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17 mai 2024

Le puits sans fond de la vie politique française

Maxime Tandonnet


14/5/2024 – Édouard Philippe entend rassembler «de la droite conservatrice à la gauche mitterrandienne» lors de la présidentielle 2027. Il reprend ainsi l’obsession du « en même temps ». Sur quoi en effet rassembler la « droite conservatrice » et la gauche mitterrandienne ? Quel point commun en matière économique, financière, sécuritaire, migratoire, sociale, éducative ? Le néant. Ce qu’il veut dire ? Dépasser le vide sidéral à travers une sublimation d’un ego. C’est toujours la même histoire de la dissolution de la démocratie dans le narcissisme exacerbé, la mégalomanie. Seulement, il devra faire oublier le lâche recul devant les zadistes de Nantes malgré une consultation populaire, le démantèlement de Fessenheim, la taxe carbone et la tragédie des Gilets Jaunes, l’Absurdistan sanitaire liberticide… En ce moment le lepénisme a le vent en poupe dans les sondages (32%, soit 16% en comptant 50% d’abstentionnisme). Mais qu’a-t-il de particulier, le lepénisme, que représente-t-il, que propose-t-il aux Français en dehors d’un « quoi qu’il en coûte » au centuple ? Rien : le vide sidéral, une énorme baudruche de néant… Il n’a que deux « mérites » : l’héritage sulfureux de Jean-Marie à sa fille, qui dans la perception de l’opinion, vaut au parti la réminiscence d’un vague et trompeur parfum de fermeté sur l’immigration et la sécurité, et le fait de n’avoir jamais gouverné – « les seuls qu’on n’a pas essayés ». Sa force aujourd’hui ? Paraître comme l’unique opposant « de droite » au macronisme. A cet égard, il a pris la place de la droite LR qui paye chèrement la trahison opportuniste d’une partie de ses anciens leaders ayant rejoint la macronie (les Ganelon des temps modernes), la compromission avec la « majorité » de la plupart des autres dirigeants du parti (Absurdistan sanitaire, retraites, immigration, etc.) et la marginalisation des quelques-uns qui sont restés lucides et courageux (ils existent, par exemple, mon ami Henri Guaino). Le spectre d’un nouveau et troisième débat le Pen/Macron se profile à travers le brouillard vicié de la campagne des Européennes. L’idée est de faire intervenir le président de nouveau en sauveur providentiel pour conjurer la catastrophe électorale en se hissant sur la balourdise présumée de l’autre. On pense avoir tout vu, mais il y a toujours pire encore. Nous sommes devant un puits sans fond. Une telle initiative de politique spectacle marquerait une étape supplémentaire dans la déchéance élyséenne par la transformation du chef de l’Etat – supposé au service de tous les Français – en acteur banalisé de la joute politicienne se substituant à la tête de liste. Elle reviendrait aussi à offrir à Mme le Pen un brevet supplémentaire d’opposante attitrée et de favorite pour l’Elysée. La vérité, c’est qu’un tel débat ne changera rien à la déchéance de la liste présidentielle, bien au contraire. Le désastre sondagier de la liste Hayer est l’expression d’un futur « vote sanction » contre le pouvoir actuel. Voilà ce qu’ils ne parviennent pas à admettre. Mais comment ne le voient-ils pas? C’est incroyable à quel point le narcissisme exacerbé peut être source d’aveuglement…

https://maximetandonnet.wordpress.com/2024/05/14/le-puits-sans-fond-de-la-vie-politique-francaise/

Europe : état des lieux, avant fermeture ?

H16

17/5/2024 - Les élections européennes approchent péniblement et plusieurs signes laissent penser que les peuples européens vont faire savoir vertement aux politiciens qu’ils ne sont plus trop d’accord avec la direction générale prise par les institutions européennes.

C’est dans ce contexte forcément un peu tendu qu’ont récemment eu lieu des “concertations” entre l’Allemagne et la France ou, plus exactement, des discussions entre Macron et Scholz pour savoir ce qu’il convenait de faire au plan international concernant notamment la position officielle européenne vis-à-vis de la Chine qui, horreur des horreurs, semble bien s’entendre avec la Russie et qui semble faire la sourde oreilles aux rodomontades américaines.

Discussions qui se sont globalement soldées par un constat de mésentente profonde : aucun des deux pays n’entend mener la même politique et ce d’autant plus que ces divisions européennes arrangent bien les Américains.

