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9 septembre 2025

LA DÉCONFITURE DE RETAILLEAU

Gabriel Nerciat

-9/9/2025- Je l'ai déjà dit, mais au-delà de François Bayrou, Bruno Retailleau à mon sens apparaît aujourd'hui comme le grand vaincu politique de cette chute ministérielle.
Non seulement son bilan en tant que ministre de l'Intérieur est nul (il n'est parvenu ni à arracher au Premier ministre une nouvelle loi sur l'immigration, comme il l'avait promis, ni à freiner le nombre des naturalisations et des visas, encore moins à augmenter substantiellement le nombre d'expulsions des clandestins), mais il a été suffisamment inintelligent ou inhibé politiquement pour demeurer solidaire du bedeau béarnais jusqu'au dernier moment de sa chute sans rien avoir obtenu de lui.
S'il n'est pas reconduit à l'Intérieur par le futur Premier ministre (en espérant que ce dernier ne vienne pas de la gauche), je gage que son destin national pour le moins sera court, et on ne s'en plaindra pas.
Le pire, toutefois, contrairement à ce que prétend la droite C-News, c'est son attitude vis-à-vis de Boualem Sansal.
En effet, en menaçant publiquement Alger de représailles et de sanctions tonitruantes qu'il n'était pas en mesure de rendre effectives, et ce sans avoir requis au préalable l'autorisation de Macron qu'il savait hostile à de telles mesures, il a sans aucun doute contribué à aggraver considérablement le sort de l'écrivain embastillé.
Initier un rapport de force qu'on n'a pas les moyens d'assumer est le signe indubitable de la médiocrité en politique.
Mais ce genre de tartarinades démagogiques et irresponsables est tout à fait dans la pratique de cette droite de notables catholiques hypocrites et faux culs, qui prétend incarner les valeurs morales des honnêtes gens tout en se comportant comme des voleurs de dot ou des gérants d'hôtels borgnes.
Si Boualem Sansal meurt en prison, nul doute qu'on priera pour lui dans les églises de Vendée. Mais il aurait mérité mieux.

8 septembre 2025

Ambassade de Russie en France / Посольство России во Франции

Réponses du Ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, aux questions de l’émission « Moscou. Kremlin. Poutine » (7 septembre 2025)

Question : Devons-nous prêter attention au fait que l’Occident continue de dire que la rencontre d’aujourd’hui (la triple poignée de main entre le Président de la Russie, Vladimir Poutine, le Premier ministre de l’Inde, Narendra Modi, et le Président de la Chine, Xi Jinping) serait une sorte de démonstration, un signal ?

Sergueï Lavrov : C’est la démonstration que trois grandes puissances, représentant trois grandes civilisations, prennent conscience de la convergence de leurs intérêts dans plusieurs domaines. Cela ne signifie pas que tout coïncide à 100 %, mais il existe une tendance claire à ce que la Chine, la Russie et l’Inde développent leur partenariat, en tirant un bénéfice mutuel des domaines où leurs intérêts sont communs.
Ces intérêts concernent le développement économique, la résolution de problèmes sociaux, l’amélioration du bien-être de la population. Tout cela s’inscrit parfaitement dans le concept général de la « troïka » RIC (Russie, Inde, Chine), que l’ancien Ministre des Affaires étrangères de la Russie, Evgueni Primakov, avait déjà esquissé au milieu des années 1990. Depuis, elle s’est concrétisée, de nombreuses rencontres ont eu lieu. Actuellement, nous préparons un nouveau format de la « troïka », d’abord au niveau des ministres des Affaires étrangères. Je suis convaincu que par la suite, nous réfléchirons également à un sommet spécial.

Question : On a vu apparaître la métaphore de « l’éléphant-dragon-ours ».

Sergueï Lavrov : « L’éléphant-dragon-ours » – le monde animal est riche. Nos trois peuples ont une grande imagination. Ils ont choisi les symboles de leurs nations sans aucun vote, en s’inspirant de la vie elle-même.

