Les meurtres du Hamas ont libéré la voie à l'extrême droite israélienne. Extermination des Palestiniens ou solution politique ? Emmanuel Macron a fait le déplacement, mais pour dire quoi ? La guerre, encore et encore ! Pour dégager une solution politique, il faut quelques décisions simples et commencer par un cessez-le-feu qui épargne les populations civiles...
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31 octobre 2023
L’Occident et la chute de Rome
Gilles La Carbona
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30/10/2023 - On n’en finit plus de sombrer dans la mièvrerie la plus obsédante, recherchant par tous les moyens le consensus mou, le faux progressisme. Une volonté lancinante de s’ancrer dans le camp du bien, par opposition au fascisme, pointé par la morale pédante de cette gauche, qui ne veut même plus dire son nom. Couverte par la peur de nager à contre-courant, l’opposition se tait. Pire, elle acquiesce à toutes les saillies de Macron. Il en profite, lance au hasard un sujet convenu comme devant emporter l’adhésion initiale, sous peine d’être désigné à la vindicte non plus populaire, mais médiatique. Pendant ce temps, les priorités sont déclassées, l’attention déportée sur le futile, l’inutile.
Le déficit de la balance extérieur vient de battre un nouveau record, on apprend que 4000 médicaments vont manquer, dont l’antibiotique à l’amoxicilline et les produits à base de cortisone. Entre temps la taxe carbone va favoriser la désindustrialisation, comme nous l’écrivions dans nos colonnes. Pendant la fausse pandémie, la macronie nous avait promis de revoir l’approvisionnement des médicaments pour éviter les pénuries enregistrées pendant le confinement. Trois ans plus tard, la situation est pire. Il en est de même pour l’armée, où les chaînes de production ne peuvent se maintenir qu’en fonction des commandes externes, puisque la loi de programmation a, dans la réalité, fait chuter de 30% les fournitures de matériels neufs pour nos armées. Tout ce que touche Macron n’est que ruine et désolation. Pendant ce temps, on tombe en pâmoison devant la future loi devant intégrer l’IVG dans notre constitution. Mais pourquoi donc cet empressement, qui menace la possibilité de se faire avorter ? N’y voyez qu’une manipulation de plus, un moyen de redorer un blason terni par les revers nationaux, mais surtout internationaux, par l’accumulation de 49.3 désignant une gouvernance en forme de dictature constitutionnelle, acceptée notamment par les LR.
Comment ne pas adhérer à cette idée, que la bien-pensante gauche juge universelle ? Qui osera aller contre cette loi sans se faire taxer de fasciste, de rétrograde, donc de menace pour la démocratie ? Les sujets sont toujours les mêmes et les méthodes éculées n’ont pas changé d’un iota. Aller sur le terrain du consensus obligatoire avec un thème bateau et dézinguer tous ceux qui ne souscriront pas à cette soudaine priorité. Est-ce bien le rôle d’une constitution d’intégrer des mesures sociétales, quand cette dernière est incapable de permettre une alternance démocratique réelle, quand elle tolère de gouverner sans vote, quand elle oblige les futurs candidats à la présidentielle à chercher 500 signatures que les maires refusent de leur accorder ? Dans le même temps, nous avons Ciotti qui veut lancer une grande pétition sur l’immigration. Il imite son mentor Macron. Brasser du vent pour faire illusion, occuper le terrain avec des fadaises, c’est Gnafron qui gesticule derrière Guignol. Il nous prend lui aussi pour des idiots. Quel est le but de cette agitation puisque nos politiques, notamment migratoires, sont liées et décidées par l’Europe ?
Il le sait, et si ce n’est pas le cas, que fait-il encore à pérorer devant les micros ? Donc tout cela ne servira à rien tant qu’il n’aura pas choisi de s’affranchir de cette Europe néfaste. La France coule, s’effondre, sous les regards médusés et complices de cette classe politique dont on ne voit pas qui pourra en relever le niveau. Certes des esprits brillants s’expriment toujours, de Villepin, de Villiers, mais, soit ils ne sont plus officiellement dans le circuit et ne briguent aucun mandat, soit ils ne sont pas écoutés. Un médiocre ne s’entoure que de ses pairs, jamais il n’ira chercher meilleur que lui. Les médias ne savent que rabaisser ces esprits étincelants, seules armes dont ils disposent pour masquer leur médiocrité et leur inculture.
