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5 avril 2024

LA GUERRE DES MOTS

Gabriel Nerciat

5/4/2024 - Quand les Juifs furent molestés puis assassinés en Seine-Saint-Denis ou à Toulouse, au début de ce siècle, les élites et les petits-bourgeois diplômés ne protestèrent pas, ou peu.
Il faut dire qu'ils n'étaient pas Juifs, et même quand parfois ils l'étaient, se disaient qu'on ne devait pas généraliser ni remettre en cause ce qui ne pouvait pas l'être (une intellectuelle gauchiste d'origine ashkénaze, Illana Weizman, s'est même offert son heure de gloire, il y a quelques années, en expliquant doctement sur les radios d'Etat que "les Juifs ne sont pas des Blancs comme les autres").
Puis, quand des caricaturistes et des journalistes laïcards furent massacrés, les journalistes crurent opportun de dire que c'était à cause des religions. Polyeucte, c'est un type violent, c'est connu, et d'ailleurs Voltaire ne l'aimait pas. Jacques Maritain non plus.
Puis, quand ce fut au tour d'un prêtre catholique ou de militaires en uniforme d'être tués, les évêques de France intervinrent pour dire que tous les fils d'Abraham étaient des frères ; un sociologue de renom très réputé sur l'analyse des faits religieux publia même un article dans Le Monde pour rappeler que les anarchistes athées du XIXe siècle ne faisaient pas mieux.
Puis, quand ce furent de simples civils et adolescents de souche européenne qui tombèrent à leur tour dans des villages assez relégués des provinces rurales périphériques, les mêmes journalistes qui "étaient Charlie", Patrick Cohen et Caroline Fourest en tête, déboulèrent en disant que ce n'était pas vrai ; que ce n'étaient que des menteries proférées par Vincent Bolloré pour faire élire Marine Le Pen.
Enfin, quand ce sont de jeunes musulmanes d'origine maghrébine qui manquent de mourir parce qu'elles s'habillent en européennes et se teignent les cheveux en rouge, que dit-on ?
Qu'il faut être prudent, et ne pas parler à la légère de sujets qui pourraient devenir graves. Peut-être que ce n'est qu'une histoire de filles hystériques et de jeux vidéos, après tout (RTL, BFM-TV et Libé sont déjà sur le coup pour accréditer la thèse).
C'est ainsi que la colonisation de la nation et du continent se fait et se poursuit, avec les meurtres et les violences qu'entraîne toute colonisation, sans qu'on prenne vraiment la peine de la nier explicitement ou de la commenter.
On sait très bien que dès que les mots et les noms adéquats seront communément utilisés (même celui de "Grand Remplacement" est assez vain et désormais neutralisé), plus rien n'empêchera le pire de s'imposer.
Alors, même ceux qui sont prioritairement visés jugent indispensable de ne pas les proférer. Jamais, en aucun cas.
Comme dans le fabliau médiéval où le croquant qui dit "crapaud" se met soudain à les éjecter de sa bouche.

4 avril 2024

LA MAIN DANS LE POT DE CAVIAR

Gabriel Nerciat

4/4/2024 - C'est tout notre banquier président, ça.
D'un côté, on joue soudain au matamore d'opérette pour faire de l'esbroufe à Bruxelles, et "en même temps", de l'autre, on téléphone en douce aux Russes pour tenter de préparer avec eux la future partition territoriale de l'Ukraine, en espérant que l'inévitable débâcle pourra être vaguement contenue pendant encore six mois.
Seulement voilà : Poutine a la mémoire longue, et n'a pas oublié les mauvaises manières de Macron rendant publiques, au début de la guerre, dans un documentaire de France 2, ses conversations secrètes avec lui. Toujours pour faire de l'esbroufe.
Comme il n'a pas oublié les revirements versatiles de la France à propos du respect des accords de Minsk, entre 2017 et 2022.
Du coup, cette fois, c'est Poutine qui cafte.
Bien fait pour Macron. Et pour nous.
Moralité : quand on veut jouer au malin, il faut l'être vraiment. Sinon, on passe à la fois pour un sot (à Moscou) et pour un traître (à Bruxelles et à Kiev).

