci de l’Atlantique de ces nouvelles tactiques). Pour Benz, le risque existentiel pour X.com se trouve de ce côté puisque les Européens représentent plus de 500 millions de personnes (contre 300 millions aux USA) ; encore une preuve, au passage, que l’Union européenne n’est plus qu’une marionnette dans les mains américaines.


Version doublée en français :


https://h16free.com/2024/02/20/76927-le-complexe-militaro-industriel-de-la-censure

Brutes, racailles et sauvageons : le quotidien des enseignants

Jean-Paul Brighelli / Causeur
12 février 2024

L'enseignante et essayiste Mara Goyet, 2017 © BALTEL/SIPA

Les élèves ne sont pas les mêmes, disent les pédagos. À élèves différents, pratiques diverses, ajoutent-ils. Oui — mais ils ne disent pas ce que tous les enseignants constatent : les « apprenants » sont désormais incontrôlables.

Ma consœur Mara Goyet, qui enseigne l’Histoire-Géographie, s’est fait connaître au fil des années 2000 par des ouvrages pertinents sur le collège — et écrits avec moins de hargne que les miens, ce qui la rendit plus fréquentable. Entre autres : Collèges de France, Fayard, 2003 ; Tombeau pour le collège, Flammarion, collection Café Voltaire, 2008 ; Collège brutal, Flammarion, collection Café Voltaire, 2012 ; Finir prof. Peut-on se réconcilier avec le collège ?, Robert Laffont, 2023.

Et voici que cette dame, qui sait tenir une classe, confiait à Facebook il y a quelques jours :

« C’est une réflexion un peu étrange que je me suis faite hier soir après une heure de cours un peu éprouvante. Je me suis dit que j’allais y repenser après une « bonne nuit de sommeil ».
« Depuis deux ou trois ans, j’ai le sentiment qu’un verrou a sauté. Une partie des élèves nous parle de plus en plus mal. Comme on ne parle ni à un professeur, ni à un adulte. Comme on peut sans doute parler à ses parents en pleine crise d’ado. Et encore.
« C’est un mélange de mépris, de contestation, de plainte et de dénonciation de grave injustice. Dans ces moments-là, l’enseignant est à la fois rien et un bourreau. Ce qui est le plus étrange c’est que cela peut venir d’élèves que l’on a aidés, que l’on aime bien, avec lesquels on peut tout à fait avoir un lien. J’ai vécu l’an dernier ce retournement de manière spectaculaire avec une élève que j’aimais et soutenais beaucoup.
« J’enseigne depuis 27 ans dont 11 ans en ZEP, je ne découvre donc pas la potentielle violence de certains élèves. Mais là, j’ai le sentiment que c’est un peu différent. Il ne s’agit pas d’altercations ni de confrontations. Cela peut se dérouler dans un contexte serein et cela ne prend pas forcément l’aspect d’une crise. »

Et de s’enquérir : « Vous avez des idées ? »

Déconfiture

Ses pistes personnelles ne sont pas à négliger : « L’idée qui m’est venue hier c’est qu’il y a un lien avec l’assassinat de Samuel Paty. Si la majorité de l’opinion voit désormais le courage, la solitude et l’investissement des enseignants, une autre a pris toute la mesure de leur vulnérabilité. Certains élèves n’aiment pas les victimes. Le terme est une insulte. Une faute. Une faiblesse. Une victime se doit donc d’être victimisée ou méprisée (elle est responsable de son état ; prof est un métier de lâche ; d’ailleurs, lors des minutes de silence pour Samuel Paty, les élèves sont en général polis mais beaucoup ne semblent pas spécialement concernés). Quand on ne se laisse pas faire, il y a un retournement immédiat qui consiste à se victimiser soi-même (« pourquoi moi », « qu’est-ce que j’ai fait », « pourquoi c’est toujours moi », « ça se fait pas »). »

A lire aussi, Lisa Kamen-Hirsig : L’école contre le réel

J’ai fait ma petite enquête auprès des collègues en exercice dans des zones difficiles — mais qui ne sont pas forcément labellisées ainsi.
L’une met en cause le confinement : en deux ans d’école supprimée ou bancale, les élèves ont perdu l’habitude d’écouter, voire tout simplement d’être assis. Ils s’étonnent encore de ne pas pouvoir se lever pour aller chercher un Coca dans le frigo.
Une autre pense à l’extrême féminisation du corps enseignant. Et de préciser — pour mettre les points sur les i : « Quand j’étais en collège en banlieue parisienne, il y a une bonne quinzaine d’années, les collègues femmes et moi avions déjà nettement plus de problèmes de discipline (ou même de statut) que les « collègues hommes ». Et oui, c’est certainement lié aussi (pas seulement mais aussi) à un certain type de public qui a une relation particulière aux femmes, et carrément compliquée aux « femmes de savoir ». »
Une autre, qui enseigne en CPGE, note : « Il y a certainement aussi une perte de limites, d’autorité, que mes collègues de prépas scientifiques constatent désormais y compris avec les élèves de ces prépas en cours de maths ou physique. En français ou philo, c’était habituel depuis que j’y suis (14 ans), et cela s’est aggravé. Mais je l’imputais au fait de ne les voir que peu, d’être une matière à faible coefficient — comme la musique ou le dessin en collège…
Mais donc les élèves qui n’écoutent pas, ne bossent pas et de surcroît contestent (et s’imaginent qu’ils sont brillants), il y en a désormais en prépas… »
Enfin, telle enseignante en IUT se trouve en butte à l’hostilité pas même camouflée des Musulmans locaux, qui ne tolèrent pas qu’une femme leur enseigne quoi que ce soit. Quand de surcroît elle a les cheveux courts, on l’identifie immédiatement comme « gouine », ces adorables bambins adultes n’étant jamais à court d’un cliché.
J’ajouterai la prépondérance éducative, à la maison, des théories (et pratiques) de l’enfant-roi, qu’il soit considéré comme HPI (forcément puisqu’il est intenable) ou tout simplement comme le petit mâle auquel ses sœurs et sa mère doivent obéir. La gifle se fait rare, la fessée est proscrite. Il en est à la maison comme à l’école : désormais, on écoute ce que le petit morveux croit avoir à dire : les femmes sont impures et la terre est plate.