On se vautre dans l’immédiat, et on suit les grandes lignes tracées par les US, qu’importe que ce sillon soit mortifère et que nous nagions à contre-courant. Étant donné qu’il n’existe plus, en Europe, de vrais dirigeants, que ce sont tous des pantins soumis aux injonctions de Davos, il ne peut y avoir d’originalité, ni de bon sens. Ces qualités sont interdites, car elles manifesteraient une indépendance et une souveraineté insupportables aux mondialistes. De toute façon elles seraient interprétées comme une virilité déplacée : on nage dans l’émotionnel et on se laisse abuser par l’évidence des situations qui deviennent à ce point manichéennes qu’aucune contradiction n’est admise. On a transformé le monde en un segment binaire. Il y a le bien d’un côté, symbolisé par l’Occident, forcément progressiste et réformateur, porteur d’un âge d’or qu’il exprime par l’écologie destructrice de nos conforts basiques et de nos industries. Par le wokisme, qui se charge de détruire le socle de la famille, d’effacer les repères et par la gouvernance mondiale, exercée pour notre bien, par des organes ou des personnes non élues, mais détentrices des ressources financières.
En face il y a les méchants, ceux qui n’adhèrent pas aux dogmes des premiers. Le seul bémol, est que cette vérité universelle n’est plus représentée que par 20% de la population mondiale, et que le reste de la planète ne supporte plus l’arrogance des US ni la complicité de l’Europe. Mais les dirigeants de ce vieux monde en perdition sont encore capables d’entraîner la planète vers la guerre, unique chose qu’ils savent bien faire depuis des lustres. La paix n’est pour eux qu’un leurre agité avec soin pour faire croire qu’ils en sont les défenseurs et les représentants, alors que c’est exactement l’inverse. Surtout ils ne se rendent pas compte qu’ils sont désormais isolés, et en infériorité. Ils cheminent sur l’idée de leur puissance, sans admettre que cette dernière s’est écroulée en Ukraine, qu’elle est largement remise en cause également au Moyen-Orient, et qu’elle sombrera sans doute à terme, comme a sombré la Rome antique. La censure officialisée est devenue la marque de fabrique de ces tyrans, soulignant la fin des artifices, la révélation des vraies intentions. Derrière ces grimaces, les peuples se réveillent, les nations souveraines se lèvent, et notre piètre Occident, menteur, agressif, déconnecté de la réalité, chancelle. Ils sont seuls, mais hélas nous sommes au milieu. Qui nous sortira de cette ornière ?
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L’IVG et le troisième mandat ?
Pierre Duriot
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31/10/2023 - On se demande bien ce que cherche Macron avec l’inscription de l’IVG dans la Constitution. Rien ne met en péril cette possibilité offerte aux femmes d’avorter. Ce n’est pas comme aux États-Unis où, dans certains états, des médecins intégristes refusent de pratiquer cette opération. Aucun extrémiste religieux ne remet en cause cette pratique, elle n’est pas en danger et rien ne justifie que l’on dérange les deux chambres pour cet artifice.
Justement, va-t-on déranger députés et sénateurs pour cette simple question ? Macron n’a pas d’enfant et ces questions sociétales ont toujours été le cadet de ses soucis. On pourrait penser que devant ses échecs à répétition, dans tous les domaines, aussi bien au national qu’à l’international, il se lance dans cette inscription pour au moins réussir un truc dans ce quinquennat calamiteux. Là ce n’est pas difficile, tout le monde est pour, l’argumentation est toujours la même, mais cette fois-ci, elle marche : « tous ceux qui sont contre sont des vieux réacs ». Comme s’il n’y avait pas de dossier plus urgent.
Mais le personnage est bien plus tortueux que ça et on peut aussi largement penser qu’il ne va pas déranger les deux chambres juste pour inscrire l’IVG dans la Constitution. Au dernier moment, il risque d’y ajouter quelques bassesses dont il a le secret, histoire de tout faire voter comme un seul homme, par ce qui est censé être une opposition, mais qui a toujours voté de manière à permettre à Macron de ne faire que ce qu’il veut. RN, LFI, LR et consorts, sont corsetés par la peur d’être traités, au choix, de fachos, de racistes, de réactionnaires et donc, ils votent pour et comme le président, histoire d’apparaître comme des « gens bien » et pour ne pas être jetés en pâture à la presse subventionnée, chargée des basses œuvres de lynchages médiatiques sur commande.
Et donc, il ferait passer, avec l’IVG, en douce, la possibilité de se présenter à un troisième, voire à un quatrième mandat, étant donné son âge avec cet argument inoxydable : « moi ou les extrêmes », censé faire peur à tout le monde. Or l’extrême, c’est bien lui. On sait le personnage suffisamment tordu pour réaliser ce genre de coup de force et les oppositions suffisamment naïves et accrochées à leurs privilèges, pour expliquer aux électeurs qu’elles n’avaient « pas le choix ». Méfiance donc sur ce qui se trame autour de cette modification de Constitution, bien trop inutile pour être honnête.