Régis de Castelnau

Rubrique : bazar

-8/9/2025- J’ai expliqué au moment de la décision juridiquement délirante prononçant l’inéligibilité avec exécution provisoire de Marine Le Pen, qu’elle ne pourrait pas être candidate à l’élection présidentielle de 2027. Je renvoie à ces articles en rappelant quand même d’abord que cette condamnation n’a pu intervenir que grâce à une jurisprudence scélérate mise en place par la Cour de cassation et ensuite que le jugement reposait sur des motivations directement politiques. On vient donc d’apprendre que toutes affaires cessantes, la Cour d’appel venait de fixer l’audience au début de l’année prochaine, c’est-à-dire à un an de la présidentielle suivante. Une petite observation au passage, l’affaire antérieure qui concerne François Bayrou et son parti, aurait dû être examinée par la Cour avant celle du RN…
Bon, pour que Marine Le Pen puisse récupérer son éligibilité, il faudrait un miracle. Voyons les deux hypothèses tirées par les cheveux qui le permettraient :

• la Cour d’appel ne prononce pas de peine d’inéligibilité à l’égard de Marine Le Pen (même pas en rêve). Et dans cette hypothèse le parquet ne forme pas de pourvoi (même pas en rêve bis) et l’arrêt devient définitif. Marine Le Pen est éligible. Oui parce qu’il faut savoir que même si la Cour ne prononce pas l’inéligibilité mais qu’elle fait l’objet d’un pourvoi, l'arrêt n’est pas définitif. Et dans ce cas c’est l’exécution provisoire de la première instance qui continue à s’appliquer… rigolo non ?

• Bayrou renversé, Macron prononce une nouvelle dissolution, et le RN (avec éventuellement des alliés) obtient la majorité et MLP (ou Bardella) est nommée premier ministre. Ils saisissent en urgence le Parlement et font voter une loi supprimant la peine complémentaire d’inéligibilité. Qui intervient avant la décision de la cour d’appel et que celle-ci est contrainte d’appliquer puisque la « loi pénale plus douce » est rétroactive. Marine Le Pen redevient éligible.

Comme disait mon père, avec des si, on mettrait Paris en bouteille et la tour Eiffel dans un bouchon. Mais là c’est pire, pour y croire, il faudrait consommer un camion-citerne de LSD.
Ah j’oubliais l’hypothèse farfelue d’une démission ou d’une destitution de Macron. Retour à la case départ, MLP inéligible pour la présidentielle anticipée.
Franchement, nul besoin des moujiks pour foutre le bazar chez nous. On se débrouille très bien tout seul.

Olivier Delorme

-8/9/2025- J'espère que plus aucun rigolo ne dira encore, désormais, que la Ve République est un régime présidentiel. La Ve, malmenée, triturée, défigurée pour cause d'européisme débile et de convenances personnelles reste un régime de parlementarisme rationalisé qui donne à l'Exécutif les moyens de gouverner dès lors qu'il dispose d'une majorité parlementaire cohérente.
Mais ce régime repose aussi sur la légitimité d'un président en charge de l'essentiel et du long terme.
Aujourd'hui, il n'y a plus ni majorité au Parlement ni légitimité d'un président désavoué par le peuple à trois reprises.
La logique de la Ve serait qu'il en tire les conséquences et qu'il s'en aille.
Une dissolution, j'en suis convaincu, ne réglera rien et ne fera qu'aggraver l'affaiblissement de notre pays à l'intérieur comme à l'extérieur.
La mise en œuvre de l'article 16, qui n'a jamais été prévu pour résoudre une situation de crise parlementaire ni de crise de légitimité présidentielle, serait évidemment une forfaiture relevant de la trahison et du coup d'État.
Il faut qu'il parte !
À mes yeux, la destitution n'est ni possible, quelles que soient les arguties des uns et les accusations des autres, ni souhaitable en ce qu'elle déséquilibrerait un peu plus les institutions et, comme la IIIe lors de la crise du 16 mai 1877, réduirait le président à une potiche affectée aux chrysanthèmes et rétablirait un régime d'assemblée qui nous a menés au gouffre en 1940 et en 1958.
En revanche, la censure immédiate de tous les gouvernements que présenterait Macron, me semble respecter l'esprit comme la lettre de la Constitution.
Dessin de Kurt
Christian Dubuis Santini