En pratique, l’Europe institutionnelle est, surtout avec ces proches élections, à peu près à l’arrêt. Son encéphalogramme, souvent peu agité, est maintenant totalement plat : entre la perte complète de crédibilité de ses représentants (von der Leyen est prise pour une quantité négligeable tant à Pékin qu’à Washington), les tensions croissantes entre États membres, une évidente réaction populaire aux politiques écologistes et immigrationnistes délirantes, tout s’accumule pour amoindrir chaque jour l’Union européenne.

Mais au-delà de ces éléments faciles à observer, il y a surtout le constat en Europe d’un décrochage économique et social sans précédent.

Ce décrochage commençait à se sentir lors des premières crises européennes majeures (autour de 2012) : avec la crise grecque puis italienne sur la monnaie européenne, on sentait déjà que l’Union n’apportait pas autant de brouettes de bienfaits que prévu. Un peu plus d’une décennie plus tard, le décrochage est si visible qu’il n’est plus nié que par les politiciens les plus idéologues ou les plus perdus.

Un exemple typique (parmi, en réalité, des centaines d’autres) est Neoplants, une petite start-up qui se spécialise dans la production de plantes spécialisées pour la purification de l’air ambiant dans les espaces clos. Quoi qu’on puisse penser de ses produits, on ne pourra qu’observer l’intéressant petit logo qu’on trouvera facilement sur le site et qui dit “Conçu en France, fait aux États-Unis”…


On pourra gloser sur la pertinence du produit ou son efficacité, il n’en reste pas moins que si l’idée a germé et a été initialement développée en Europe et en France, la partie commerciale, celle qui crée de la valeur, des emplois, qui se traduit par une augmentation de richesse pour les entrepreneurs et les employés concernés, … se trouve aux États-Unis. Pour l’Europe, pour la France, c’est un échec.

Ce petit exemple illustre un fait troublant : les Européens semblent majoritairement préoccupés par le réchauffement climatique, la guerre en Ukraine ou l’immigration, mais peu se demandent pourquoi tout ce qu’ils utilisent a été produit en Chine ou fonctionne avec des logiciels américains, pour simplifier. Devant ce constat, la seule réaction palpable a été d’empiler les législations et les règlements.

Ceci s’est traduit par une Europe qui a rendu très difficiles la création d’entreprises, la mobilisation de capitaux, l’innovation et la récompense à la prise de risque.

Sur un continent en croissance, la réaction devrait être au contraire de réduire les contraintes administratives et législatives pour favoriser l’éclosion de startups européennes, ce qui augmenterait le produit intérieur brut (PIB) de l’Union et rendrait les Européens plus riches. Ce n’est absolument pas ce qu’on observe, au contraire même :


Alors même que ces Européens se plaignent de l’augmentation du coût de la vie, peu essayent de faire l’effort de comprendre pourquoi. Certains désignent les immigrants comme source du problème, alors que ces derniers n’expliquent pas tout. Mis devant la stagnation du PIB européen, d’autres évoquent une tendance des Européens à moins travailler que les Américains, ce qui n’est pas complètement faux comme le montrent les statistiques de l’OCDE. D’autres enfin tentent une tangente fumigène sur base de “pourquoi tout devrait-il être une question d’argent ?”


Pendant ce temps, concrètement, il est plus facile même pour un Européen d’ouvrir une société dans le Delaware, d’aller lever des capitaux aux États-Unis, d’y faire une introduction en bourse : ainsi, le marché du financement américain est presque 14 fois plus important que l’européen ; le financement des start-ups aux États-Unis représente 270 milliards de dollars d’actifs sous gestion (pour 330 millions d’Américains). Dans le même temps, l’Europe affiche 44 (petits) milliards de dollars d’actifs sous gestion pour 746 millions de citoyens.

Ceci explique aussi pourquoi l’Europe ne compte que de peu de licornes (une startup valorisée à plus d’un milliard d’euros et pas encore introduite en bourse), et aucune entreprise valorisée à plus de 1000 milliards de dollars alors que les États-Unis en comptent six. Ceci explique aussi l’absence d’entreprises européennes dans le Top 10 des plus grandes entreprises mondiales, et pourquoi 80% sont américaines, ou pourquoi Stripe, une entreprise fondée par deux frères irlandais, est finalement une entreprise américaine et non européenne.

