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3 février 2024

Kuzmanovic Georges

Même Le Figaro reconnaît que les États-Unis donnent les directives pour mener la guerre en Ukraine

Rumeurs de limogeage de Valeri Zaluzhni :
"Le commandant ukrainien avait finalement ignoré les directives des États-Unis visant à concentrer ses forces dans le Sud, ce qui, selon lui, aurait entraîné des pertes bien plus importantes, sans appui aérien."

Cette révélation n'en est évidemment pas réellement une, et on croira difficilement que Le Figaro est à la solde du Kremlin (mais il y a des complotistes extrêmes, on les laisse à leurs lubies). C'est juste que les choses sont dites de plus en plus clairement en Occident.

En dehors du fait qu'il est maintenant établi que les USA mènent une guerre de proxy contre la Russie par Ukrainiens interposés, cela pose un sérieux problème géopolitique et de sécurité, spécifiquement pour la France : quelle est la limite de mise en tension militaire face à un pays disposant de 6000 têtes nucléaires ?

Qui décide, et pourquoi, de jouer avec nos vies et celles de nos enfants au risque d'un Armageddon nucléaire planétaire ?
On ose espérer que ce n'est pas juste pour qu'un vieillard de 82 ans qui devrait être au chaud dans un EHPAD se fasse réélire à la Maison Blanche ?

2 février 2024

L’État s’occupe de vous, de la gonade au cercueil

H16

2/2/2024 - La guerre est lancée, et ce sera la guerre contre le dépeuplement : notre indépassable Président de la Starteup Naichione l’a clairement exprimé, le réarmement démographique est “en marche” !


Tout part d’un constat quelque peu inquiétant que ces colonnes posaient déjà en 2022 : une ferme baisse de la natalité touche l’Occident, et les chiffres français des naissances se sont d’ailleurs assez nettement affaissés ces deux dernières années (2022 et 2023) sans qu’on sache vraiment très bien pourquoi.

Oh, bien sûr, quelques explications sont tentées ici et là : il y a bien sûr la tendance globale des économies occidentales dont la natalité ne cesse de baisser doucement depuis la sortie de la Seconde guerre mondiale, au point d’être passées en dessous du seuil de renouvellement (placé autour de 2,1 enfants par femme en moyenne).

Cependant, pour expliquer la baisse marquée des deux dernières années, certains offrent des explications complémentaires : entre l’éco-anxiété (cette angoisse de l’avenir climatique à 30 ans qui poussent certains à – au choix – jeter de la soupe sur des tableaux ou à se coller les mains sur le bitume routier) et les confinements, le désir d’enfants aurait été nettement amoindri chez beaucoup de couples qui ont donc sagement attendu 2024 pour tenter une saine reproduction.

Et si l’on peut évidemment écarter toute cause pharmaceutique (une expérience un peu trop hardie qui aurait mal tourné et aurait rendu certains et certaines infertiles), on ne peut en revanche pas écarter que la tendance globale de certains à carburer au jus de navets, au soja en biodynamie et autres foutaises branlométriques les ai dépossédés de l’élan vital minimal (et des protéines de base) pour procréer efficacement.


En tout cas, l’interrogation est si fermement posée que, toujours dans le cadre de ce “réarmement démographique” qui sent bon un besoin mal exprimé de chair à canon, le gouvernement a récemment lancé l’idée d’instaurer un “bilan fertilité” pour les jeunes autour de 25 ans.

Nous sommes en France et dès qu’on parle santé, on parle évidemment gratuité avec l’argent des autres et immédiatement, il a été fait savoir que ce bilan serait bien sûr intégralement remboursée par la Sécurité sociale dont les missions s’étendent maintenant jusqu’à vos gonades (et ce d’autant plus qu’il va falloir sinon des soldats – avec service national universel, je vous prie – au moins de fiers petits travailleurs pour payer toutes ces belles retraites et ces croisières Costa à la génération Papy-Boom qui a cotisé pour, mais si puisqu’on vous le dit) : moyennant un examen gynécologique complet pour les femmes (ou les hommes à vagins) et un spermogramme pour les hommes (ou les femmes à testicules), on pourra enfin noyer le signal statistique visible sur l’inquiétant graphique précédent dans la masse des examens devenus d’autant plus routiniers qu’ils seront “gratuits” (payés par tout le monde).


Pour l’Exécutif, il semble apparemment important de pousser l’idée de reproduction dans la tête des individus, voire de « créer un effet signal pour dire aux jeunes “ne vous posez pas la question à 35 ans” » … En outre et dans les raisons avancées pour que l’État se lance ainsi dans l’étude approfondie de vos gonades, on trouve aussi les explications tentées par Aurore Bergé, l’actuelle cucurbitacée en charge de l’Égalité entre les Zoméléfames : apparemment, la question de l’infertilité n’est pas (du tout ou suffisamment) abordée dans la vie des femmes et des hommes et lorsqu’elle l’est, c’est bien “souvent quand c’est trop tard”.

On ne s’interrogera pas sur le fait, pourtant évident, que cette question ne se posait pas plus il y a 20 ans mais qu’à l’époque, la France bénéficiait pourtant d’un taux de naissance bien plus vigoureux. Logiquement, on se demande alors en quoi le fait de propulser maintenant la question sous le sexe nez des Français va modifier leur comportement… On peut même aussi se demander si cela ne va pas en crisper un peu plus certains, au risque d’aggraver la situation au lieu d’apporter des solutions.