Les raisons d’une déconfiture ne sont jamais uniques. Elles sont multi-factorielles. Mais il y a un axe de lecture qui n’a pas été pris en compte dans cette recherche des causes d’ensauvagement : c’est le facteur-temps. L’évolution vers la sauvagerie et la bestialité n’a pas été régulière. Elle s’est singulièrement accentuée depuis quelques mois.
Certes, la situation s’est lentement dégradée depuis une dizaine d’années. Le confinement a donné un coup d’accélérateur — mais au fur et à mesure que l’on reprend en main les élèves laissés en jachère pendant deux ans, cela devrait se tasser. Or, la situation s’est brutalement aggravée à la rentrée de septembre, plus encore à celle de janvier.

Nanterre (92), une islamiste marche dans la ville après le désordre suite aux violences et affrontements entre police et manifestants, 29 juin 2023 © JEANNE ACCORSINI/SIPA

L’après-Nahel

Début septembre, certains élèves étaient encore dans l’exaltation de leur joli coup de pseudo-émeute et de vrais pillages de début juillet. Ils avaient fait entendre leur puissance collective, face à des forces de l’ordre qui n’osent plus réagir — et ont d’ailleurs l’ordre de rester passive.
Depuis début janvier, c’est bien pire. En cause, le parti-pris pro-Gaza de nombre d’élèves musulmans. Déjà qu’il fallait gérer ceux qui niaient la Shoah (une invention des Juifs, comme chacun sait), il faut désormais faire avec ceux qui affirment que les bébés jetés dans les fours sont un pur mensonge israélien. Encouragés par des leaders politiques qui ne savent plus où ils ont rangé leur gauche, ils arrachent les photos placardées d’otages israéliens, et se lancent dans des campagnes de manifestations systématiques — tous les samedis. Et je passe sur les déferlantes de graffitis et autres bombages.
Spontanées, ces manifestations hurlantes ? Je n’en crois rien. Celles qui se déroulent dans la rue, avec haut-parleurs, banderoles et musique, sont soigneusement préparées. Aucune improvisation. Un orchestre clandestin s’est saisi de cette opportunité pour lancer à l’assaut de notre civilisation en général et de l’Ecole en particulier des hordes à intellect minimal et pulsions chauffées à blanc. Le moindre incident, la moindre mauvaise note, la moindre contestation de leur pouvoir de brutes sont autant de prétextes à protestations violentes, qui infailliblement amènent les parents à faire chorus avec leurs chers bambins si malmenés par le Système. Les agressions contre les surveillants, l’administration et les enseignants ne se comptent plus — sinon, chaque semaine, sur les cinq doigts de chaque main. On n’enseignait plus, depuis longtemps, qu’en atmosphère tendue. On ne bosse plus désormais qu’en atmosphère survoltée. En fait, on ne travaille plus du tout.

A lire aussi, du même auteur : Génération connards

Il en est des élèves comme des supporters de foot (ce sont d’ailleurs souvent les mêmes) : ils s’alignent sur le comportement et les vociférations des plus bêtes — et le terme de « bête » n’est pas gratuit : ils ont renoncé au langage, ils sont passés à l’étape du cri inarticulé, et désormais l’étape suivante est le coup porté avec une spontanéité touchante… Après « À mort l’arbitre ! », on est passé à « À mort le prof » — et Samuel Paty ou Dominique Bernard portent témoignage du fait que ce ne sont pas des métaphores.
Alors, je pose une question très simple : jusqu’à quand les autorités tolèreront-elles que l’on assassine des enseignants — et continueront à s’étonner que l’on ait des problèmes de recrutement ?

Gabriel Attal, alors ministre de l’Education nationale, visite une école primaire à Saint-Germain-sur-Ille (35) © Gabrielle CEZARD/SIPA

Dernier point. Les cours d’« empathie », dans ces circonstances, risquent fort d’avoir un effet négatif. Les proies, désignées à la collectivité, ne connaîtront aucun apaisement — et les enseignants, qui ne sont pas partie prenante de l’empathie universelle, paieront les pots cassés des hormones réfrénées : le harcèlement vis-à-vis des profs, qui sont le fait des élèves et des parents, qui via Pronote envoient des messages insultants aux enseignants et à leur hiérarchie, parfois en pleine nuit, est en expansion lourde. On sait comment cela peut finir.