On lit parfois que “les Européens sont réticents à prendre des risques” mais… c’est faux : plus d’un cinquième des fondateurs de licornes sont européens et ont pris non seulement le risque de créer une startup, mais de s’expatrier pour le faire.


En réalité, s’ils ont choisi les États-Unis plutôt que l’Europe, c’est qu’alors que les perspectives en cas d’échec sont à peu près les mêmes des deux côtés de l’Atlantique, les perspectives en cas de succès sont, en revanche, très asymétriques et très favorables à l’Oncle Sam.

Et s’ils ont choisi les États-Unis plutôt que l’Europe, c’est parce que cette dernière n’est plus du tout celle des années 1980s ou 1990s qui visait par un marché commun à aplanir les différences de traitement, les subtilités légales d’un pays à l’autre, mais qu’elle est devenue (notamment depuis le Traité de Lisbonne) une construction avant tout politique à l’usage des politiciens pour différents agendas de plus en plus éloignés des considérations prosaïques, comme simplifier le commerce intérieur : on lutte contre la pollution, contre le réchauffement climatique, le populisme ou les influences étrangères, mais plus personne ne comprend que les énormes frictions des différents systèmes légaux de 27 pays différents provoquent des ralentissements mortifères dans l’innovation, dans la levée de fonds, dans la collecte des taxes, dans le respect des myriades de droits plus ou moins illisibles dans les domaines les plus variés…


Parallèlement au nombrilisme politique qui a englué l’Europe dans ses querelles picrocholines, on se doit d’ajouter les efforts répétés de Washington (depuis les bisbilles franco-allemandes actuelles jusqu’à l’exploitation du conflit ukrainien) pour garantir que, justement, l’Europe s’empêtrera dans ses principes et ses décisions contre-productives.

Pourtant, l’Europe a d’énormes atouts : elle n’a pas été, pendant des siècles, la source de la plus grande majorité des développements de l’Humanité sans raison. S’il y a politiquement beaucoup de raisons pour lesquelles elle ne l’est plus, il n’y a en revanche humainement aucune raison que cela dure, et c’est ce qui rend les constats précédents d’autant plus consternants et on ne peut maintenant plus écarter l’idée que les dirigeants actuels sabotent activement tant l’idée d’Union européenne que tout ce qui a fait la force de ce continent sur les siècles passés.

Et on peut raisonnablement douter que ce soit par le vote que les peuples européens vont se sortir de la spirale destructrice dans laquelle ces dirigeants les ont placés.


https://h16free.com/2024/05/17/77555-europe-etat-des-lieux-avant-fermeture
Catherine Gaillard

Ce qui est quand même assez insupportable, c'est que les responsables depuis environ un demi-siècle de toute cette chienlit au sein de quasi tous les pays européens (paupérisation générale des populations, démolition des services publics aussi bien sous des gouvernements de gauche que de droite, politiques "de santé" expérimentales et autoritaires, avatars du contrôle numérique social à venir (et déjà bien engagé), dilution des nations et globalisation, ingénierie folle de mouvements et changements de populations, enrichissement vertigineux, incommensurable, de quelques-uns qui décident dorénavant seuls, de fait, de la tournure du monde), ces responsables, donc, n'ont eu, n'ont et n'auront jamais à rendre compte. Au même titre que certains assassins et responsables nazis ainsi que leurs protecteurs n'ont également jamais eu à le faire, coulant des jours paisibles et confortables jusqu'à leur mort.

16 mai 2024

Jean-Noël Barrot : « L'Eurovision est le meilleur moyen d'exprimer nos valeurs »

Natalia Routkevitch


Entretien du ministre Barrot : un véritable collier de perles

« Un acquis précieux pour faire rayonner la culture du continent » ;
« La politique n'a pas sa place à l'Eurovision » ;
« L'Eurovision permet de découvrir ce que la culture européenne a de meilleur » ;
« Renforcement perpétuel du sentiment d'appartenir à une culture commune » ;
« Le meilleur moyen de toucher le cœur des hommes et des femmes tout autour du monde par ces valeurs d'humanisme, de liberté, de respect et d'espoir »...

Le ministre de l'Europe français, Jean-Noël Barrot, dénonce les pressions sur les artistes et vante l'aspect fédérateur de la compétition.