Bien sûr, on pourra noter le fait qu’une fois encore, les questions sociétales sont largement mises en avant en lieu et place de tout débat de fond sur les questions, bien plus épineuses, d’économie ou de politique globale, questions qui pourraient (en apportant des solutions efficaces au niveau de vie – en chute libre – des Français) aussi améliorer la natalité du pays : en général, on peut plus facilement envisager d’avoir des enfants dans un pays en pleine croissance et dont l’ambiance est pleine de joie de vivre que dans un pays dont absolument tous les mantras officiels sont bâtis sur l’inéluctable décroissance et l’insupportable empreinte environnementale ou coloniale ou patriarcale ou culturelle que nous laissons tous honteusement derrière nous et que nous devons âprement combattre.

Mais voilà : l’État a posé comme principe qu’il allait s’occuper de chacun de nous, à chaque instant de notre existence. Et lorsque ce n’est pas pour nous blâmer d’être ce foutu carbone que le gouvernement entend réduire, ce sera pour calculer ce qu’on doit lui laisser de notre part de travail en échange de notre droit à exister.


Autrement dit, non seulement l’État s’occupe de nous du berceau au cercueil, mais il entend étendre le champ de son intervention avant même ce berceau pour s’occuper de votre appareil sexuel.

L’offensive d’interventions est déjà lancée depuis un moment, mais elle se concrétise de plus en plus : un nombre croissant de sujets sur ce qui concerne l’aspect le plus intime des individus est activement scruté par les pouvoirs publics, et l’envie d’y mettre les gros doigts boudinés de l’État ne peut plus être cachée.

Outre l’envie moite d’inscrire l’avortement dans la constitution – qui fait trépigner d’impatience une petite clique très vocale de militants, alors qu’en même temps, on semble manquer de naissance, l’ironie de la situation n’échappant apparemment qu’à nos politiciens – on ne peut s’empêcher de noter les efforts répétés du gouvernement de pousser des cours d’éducation sexuelle et affective tout le long de la scolarité des jeunes Français.

Sans doute nos dirigeants se sont-ils persuadés, après leur succès assez flamboyant à gérer votre emploi, votre argent, à gérer votre santé, à gérer votre logement et vos transports ainsi que vos sources d’énergies, qu’il était plus que temps qu’ils s’occupent – avec un brio comparable – de vos gonades.

Rien de tel que les déposer délicatement dans leurs mains expertes pour garantir qu’on va instantanément se sentir mieux.


1 février 2024

COVIDES, QR CODES, SOLIDARITE

Lola-Jane Brooks

Chers amis, l'heure est grave.
Alors que je me promenais, les moufles aux mains et le FFP2 au vent, quelle ne fut ma stupéfaction en découvrant devant un arrêt de bus, une odieuse affiche complotiste et antivax où était inscrit en lettres capitales que le vaccin ne protégeait pas.
J'en perdis l'équilibre, heureusement ma combinaison intégrale de protection chimique me permit d'amortir la chute.
Immédiatement, je cherchais les irresponsables à l'origine de cette monstrueuse publicité afin de les dénoncer à Olivier Variant, le meilleur Sinistre de la Zanté que la France ait jamais connue.
Je découvris ébaubie, qu'il s'agissait d'une association de patients atteints de maladies rénales, soutenue par l'Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine. Je faillis en recracher mon Paxlovid.
Comment des malades et des professionnels de la santé labotomisés pouvaient oser remettre en cause l'efficacité totale et indubitable de ce merveilleux antidote pfizerien ?
Rappelons-nous des grandes heures covidiennes, où Sieur Jean Castex et l'intégralité des médias gouvernementaux nous répétaient nuit et jour qu'avec deux doses, nous étions protégés à vie, que le covid ne passerait pas par nous, que nous ne pourrions ni l'attraper, ni le transmettre.
Certes, nous apprîmes ensuite qu'il fallait prendre une troisième dose, un premier rappel de la 4ème dose... et un 17ème rappel de la 47ème dose pour être sûrs de ne pas être contaminés mais nous étions saufs, contrairement aux non-vaccinés qui étaient tous morts dans d'horribles souffrances.
Certes, nous découvrîmes finalement que même après 487 doses, le vaccin ne nous empêcherait pas de choper le covid 487 fois, ni de le transmettre, mais les plus grands médecins de plateaux nous certifièrent la main sur l'action Pfizer, que le vaccin nous protégeait des formes graves.
Et qui risquait les formes graves ? Les personnes très âgées, les personnes immunodéprimées, greffées, les personnes avec un cancer, les obèses, les diabétiques.
Or, ces vils irresponsables osent désormais coller dans l'espace public, au nez et à la barbe (non islamiste) des bons citoyens covidistes, que le vaccin ne protègerait pas les personnes très âgées, les personnes immunodéprimées, greffées, les personnes avec un cancer, les obèses, les diabétiques.
Je rentrais abattue et au 36ème dessous quand mon conjoint, ragaillardi par les annonces de Notre Être de Lumière, m'accueillit la seringue au vent, une gélule bleue pfizerienne dans la main pour m'annoncer qu'il voulait me réarmer démographiquement.
Je vous laisse donc sur cette chute car en tant que bonne citoyenne covido-macroniste, le devoir m'appelle. 19/1/2024