Quant aux groupes de niveau que devrait générer la fin du collège unique, ils risquent, s’ils ne sont pas gérés d’une main légère et avec beaucoup d’intelligence, avec des passerelles d’un groupe à l’autre tout au long de l’année, d’enfoncer les élèves les plus turbulents — qui sont neuf fois sur dix les plus faibles — dans une spirale descendante. Ils commenceront par dire « Je suis parmi les nuls parce que je suis noir / maghrébin / manouche. Et ils se vengeront. Ils savent qu’ils peuvent compter sur leurs parents, et sur leurs « grands frères ».

Interrogations abyssales. C’est peut-être la raison pour laquelle Mara Goyet, après avoir émis des questionnements fondés, a supprimé de sa page tout ce que j’ai reproduit ici — et que j’avais sauvegardé immédiatement après parution.

https://www.causeur.fr/brutes-racailles-et-sauvageons-le-quotidien-des-enseignants-276076?fbclid=IwAR2KVPl1rs5YghWpAkQLZPfbk8bsiFCI2dV1xm4HNVfzwEyq9LkxwbrYfMo

DU BON USAGE DES NÉGATIONS

Gabriel Nerciat

Evidemment, je ne dis pas que la propagation de plus en plus massive de l'islam en terre de France rend à terme inévitables, comme ce fut déjà le cas au VIIIe siècle entre Narbonne et Avignon, l'affrontement physique et la guerre civile intérieure entre des parts croissantes des populations indigènes et allogènes du pays - car ce serait scandaleusement contraire aux valeurs de la communauté FB.
Je ne dis pas non plus que la laïcité, au lieu d'être une solution à cette évolution fatale, s'en montre au contraire l'un des meilleurs auxiliaires, puisqu'elle empêche l'État de mettre son nez ou d'imposer son autorité dans l'organisation et la diffusion des cultes étrangers à l'histoire de la nation - car ce serait scandaleusement contraire aux valeurs de la communauté républicaine.
Enfin, je ne dis surtout pas que le droit faussement universel qui garantit l'impunité à n'importe quel fanatique ou brigand né à l'extérieur de la France doit être considéré comme une menace encore plus grave pour la sécurité des Français et l'indivisibilité de la nation que le fanatisme islamiste lui-même - car ce serait scandaleusement contraire aux valeurs de ma Tatie (qui est adhérente à la Ligue des Droits de l'Homme).
Non, non, je ne le dis pas, Monsieur le robot, mais je le pense un peu quand même.

Gilles Casanova

Même des personnes qui ne peuvent pas être soupçonnées d'être hostiles au Président s'inquiètent de la tournure des événements :

19 février 2024

Yann Thibaud

On peut se demander quelles sont les véritables valeurs de l'Occident, à l'heure où tant de responsables européens tiennent un langage guerrier et agressif envers la Russie.
Avons-nous, nous autres européens, impulsé tant de mouvements et philosophies d'émancipation, pour nous retrouver aujourd'hui à tenir des discours aussi incroyablement brutaux et primaires ?
Cette navrante régression se fonde sur un mensonge évident.
Alors même que Vladimir Poutine a fait savoir, dans son entretien avec Tucker Carlson, que la Russie n'a aucune intention d'envahir les pays européens, alors même que l'opération militaire russe a seulement abouti à intégrer les contrées russophones du Donbass, médias et responsables politiques européens continuent, contre toute évidence, à prétendre qu'existe un danger russe imminent et à appeler ainsi à la guerre.
Nous laisserons-nous enfermer et entraîner dans la spirale absurde et indigne de la guerre ?
Pour ma part, je ne le pense pas, car personne ici, hormis quelques agités médiatiques, ne désire la guerre.
Nous avons bien d'autres soucis et d'autres préoccupations, que de nous focaliser et haïr un ennemi parfaitement imaginaire.
Les fous furieux va-t-en guerre sont ultra-minoritaires.
Nous avons survécu à la tyrannie pseudo-sanitaire et nous survivrons également à toutes ces rumeurs et toutes ces folies.
J'ai le sentiment que, comme le dit très justement Philippe Guillemant, toute cette agitation guerrière n'est que la manifestation d'un ancien futur, désormais périmé et obsolète.
Et que la paix prévaudra, tout simplement en application de la loi d'attraction, parce que personne ou presque, en vérité, ne désire la guerre.
Il importe donc que l'Occident retrouve et exprime ses vrais valeurs, qui sont celles de la paix, de l'abondance, de la prospérité et du bonheur des peuples.
Je suggère donc, plutôt que de haïr stupidement le peuple russe, qui ne nous a rien fait et qui possède une remarquable culture, de réfléchir au véritable monde que nous souhaitons voir advenir et d'imaginer une autre civilisation, sage, brillante et éclairée, renouant ainsi avec la longue histoire de l'Occident, qui va de nos ancêtres drudiques au mouvement hippie, en passant par l'enseignement christique et la philosophie des Lumières.
Pour n'avoir pas à rougir d'être occidentaux, affirmons ainsi nos véritables valeurs !

CEVIPOF, dégradation de l’image de la politique française, effondrement de la confiance en la démocratie et nécessaire révolution (pacifique?)

Maxime Tandonnet


14/2/2024 - Seuls 30% des Français (contre 45% des Allemands) font confiance à la politique et 70% ne lui font pas confiance.
31% pensent que la démocratie fonctionne bien (-4%) et 68%, pas bien (+4%).
82% font confiance aux artisans, 79% aux PME, 70% à la police, mais 28% aux médias et 20% aux partis politiques.
La politique inspire un sentiment négatif à 74% (dont 37% de la méfiance et 19% du dégoût) et positif à 25%.
81% estiment que les responsables politiques ne tiennent aucun compte de ce que pensent les gens comme eux.
30% pensent que les politiques sont plutôt honnêtes et 68% plutôt corrompus.