En dépit des efforts de l'Union européenne de radio-télévision, l'Eurovision n'échappe pas à la politisation. Sous pression en raison de la participation israélienne, l'organisation fait cette année face aux polémiques, appels au boycott et manifestations à Malmö, en Suède, où se tient la compétition. Dans ce contexte, le ministre de l'Europe français, Jean-Noël Barrot, appelle à mettre la politique de côté afin de préserver le concours musical, qu'il voit comme un acquis précieux pour faire rayonner la culture du continent.

Déjà perturbé par l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a deux ans, l'Eurovision est aujourd'hui vivement critiqué en raison de la participation d'Israël. Le concours est particulièrement politisé cette année...

La politique n'a pas sa place à l'Eurovision et je sais que les organisateurs s'assurent que ce principe soit respecté. Bien sûr, aucun événement d'ampleur n'échappe aux réalités de l'actualité internationale. Dans le cas de la Russie, le comité d'organisation était fondé à exclure le pays en raison des manquements persistants des diffuseurs russes à leurs obligations de membre du concours et pour avoir violé les règles du service public.

Parmi les artistes qui participent cette année, plusieurs subissent des pressions voire des campagnes de cyberharcèlement afin qu'ils boycottent le concours. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Les pressions sur les artistes sont inacceptables. A l'heure où la liberté de création est menacée dans le monde, l'Europe doit continuer à défendre, haut et fort, ce principe essentiel à la démocratie. Dans le cas particulier de l'Eurovision, ces pressions sont contraires à l'esprit du concours, qui a vocation à rapprocher les peuples d'Europe, et au-delà. C'est cela qui doit rester au coeur de la compétition.

Selon vous, l'Eurovision est donc aujourd'hui un événement fédérateur pour les Européens ?

Le concours joue un rôle important dans le renforcement perpétuel du sentiment d'appartenir à une culture commune. Il permet de rassembler les Européens à travers la musique, au-delà des barrières de la langue. Depuis soixante-huit ans, l'Eurovision leur permet de découvrir ce que la culture européenne a de meilleur, dans un concours qui n'a pas d'équivalent dans le monde. C'est un acquis précieux qu'il faut préserver. Dans l'histoire du continent, la musique a souvent franchi les frontières et s'est révélée fédératrice, je pense à Abba, à Céline Dion ou Toto Cutugno.

Les élections européennes ont lieu dans un mois. Dans ce contexte géopolitique, marqué par les conflits et les divisions, quelle est l'importance du concours pour l'Europe ?

Le président de la République l'a rappelé dans son discours à la Sorbonne, le 25 avril : l'Europe ne sera forte que si elle est capable de rester fidèle à ses valeurs et de les faire rayonner. Au moment où elles sont attaquées et qu'elles risquent d'être fragilisées, il est, en effet, important de les exprimer avec force, de se rassembler autour de nos artistes qui font vivre cette culture commune et de la faire rayonner tout autour du monde avec ce concours qui est suivi par 200 millions de téléspectateurs. Il est essentiel que ces valeurs d'humanisme, de liberté, de respect et d'espoir puissent toucher le coeur des hommes et des femmes tout autour du monde. L'Eurovision est sans doute le meilleur moyen de le faire.
(...)

Vincent Verschoore

Le retournement de veste de la star médiatique américaine, Chris Cuomo, sur l'usage de l'ivermectine face au Covid, va faire hurler les covidistes, mais illustre la vaste escroquerie menée par l'industrie pharmaceutique et ses affidés politiques, médiatiques et médicaux.
Diabolisée dès le début via toutes sortes d'influenceurs tel Cuomo, malgré une longue et positive histoire et un prix Nobel, l'ivermectine se trouva de facto interdite afin de laisser toute la place aux molécules chères et, bien sûr, aux vaccins expérimentaux.
Cuomo, qui utilise lui-même l'ivermectine car souffrant de Covid long (malgré sa multiple vaccination), sur avis de ses médecins, s'est donc rendu compte, certes trop tardivement, que le narratif covidiste avait plus à voir avec la santé des labos que de la population. Et il pose la question : pourquoi les médecins et autres "spécialistes" qui savaient que l'ivermectine ne pose aucun risque (si utilisée correctement bien sûr) et a un effet thérapeutique, n'ont rien dit.
La réponse me semble évidente : l'ivermectine n'appartient à personne et donc ne rapporte rien. Évidemment j'ignore si Cuomo est de bonne foi, ni dans quelle mesure de nombreux influenceurs covidistes furent dupés plutôt que simplement achetés, mais il n'était pas compliqué de percer le narratif mensonger dès lors que l'on possède un brin d'esprit critique. Ce qui, en effet, n'est pas spécialement l'apanage des habitués des plateaux médiatiques, et pour cause.