Vincent Verschoore

1/2/2024 – Alors que les agriculteurs en colère sont aux portes du Parlement européen pour protester contre le délire technocratique, contre l'importation légale mais illégitime de marchandises non conformes aux règles internes à l'UE, la clique corrompue qui y règne vient de confirmer le transfert de 50 milliards d'euros à l'Ukraine. Le seul rempart encore debout, Orban, s'est finalement couché, sans même mettre la main sur "ses" 20 milliards, toujours bloqués car la Hongrie ne respecte pas les modalités LGBTQ+ imposées par l'UE.
L'entièreté du revenu fiscal ukrainien part à l'armée (et dans la corruption), ce qui fait qu'elle n'a plus les moyens de fonctionner hors aide internationale (dont une partie part aussi dans la corruption). La logique voudrait que l'on arrête sa destruction et le massacre des forces vives qui lui restent, de reconnaître que la guerre n'est pas un jeu et qu'il faut bien, à un moment, que cela s'arrête - surtout lorsque l'on perd -, mais non. Et tous ces gens parlent de faire la guerre aux Russes, ce qu'ils font déjà par Ukrainiens interposés, mais il va se passer quoi lorsque l'armée ukrainienne aura de facto disparu ?
Au-delà des euro-atlantistes qui applaudissent depuis leurs salons, quelqu'un connait-il quelqu'un prêt à aller mourir sur le front russe pour les beaux yeux de Macron, de von der Leyen et du complexe militaro-industriel ?


Europe : l’heure du grand choix

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire


1/2/2024 - Entre vent de panique et amateurisme, le flottement est palpable au sein de notre gouvernement. Totalement dépassé, Attal cherche la formule magique qui pourra apaiser la colère des agriculteurs. Cette fois il semble que l’exaspération soit plus compliquée à calmer. Il faut dire que plus de vingt 49.3 ont été certes, la fierté goguenarde de Macron, mais portent aujourd’hui les fruits de cette ironie, durs à faire avaler.

Déboussolée, la macronie tremble et voit la contestation doucement se propager à travers les autres couches de la société, comme une vague qui grossit au large et dont on mesure peu à peu la force qui sera la sienne au moment de l’impact sur le rivage. La marge de manœuvre est très mince pour la macronie, face à cette Europe qui ne cesse de jouer contre les nations et leur souveraineté. Gardons en mémoire qu’il est prévu en juin, après les élections, une grande réunion pour en finir définitivement avec les États nations. Le voilà en mission presque suicide contraint de ressortir les vieux arguments qui ont fait mouche quand la catastrophe n’était que prémonition lancée par des « insensés » rétrogrades. Le mirage de la puissance bienfaitrice d’une Europe de prospérité de liberté et de paix battait son plein, et si les choses n’allaient pas assez vite ou bien, c’était parce qu’il fallait plus d’Europe. Associé à l’UE tout devait être mieux, mais la réalité est impossible à dissimuler à présent. Nos frontières sont des passoires voulues, notre système social est démantelé pour suivre les injonctions de Bruxelles, dictées par les lobbies financiers qui tirent les ficelles. Notre énergie est massacrée sous couvert d’une fausse concurrence qui là encore ne sert que les intérêts d’investisseurs étrangers, notre agriculture est sacrifiée pour faire plaisir aux multinationales qui donnent le tempo de la politique agricole commune, la fameuse PAC. Voilà l’inexpérimenté Attal qui vient, la larme à l’œil et des trémolos dans la voix nous expliquer la chance que nous avons de bénéficier de cette PAC, et qu’il serait folie de la quitter car elle consacre 9 milliards à nos agriculteurs. Mon Dieu, ces chiffres ! La France verse 28 milliards, et en reçoit 19. Elle en perd chaque année 9...

La démonstration du trop jeune Attal est déjà boiteuse, d’autant qu’elle ne résiste pas à la comparaison du rang mondial que nous avions en 2005 et celui que nous tenons aujourd’hui. Sous tutelle de la PAC nous sommes passés du 3ème rang au 6ème. Quelle évolution, comment va-t-il nous expliquer ce décrochage ? Si c’était si avantageux pour nous, nous serions à minima au même niveau, mais en aucun cas nous n’aurions reculé. Il est une évidence, l’apprenti Premier ministre a cru bon de se lancer dans cette bataille pour éviter le fond du problème : le Frexit. Le plus navrant des symboles dans cette attitude, est de constater que cette nouvelle génération panique à l’idée de devoir se débrouiller seule. Il donne l’impression de son incapacité à être autonome et d’imaginer une politique souveraine sans devoir s’en remettre à l’avis extérieur. En réalité, il y est lui aussi obligé, sinon il ne serait pas là.

D’autres responsables sont attendus pour tracer les lignes d’une politique agricole, mais pas que, conforme aux intérêts de la France, tout en négociant au mieux avec nos partenaires étrangers. Attal et ceux de sa génération, ont été lancés dans le bain national et international dès 20 ans et sans expérience, vendus comme la crème des crèmes, mais sans charisme et sans vision, sous influence, dans une clique où la jeunesse est devenue une « qualité ».