-8/9/2025- Dimension historique du PS : des sociétés primitives il a reproduit la brutalité clanique, de l'Antiquité il reconduit l'esclavage, au Moyen Âge il a emprunté la domination féroce, du capitalisme il copie hypocritement l'exploitation cynique... et au socialisme il a pris le nom.

Paulina Dalmayer

-7/9/2025- Une tranquille revanche sur l’Histoire. Et c’est aussi rudement crâneur que faire paraître un papier sur la fulgurante réussite économique de la Pologne à quelques jours de la dégringolade annoncée de la France… Mais que faire, tandis que les Français s’écharpent et rêvent d’une paralysie plus paralysante que l’usuelle, les Polaks retroussent leurs manches, toujours aussi incrédules quant au fait que le PIB polonais per capita ait rattrapé celui du Japon (sic !).
Mon analyse du miracle polonais dans le dernier numéro de la Revue des Deux Monde, dont je vous recommande la lecture de la première à la dernière page, à moins que vous ne soyez occupés à être bloqués.
Photo : Non, ce n’est pas Chicago, c’est Varsovie.


Gabriel Nerciat
8/9/2025

MAXIME SOCIOLOGIQUE

Au XXIe siècle, à l'ouest du monde, tout le monde est, a été ou sera complotiste.
C'est l'une des maximes sociologiques les plus indubitables par quoi l'on peut saisir un pan de la rationalité des sociétés modernes occidentales en voie de dislocation.
De façon assez naturelle, ceux qui dénoncent le complotisme de la manière la plus véhémente au nom de la raison des élites sont aussi ceux qui l'adopteront de la manière la plus évidemment décomplexée dès que leur responsabilité personnelle sera mise en jeu.

7 septembre 2025

Gilles Casanova

-7/9/2025- Si Olivier Faure est premier ministre il annonce sur TF1 :
« Nous devons envoyer des troupes maintenant pour contrôler l'espace aérien. »
Il sera immédiatement en état de guerre avec la Russie.
Et il dirige un Parti qui se réclame de Jean Jaurès, quelle trahison !

Catastrophe : la France déjà en mode Russie des années 90

Régis de Castelnau
7/9/2025


Chacun sait qu’il est plus facile de raconter l’Histoire quand on connaît la fin. Et pourtant…

Pendant une dizaine d’années, membre du (vrai) PCF et appartenant à son Bureau de politique extérieure (la POLEX), j’ai occupé un certain nombre de responsabilités internationales. Après l’arrivée de Michael Gorbatchev au pouvoir (1985), mes activités couvraient également le domaine économique. En 1987, j’eu l’occasion de rencontrer Gorbatchev à Moscou et je dois dire que perestroïka et glasnost aidant, j’étais plutôt optimiste concernant une rénovation du « socialisme existant ». Pour rapidement déchanter devant le spectacle du chaos qui s’installait. Aidé par une course à l’Occident et ses « valeurs » de cupidité et de cynisme. Mon dernier voyage d’affaires s’y déroula en décembre 1990, et devant le tableau qui se donnait à voir, je décidai de mettre fin à l’expérience et réorientais mes activités professionnelles. Honnêtement, je n’envisageais pas à ce moment-là l’effondrement de l’Union soviétique quelques mois plus tard. Si celle-ci me surprit quand même, la catastrophe politique, économique et sociale qui se déroula ensuite m’apparut comme la suite normale de ce que j’avais moi-même constaté. Et que tout était en place pour ce qui fut une course à l’abîme. La Russie, son État détruit, fit la terrible expérience d’une anarchie la mettant sous le contrôle d’un capitalisme violent et sauvage, d’une corruption géante, et d’un gangstérisme violent. Les conséquences sociales de la catastrophe furent pour la population d’une formidable violence.