15 mai 2024

Vincent Verschoore

15/5/2024 - Sur fond de corruption et de chantage, une lutte de pouvoir se déroule actuellement entre la Commission européenne et le récemment créé (2021) bureau du Procureur européen (EPPO).
En cause, d'une part la saisie de l'affaire des SMS entre von der Leyen et Bourla (contrat autant opaque que mirifique des "vaccins" Covid de Pfizer) par l'EPPO, de l'autre le retour sur l'accord de financement des moyens numériques de l'EPPO par la Commission.
Depuis sa création, l'EPPO gère plusieurs centaines de dossiers de corruption et de détournements de fonds européens à travers l'UE. Avec quel succès réel je l'ignore, mais son implication dans le Pfizergate n'a pas dû plaire en haut lieu, d'où le chantage sur le financement.
L'EPPO ayant lancé une procédure "amicale" envers la Commission pour garantir ce financement, il lui fut répondu que ce budget restait garanti mais "sous certaines conditions", non explicites dans la lettre, mais dont on se doute bien de l'essence : pas touche à la corruption de von der Leyen & Cie.
On ne peut plus continuer comme ça. Il faut purger et fortement réduire cette technostructure européenne illégitime et corrompue qui nous mène au désastre. ↴


Marc Amblard

MÊME CNN ADMET QUE LA CAMPAGNE DE JOE BIDEN EST "UN DÉSASTRE ABSOLU"

15/5/2024 - En effet, les derniers sondages placent très largement D. Trump en tête dans les 6 états-clés (Georgie, Michigan, Wisconsin, Pennsylvanie, Arizona, Nevada).
Les démocrates (et tout le système politico-institutionnel qui va avec) n'ayant absolument pas l'intention de laisser l'ancien président revenir à la Maison blanche, il n'auront d'autre choix que de se trouver un autre candidat plus présentable.
Les jours du vieux Joe sont comptés...



USA - ÇA S'EST PASSÉ HIER À WILDWOOD DANS LE NEW JERSEY ET ÇA NE PLAÎT PAS À TOUT LE MONDE !

13/5/2024 - Dans le cadre d'un procès (très politique) qui se déroule à New York, l'ancien président Donald Trump, à l'obligation d'assister aux audiences quotidiennes, l'empêchant ainsi de faire campagne dans les autres états.
Qu'à cela ne tienne, il a décidé de tenir un meeting hier, dimanche 12 mai 2024 dans la région, historiquement acquise à la cause des démocrates. Ce n'était donc pas gagné et le pari était risqué.
Le résultat fut au-delà de toute espérance pour l'ennemi juré de l'actuelle administration : 100.000 personnes se sont déplacées pour assister à l'allocution de Donald Trump, faisant ainsi littéralement exploser les records d'audience. Du jamais vu.
Clou du spectacle, la légende du football américain, Lawrence Taylor, a rejoint Trump sur scène pour le soutenir publiquement. Il a alors juré que toute sa famille ne votera plus jamais démocrate.
Un cataclysme que bizarrement les médias mainstream se garderont bien de relayer...


Radu Portocala

Ma reconnaissance à Monsieur Dan Burcea pour cette interview publiée dans son excellente revue "Lettres capitales".