La seule chose qu’il semble avoir cernée, c’est que l’issue de cette grogne ne peut se faire avec des promesses qui devront être validées par Bruxelles. Les mensonges ne tiendront pas longtemps, et les mesurettes seront bien insuffisantes au regard des enjeux. Le fond du problème restera entier. Les accords commerciaux ruinent l’agriculture française, et européenne, les normes ne sont là que pour l’affaiblir un peu plus. Dernier exemple, on apprend que l’UE vient de programmer la fin de la filière volailles fermières française en échange d’autres marchés : je t’achète tes voitures et tu me prends mes poulets. Pour corriger ces dégâts, les technocrates ont la solution : subventionner nos exploitants pour compenser les pertes de revenus et la destruction de leur outil de travail. C’est là le système le plus pervers et toxique qui soit. Ça ne résout rien, bien au contraire. Une fois qu’il n’y a plus que les aides pour vivre, il suffit de les supprimer et cette classe d’agriculteurs disparaît au profit des très grosses structures, ou des spéculateurs financiers, tels que Bill Gates qui se retrouve être le plus important propriétaire terrien des USA. Les uns comme les autres arrivent au bout du processus de négociation, il n’y a plus qu’une seule chose à faire pour se sortir de cette impasse : un référendum sur le Frexit. Tout le reste n’est que bavardages. Venir nous dire qu’ils vont faire changer les règles de l’intérieur est une fumisterie déjà entendue et restée sans effet. Nous sommes arrivés à l’heure d’un choix de survie : le Frexit, ou la dissolution de la nation. Et c’est bien le peuple de France qui doit choisir son destin.

31 janvier 2024

Radu Portocala

Un jour de l’été 1991, je me rendais en Normandie. Arrivant vers le troisième péage (il y en a quatre entre Paris et Caen), j’ai vu toutes les barrières levées et une certaine agitation autour d’elles. J’avançai jusqu’à l’endroit où j’aurais dû payer et m’arrêtai. Un très jeune homme, à peine sorti de l’adolescence, vint à ma fenêtre et me dit : « Les paysans vous font passer gratuitement. » Et il me tendit un tract. Je regardai ses mains. À ses 16 ou 17 ans, elles étaient élargies, calleuses, des mains qui travaillaient et qui allaient travailler toute une vie.
Quelques instants plus tard, ayant repris la route, je pensai qu’il ne peut y avoir de pays sans paysans - cette évidence, cette formule simple qu’ils n’employaient pas encore et que j’ai été heureux de voir, ces derniers jours, inscrite sur leurs tracteurs.
Presque 33 ans sont passés et pour eux tout est pire. Ce jeune homme de 1991, pouvait-il imaginer que sa vie devait être une chute permanente ? Pouvait-il imaginer que ce qui est fait depuis la nuit des temps par d’autres comme lui, ses ancêtres en quelque sorte, allait finir sous forme de dossiers sur les bureaux d’une poignée de bureaucrates imbéciles ? Des bureaucrates de Bruxelles qui régentent d’autres bureaucrates à Paris - créatures malfaisantes dont le seul soin est de prendre un air entendu pour cacher leur terrible inutilité. Ils n’ont jamais tenu entre leurs mains une motte de terre, mais on leur a donné le droit de dire aux paysans comment travailler leurs champs. Ils n’ont jamais rien fait que débiter des inepties dans des réunions futiles, mais ils se croient en mesure de dicter, assis derrière leurs bureaux, les bonnes dates pour labourer, semer et récolter.
Nous mangeons, donc, et nous buvons ce que les bureaucrates décident que nous devons manger et boire. La terre est à leur merci et, petit à petit, toute notre existence se trouve soumise à leur volonté. Le bureaucrate tout-puissant travaillant main dans la main avec le politicien inepte est le plus terrible cauchemar, la pire déchéance qui pouvait s’imaginer pour l’humanité.
Je me demande si le très jeune paysan de 1991 se trouve sur l’un des tracteurs qui encerclent Paris. Sans réponse possible, je me dis qu’il est dans chacun de ces hommes qui cherchent à retrouver leur liberté et leur dignité d’êtres de la terre.

30 janvier 2024

LES ÉLITES DE DAVOS RÊVENT D'UN MONDE SANS FRONTIÈRES...

Marc Amblard

30/1/2024 - C’est un fait, qu’il s’agisse de l’Europe ou des Etats-Unis, la gauche moderne milite pour un accueil illimité des migrants illégaux et la défense de leurs droits.
Cependant, n’imaginez pas un seul instant que la démarche relève de l’altruisme, de la volonté d’améliorer le sort de tous les miséreux du monde.
Non, cette stratégie de submersion migratoire sert un but non avoué, celui de provoquer des transformations sociales gigantesques au premier rang desquelles la dissolution des nations et partant, la disparition progressive de ce sentiment profond qui relie chaque individu à un territoire donné.
Je n’invente rien. Depuis plusieurs décennies, les élites mondialistes et leur dirigeants inféodés n’ont qu’une expression à la bouche : le nouvel ordre mondial. Attention, n’y voyez aucun complot ou autre fantasme. Ce concept est le fruit d’une idéologie visant à constituer l’unité politique du monde. Elle s’oppose à son fractionnement comme nous l’avons toujours connu où la nation, souveraine par essence, s’impose (s’imposait ?) comme le centre principal de décision.
Pour les mondialistes qui se déplacent d’un point à un autre du globe, à la vitesse d’un jet, les grands problèmes contemporains (qu’ils ont souvent contribué à provoquer ou inventer) ne peuvent être résolus qu’à l’échelle du monde. Un monde homogénéisé par le brassage sans fin des populations. Un monde dont ils se voient prendre le contrôle via des organisations transnationales non élues telles l’ONU, le FMI, L’OMS…
Les peuples, qui se déplacent plutôt à la vitesse d’un cheval, nourrissent pour leur part des aspirations infiniment moins ambitieuses. Ils ne vivent pas dans la même dimension. Ils pensent « local ». Ils sont attachés à leur identité, à leur culture, leur histoire. Et comme ils aiment leur patrie (un mot exécré à Davos), ils souhaiteraient qu’on défende son intégrité en contrôlant ses frontières. Et surtout, ils n’entendent pas qu’on fasse leur « bien » contre leur gré. Ils veulent rester libres et autodéterminés.
C’est donc cette opposition radicale de perspective qui alimente une guerre sournoise et ô combien dangereuse pour nos libertés fondamentales. Les crises frontalières que nous vivons actuellement au Texas ou ailleurs, n’en sont qu’une manifestation parmi d’autres.