Chaque année, cette enquête réalisée sur un échantillon de 4000 personnes représentatives de la population, montre une aggravation du rejet de la politique et de la vie publique par une immense majorité de Français.

Mais le plus phénoménal [selon moi], c’est que cette révolte silencieuse ne suscite pas la moindre réaction du monde politique ou des responsables publics en général. Ces derniers devraient placer au premier rang de toutes les préoccupations le renouvellement démocratique français : l’abolition de la pitrerie élyséenne (au-delà de l’actuel titulaire) et la réhabilitation d’une présidence sobre, guide moral et intellectuel, au-dessus de la mêlée, la réhabilitation de la démocratie parlementaire, du Premier ministre et du gouvernement dignes de ce nom, le rétablissement de la notion de responsabilité – toute décision ou tout comportement est soumis à une possibilité de sanction – le recours fréquent au référendum pour tout choix essentiel, le renforcement de la démocratie locale – souveraineté communale (tellement bafouée sous couvert de pseudo décentralisation) avec consultation populaire pour tout sujet engageant la vie des habitants, l’impartialité médiatique, la fin du Grand-Guignol et la restauration des principes de vérité et d’intérêt public etc.

Mais tout se passe comme à la fin de l’ancien régime : avec une oligarchie (tout le monde, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses) obnubilée par la préservation de ses prébendes ou la conquête des fromages, indifférente à la détresse et à la révolte qui gronde et ne s’exprime que sous forme sporadique. Pourquoi cette question de la réforme ou de la révolution politique qui devrait être le cœur de toutes les priorités, ne semble intéresser absolument personne, ni les profiteurs au pouvoir ni les oppositions ? Parce que tout le monde profite ou espère profiter demain du système. Et c’est pourquoi rien ne bouge…

NAVALNY : on ne vous dit pas tout !

Gilles Casanova

Le représentant absolu de la liberté selon nos médias et même selon certains sur les réseaux sociaux. Pour équilibrer un petit peu vos sources d’information, voici un autre avis que vous pouvez regarder avec distance, comme vous devriez regarder avec distance celui des médias des milliardaires et de l’OTAN.


Navalny

Vincent Verschoore

Comme prévu, les euro-atlantistes nous démontrent une fois de plus leur hypocrisie et valeurs "à la carte". Extrait d'un article de ce jour dans le très bien-pensant NYT :
« Ne vous y trompez pas : Poutine est responsable de la mort de M. Navalny », a déclaré M. Biden dans une déclaration télévisée depuis la Maison Blanche. « Poutine est responsable. Ce qui est arrivé à M. Navalny est une nouvelle preuve de la brutalité de M. Poutine. Personne ne doit être dupe, ni en Russie, ni chez nous, ni nulle part dans le monde. »
À la question de savoir si M. Navalny avait été assassiné, M. Biden a répondu que les États-Unis ne comprenaient pas parfaitement les circonstances. « La réponse est que nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé, mais il ne fait aucun doute que la mort de M. Navalny est la conséquence d'un acte commis par M. Poutine et ses hommes de main. »
Poutine applaudit certainement la disparition de Navalny, mais notre problème à nous est l'action de nos propres régimes et de notre propre justice, et l'affaire Julian Assange montre qu'elle ne vaut pas mieux que celle du régime russe.
C'est facile et médiatiquement alléchant de s'exciter sur Navalny, en espérant que tout le monde oublie Assange, Manning, Snowden et tous ceux que nos propres régimes corrompus, autoproclamés chantres de la "liberté et de l'État de droit", traquent, liquident ou emprisonnent pour avoir dénoncé leurs crimes.
Régimes qui continuent de soutenir Israël dans son opération de massacre, soit dit en passant.
La France, l'UE, les USA se décrédibilisent chaque jour un peu plus aux yeux du monde non occidental, et aux yeux d'une partie conséquente de leur propre population. D'autant que nous subissons les conséquences de cette violence, de cette corruption et de cette hypocrisie. Pourquoi l'enquête sur le Nordstream est-elle bloquée ? C'est pourtant un acte de terrorisme international majeur, avec de graves répercussions sur l'économie européenne. À côté de cela, recommander de la vitamine D peut vous mener en taule.
Comment peut-on encore respecter ces gens et imaginer voter pour eux ? ↴