lettrescapitales.com

Marc Amblard

UN DISCOURS NON BINAIRE

Gabriel Nerciat

13/5/2024 - La première fois que j'ai entendu parler des "non-binaires" (et vaguement compris la différence qu'ils entendent établir avec les transsexuels, un peu comme les aristocrates d'Ancien Régime avec la noblesse d'Empire), j'ai cru qu'il s'agissait d'une sorte de canular.
Du niveau de Jérôme L., un de mes amis d'enfance qui, à l'école primaire, nous faisait rire en affirmant dans la cour de récréation : "Faites gaffe ; vous croyez que je suis un mec, mais en fait au-dedans de moi je suis un tigre".
Puis, comme toutes les blagues qu'on finit par prendre au sérieux, j'ai vu qu'il n'en était rien.
Les éternels crétins relativistes ou pseudo-libertaires - dont le fat Pascal Praud ce matin sur C-News représentait la figure à la fois la plus insupportable et la plus sottement bourgeoise - nous expliquent qu'il faut être tolérant, et accepter sans barguigner toutes les différences revendiquées à partir du moment où elles n'empiètent pas sur les libertés individuelles ni ne menacent l'ordre public.
C'était déjà l'argument massue des défenseurs du mariage homosexuel il y a douze ans : "Mais puisque ça ne vous retire pas de droits individuels, pourquoi donc vous opposez-vous à l'institution de nouveaux droits ? En quoi est-ce que cela vous gêne ou vous regarde ?".
Eh bien, chers ilotes post-modernes, ça me gêne et ça me regarde parce que vous et moi, que vous le vouliez ou non, vivons dans le même monde et partageons la même condition mortelle, la même époque, le même destin collectif, historique ou civique.
La transformation institutionnelle ou morale d'une liberté (de mœurs) en droit (politique) irrévocable regarde tout le monde, et pas seulement ceux qui en jouissent ou s'en réclament.
Sinon, pourquoi Pascal Praud ou Elisabeth Lévy seraient-ils fondés à se montrer indisposés par le port de la burqa et du voile intégral dans la rue ?
Un individu qui refuse qu'on le considère comme homme ou femme, et entend interdire qu'on puisse lui assigner une appartenance sexuée (celle qu'il a reçue à sa naissance ou éventuellement une autre qu'il aurait choisie lui-même une fois adulte) n'est rien d'autre qu'un scélérat en puissance, même pas digne de figurer dans une nouvelle du Divin Marquis, qui proclame explicitement par sa tenue, son fanion ridicule et ses discours : "Je ne veux rien avoir en commun avec vous, pas même la descendance d'Homo sapiens. J'appartiens à un autre stade de l'humanité (ou de la post-humanité), qui vous demeurera toujours étrangère, et si j'ai le droit de me juger supérieur à vous, sachez que la réciproque n'est pas possible pour vous, à moins d'en payer le prix social qui en Occident deviendra de plus en plus lourd."
Tout compte fait - et puisque tout le monde a été, est ou sera antifasciste - c'est peut-être ça, la matrice idéologique du fascisme qui vient, assez bien anticipée par Pasolini dans Salo lors des années qui suivirent 68.
Rien d'autre.

14 mai 2024

Vincent Verschoore

14/5/2024 - Nikolaï Petrovsky est prof à l'université d'Adelaïde et directeur d'une société de développement de vaccins, y compris Covid.
Voici ce qu'il dit sur son compte LinkedIn, suite à l'annonce d'un dépôt de plainte contre AstraZeneca :
"Il faut s'attendre à ce que les litiges liés aux lésions provoquées par le vaccin COVID-19 se multiplient au cours de la prochaine décennie. Cela va malheureusement nuire à la confiance de la communauté et affecter indûment l'adoption d'autres vaccins. La manière inutilement agressive dont les vaccins COVID-19 ont été utilisés dans les pays occidentaux, où toutes sortes de mandats ont été imposés en dépit des preuves évidentes que ces vaccins n'avaient aucun impact matériel sur la transmission communautaire et les vagues d'infection, ne fera qu'aggraver les réactions négatives de la communauté.
Pour minimiser les dégâts, les décideurs politiques concernés doivent admettre qu'au moment où ils ont imposé ces vaccins, ils ne savaient pas vraiment si ces vaccins étaient vraiment sûrs et s'ils avaient une efficacité durable, mais qu'ils espéraient simplement que tout irait pour le mieux. Il leur sera difficile de le faire."
Ah ça, c'est sûr. Von der Leyen n'a toujours pas craché le morceau, et tous ceux ayant pris le pognon n'ont aucune intention de le rendre. Tout comme ceux ayant hurlé (et hurlant encore) avec les loups par ignorance, par intérêt et/ou par conformisme social, vont avoir beaucoup de mal à reconnaître quoi que ce soit, préférant toujours le dénigrement et la censure à la froide réalité. ↴


Alexandra Henrion Caude
14/5/2024

Vaccins retirés du marché : le pire reste à venir !