Pierre Duriot

Je me marre… il y va fort le petit. Il veut dé-smicardiser, donc précédemment on a smicardisé ? Il veut réarmer, donc avant, on a désarmé ? Il veut redonner des moyens à l’hôpital, donc avant, on lui a enlevé des moyens ? Il veut instaurer le principe du « qui casse paye », donc avant les casseurs ne payaient pas ? Mais sans « stigmatiser », les mecs des quartiers sont sauvés, on va continuer à payer pour eux. Sacré gamin, chaque phrase contredit la précédente et chaque envolée lyrique prend la direction opposée à ce qui a été fait avant. Une heure trente pour expliquer qu’il va refaire ce qu’avec son patron, il a défait. Et le patron en question, depuis la Suède, le contredit alors même qu’il n’a pas fini de causer : « On va continuer comme ça et pis c’est tout ». Il n’y a guère que les imbéciles pour croire qu’il va réparer ce qu’il casse depuis sept ans. Comme de toute façon, aucune voie juridique ou institutionnelle n’est respectée, qu’aucune contradiction, même argumentée ne porte, on ne sait pas trop ce qu’il va falloir pour arrêter ce qu’il faut bien appeler désormais, une dictature présidentielle.
Jonathan Sturel

Je reconnais ceux qui s'avancent vers la marche contre l'antisémitisme pour s'y joindre, ce sont les mêmes que je voyais s'avancer vers les centres de vaccination pour s'y faire pfizeriser.
Ce sont toujours les mêmes qui vont où les médias leur disent d'aller. Toujours les mêmes qui font ce que les médias leur disent de faire.
Les médias leur annoncent l'existence d'une menace, ils tournent en boucle sur le sujet et transforment ainsi des masses en troupeaux effrayés qui se précipitent vers de prétendues solutions qui ne solutionnent jamais rien mais qui permettent au système de donner l'illusion de l'action.
Y participer c'est se rendre complice de cette manipulation.