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30 octobre 2023
Michel Collon
L'antisionisme n'est pas un antisémitisme
⇒ https://www.youtube.com/watch?v=Uhtw15qB5MI
L'antisionisme n'est pas un antisémitisme
⇒ https://www.youtube.com/watch?v=Uhtw15qB5MI
Yann Thibaud
Pendant des siècles, pendant des millénaires, l'humanité croyait naïvement tout ce qu'on lui racontait et se soumettait docilement aux traditions et à leur cortège inépuisable de dogmes et de croyances, plus ou moins justes, plus ou moins fantaisistes et fantasmatiques.
Ce qui conduisait à l'établissement de sociétés stables, rassurantes et sécurisantes, mais fondamentalement oppressives, étouffantes et totalitaires, toute contestation de leurs fondements comme de leurs assertions, tabous et injonctions se trouvant interdite, sévèrement réprimée et n'étant, la plupart du temps, ni envisageable, ni même concevable.
Mais aujourd'hui, grâce à internet et aux médias alternatifs, plus l'on nous ment, plus nous en prenons conscience, plus ou moins rapidement, et adoptons dès lors une distance critique à l'égard des autorités et de leurs messages manipulateurs, servant des intérêts privés bien davantage que le bien commun.
De sorte que, de manière douce, invisible et progressive, la sagesse, la conscience, l'intelligence et la sensibilité émergent et s'accroissent de plus en plus au sein et au cœur de l'humanité, rendant de plus en plus proches et flagrants le règne et le renouveau de l'esprit sur terre.
Ainsi se produit, ainsi se développe, chaque jour davantage, l'éveil inexorable et irrésistible de l'humanité !
Les Sépulcrales
Anne-Sophie Chazaud
Chers amis,
Depuis maintenant une bonne dizaine d’années que nous nous fréquentons ici, nous avons traversé et vécu ensemble finalement beaucoup de choses. Nous nous sommes aimés, nous nous sommes détestés, nous nous sommes observés, nous avons partagé nos émotions, nous nous sommes indignés d’abondance, nous avons beaucoup ri aussi, nous avons écouté des musiques aimées, regardé des photos comme font les amis, nous avons pleuré nos morts, nous avons regardé nos enfants grandir, nous nous sommes confinés ensemble. Bref, nous avons ici été des contemporains actifs.
Nous avons beaucoup parlé, nous avons mené des combats, souvent ensemble, parfois en opposition les uns avec les autres, nous avons médit, nous avons chéri. Nous avons nourri d’immenses espoirs (je pense notamment à la geste tout à la fois superbe et désespérément vouée à l’échec des Gilets Jaunes que j’ai tant portée dans mon cœur), nous avons beaucoup lutté, nous avons dénoncé les dérives multiples d’un pouvoir tout à la fois haïssable et grotesque. Nous avons partagé également nos craintes, nos appréhensions : je pense ici particulièrement à tous ceux qui ont lutté à leur façon et avec les armes dont ils disposaient dans des environnements le plus souvent hostiles, contre la progression de l’islamisme et qui, en dépit de leurs efforts et de leurs sacrifices, ont vu couler le sang malgré leurs cris d’alarme.
Nous avons vécu mille et une choses. Nous avons échoué (pour le moment) à chasser du pouvoir l’équipage de nuisibles incompétents qui s’en est emparé et qui, sur à peu près toutes les questions dont il feint désormais de s’occuper, n’est jamais rien d’autre qu’un pompier pyromane.
Nous avons écrit des livres, des articles, des publications, nous avons participé à des émissions en veux-tu en voilà. Nous avons tout dit, analysé, critiqué, rabâché, répété, martelé au point de devenir parfois des caricatures de nous-mêmes, et qu’à dénoncer constamment le cirque ambiant ou la caverne de Platon depuis l’intérieur, c’est encore en faire partie.
Comme je l’avais écrit dans un précédent texte : il n’y a pas une seule chose que nous n’ayons abordée ou dite au sujet de l’époque actuelle et de ses problématiques. Si bien que, constatant que toutes ces analyses avaient été faites et étaient impuissantes à changer l’ordre des choses, j’ai fini par penser que continuer de parler encore ne faisait qu’ajouter de la confusion au bruit et alimenter ce que nous dénoncions.
J’ai par conséquent souhaité faire un pas de côté afin que le silence et le recul permettent un peu de réflexion autre que mécanique/réflexe, afin également de me nourrir plus intensément de la vraie vie et de ses bonheurs.
Or, c’est pile le moment qu’a choisi le monde pour partir complètement en vrille.