Jonathan Sturel

Avril 2022 - Plus on creuse le dossier McKinsey, plus on découvre que ce truc est réellement un baril de nitroglycérine capable, si la justice se réveille un jour, de faire exploser la macronie en plein vol.
McKinsey travaillait donc à conseiller plusieurs États dont l'État français, notamment sur la politique vaccinale, et travaillait en même temps pour Pfizer qui était le principal fabricant, distributeur et rentier de la vaccination dans le monde.
Et McKinsey a organisé, pour les États, la stratégie vaccinale après les avoir convaincus de faire le choix de la vaccination la plus large possible. Comme par hasard.
McKinsey ne fait donc pas seulement du «conseil» mais également du lobbying : on peut en effet raisonnablement comprendre que la société Pfizer a payé le cabinet McKinsey, dont elle connaissait le degré d'influence dans les appareils institutionnels, pour qu'il oriente les États vers les choix les plus favorables financièrement à Pfizer. Ce qu'il a fait. C'est la définition du lobbying. C'est même carrément de l'infiltration.
Quant à l'État, savait-il que son client McKinsey travaillait aussi pour le principal vendeur de vaccins ? Et puisqu'on pose les questions qui fâchent : l'État savait-il que McKinsey est impliqué directement dans le scandale américain des opioïdes et qu'il a un parcours judiciaire long comme le bras ? Poser la question, c'est y répondre, car il le savait bien sûr.
Tout est absolument dingue dans cette histoire. Quand on pense que pendant que ce truc se mettait en place, la crème du journalisme d'investigation en France en était réduite à chercher des poux dans la tête de Raoult, tandis que les anti-complotisses professionnels, y compris les nains de l'Incorrect, multipliaient les articles incendiaires et hallucinés contre Fouché, Perronne ou France Soir.
Disqualification morale, intellectuelle et politique définitive pour ces tocards.
Yann Thibaud

3/4/2024 - La « Sainte Russie » terre éminemment et éternellement mystique, a tout pour s'entendre, se comprendre et s'apprécier mutuellement avec la France « fille aînée de l'Église », nation des abbayes et des cathédrales, des druides et des cathares.
Sauf aux yeux de notre élite nihiliste et décadente, parce que sinistrement matérialiste, dont la haine de la Russie n'est autre que la conséquence de sa haine et de son mépris pour toute forme de transcendance ou de spiritualité.
Ne nous laissons donc pas entraîner et manipuler par des médias et responsables politiques, aussi incultes qu'incompétents, dans la détestation du plus grand pays du monde, partie intégrante de l'Europe et dont la survie est intimement liée à la nôtre.
Ceci d'autant plus que l'âme de la France a pour mission et raison d'être de devenir ou redevenir un lieu d'équilibre, de dialogue, d'harmonie et de coopération avec tous les peuples de la Terre.
C'est cet universalisme et cet idéalisme qui font la grandeur de la France.
Ne l'oublions pas et ne renions pas nos véritables valeurs, aujourd'hui lamentablement et tragiquement trahies, oubliées et reléguées au rang de vagues souvenirs folkloriques.
La France n'est grande et ne sera grande que lorsqu'elle renouera avec sa vocation mystique éternelle.
La question spirituelle est donc au cœur de la question civilisationnelle, enjeu et défi de notre renouveau, en tant que peuple et en tant que nation.

mélimélo

⬦ Le 1er avril, c’est le seul jour où nos médias mentent sympathiquement.
Gilles Casanova

⬦ Le gouvernement envisage le remboursement des frais de santé... en fonction des revenus. Macron veut imposer le système américain : les riches ont leur assurance et les pauvres, comme les classes moyennes, une sécurité sociale de merde. BlackRock est content. L'investissement sur Macron aura été payant.
Kuzmanovic Georges

⬦ Dans le monde réel, Zelensky a fait annuler les élections de son pays pour se maintenir en place.
Dans le médiavers, le méchant c'est Poutine quand même.
Alexis Haupt

⬦ Vous ne posséderez rien mais vous serez heureux, et si vous dénoncez ce projet de paupérisation et de dépossession, vous irez en prison.
Klaus Schwab, mise à jour