29 janvier 2024

CONTRE JÉRÔME BAYLE, le faux ami des agriculteur en colère

Jonathan Sturel


28/1/2024 - Avec Jérôme Bayle, nous avons la démonstration de tout ce qu'il ne faut pas faire, à plus forte raison lorsque vous prétendez être à la tête d'un mouvement social et populaire. Et au catalogue des choses à ne pas faire, l'une des premières, peut-être la première est de croire sur parole un homme politique professionnel dont le métier est précisément d'endormir les gens.
De les endormir avec des promesses pendant les campagnes électorales, de les endormir ensuite pendant l'exercice de son mandat pour justifier qu'il n'applique finalement pas les promesses de la campagne. L'homme politique professionnel est moins digne de confiance que le dernier de loubards que vous croiserez dans une ruelle sombre. Je préfère traiter avec Jacques Mesrine plutôt qu'avec un homme politique professionnel.
Jérôme Bayle est un éleveur et je vais lui accorder le bénéfice du doute, c'est-à-dire penser qu'il est plutôt ignorant des codes politiques que complice des hommes politiques. Le bougre n'a eu besoin que de quelques minutes à côté de Gabriel Attal pour décider que le combat était terminé - et il est tellement loin du compte qu'il s'imagine même que le combat est gagné. Pauvre pomme, va !
Il faut dénoncer et détester les briseurs de grève, ceux qui, émus et flattés d'avoir été choisis pour discuter par les hommes en costards, s'imaginent pour cette raison qu'ils ne sont déjà plus tout à fait du parti des gueux qui marchent dans la boue des champs mais qu'ils sont devenus en quelque sorte des «presque décideurs politiques».
Lorsque j'observe l'attitude de Jérôme Bayle, à tous les niveaux je constate qu'il y a des problèmes. Outre le fait d'avoir lâché un combat qui ne faisait que commencer contre trois promesses vaporeuses formulées par un Premier ministre qui n'était là que pour se mettre en scène tout en sachant qu'il est empêché par les traités européens d'agir réellement sur les racines du mal, il a montré, ce M. Bayle, jusque dans son attitude physique, des signes de sa grande fragilité :
D'abord, cette façon de frétiller d'excitation lorsqu'il marche avec le Premier ministre et son cabinet d'hommes endimanchés venus de Paris, cette sorte de petite jubilation presque malsaine qu'il a l'air de ressentir à l'idée d'être « celui avec qui parlent les puissants » et cette sensation qu'il a l'air d'en concevoir d'être quelqu'un d'important nous le rendent assez pitoyable et pathétique.
Ce pauvre homme n'a pas compris qu'il n'était qu'un pion dans le dispositif et que s'il a été choisi pour devenir l'interlocuteur privilégié du gouvernement, ce n'est certainement pas parce qu'il serait un adversaire redoutable mais à l'inverse parce qu'on avait identifié très tôt qu'il était du genre à se blottir facilement en ronronnant dans le creux de la main venue lui tapoter démagogiquement l'épaule devant les caméras.
Leçon politique : si le pouvoir fait de vous son interlocuteur, ce n'est pas bon signe pour vous et cela veut presque certainement dire que le pouvoir sait déjà comment il va vous peser et vous emballer.
Ensuite, outre tout ce que je viens de dire sur Gabriel Attal, il reste que l'homme est le Premier ministre de la France, même si cela nous écorche l'âme. Et porter une casquette à l'envers en présence d'une autorité de cette importance constitue à mon avis une erreur, erreur que je pardonne d'autant moins que celui qui la commet s'imagine pouvoir la faire au nom de sa qualité d'homme du peuple. Or être du peuple n'a jamais voulu dire mépriser les règles élémentaires de la politesse et de la bienséance.
J'aime trop les petites gens pour accepter qu'un pitre qui s'improvise leur représentant s'avance débraillé devant le monde. Lorsque je regarde ce M. Bayle, je ne vois pas un homme du peuple mais un énième sous-produit de la sous-culture moderne où toutes les verticalités sont abolies au point que se présenter devant le Premier ministre avec une casquette à l'envers Dragon Ball Z ne pose aucun problème de conscience. Moi qui suis du peuple des petites gens, j'ai vu depuis toujours mes anciens se découvrir devant des autorités, s'habiller dignement pour sortir y compris lorsqu'il ne s'agissait que d'aller faire une promenade dans un parc. Voyez les photos d'hier, les hommes y sont systématiquement bien tenus même s'ils sont ouvriers ou paysans, exactement comme les dames qu'on ne voyait jamais dans un mariage, devant le maire ou à l'église autrement qu'en habit soigné.
Je formule évidemment le souhait que les agriculteurs non seulement se désolidarisent de ce misérable mais qu'en plus ils se mettent désormais à le prendre pour ce qu'il est : un petit joueur, un ennemi de la cause, un retourné, un médiocre petit agitateur que le pouvoir s'est offert pour moins de trente deniers payés en minutes de temps d'antenne.
La crise agricole est semblable à un cancer ; jusqu'à présent le pouvoir s'imagine le guérir en donnant à boire aux agriculteurs une décoction où dans une eau trouble baignent quelques promesses faciles et trois mesurettes stériles. Dans ce pitoyable spectacle, Jérôme Bayle a accepté d'être l'aide-soignant chargé de porter cette coupe empoisonnée à la bouche de ses confrères pour les achever en s'imaginant les sauver.
Comme à l'époque des Gilets jaunes, le complexe médiatico-politique, pour décrédibiliser le mouvement, fait le choix de mettre en avant des personnages invertébrés, des puceaux de la chose politique et des psychologies fébriles.
Gilles Casanova

Des idiots ou des gens mal intentionnés essaient de nous faire croire qu'un complot mondial dirige la planète, tenu en main par des extraterrestres ou un petit groupe secret qui voudrait s'emparer de la richesse.
Rien n’est plus faux.
Il existe tout simplement des instances politiques, par exemple l'OCDE qui siège à Paris, au château de la Muette et rassemble les pays les plus riches du monde, qui y délèguent chacun un ambassadeur, dans le but de les aider à consolider leur forme d'organisation politique et sociale.
Cela n'a rien d'un complot, l'OCDE, c'est même tout le contraire : c’est parfaitement ouvert, c'est parfaitement public, les documents sont totalement accessibles et publiés intégralement.
Il n'y a aucune raison d'imaginer qu'il y a le moindre secret dans ces organisations qui sont payées avec nos impôts.
Le problème c'est que les médias n'attirent absolument jamais l'attention sur les travaux de ces organisations lorsqu'ils ont un peu d’intérêt.
On ne nous parle de l'OCDE que pour dire que la France a reculé dans tel ou tel classement fait par cette instance mais on ne nous dit pas à quel point elle réfléchit pour inspirer nos gouvernants.
Voici un extrait d'un document public dont je vous donne l'adresse du texte intégral*, et vous allez voir que ça ressemble beaucoup à la politique pratiquée ici, et vous allez voir que c'est sans fard, avec un cynisme absolument hallucinant qu’est écrit ce conseil aux gouvernants contre les peuples.
Il n'y a pas de complot mondial, il y a cependant une alliance des plus riches pour le rester et l'être encore plus.
Et des gouvernants qui, quelle que soit la couleur sous laquelle ils se font élire, quelle que soit la promesse qui peut les conduire à la place où ils se trouvent, sont encouragés à mener la politique qui conduit à ce que quelques individus possèdent plus que la moitié de l'humanité.
Non, ce n'est pas un malheur dont personne ne connaît la cause, ce n'est pas la résultante involontaire de tel ou tel événement, c'est une politique délibérée, c'est un choix.
Lisez vous n'allez pas le regretter…