MACRON ET L'HÉRITAGE DE LA RÉSISTANCE

Gabriel Nerciat

Cela commence à bien faire, cette histoire d'arc républicain sans flèche que la macronie ressort à l'approche de chaque consultation électorale.
Pour trois raisons.
D'abord parce que le RN est devenu depuis 2022 le premier parti d'opposition parlementaire, et qu'un chef de l'État, garant des principes constitutionnels de la République qu'il préside, ne peut pas, surtout lorsqu'il a perdu les élections législatives, décréter une fois sur deux que la principale opposition à sa coalition gouvernementale n'appartiendrait pas de façon légitime au champ républicain. À fortiori lorsqu'il prétend donner des leçons de démocratie libérale à la Russie ou à la Hongrie.
Ensuite, parce que Marine Le Pen ou Jordan Bardella sont aussi républicains qu'un banquier-technocrate maastrichien jamais élu dans la moindre circonscription ni le moindre patelin, ou que des traîtres d'opérette comme Bruno Le Maire, Rachida Dati, Gérald Darmanin, Nicole Belloubet et tutti quanti.
Enfin, parce que concernant la panthéonisation de Manouchian, il faudrait peut-être poser publiquement la question que les anathèmes du Banquier Président ou de la gauche post-marxiste appellent : à l'exception notable de Pierre Brossolette, mort héroïquement pour échapper à la Gestapo en 1944, est-ce qu'il y a eu beaucoup de libéraux de centre-gauche dans la Résistance française, entre 1940 et 1944 ?
C'est drôle : je n'ai pas de noms qui me viennent à l'esprit. Mais c'est peut-être à cause de mon inculture historique flagrante.
Par contre, des grands commis de l'État ou des patrons de banque, radicaux-socialistes ou SFIO, qui ont servi Vichy ou l'occupant, il y en a eu à la pelle (un certain Pierre Laval, par exemple, ou Jean Coutrot, le légendaire fondateur de la Synarchie).
Ce serait bien de le rappeler aux belles âmes de l'extrême-centre, la prochaine fois qu'une pulsion d'indécence les saisit. ↴


USA – UNE VASTE ÉTUDE INDÉPENDANTE SUR L’EFFICACITÉ ET LES EFFETS INDÉSIRABLES DU VACCIN À ARN A ÉTÉ PUBLIÉE SUR LE SITE DU MINISTERE DE LA SANTÉ (NIH)

Marc Amblard

« Vaccins à ARNm contre la COVID-19 : leçons tirées des essais et de la campagne mondiale de vaccination »
Inutile de lire l’intégralité, cela n’intéressera que les chercheurs. En revanche, le résumé et les conclusions sont parfaitement accessibles à tous.
Je suis très surpris qu'elle ait été rendue publique tant ce qui en ressort est pour le moins très inquiétant. Voici une traduction.

RÉSUMÉ
Notre compréhension des vaccinations contre la COVID-19 et de leur impact sur la santé et la mortalité a considérablement évolué depuis les premiers déploiements de vaccins. (…)
Des problèmes sont apparus concernant les méthodes, l’exécution et les rapports de ces essais pivots. Une nouvelle analyse des données de l’essai Pfizer a identifié une augmentation statistiquement significative des effets indésirables graves dans le groupe vacciné (…), notamment des décès, des cancers, des événements cardiaques et divers troubles auto-immunes, hématologiques, reproductifs et neurologiques. De plus, ces produits n’ont jamais été soumis à des tests de sécurité et toxicologiques adéquats, conformément aux normes scientifiques. Parmi les autres sujets majeurs abordés dans cette revue figurent les analyses publiées sur les dommages graves causés aux humains, les problèmes de contrôle qualité et les impuretés liées aux processus, les mécanismes sous-jacents aux effets indésirables, les bases immunologiques de l'inefficacité des vaccins et les tendances de mortalité (…). Le déséquilibre risque-bénéfice étayé par les preuves à ce jour contre-indique d’autres injections de rappel et suggère qu’au minimum, les injections d’ARNm devraient être retirées du programme de vaccination des enfants jusqu’à ce que des études de sécurité et toxicologiques appropriées soient menées.
L’approbation par l’agence fédérale des vaccins à ARNm contre la COVID-19 ne s’appuyait pas sur une évaluation honnête de toutes les données pertinentes et sur une considération proportionnelle des risques par rapport aux avantages (…).

CONCLUSIONS
Depuis début 2021, les décès excessifs, les événements cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et autres effets graves ont souvent été attribués à tort au COVID-19 plutôt qu’aux vaccinations à ARNm. De multiples injections de rappel semblent provoquer un dysfonctionnement immunitaire, contribuant ainsi paradoxalement à une susceptibilité accrue aux infections au COVID-19. Pour la grande majorité des adultes de moins de 50 ans, les avantages perçus des boosters d’ARNm sont largement contrebalancés par leurs inconvénients potentiels invalidants et potentiellement mortels.
Les préjudices potentiels causés aux personnes âgées semblent également excessifs.
Compte tenu des effets secondaires graves, bien documentés et du rapport préjudice-récompense inacceptable, nous exhortons les gouvernements à approuver et à appliquer un moratoire mondial sur ces produits à ARNm modifiés jusqu'à ce que toutes les questions pertinentes relatives à la causalité, à l'ADN résiduel et à la production aberrante de protéines soient résolues. ↴

Une incompétence géostratégique vertigineuse

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire


18/2/2024 - La compétence et la crédibilité d’un personnage politique se jaugent aussi à ce qu’il est capable de dire sur les situations internationales. Il faut bien le reconnaître, la France en ce domaine est dotée d’une brochette d’incompétents et d’incultes qui donne le vertige.