⬦ Il y a une course de vitesse entre les peuples qui commencent à se réveiller et l'oligarchie qui accélèrent le programme de peur que les peuples ne fassent voler en éclats, avant sa réalisation, le programme qui a été conçu.
François Asselineau

⬦ La guerre Ukraine-Russie n'est pas notre guerre. Il faut tout faire pour empêcher un embrasement qui pourrait se transformer en conflit mondial. Les va-t-en guerre sont des irresponsables criminels.
Denis Collin

⬦ Avec prétention et stupidité Anne Hidalgo n'attaque pas les dirigeants russes mais s'en prend au peuple russe. Joli coup !
Gilles Casanova

⬦ Face à moi, la foule n’a pas de légitimité.
E. Macron

⬦ Les Verts (de gris) votent l'accord de coopération militaire avec l'Ukraine : nous aurons donc une guerre "durable", "écologiquement soutenable", des obus bios et des fusils mitrailleurs non virilistes. Bref la guerre verte !
Denis Collin

⬦ Même la justice ukrainienne vient de le reconnaître : dans la « Révolution Euro-Maïdan », en 2014, ce sont les insurgés, actuellement au pouvoir, qui ont délibérément tiré sur leurs amis pour lancer le coup d'État. Dure vérité.
Gilles Casanova

⬦ La France et l'Allemagne ont une responsabilité directe dans la guerre en Ukraine. Si Hollande et Merkel avaient tenu leurs engagements et fait respecter les Accords de Minsk signés en 2015, cette guerre aurait été évitée.
Véronique Faucheux

⬦ L'exécutif européen contrôle et sanctionne (le cas échéant) la diffusion de l'information sur internet. On dirait Poutine.
Denis Collin

⬦ Pourquoi parlent-ils de « fin de vie » ? Le mot « mort » ne convient-il plus ? Il offusque la nouvelle pensée rose ?
Dans un monde qui devient son propre ersatz, la « fin de vie » serait, donc, une « mort » édulcorée…
Il faudrait peut-être, par souci de symétrie et de cohérence, remplacer « naissance » par début de vie ».
Radu Portocala

⬦ Dans ce monde pourri par l'argent ou plus précisément par l'appât du gain, il est de plus en plus difficile d'avoir confiance en l'humain.
Véronique Faucheux

⬦ On ne peut pas combattre la Vérité et encore moins l'abattre. Car la Vérité est immuable et intemporelle quand le mensonge est une construction de l'esprit.
Véronique Faucheux

⬦ Il n’y a jamais eu de crise pandémique. Ni de crise climatique. Le monde vit juste une crise de corruption.
Marc Amblard

⬦ Tôt ou tard, tout le monde deviendra "complotiste", c'est-à-dire comprendra qu'ils nous mentent du matin au soir. Ce n'est plus qu'une question de temps.
Alexis Haupt

LE SOCIAL-LIBÉRALISME POUR L'ÉTERNITE

Gabriel Nerciat

Toujours plus d'impôts.
Toujours plus de dettes.
Toujours plus d'Europe.
Toujours plus de libre-échange.
Toujours plus de migrants.
Toujours plus de normes.

Cinquante ans que ça dure, sans interruption, depuis la mort de Pompidou.
A croire que les élites françaises ne connaissent rien d'autre que ce calamiteux mantra, et que leurs électeurs, sur plus de deux générations, ne s'en lassent pas.
Même quand il est proféré par une dinde parfaitement insignifiante.
Bon, eh bien, ma foi, continuons la ronde, n'est-ce pas, jusqu'à la chute finale du régime.

Toujours plus d'impôts.
Toujours plus de dettes.
Toujours plus d'Europe.
Toujours plus de libre-échange.
Toujours plus de migrants.
Toujours plus de normes.
 
Joyce Jonathan, l'ancienne petite amie de Gabriel Attal qui l'a dégoûté des filles, devrait en faire une chanson.
Tube garanti.

Le chaos dans les lycées, quelle responsabilité ?