Maxime Tandonnet


La France unie contre :

Le totalitarisme « vert » (sans lien avec la protection de la nature et de l’environnement)
La destruction systématique de la démocratie parlementaire comme référendaire
La banalisation de l’autocratie impuissante
Le mépris des gens, le mépris du peuple
Le grand naufrage de la politique dans l’esbroufe narcissique
L’obscurantisme bureaucratique sous couvert « d’Europe »
Marc Amblard

RÉPUBLIQUE ET DICTATURES

Gabriel Nerciat

Pendant plus d'un demi-siècle (depuis le massacre du Champ-de-Mars de juillet 1791, supervisé par le dégoûtant marquis de La Fayette, jusqu'aux sanglantes journées de juin 1848 où le si "républicain" général Cavaignac expédia dans la fosse commune en l'espace de trois jours plusieurs milliers d'ouvriers parisiens), les élites libérales françaises adeptes des théories approximatives du baron de Montesquieu n'eurent de cesse de s'opposer au suffrage universel afin d'être en mesure d'exercer seules, dans une relative irresponsabilité politique, la totalité du pouvoir exécutif et législatif, source de la souveraineté de la Nation.
Mais au bout du compte, elles durent capituler.
Le suffrage universel s'imposa, de même que le principe de la responsabilité des gouvernements devant le Parlement élu (ce que Montesquieu aurait jugé, comme ses disciples américains George Washington ou Alexandre Hamilton, tout à fait inacceptable).
Entre 1958 et 1962, Charles de Gaulle en rajouta une couche, si l'on peut dire, se souvenant de quel côté avaient été les notables orléanistes en 1940 et les gandins libéraux ou démocrates-chrétiens du MRP en 1946 : il leur imposa sans ménagement l'usage constitutionnel du référendum et l'extension du suffrage universel direct à l'élection du président de la République. S'il en avait eu le temps, il se serait aussi payé le Sénat.
Les libéraux ont accusé le coup, mais ils ont fini par trouver la parade, en combinant deux pouvoirs qu'ils espéraient à vocation dictatoriale, car institutionnellement indépendants de toute forme d'exercice du suffrage universel ou de contrôle politique : l'Union européenne de Jean Monnet et Jacques Delors d'une part, et le Conseil constitutionnel de René Cassin et Gaston Palewski d'autre part.
Force est de reconnaître, cinquante ans plus tard, qu'ils ont réussi leur coup.
Dès lors, deux questions se posent :
1) Une dictature qui ne verse pas le sang est-elle plus amendable ou acceptable qu'une autre ?
2) Est-il légitime d'user envers la dictature des juges constitutionnels et des commissaires européens de la même violence insurrectionnelle qu'envers des tyrannies classiques, militaires, claniques ou à parti unique ?
Pour ma part, je n'hésite pas à répondre non à la première question et oui à la seconde.
Mais quelles que soient les réponses qu'on fait, je reste de plus en plus persuadé que ces deux questions seront celles à propos desquelles se jouera, chaotiquement, le destin de la nation dans la décennie qui vient.
P.S : "Méfiez-vous des juges : ils ont eu la peau de la Monarchie, ils peuvent avoir celle de la République." (François Mitterrand à Michel Rocard en 1990)

Agriculteurs en colère : une colère pour rien ?

H16

29/1/2024 - La scénographie est efficace, les cascades réglées au millimètre, la musique et les effets sonores parfaitement synchronisés avec les gesticulations : tout y est, le mouvement paysan peut passer sur BFMTV, et les caméras peuvent suivre le frétillant nouveau Premier Ministre résoudre avec brio sa première crise.


Tout a pourtant commencé d’une façon qu’on pourrait qualifier sans rire de bio d’organique : des agriculteurs, ployant sous le poids des normes, des contraintes et des obligations légales que leurs exploitations subissent, finissent par protester contre la fiscalisation des carburants qui fait s’évaporer les maigres marges qu’ils parvenaient à conserver jusqu’à présent.

Plusieurs semaines s’écoulent pendant lesquelles on peut observer deux phénomènes intéressants : d’une part, le mouvement gagne progressivement en ampleur en partant du Sud-Ouest de la France, aidé en cela par les réseaux sociaux ; d’autre part, les médias se montrent fort timides, relatant de façon vague et discrète les actions de blocage en cours. Plaisante bizarrerie : aucune action de maintien de l’ordre n’a lieu et les agriculteurs échappent jusqu’alors aux tirs de LBD et autres charges de CRS.

Et puis, rapidement, en l’espace de quelques jours, tout se met en place : le gouvernement, soudain sorti de sa léthargie, semble s’intéresser aux revendications agricoles ; rapidement, une tête élue par personne – Jérôme Bayle – semble apparaître pour fédérer les meneurs de ces troubles paysans qui agitent le pays ; les syndicats fleurissent aux micros commodément tendus par toutes les chaînes d’information continue ; des députés, des politiciens, des ministres harpent sur la nécessité vitale des fiers agriculteurs pour maintenir nos beaux paysages, nos belles traditions, nos bons produits et nos belles ressources vivrières. Et alors que les blocages se multiplient, que certaines actions paysannes se font plus violentes, les CRS ne rentrent toujours pas dans la danse.