Nous avons d’abord eu Séjourné, à l’Assemblée Nationale, déclarant que la Russie allait très mal, que les élites fuyaient et que les investissements s’écroulaient, « alors que c’étaient nos économies européennes qui étaient beaucoup plus puissantes ». Ne riez pas, la macronie rêve à voix haute et croit ses propres mensonges. Chez elle la réalité est un brouillard où tout se mélange. Dans son élan, il oublie simplement les faits. Ce n’est pas étonnant, il donne toujours l’impression de se réveiller et de chercher quelque chose avant de prendre la parole. La France accuse un déficit extérieur de 100 milliards, une croissance de moins de 1%, contre presque 4% pour la Russie. L’Allemagne est aussi en récession, avec son industrie qui plonge, disparaît, ou se délocalise. Séjourné devrait plutôt évoquer notre déclin. Ce besoin atavique de mentir à tout prix est stupide et surtout ridicule. Si dans l’hémicycle quelqu’un croit à ces balivernes, c’est bien plus grave que tout. Asséner des invraisemblances pour faire mentir la réalité est d’un niveau désastreux. C’est un peu comme quand il a affirmé quelques jours plus tôt que la Russie perdait sur le terrain, citant les mots d’Ursula von der Leyen, lors du forum de Davos. Répéter inlassablement les mêmes stupidités n’en fait pas des réalités et surtout ne grandit pas ce piètre élève, tout juste bachelier, passé dans l’adoration des maîtres, jusqu’au ridicule.

On est pris de vertige, dans d’autres circonstances on aurait honte pour lui, mais il est le représentant des ennemis de la France, nous ne l’épargnerons pas. Si la Russie perd alors il n’y a plus de problèmes pour l’issu du conflit, tout va bien monsieur le ministre. Mais une armée qui perd est censée reculer non ? Elle ne recule pas, elle avance. La macronie ne peut s’empêcher de raconter n’importe quoi, toujours et encore, comme si la vérité était impossible à avouer. Il y a aussi, sans doute, une forme d’exaspération qui frappe la macronie, à ne pas voir la réalité coller à son propos. Et ce besoin d’être au centre des regards et admirée. Alors elle gesticule, elle brasse du vent, parle, parle, parle, tout en se regardant le nombril, puis se congratule, s’applaudit. Mais à l’international le show ne remplit pas la salle, tout le monde se moque de cette macronie et de ce qu’elle peut dire. Plus personne ne nous écoute, surtout, la Russie n’a que faire de ce que nous pensons d’elle.

Séjourné n’est hélas pas le seul à étaler son incompétence sur le sujet. La récente saillie de Bardella vaut largement la triste comparaison. Décidément, une formation sur la géopolitique et la diplomatie est nécessaire pour redonner de la crédibilité à toute cette jeune classe, qui se voit bien plus brillante qu’elle n’est et qui doit surtout s’instruire, si elle veut incarner une alternative crédible. Interrogé sur les buts de guerre supposés inavoués de Poutine, le jeune homme tient un propos lunaire. Il y a une réalité qu’il méconnaît lui aussi, c’en est désolant. Il déclare douter des intentions de Poutine de ne pas vouloir envahir les autres pays Baltes, et se glorifie même d’avoir été le meilleur élève de la classe politicienne française en ayant condamné en premier l’agression de la Russie, subodorant que l’Ukraine ne soit qu’une étape dans cette conquête de l’Ouest… pathétique. Par son effectif et son positionnement, l’opération russe était bien, à l’origine une opération spéciale et pas une armée de conquête massive. Il faudra qu’il reprenne le cours de l’histoire et se plonge dans les déclarations de Hollande et Merkel, sur les accords bidons de Minsk, ainsi que sur les 14000 civils tués par le régime de Kief, au seul motif qu’ils étaient russophones. Visiblement il n’a étudié le dossier qu’à partir de 2022 et il lui manque donc pas mal d’éléments. Mais il ne s’arrête pas là. Il évoque le préalable retrait des troupes russes, chose que même l’oncle Sam n’envisage plus et parle d’une volonté de mettre en place une grande conférence de la paix, dont la France serait à l’initiative. Il devrait reprendre quelques manuels d’histoire pour comprendre comment se passent ces réunions. Soit elles sont à l’initiative du vainqueur qui fait signer la paix, à ses conditions, au perdant. Soit c’est un pays neutre qui se charge de réunir les belligérants et de jouer les médiateurs. Un pays neutre monsieur Bardella, c’est un pays qui ne se mêle pas du conflit, c’est-à-dire qui ne sanctionne personne et qui ne fournit pas d’armes. La France comme tous les pays européens est totalement disqualifiée pour jouer ce rôle. Il y a fort à parier que Poutine ne voudra à la table des négociations aucun des ces cobelligérants qui s’ignorent. Il avait même relégué Macron, lors de sa dernière visite, au bout d’une table de dix mètres de long, ce qui avait fait rire la planète informatique et les chancelleries du monde entier.

Le niveau de nos élites est d’une faiblesse à faire peur. Ces questions sont trop importantes et portent des conséquences suffisamment graves pour n’être confiées qu’à des spécialistes. Avant de se chercher une stature d’homme d’État, Bardella doit prendre la peine de s’informer auprès de gens compétents, il doit bien y en avoir au RN, non ? Que la macronie raconte n’importe quoi, soit, on est habitué, mais si même les oppositions, qui sont notre espoir, se laissent entraîner dans semblable médiocrité, on peut avoir des doutes sur le reste. La France doit travailler au changement de paradigme, sortir de la doctrine de la victoire de l’Ukraine comme seule alternative, sortir de la co-belligérance et travailler, au niveau européen à sortir d’un système de sanctions économiques dont le seul effet à été de ruiner nos finances et nos industries. Bardella ne doit pas s’enferrer avec la macronie dans l’impasse mais proposer une autre façon de s’en sortir, il n’en prend hélas pas le chemin.