Maxime Tandonnet

29/3/2024 - La démission du proviseur de Maurice Ravel dans le XXe à Paris, à la suite de menaces islamistes, pour avoir exigé d’une lycéenne qu’elle retire son voile conformément à la loi, fait beaucoup de bruit. Alors, les politiciens au pouvoir donnent du menton. Jamais l’Éducation nationale n’avait sombré dans un tel chaos : militantisme islamiste, violence, menaces de meurtre, effondrement du niveau. C’est en grande partie la faute des équipes au pouvoir qui sont censées diriger la France, notamment depuis 12 ans. A cause de leurs prétendues réformes, elles ont accéléré l’œuvre de destruction du lycée et favorisé le chaos. Ne soyons pas dupes : les moulinets, les coups de menton, la logorrhée virile et la diarrhée communicante, cette fuite dans l’exubérance vaniteuse et bavarde n’est jamais que le signe de l’impuissance. Ils ont affaibli le lycée par une politique de nivellement avec la suppression des séries spécialisées et le sacrifice démagogique du bac (contrôle continu, « grand oral » imbécile, etc.). Les projets de militarisation ou encasernement de la jeunesse – uniforme scolaire, service universel et autres idées piquées à la droite radicale – ne sont rien d’autre que des leurres destinés à distraire l’opinion du désastre en cours. En abandonnant la notion d’excellence scolaire, en saccageant l’enseignement des mathématiques, du français, de l’histoire, de la philosophie, des sciences, en dévalorisant les examens et le mérite, en sabotant la transmission de l’intelligence, nos apprentis sorciers, comme la nature à horreur du vide, ont ouvert la voie à la violence et à la terreur islamiste. Ils sont responsables et coupables mais intouchables dans un régime politique fondé sur l’irresponsabilité. Pauvre Maurice Ravel, de voir son nom associé à une telle débâcle.

https://maximetandonnet.wordpress.com/2024/03/29/le-chaos-dans-les-lycees-quelle-responsabilite/

2 avril 2024

Le système politique russe et ce que les Russes en pensent

Extrait d'une vidéo d'Alexandre - Un Français vivant en Russie


Un témoignage qui en dit long sur les pressions et les menaces que subissent les députés :

https://www.facebook.com/1200878777/videos/1580738752682272/

Anne-Laure Bonnel : "Monsieur Glucksmann, vous m'avez mis une cible dans le dos !"

https://www.youtube.com/watch?v=rtQQb9prJyA

Le macronisme, du déclin démocratique au pouvoir autocratique

Jacques COTTA

2/4/2024 - Les évènements qui se succèdent témoignent du déclin démocratique qui frappe la vie politique et sociale du pays.

Au niveau international, le Président de la république se conduit comme tout autocrate qui possède les pleins pouvoirs. Emmanuel Macron a ainsi annoncé sa volonté d’engager le pays dans la guerre en Ukraine, éventuellement d’envoyer des troupes, de verser des milliards à Zelensky pour aider son effort de guerre, sans que nul n’ait été consulté, ni la représentation nationale, ni surtout le peuple français. Il a engagé le pays dans une spirale folle, sur tous les plans. D’un point de vue sécuritaire d’abord, mais aussi d’un point de vue économique, décrétant, au nom de « l’économie de guerre », que des entreprises pourraient être réquisitionnées pour fabriquer bombes, missiles ou autre drones, permettant à l’Ukraine d’atteindre la Russie en profondeur.

La démocratie, au sens propre du terme, est bafouée par un homme qui utilise tous les artifices que lui accorde la constitution de la 5ème république. Depuis les usages à répétition du fameux article 49.3 permettant au pouvoir de gouverner comme il l’entend contre la volonté du peuple, tout en étant minoritaire, Emmanuel Macron pousse plus loin encore le processus antidémocratique, ne manquant pas de mettre la nation en danger.

Par voie de conséquence, il organise une régression généralisée au nom de « l’effort militaire », de la dette et du fameux déficit qu’il est toujours bon de ressortir pour justifier les tours de vis à répétition. Toujours sans débat dans le pays, les coupes sombres sont organisées, sur conseil de quelques « spécialistes » présentés aujourd’hui comme hier comme des « sachants ». Les « experts » du Covid ont fait des petits, dans tous les domaines.