Des négociations sont courtoisement entamées. Les paysans ne cèderont pas, expliquent-ils : il y a trop de contraintes délirantes ; l’écologie, ça va bien deux minutes, mais le déluge normatif que les Gaïatollah ont provoqués les empêchent de travailler et de gagner décemment leur vie ; la transition écologique se traduit littéralement par des faillites et des suicides et ce qui a été observé en Allemagne, aux Pays-Bas, en Pologne s’observe aussi en France…


Pourtant directement responsables de la situation en ayant pourri toutes les administrations, toutes les politiques avec leurs idées catastrophiques, les écolos se défaussent partout où ils le peuvent : “nous ne sommes pas au pouvoir, nous n’avons rien fait et nous sommes pour la Nature et avec les agriculteurs” (ceux-là même qu’ils accusent pourtant de ruiner la terre, l’environnement et la santé des gens).

Et alors que la tension monte, qu’on craint même le pire lorsqu’un triplet d’OQTF vient blesser un agriculteur, tuer sa femme et sa fille sur un barrage d’autoroute, les négociations avancent et, à la faveur d’un vendredi bien troussé et d’un Premier ministre en tournée communicationnelle entre un tracteur et une balle de foin, voilà que déboule un accord et que, bientôt, les agriculteurs et le gouvernement se féliciteront enfin d’une paix retrouvée.

Ah, que voilà belle victoire pour le nouveau et jeune Premier ministre qui, ainsi, montre d’évidentes capacités à gérer les conflits sociaux et les résoudre prestement ! Ah, que voilà belle victoire pour Jérôme Bayle, l’agriculteur qui s’est ainsi mis en avant et qui va pouvoir repartir, fier d’avoir contribué à l’amélioration des conditions de vie de ses collègues !

Et tant pis si, finalement, les autres agriculteurs comprennent vite que tout ceci est un théâtre grotesque, que les mesurettes ainsi “gagnées” ne sont que des bricolages marginaux qui ne résoudront rien aux problèmes profonds de l’agriculture française…


En réalité, tout se déroule comme prévu, c’est-à-dire très mal.

Le déclassement de l’agriculture française était garanti tant le délire normatif français perfuse dans toutes les administrations, toutes les politiques, toutes les lois mises en place ; la concurrence avec les autres pays européens, déjà peu égale, est féroce mais elle tourne au tragique avec le reste du monde qui n’a cure des boulets législatifs que la France (et la France seule) s’attache aux pieds. S’y ajoutent les délires maintenant hystériques d’écologie destructrice (“farm to fork”, l’ARENH – véritable honte énergétique, taxes à gogos, etc.) qui transforment des questions épineuses en véritables obus à sous-munitions.

Il est évidemment hors de question d’abaisser nos contraintes pour les aligner avec nos voisins. Logiquement, le gouvernement, comprenant très bien que les agriculteurs ont la faveur de l’opinion publique – comme du reste au début des manifestations de boulangers, de marins-pêcheurs, des Gilets jaunes, des Bonnets rouges, etc. – déploie donc les mêmes procédés et les mêmes artifices pour dégonfler le conflit.

D’une part, en utilisant une figure emblématique du mouvement, il se dégotte une voix et un visage avec lequel faire semblant de négocier. Une personne seule est facile à acheter, à faire plier, à amadouer ou persuader.

D’autre part, on essoufflera le mouvement par infiltration de syndicats et de militants aux revendications de plus en plus lunaires, tout en accroissant progressivement la violence et les destructions arbitraires (préférablement débiles) de biens privés. Il est ainsi aisé de retourner l’opinion publique, et de caricaturer les demandes en les réduisant à réclamer encore plus de subventions pour eux-mêmes et de taxes pour les autres.

Le gauchisme le plus crasse est venu à bout de tous les mouvements populaires récents, celui-ci a donc très peu de chance d’y échapper.

Il va bien sûr de soi que ce ne sont pas les petits aménagements, les subventions et les chèques tracteur (ou je ne sais quelle idée du même acabit) qui résoudront les problèmes des agriculteurs : la régulation délirante, la suradministration et la paperasserie continueront de croître ; l’appauvrissement continuera donc des petits exploitants, explicitement voulue par le pouvoir afin de concentrer le secteur agricole dans les mains de quelques gros industriels bien en cour. Rien ne devra remettre en cause la connivence entre Big Farm et le pouvoir en place.

Dès lors, il est fort peu probable qu’il sortira quelque chose de positif de ce mouvement : les paysans vont rapidement se retrouver coincés entre des messages de plus en plus confus et collectivistes voire marxistes, une opinion publique défavorable et un gouvernement qui aura beau jeu, alors, de se montrer ferme avec ce qui apparaîtra comme des débordements déraisonnables.

On pourrait imaginer les paysans, parvenant à se débarrasser de leurs syndicats pourris jusqu’à l’os et de la racaille gauchiste qui va gangrener leurs rangs. On pourrait les imaginer qui comprennent que leur ennemi n’est ni le peuple, ni les distributeurs ou les industriels, mais l’État qui ponctionne, régule et taxe partout et ne sert plus à rien. On pourrait les imaginer se retourner contre les vrais responsables de leur situation (administrations, élus, gouvernement), et leur imposer ce retour à la raison par l’usage de la force, qui seule fonctionne contre les psychopathes, les pervers et les corrompus. Mais on avouera que ça demande un effort d’imagination vraiment très fort.

C’est pour cela que ce pays est foutu.