Politique française et parasitologie

H16

19/2/2024 - Dominique Voynet a récemment servi à nous rappeler que certains politiciens relevaient régulièrement le défi de provoquer des dégâts bien après leur mandat.

Son nom est en effet réapparu alors que des troubles secouent actuellement le département français de Mayotte, dans lequel elle a eu l’occasion de sévir en tant que directrice, jusqu’en 2021, de l’Agence Régionale de Santé locale : interrogée en avril 2023 au sujet des centaines de milliers de Comoriens qui affluent dans l’île sans qu’un contrôle efficace des frontières n’endigue leur flot, elle proposait alors de leur distribuer des visas pour venir en métropole, jugeant qu’en les saupoudrant un peu partout en France, l’impact de leur venue serait à peu près invisible.

Voilà qui ne manquera pas d’animer le débat en cours actuellement, même si on doit légitimement se poser des questions sur la pertinence et l’efficacité réelle de la proposition de Voynet, d’autant que son historique, en matière de résultats palpables, est absolument consternant.


Eh oui : l’idée de saboter la filière nucléaire française, c’est essentiellement elle, comme certaines archives en témoignent, alors qu’elle était ministre de l’Environnement sous le gouvernement Jospin entre 1997 et 2001, et qu’elle s’est assurée que cette filière ne serait pas épargnée par les malus taxatoires européens qui touchent le pétrole, le charbon et le gaz.

Eh oui : la fermeture de Superphénix, c’est essentiellement à cause d’elle, et on se souviendra à bon escient de ses déclarations à ce sujet.


Elle explique ainsi, frétillante d’aise, avoir fait “économiser” des milliards d’euros aux Français en faisant arrêter le surgénérateur, qui, au moment de son arrêt, montrait pourtant qu’il fonctionnait très bien et permettait de recycler efficacement les déchets des réacteurs traditionnels, ce qui permettait de garantir à relativement court terme l’indépendance électrique de la France pour quelques siècles au moins… Le projet Astrid en sera d’ailleurs la continuité avant d’être arrêté, avec la même vista politique, par une autre brochette de nos parasites indéboulonnables : le projet fut mis en pause pendant le quinquennat de Hollande, placardisé par différents minustres de l’environnement comme Hulot ou De Rugy, et arrêté définitivement par nul autre que Macron.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit en fait : cette surprenante capacité de certains de nos politiciens à durablement engendrer la misère et la destruction dans leur sillage, qu’ils soient ou non aux commandes, et ce même bien longtemps après que les électeurs se soient débarrassés d’eux.

La tristesse est ici bien sûr que Voynet est très loin d’être la seule dont les Français n’arrivent pas, semble-t-il, à se dépêtrer. En pratique, le pays est actuellement rempli de ces grouillants dont on ne fera jamais de farine qu’ils s’emploient pourtant à nous insérer dans toutes les préparations culinaires industrielles du moment.

Prenez François Bayrou, qui parvient malgré tout, en usant essentiellement de son pouvoir de nuisance dans l’extrême-centre mou républicain dans lequel il grenouille depuis plus de quarante ans : bien qu’ayant amplement démontré l’ampleur de sa médiocrité dans tous les postes qu’il a occupés, la République semble ne pas savoir se passer de lui. Les derniers rebondissements judiciaires le concernant donnent une assez bonne idée du taux d’agacement de ses petits copains-coquins autour de lui, actuel chef de l’État en premier…

Doit-on évoquer le parcours de Laurent Fabius, dont la trajectoire aurait dû l’emmener, dans un pays sain et bien géré, au fond d’une cellule de prison pendant quelques années, et qui se retrouve pourtant à la tête du Conseil constitutionnel et dont les performances ont été si furieusement négatives que l’institution a maintenant perdu toute crédibilité ?


Peut-on évoquer, sans glousser, le cas de Jack Lang, indépassable vestige de la Mitterrandie triomphante et dont l’âge avancé ne semble en aucun cas poser obstacle à émarger aux frais de la République ?

Ce ne sont que quelques exemples, mais ils illustrent bien le recyclage systématique et navrant d’individus qui n’ont jamais réussi à démontrer leur capacité réelle à réaliser quoi que ce soit de positif pour les Français. Alors que le patrimoine personnel de ces politiciens n’a jamais cessé de croître, le gain des Français à leur présence n’a lui jamais été évident et il semble clairement négatif pour beaucoup voire abyssal pour quelques spécimens.

Il en va de même pour la dernière gagnante d’un tour gratuit de manège au frais du contribuable, Nicole Belloubet, dont une partie des Français semble avoir oublié qu’elle leur a pourtant déjà coûté fort cher, rien que sur le plan sociétal.

Pour rappel, celle qui vient d’être collée à la place d’Oudéa-Castéra comme ministre de l’Éducation nationale s’était illustrée comme Garde des Sceaux (eh oui) pendant les années de pandémie. Après avoir consterné nombre de Français en inventant – dans la plus parfaite décontraction juridique – le délit de blasphème (en France laïque, c’était assez phénoménal) en tentant de calmer ce qui allait devenir l’affaire Mila, elle avait eu la riche idée de libérer un paquet de prisonniers pendant la pandémie.

Que peut-on attendre d’elle dans son nouveau ministère ?