La démocratie est incompatible avec la politique menée au service du capitalisme financier et de quelques privilégiés. Voilà pourquoi elle est bafouée, niée. Le pouvoir macronien a décidé au nom de « l’équilibre des finances publiques » de s’attaquer gravement à l’éducation et l’école, à la santé et aux hôpitaux, aux services publics en général, et évidemment aux prestations sociales, dont les allocations chômage qui devraient, selon le premier ministre Attal s’exprimant à la télévision, être sérieusement rabotées.

Emmanuel Macron qui est cohérent bafoue la démocratie et en même temps, à la veille des élections européennes, se fait défenseur de la « souveraineté européenne » contre la souveraineté nationale. En réalité, la souveraineté européenne est celle d’une technocratie et de fonctionnaires au service du capital mondialisé, élus et approuvés par personne, alors que la souveraineté nationale est celle du peuple. Ceci explique donc cela.

Mais la démocratie décline par les deux bouts, avec Macron l’autocrate, le pouvoir et ses affidés donc, mais aussi avec ceux qui sont censés représenter une opposition. Car l’opposition n’en n’a globalement que le nom. Sur l’essentiel, les divergences sont gommées. Ceux qui se disent opposés à la guerre n’ont pas manqué de voter les crédits accordés à l’Ukraine par exemple, ou à simplement s’abstenir, et les forces politiques qui ont été niées par l’absence de tout débat public sur les grands choix se précipitent dés que Macron claque du doigt pour avoir des discussions d’alcôve qui ne servent qu’à donner un semblant, un mirage d’échange là où tout a déjà été décidé.

La démocratie est bien la victime, bafouée à tous les niveaux. Les mêmes d’ailleurs qui se disent opposés aux choix politiques du pouvoir se proposent de participer aux élections européennes non pour expliquer qu’il faut quitter l’Union européenne au plus vite, mais pour laisser croire qu’ils pourraient en infléchir une fois élus l’orientation, alors que depuis des années la démonstration du contraire est avérée.

Comment enrayer le déclin démocratique ? Est-ce seulement encore possible ? Seul un sursaut populaire massif dont nul ne peut prévoir l’occasion qui lui permettra de se manifester ni les formes qu’il prendra, pourra sans doute renverser le cours des évènements qui conduit chaque jour un peu plus à un pouvoir autocratique, totalitaire.

Glucksmann et la négation de la nation

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire


2/4/2024 - Glucksmann, la face à peine dissimulée du gauchisme anti-France. Le sourire de façade, enrobé d’humanisme préfabriqué, en guise d’aile rouge de la macronie. Sa pensée est exactement semblable à celle de celui avec qui il vote tout sans sourciller et dont il approuve tous les excès, dès qu’il s’agit de rejeter le tissu historique, ou d’abolir les racines nationales, au profit d’une mondialisation martelée « heureuse », mais qui brime tout le monde. On se demande pourquoi il n’a pas fait alliance avec Valérie Hayer, puisqu’il n’y a aucune différence dans la résolution de gommer l’État français et son peuple. Il va jusqu’à imiter les axes de campagnes en s’attaquant au RN, en lieu et place de nous expliquer ce qui le différencie des autres partis européistes. Attendu qu’il s’en dispense, faisons un bref état des lieux à sa place.

C’est un adepte de la dissolution des Nations au profit d’un super État tentaculaire européen. Il hait la France et ses origines, comme ses terroirs. Dans son vocabulaire, nation, patrie, sont des noms exclus, rances. Volontiers partisan d’une surenchère guerrière avec la Russie, il fait partie de ceux qui ont le désir macabre du sacrifice, y voyant le moyen d’asseoir sa notoriété. Pétri des mêmes éléments de langage, il invoque ces fameuses valeurs que l’Occident ne cesse de jeter en pâture à la face d’un monde de plus en plus perplexe et sceptique, tant les intentions tranchent avec les réalisations. Il s’était d’ailleurs illustré dans les tentatives de déstabilisations en Géorgie et en Ukraine. Russophobe convaincu, c’est un Otanien fanatique à tel point que sa grande peur est que Trump gagne et qu’il lâche l’OTAN laissant l’Europe seule face aux Russes. Globaliste résolu, il est pour une immigration massive, capable de renverser les traditions, d’effacer l’histoire de notre pays grâce à une société métissée. Il a été membre et l’est peut-être encore, de plusieurs cercles néo conservateurs qui soutiennent les intérêts des US. Opportuniste, comme tous ceux qui cherchent à faire carrière, il s’est d’abord hasardé avec Sarkozy. N’obtenant pas ce qu’il désirait, il s’est rabattu vers le PS, avec lequel il a remporté son premier poste de député européen. Un véritable homme politique moderne, changeant d’écurie selon les tendances, toujours prêt aux concessions nécessaires pour arriver à ses fins.