Tout le monde connaît ou devrait connaître cette séquence historique à laquelle l’arrivée de Vladimir Poutine à la tête du pays permit de mettre fin. Alors, pourquoi y revenir aujourd’hui ? Parce que l’Union européenne, confrontée à une crise politique, économique et sociale considérable, est déjà dans une situation voisine. Boris Eltsine successeur de Gorbatchev dans la destruction de l’URSS, qui avait été installé par l’Occident à la tête de la Russie était un ivrogne corrompu. Mais que dire des dirigeants européens actuels, grands utilisateurs de sachets de poudre, complètement incompétents quand ils ne sont pas carrément des psychopathes. En Grande-Bretagne, le premier ministre élu avec moins de 30 % des suffrages grâce un système électoral antidémocratique, affiche en permanence son air ahuri, symptôme de son incompétence. Il a succédé à Liz Truss terrifiante imbécile, précédé elle-même par Boris Johnson incarnation parfaite de la vénalité, du mensonge et de la nullité politique. Sur fond d’un pays qui s’effondre, au bord de la guerre civile ethnique avec un État insolvable et incapable ne serait-ce que d’entretenir les infrastructures du pays alors qu’il a renoncé à en construire de nouvelles. L’Allemagne quant à elle, ayant pris toutes les décisions énergétiques contraires à ses intérêts, confrontée elle aussi à une récession économique qui pourrait s’avérer dévastatrice, a jugé bon de se doter d’un nouveau chancelier. Belliciste russophobe, éructant quotidiennement des menaces à l’égard de la Russie que son prédécesseur de 1933 n’aurait pas répudiées, il vient d’annoncer à son peuple que l’État-providence c’était fini, parce qu’il avait besoin de pognon pour attaquer Moscou en mode Barbarossa 2.0. Les Allemands ont aussi installé à la tête de la Commission européenne, une néonazie stupide et corrompue.

La France quant à elle, membre de la grotesque troïka « coalition des volontaires » est en crise politique insoluble depuis près de deux ans après les défaites électorales successives d’un psychopathe infantile installé à l’Élysée par un coup d’État concocté par la haute fonction publique socialiste, approuvé par l’oligarchie et finalisé par l’appareil judiciaire. La situation économique et financière est désastreuse. Choisi pour ce faire, Emmanuel Macron poursuit son travail de destruction. À coup de corruption géante il poursuit la désindustrialisation de la France. L’État est désormais incapable de contrôler une partie de l’espace public abandonné à la pègre et à un lumpenprolétariat violent. Faute de moyens, les grands services publics, sécurité, justice, éducation, santé, transports, poursuivent leur effondrement. Désormais à plus de 16 %, le taux de pauvreté en France continue sa montée inexorable.

Face à cette situation qu’ils connaissent, paniqués les dirigeants minoritaires qui dirigent les grands pays européens, se lancent dans la diversion d’une fuite en avant guerrière dont ils n’ont aucunement les moyens. Accompagnée d’une véritable fascisation du fonctionnement de leurs démocraties représentatives malades, à base de féroces répression judiciaire et policière des opposants, d’adoption systématique de lois liberticides, et de censure revendiquée ou occulte.

Alors, si l’on regarde les choses en face, il ne faut pas craindre l’arrivée d’une catastrophe du type de celle que la Russie a vécue dans les années 90 après la chute de l’URSS. Et pour une bonne raison.

Nous y sommes déjà plongés.

