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1 mars 2026

Radu Portocala

- 1/3/2026 - En déclenchant l’attaque contre l’Iran, Trump a pris de très gros risques : celui de se mettre à dos une partie de la population américaine ; celui de s’aliéner un certain nombre de parlementaires de son propre camp ; celui de perdre les élections de mi-mandat, donc de perdre le pouvoir ; celui de faire rater aux Républicains la prochaine élection présidentielle. Mais aussi celui d’une guerre longue pour laquelle les États-Unis ne sont pas préparés – une guerre qui, en plus, peut facilement s’étendre, échapper à tout contrôle.
Sachant que, malgré tout, une partie des Iraniens n’étaient pas opposée au régime religieux – mais sans aucune information fiable sur ce pourcentage –, on arrive à la conclusion que Trump a pris tous les risques énumérés plus haut pour délivrer un segment de la population iranienne. Sachant comment est l’homme et quelles sont ses ambitions, cela ne semble pas plausible.
Une dernière hypothèse est possible : après le Venezuela, la mainmise américaine sur l’Iran priverait la Chine d’une partie de ses importations de pétrole. Si tel a été le calcul de Trump, il faut dire qu’il est boiteux. D’abord, parce qu’il ne pourra pas conquérir tous les pays susceptibles de vendre du pétrole à la Chine. Ensuite, parce que des guerres de religion incontrôlables qui risquent d’éclater au Moyen-Orient seraient dommageables pour le monde entier y compris pour les États-Unis.
Enfin, une question que je me suis déjà posée lors des précédentes « aides américaines d’accession à la démocratie » (Vietnam, Irak, Afghanistan, Libye, etc.) : les États-Unis ne sont vraiment pas capables de renverser un gouvernement sans dévaster toute une région ?