C’est ce personnage qui recueillerait plus de 10% des voix. Son CV devrait laisser perplexe plus d’un citoyen, mais, après tout, le sentiment anti national et la répugnance pour nos racines et notre culture ont été depuis si longtemps enseignées, qu’il n’est pas étonnant de découvrir un public pour ce type de candidat. Rien d’étrange hélas, à voir des électeurs en pâmoison devant cette farouche volonté de détruire ce qui fit la grandeur de la France. Ceux-là même qui savourent un narratif trouvant de la noblesse dans un effacement de la souveraineté et une désintégration méticuleuse de nos racines et traditions au profit d’un homme « nouveau », dans une société sans passé, et forcément, sans avenir. Voter Glucksmann, « monsieur Salamé », compagnon de Léa à la ville, c’est manifester son désir de faire disparaître encore plus vite les nations et de leur imposer un pouvoir central technocratique, très éloigné des problèmes locaux et des intérêts nationaux. C’est faire un pas de plus vers la guerre, pour laquelle il semble vouer une fascination à l’égal de Macron. C’est accepter et cautionner l’effondrement de notre modèle culturel, le nier comme l’a fait la macronie. S’il reproche, sans pouvoir le démontrer, que le RN c’est la haine des autres, lui c’est celle des siens et il le prouve, lui, par ses engagements, ses propos. Ce qu’il reproche à son adversaire naturel, n’est que l’exacte réplique de ce qu’il entend mettre en œuvre contre le peuple de France.

Pour le 9 juin prochain, il faudra faire attention à tous ces candidats d’un nouveau type « d’internationale socialiste », qui pratiquent la négation permanente de la nation, qui demandent même, comme ce fut le cas dernièrement, l’annulation de la présidentielle au suffrage universel et le RPF, dans sa tradition gaulliste, soutiendra ceux qui se réclameront sans arrière-pensée et sans ambages, des notions de souveraineté, de nation et de légitimité des peuples européens à choisir eux-mêmes leur avenir en fonction de leur Histoire et de leur Culture.

Un an de prison et 3750 € d’amende pour un tweet : le délit d’outrage en ligne arrive

1/4/2024 - Le texte revient devant le Sénat et l'Assemblée nationale en avril 2024 avec un nouvel amendement créant un délit unique au monde : l'outrage en ligne. Ce délit vise à pénaliser et criminaliser toute critique jugée hostile ou offensante envers une personne ou une institution, y compris sur les réseaux sociaux et les messageries privées.

Une nouvelle loi menace la liberté d’expression en ligne avec un délit unique d’outrage en ligne, punissant toute critique jugée hostile ou offensante.

Cette nouvelle infraction punira d’un an de prison et de 3750 € d’amende la diffusion en ligne de tout contenu portant atteinte à la dignité d’une personne ou présentant à son égard un caractère injurieux, dégradant, humiliant ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante. Les avocats alertent sur la subjectivité de cette notion, qui renvoie au ressenti de la personne visée par les propos.

Le contexte européen montre une tendance à la criminalisation des discours de haine et à la lutte contre le cyberharcèlement. Toutefois, la création d’un délit d’outrage en ligne aussi large et flou suscite des inquiétudes quant à son application concrète et aux potentielles dérives qu’il pourrait engendrer.

Face à ces enjeux, il est essentiel que les citoyens et les représentants politiques se saisissent de ce débat et veillent à préserver un équilibre entre la protection des individus et le respect de la liberté d’expression sur internet. Il est impératif que les oppositions politiques se mobilisent contre ce projet de loi, qui s’inscrit dans la philosophie du règlement européen DSA (Digital Services Act) et pourrait entraîner la censure de photos et de vidéos à valeur informative.