Les vaccins Astra Zeneca et Sanofi retirés du marché : à quoi faut-il s’attendre ? Avec Alexandra Henrion-Caude, scientifique, chercheur, spécialiste de l’ARN, fondatrice de l'Institut de recherche SimplissimA

Cliquer sur l'image (vidéo de 31min 30s) ↴

Conférence sur l'immigration à l'Université Populaire de la Roya

Jacques COTTA

11/5/2024 - Alors que le thème de l'immigration revient de façon récurrente dans l'actualité, alors qu'il est largement instrumentalisé de tous les côtés, il est utile d'en parler sérieusement en termes politiques pour comprendre et agir... C'est le but de cette conférence que j'ai faite à l'Université Populaire de la Roya ce 10 mai 2024.

⇒ https://www.youtube.com/watch?v=Q3--_Jud3ec

13 mai 2024

Progressisme à l’Université : le voile (islamiste) tombe

H16

13/5/2024 - Le chaos semble donc s’être définitivement installé dans certaines université en France et dans le monde occidental.

Pour les Français, maintenant largement habitués à voir ces mouvements faussement spontanés éclore avec une régularité d’horloge normande au rythme des agendas politiques franchouilles ou internationaux, la surprise n’est que partielle : après tout, ce n’est qu’une année supplémentaire de couinements plus ou moins vifs et il semble acquis qu’un certain nombre d’établissements français s’organisent pour continuer, malgré tout, à distribuer un vague enseignement dont la qualité médiocre ne surprendra plus personne. Notons au passage que les facultés où l’on enseigne les disciplines “STEM” sont assez peu concernées par ces prurits réguliers : peut-être que la perspective de retourner des hamburgers au McDo du coin après quelques années de glandouille lutte étudiante n’attire pas ces étudiants là, allez savoir…

Cependant, même si l’habitude (et la lassitude) s’installe dans le pays, certains persistaient à croire, un peu niaisement, que les meilleurs établissements s’en sortiraient mieux. L”Institut d’Études Politiques” de Paris devait, apparemment, faire partie de ceux-là mais, de petits poings levés en manifestations colorées, l’établissement parisien continue de supporter les interruptions de cours, les blocages et les troubles étudiants sans que personne ne soit apparemment capable de mettre un peu d’ordre dans les mouvements des agitateurs sur place.

Ces manifestations seraient là pour durer, d’autant plus qu’elles sont maintenant mondiales.

On pourrait s’étonner de ce réveil relativement synchrone, admirablement cadencé, de ces slogans tous remarquablement similaires, de ces accoutrements uniformes qu’on voit apparaître (qui ne permettent aucune appropriation culturelle, heureusement !), tous, en même temps, de ces drapeaux, de ces panneaux produits de façon véritablement professionnelle.

On se contentera de noter qu’on retrouve toujours les mêmes individus, à ces manifestations comme aux précédentes (dont les motivations affichées étaient pourtant différentes, depuis l’opposition aux réformes des retraites ou du cursus étudiant en passant par le réchauffement climatique, l’une ou l’autre loi de contrôle des frontières, et j’en passe…) : outre les quelques étudiants dont les bobines et les noms finissent par s’ancrer confortablement dans la vie politique française – quelques uns de nos parasites ministériels ayant fait leurs classes dans des mouvements étudiants passés – ces manifestations sont l’occasion de représenter l’habituel “étudiant” dont l’Université aura du mal à retrouver l’inscription mais qui se fait bruyamment voir, accompagné de l’éternel “étudiant” de 35 ans dont on se doute qu’il sera encore “étudiant” l’année prochaine puis l’année suivante.

La caractéristique essentielle de tous ces individus, parfois jeunes, parfois étudiants, c’est qu’ils sont, d’une façon systématique, toujours violemment à gauche de la gauche sur le spectre politique et qu’ils semblent toujours beaucoup plus aptes à développer leur capacité de manifester qu’à simplement apprendre à lire ou à écrire (certains écrivant fièrement “Free PALAstine”), sans compter ceux qui, idiots utiles de mouvements qu’ils ne comprennent pas, se contentent d’accompagner le troupeau dans un grégarisme idiot.


En pratique, peu importe la cause réelle, qu’elle soit le peuple palestinien, le réchauffement climatique, le souci d’une retraite par répartition à l’aube d’une carrière encore lointaine ou l’absence de frites au resto-U, les méthodes employées sont toujours les mêmes et consistent pour cette minorité bruyante à emmerder un maximum de monde tout en poussant un agenda qui, à la fin, est toujours celui de collectivistes qui n’a aucun rapport avec les revendications initiales.