Gilles Casanova

-7/9/2025- La Russie explique qu’une cause de la guerre est la présence de troupes de l’OTAN infiltrées sur le territoire ukrainien.
Macron propose donc pour garantir la paix de placer des troupes de l’OTAN en nombre sur le territoire ukrainien.
Il est clair que pour cela il faudrait détruire la Russie.
Macron voudrait bien, mais la vie c’est plus dur que les rêves adolescents !
[Et le pauvre Olivier Faure lui emboîte le pas, quelle pitié…]

Planche de DuBus

Yann Bizien

-7/9/2025- Nous vivons et nous subissons le cumul et la « cascade » de toutes les crises possibles.
La France est submergée, surendettée, ensauvagée et bloquée. Elle a perdu sa grandeur, sa puissance, son indépendance, sa souveraineté, ses capacités à investir, à produire, à innover et à rayonner. Les Français ont été dépossédés de leur sécurité physique, culturelle et économique.
Le pays n’est plus au bord mais déjà au fond de l’abîme.
La 5ème République est en train de mourir devant nous, dans les mêmes conditions que la 4ème en mai 1958, sous des combines pitoyables et des petits arrangements de circonstances et d'intérêts.
Des gouvernements hybrides, illégitimes, éphémères, chutent les uns derrière les autres dans un climat politique instable et virulent. Ils sont sous la pression et la « féodalité de l’État profond socialiste et de la « République des juges » qui nous imposent une double préférence : « l’étranger avant le national et le coupable avant la victime ».
Il ne s’agit plus de savoir si nous allons chuter.
L’horizon des Français est bouché dans ce bourbier.
Le pouvoir a perdu pied. Il ne maîtrise plus rien. Il glisse vers l’autoritarisme, le mensonge, l’européisme, l’immigrationnisme, la guerre, la répression, le régime des partis et la confiscation du pouvoir. Il tourne en rond depuis 50 ans, incapable de résoudre nos problèmes faute de dirigeants lucides, courageux, responsables, visionnaires et stratèges.
La confiance entre le peuple sacrifié et un pouvoir tacticien attaché à ses privilèges et à ses mandats est rompue.
Emmanuel Macron n’a pas de majorité à l’Assemblée nationale et ne peut plus avoir de gouvernement pour diriger démocratiquement notre pays.
Pour Philippe de Villiers, il n’y a plus de chef, donc plus d’État.
La priorité, pour tous les Français, est donc parfaitement claire : il nous faut un nouveau chef de l’État.
Il s’agit désormais de savoir avec qui et comment nous allons nous redresser.
Il y a dans ce pays une crise de régime, une crise politique, une crise économique, une crise financière, une crise migratoire, une crise sécuritaire, une crise démographique, une crise culturelle, une crise identitaire, une crise civilisationnelle, une crise existentielle et une crise géopolitique.
Philippe de Villiers nous rappelle dans le JDD que nous avons perdu les réflexes qui nous sauvaient lorsque l’on se retrouvait au bord du gouffre. Il évoque « l’éclipse de la conscience nationale », et des réflexes qui n’ont plus pour but de défendre la France, de la sauver et de veiller à la préservation de sa puissance et des intérêts de son peuple.
Il l’affirme depuis des années et nous pouvons le vérifier chaque jour : « le pronostic vital de la France est engagé ».
Notre pays est en urgence absolue.
Philippe de Villiers nous alerte sur le fait que « la gente politicienne est responsable d’un crime » et qu’elle échappe au « jugement de l’instant ». Pour lui, quand on tue un homme, cela s’appelle un homicide. Quand on tue un peuple, c’est un « populicide ».
S’appuyant sur des faits incontestables, il ajoute : « nous y sommes, et on nous le cache ».
Philippe de Villiers est le dernier homme d’État à avoir le souci de l’enjeu, du sacrifice, du peuple, de sa souveraineté et du destin français. Il nous invite à « corriger les élites dans les urnes », à changer la clef de voûte politique du pays pour débloquer la situation et pour sauver la France.
Dans le JDD, ce matin, il nous dit pourquoi et comment. Il a un diagnostic, des solutions, un remède et, surtout, une volonté.
« Encore un instant, Monsieur le bourreau ». Le peuple de France n’est pas encore mort. Il n’a pas dit son dernier mot.
Yann Bizien