⇒ https://lemediaen442.fr/

30 mars 2024

PÂQUES ET SON MYSTÈRE

Gabriel Nerciat

Toujours déçu, depuis de nombreuses années, par le conformisme un peu gnangnan des homélies pascales, surtout celles du Jeudi Saint (pendant longtemps, dans ma paroisse d'adoption, elles étaient vaguement sauvées par la gravité et la ferveur des veillées d'adoration eucharistique dont la messe était le préambule et pendant lesquelles le prêtre au moins ne parlait pas).
Bien sûr, tout le monde connaît la fin de l'histoire, mais pas toujours son sens, et il me semble qu'un prêtre devrait insister là-dessus.
A chaque fois que je réentends le récit de la Cène, quelle que soit la version évangélique que l'Eglise romaine en donne lors de la célébration des messes de Pâques, je me demande toujours ce qu'en comprenaient les Apôtres, pour qui les paroles prononcées ce soir-là étaient absolument nouvelles et pas encore désactivées par deux mille ans de pratiques liturgiques et sacramentelles.
Pour nous, le sens des paroles eucharistiques est on ne peut plus clair, même si depuis Paul VI et le tournant conciliaire des années 1960, l'Eglise fait tout pour en amoindrir la crudité tragique et la teneur théologique.
Les Apôtres, eux, tous Juifs - et surtout les trois plus proches du Christ : saint Jean, saint Jacques et saint Pierre le premier pape de la Tradition chrétienne apostolique - ont-ils vraiment saisi que Jésus leur Maître leur parlait d'un sacrifice à nul autre pareil (mais malgré tout, dans sa forme rituelle, assez semblable à ceux pratiqués lors des Mystères païens dans tout le monde romain et hellénistique, comme l'a établi magistralement la récente thèse révolutionnaire de Francesco Massa) ?
Un sacrifice inouï, incompréhensible sans doute, où le corps mortel de Jésus devenait du pain et son sang du vin, comme l'enfant Dionysos dans les mystères d'Eleusis à Athènes - mais alors même que la personne humaine du Christ, bien vivante devant eux, authentifiait par sa présence charnelle que corps et sang n'étaient absolument pas séparés et donc aptes à se métamorphoser en n'importe quelle autre forme substantielle.
Dans la suite des Evangiles, on assiste à la révolte puis à la trahison de Pierre, pourtant le seul qui a reconnu d'emblée la messianité et la divinité du Christ, qui va jusqu'à trancher l'oreille d'un des flics de Caïphe venus arrêter Jésus, ainsi qu'à la colère désespérée des autres Apôtres. Ce qui semble indiquer que la nécessité de la Passion sacrificielle du Fils de Dieu leur échappait totalement.
Avaient-ils même bien saisi que Judas quelques heures auparavant était parti trahir leur Maître, et était-il vraiment le seul, Judas, à croire intérieurement que le terme de la prédication christique coïnciderait avec un soulèvement général des Juifs de Palestine contre l'occupant romain, et non avec une mise à mort sacrificielle précédant une catabase et une résurrection ?
Les Evangiles restent très flous là-dessus, mais, notamment chez saint Marc, réputé être le plus proche des évènements historiques, on croit deviner que le sens complet de la Révélation devra attendre la Pentecôte pour être totalement compris des douze Apôtres et de leurs disciples - en cela des hommes assez semblables à nous.
Quoi qu'il en soit, avec le Mystère de Pâques, c'est l'esprit des traditions païennes et juive qui ont fusionné en une sorte de synthèse ésotérique et mystérique à laquelle elles ne résisteront pas, qui survivra même à l'Universel de la romanité en se coulant providentiellement en elle, et dont le Concept hégélien tentera bien plus tard de retrouver en vain la force de propagation métaphysique et politique.
C'est ce qui en fait - malgré la révélation islamique ultérieure, malgré le rationalisme de Descartes et des Lumières, malgré tous les paradigmes de la science galiléenne - l'évènement le plus important de l'histoire humaine des deux derniers millénaires.
Et ce, que le Christ ait été finalement ressuscité ou pas.
Ce n'est pas parce que sa force décline aujourd'hui en Europe que ceux qui ont la charge de la célébrer doivent négliger de s'en souvenir et de l'approfondir adéquatement.