Il suffit pour s’en convaincre de noter la présence de Greta Thunberg dans ce genre de manifestations pour bien prendre la mesure du côté éminemment artificiel, piloté et parfaitement organisée de ces manifestations : il n’y a aucune spontanéité. L’écrasante majorité des gamins qui se retrouvent dans ces mouvements sont les marionnettes d’organisations internationales bien huilées, bien financées dont les buts réels n’ont absolument rien à voir avec les buts affichés qui changent d’ailleurs au gré de l’actualité.

C’est une des raisons pour lesquelles on ne peut pas ignorer la concomitance de ces éruptions estudiantines occidentales alors que les élections américaines approchent.

Là où l’année 2020 fut émaillée de protestations aussi spontanées que des chorégraphies nord-coréennes, dont les participants braillaient “Black Lives Matter” avec une unanimité autoritaire calculée, il semble que ce soient les Palestiniens qui bénéficieront du coup de projecteur pour l’année 2024 avec des protestations, des émeutes, des caillassages et des dégradations “globalement pacifiques”.


Ces agitations ont cependant un effet de bord intéressant.

En effet, un nombre croissant d’individus, à commencer par les étudiants légitimes des universités concernées et leurs parents qui paient (parfois fort cher) pour les formations qui y sont dispensées, commence à trouver ces procédés quelque peu cavaliers. Non seulement, cela met en péril le bon déroulement des cours et des épreuves diplômantes, mais cela amoindrit aussi l’image de marque des universités concernées et, comme un précédent billet le montrait, finit par porter un grave préjudice aux institutions elles-mêmes.

De plus, l’actuel mouvement cache assez mal derrière l’antisionisme d’affichage un antisémitisme virulent qui provoque une douloureuse prise de conscience tant chez certains élèves et leurs parents que chez les politiciens, dans les médias et dans la population en général. Le politiquement correct, sur lequel se sont arc-boutés nombre de ces universités et de ces écoles, se retrouve fortement bousculé au point de choquer les entreprises et les personnes qui les financent ou participent à leur financement et dont les vues sont diamétralement opposées ou qui ne souhaitent simplement pas être éliminés “de la rivière à la mer”.

Concrètement, les manifestations actuelles poussent les donateurs de bourses et les professeurs à se rendre compte qu’ils financent ou participent à des institutions dont certaines organisations étudiantes en leur sein militent activement pour leur disparition pure et simple, dans des termes assez peu ambigus.

Or cela, c’est, du point de vue politique, une très mauvaise affaire.

En France par exemple, cela achève de bien dévoiler, pour ceux qui en doutaient encore, le caractère pro-islamiste de l’extrême-gauche, notamment les mélenchonistes. C’est un calcul électoral froidement choisi par Mélenchon et sa troupe mais il n’est pas dit qu’il se traduise par des victoires fracassantes, et cela peut même jouer contre eux, l’équilibrisme devenant particulièrement complexe entre leurs positions affichées dans certains domaines (anti-racisme, féminisme, lutte contre l’homophobie) et les positions clairement exprimées par les islamistes (voire les actions menées par l’actuelle autorité palestinienne).


Quant aux États-Unis, cela finit par embarrasser l’actuelle campagne présidentielle de Joe Biden, coincé entre un soutien délicat à Israël, l’allié historique, et la nécessité de ménager la base étudiante dans laquelle les Démocrates espéraient puiser au moins jusqu’à récemment pour engranger des votes aux prochaines élections.

La façon dont le mouvement se développe laisse même supposer que les réunions de campagnes démocrates devront composer avec des foules d’étudiants franchement hostiles à l’actuelle politique de Biden, ce qui s’ajoutera au bilan désastreux de l’actuel occupant de la Maison Blanche.

Au final, à mesure que les militants “étudiants” se radicalisent et tombent dans tous les travers gauchistes (violences, blocages, destructions, coercition), la publicité donnée à leurs revendications ouvre les yeux d’un nombre croissant d’individus qui observent, médusés, que les avocats les plus virulents de l’antifascisme se comportent… comme des petits fascistes.


https://h16free.com/2024/05/13/77618-progressisme-a-luniversite-le-voile-islamiste-tombe

11 mai 2024

Marc Amblard

La lecture développe l'esprit d'analyse et renforce le sens critique. Elle élève l'âme.
Enfin, normalement...