-7/9/2025- Voici ce que déclare Emmanuel Macron sur son compte Twitter/X après la dernière attaque massive de la Russie sur l'Ukraine, qui a notamment endommagé des bâtiments du régime corrompu de Kiev.
Je cite un extrait de sa communication :
 
« La Russie a de nouveau fait pleuvoir des centaines de drones et une dizaine de missiles dans la nuit sur l'Ukraine, en frappant de manière indiscriminée, y compris des zones résidentielles et le siège du gouvernement. »

Vous comprendrez pourquoi je conteste et refuse le déploiement de nos soldats sur le sol ukrainien. Ils seront la cible des forces russes.
Emmanuel Macron et, derrière lui, tous les bellicistes, sont devenus fous.
Il y a d'autres options pour la paix que la projection de troupes euro atlantistes dans le bourbier ukrainien.
Cessez votre comédie narcissique, orgueilleuse, dangereuse et suicidaire.
Mon patriotisme s'arrête à nos frontières !

Surprime d'assurance

Monique Plaza
5/9/2025

La tonte s’accélère ! Le gouvernement envisage d’imposer une surprime d’assurance de 5 % à tous les Français pour couvrir les dégâts liés aux émeutes.
Ce fonds de réassurance garanti par l’État pour indemniser les dégâts liés aux émeutes est estimé à 775 millions d’euros par an.
 
• Ce mécanisme s’inspire du régime des catastrophes naturelles et rendrait obligatoire la couverture du risque émeutes dans les contrats d’assurance. Le financement reposerait sur une surprime de 5 % appliquée aux contrats « dommages aux biens » (auto, habitation, etc.), avec un rendement attendu de 860 millions d’euros, dont environ 300 millions seraient reversés au fonds par les assureurs. En contrepartie, les assureurs devraient réintégrer la garantie émeutes dans leurs contrats, même dans les zones où certains (comme Allianz ou Groupama aux Antilles) l’avaient supprimée.

• Le projet a connu une avancée significative cet été et pourrait être intégré au projet de loi de finances (PLF) pour 2026, selon Les Échos. Cela signifie que les contribuables supporteraient indirectement ce coût via l’augmentation de leurs primes d’assurance. Deux options sont à l’étude pour activer cette garantie : soit une reconnaissance officielle des émeutes par l’État au cas par cas, soit une définition juridique stricte des émeutes et mouvements populaires, avec un risque de contentieux dans ce dernier cas.

• Le Figaro note que cette surprime s’ajoute à d’autres hausses prévues en 2025, notamment pour la surprime Cat Nat (catastrophes naturelles), qui passerait de 12 % à 20 % pour l’assurance habitation et de 6 % à 9 % pour l’assurance auto, en raison de l’augmentation des sinistres climatiques.

Ce projet suscite des réactions outrées
 
• Marine Le Pen à qualifié cette mesure de « scandale absolu » en dénonçant une provocation envers les assurés.
 
Deux réactions sur X :
 
• « Donc nous payons pour les agressions, pour les attentats, pour tous les accidents divers...
Juste pour rappel, depuis 2015, nous avons tous payé à hauteur de 400 millions d'euros pour les attentats du 13 novembre, alors que le FGTI (Fond de Garantie des victimes du Terrorisme et d'autres Infractions), n'aurait indemnisé les victimes qu'à hauteur de moins de 230 millions d'euros.
Donc désormais nous allons payer pour les dégâts de ces pauvres jeunes hommes désœuvrés quand ils vont détruire et brûler de nombreuses installations collectives ou personnelles.
Les émeutiers ne seraient donc pas solvables, ni leurs parents ? »

• « Toujours le même schéma : émeutes, impunité, et au bout du compte… c’est le citoyen honnête qui paie la facture. 775 M€/an, ponctionnés par une surtaxe sur nos assurances, pour couvrir l’incurie d’un État incapable de rétablir l’ordre. Jusqu’à quand ce racket organisé sur les mêmes ? »