Probablement une nouvelle enfilade de renoncements et d’aplatissements, indispensables nuggets de cette faillite française que l’actuel pouvoir s’obstine à insérer partout où il le peut pour camoufler son propre vide politique… Et ce alors même que l’institution est déjà gravement détériorée précisément par ses renoncements multiples sur les dernières décennies (que ce soit en matière de niveau général des enseignements ou même de discipline basique) et son aplaventrisme lamentable devant l’entrisme assez clair des islamistes (Samuel Paty, Dominique Bernard n’auront pas l’occasion de le constater davantage, hein), le #pasdevague y ayant été érigé en véritable modus operandi.

Autrement dit, comme les précédents exemples évoqués dans ce billet, Belloubet a été récompensée des dégâts visibles et profonds qu’elle a fait sur la société française par un poste lui donnant l’occasion d’en remettre une nouvelle louche.


L’évidence crève les yeux : tous les parasites républicains se tenant tous par la barbichette les uns les autres, les institutions françaises se retrouvent à se refiler les patates chaudes, les escrocs et les incompétents dans un jeu perpétuel de chaises musicales entre imbéciles, corrompus, pervers et psychopathes (cumul et panachage possibles). On n’arrive plus à se débarrasser de ces aigrefins qui hantent maintenant les couloirs républicains depuis des décennies, indéboulonnables malgré les dévastations qu’ils ont provoquées de façon systématique quand ils étaient en poste.

Certes, les limitations strictes du nombre de mandats et de la durée totale à des postes électifs entraîneraient en partie un très nécessaire renouvellement d’une partie de cette caste grouillante de parasites. Ne nous leurrons pas : cela resterait bien sûr insuffisant et tous les problèmes français ne sont pas dus, loin s’en faut, qu’à une poignée d’apparatchiks indéboulonnables…

Mais cela constituerait cependant un indispensable début pour envisager enfin la purge dont le pays a le plus grand besoin.


https://h16free.com/2024/02/19/76787-politique-francaise-et-parasitologie

18 février 2024

mélimélo

⬦ Macron annonce encore trois milliards pour rétablir l'hôpital français où s'enchaînent les décès de gens laissés sans soins aux urgences, et pour sortir de la crise agricole.
Rectification : 3 milliards pour Zelensky.
Catherine Gaillard

⬦ L'Allemagne réunifiée veut maintenant la guerre.
Ce n'est pas une bonne nouvelle.
Ah oui, Scholz est un « Socialiste »…
Le dernier en Allemagne qui voulait la guerre et qui était « Socialiste » était aussi « National ». Ça devrait inquiéter.
« L'Union européenne, c'est la paix ! »
Gilles Casanova

⬦ Le fascisme prend naissance dans la croyance que quelques hommes, prétendument supérieurs, sont autorisés à faire le bien de l’humanité contre son gré.
Marc Amblard·

⬦ Quand un pouvoir veut tout contrôler et tout censurer, quand il ne cesse de dire à ses sujets, par des lois contraignantes et punitives, ce qui est bon ou mauvais pour eux dans quelque domaine que ce soit, quand il ne supporte aucune opinion contraire aux siennes, ce pouvoir se nomme dictature. C’est ce qu’il est en train d’arriver à la France.
Radu Portocala

⬦ Dans un monde submergé par l'absurde et l'angoisse, les narratifs biaisés mais caressant dans le sens du poil les affects de populations désinstruites, trouveront toujours preneurs.
Vincent Verschoore

⬦ Je me marre… dans certaines capitales d’Asie, il y a des singes en liberté dans la ville, qui sont sacrés. Ils zonent toute la journée, font leurs besoins partout, vivent de rapines et se promènent en bandes. Ils s’en prennent régulièrement aux riches touristes, pour les dépouiller de leurs biens, ce qui se mange et qui brille. Heureusement que chez nous il n’y a pas de singes sacrés…
Pierre Duriot

⬦ On résume l'avis du Conseil d'État : « Si vous êtes un chroniqueur fiévreusement macroniste ou woke, vous êtes un journaliste neutre et objectif ; si vous émettez des critiques au woke ou au macronisme vous êtes alors un militant dont le temps de parole doit être décompté pour l'opposition » !
Gilles Casanova

⬦ Les gens négatifs qui sont positifs au covid, ça doit leur faire drôle d'être positif à quelque chose...
Nathy

⬦ Je le vois bien autour de moi, l’ingénierie sociale a tellement bien fonctionné que les plus cons qualifient quiconque pense différemment du discours émanant de la TV, de complotiste, de conspirationniste, d’extrémiste, d’anti science, de pro Poutine, tous ces qualificatifs à la mode…
Nicolas M

⬦ La peine de mort n'est pas abolie en France, il suffit de lire les faits divers.
Pascal Biston

⬦ Les signes s'accumulent que l'OTAN se prépare à une confrontation directe avec la Russie. Une petite guerre en Europe, ce serait tout bénéf pour l'oncle Sam. Problème : la Chine ne pourrait pas rester les bras croisés.
Tout montre que l'Ukraine n'est qu'un prétexte - comme le furent les Balkans en 1914 - pour le grand repartage du monde. Ceux qui ne veulent pas voir ce qui est sous nos yeux devraient consulter l'ophtalmo...
Denis Collin

⬦ Récit : Ce qui menace les citoyens, ce sont les dérives sectaires.
Réel : Ce qui menace les citoyens, ce sont les dérives totalitaires.
Alexis Haupt