Je me souviens que dans mes plus jeunes années (je n’ai pas 60 ans mais je n’en ai plus 20 non plus…), j’avais ce sentiment que nous vivions une époque comme sortie de l’Histoire, une sorte d’époque molle où rien ne se passait véritablement d’intéressant (j’y reviendrai) sinon la satisfaction de nos désirs ou la manifestation de nos insatisfactions sur fond d’une crise dont la forme-même paraissait relativement indéfinissable et sans grand intérêt. A présent que j’y repense, je me dis que nous assistions sans le savoir ou en ne le sentant que confusément, à une sorte de retrait de l’océan avant un tsunami. Je me souviens que l’année où j’ai passé le concours d’entrée à Normale Sup, le sujet de dissertation en Littérature fut, énigmatique et intriguant : « Il va advenir quelque chose ». J’avais bien aimé. Eh bien voilà, nous y sommes, il advient quelque chose et, finalement, pas trop tôt, me dis-je, puisque dans le fond tout ce que nous annoncions, pressentions et analysions se met désormais en place comme le feraient des soldats sur un champ de bataille. Alors bien sûr, nous ne portons pas tous le même regard sur ce qui se passe, mais nous partageons ce désormais tragique privilège d’affronter tous ces événements ensemble quand bien même nous y serions d’éventuels adversaires voire ennemis.
Je parle de tragique, mais pourtant quelque chose m’intrigue dans toute notre affaire et sur lequel je reviendrai également plus tard : c’est la façon très particulière dont sont emmêlés désormais les événements les plus graves avec les situations et personnages les plus burlesques. Je ne pensais par exemple pas du tout vivre un jour une époque où des personnes prétendraient que les hommes peuvent être enceintes, feignant des accouchements par l’anus tandis que d’autres (et parfois les mêmes) hurleraient à « gazer les Juifs » (Australie) ou à « violer leurs filles » (Angleterre) et que finalement, tout ceci, toute cette folie deviendrait la norme.
D’ici quelques jours j’entamerai ici et sur mon site un cycle de Chroniques où j’aborderai autant que faire se peut l’ambiance très curieuse dans laquelle nous évoluons mais toujours avec ce pas de côté que j’ai souhaité faire. Je crois que j’appellerai ce cycle Les Sépulcrales… :-)
En attendant je vous souhaite de bonnes vacances de Toussaint.
Jean Mizrahi
Intéressante interview d'un citoyen musulman britannique qui fut radicalisé à un moment, et de ce fait fervent supporter du Hamas palestinien. Il serait bon, quelles que soient les aspects horribles de tout conflit militaire, et celui-ci en est désormais devenu un, que beaucoup de ceux qui raisonnent avec une vision binaire écoutent ce qu'il a à dire.
À la question du présentateur lui demandant ce qu'il pense de l'action actuelle de l'armée israélienne à Gaza, sa réponse ne laisse planer aucun doute. C'est à partir de la minute 8'47, je traduis la réponse : "Vous voyez, à un niveau émotionnel, je veux que le combat s'arrête, parce que voir la souffrance humaine m'affecte. (...) Mais à un niveau rationnel, Israël n'a pas d'autre choix que de répondre à cette attaque. S'ils ne répondent pas, le Hamas continuera de pousser et fera quelque chose de pire la prochaine fois. En fait, vous avez de nombreuses options diaboliques, et essentiellement, il faut choisir la moins pire des options. Et la moins diabolique des options, c'est de répondre au Hamas. Et il y aura des dommages parmi les civils, mais sur le long terme, on sauvera plus de vies."
Il existe quelques musulmans courageux et qui parlent comme beaucoup devraient parler. Il est dommage qu'ils soient si peu nombreux et que les autres se contentent de répéter le catéchisme ambiant.
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29 octobre 2023
Ô ISRAËL !
Virgil Brill
Hélas, qu’est donc devenu cet Israël que j’ai tant aimé et soutenu de tout mon cœur… Comment la patrie de David Ben Gourion, de Mosche Dayan, de Shimon Perès, d’Itschak Rabin… a-t-elle pu porter à sa tête et y maintenir un être vil et corrompu comme ce Netanyahu, affairiste américain opportuniste et sans principes, mal recyclé en politicien « israélien » combinard, complètement indifférent aux souffrances de son peuple et capable d’encourager le Hamas comme élément de sa stratégie absurde et mortifère contre toute entente avec ceux des Palestiniens qui désiraient la Paix ?
Comment, sous sa direction inepte et criminelle les admirables et légendaires services secrets et de défense Israéliens ont-ils pu être bernés comme des débutants ? Et comment ce peuple à l’éthique exigeante peut-il accepter le principe abject de la punition collective mêlant aveuglément les barbares du Hamas (dont les principaux responsables sont soigneusement à l’abri au Qatar…) et des civils innocents, enfants compris, dans l’enfer des bombardements sans discrimination…
Ô Israël, qu’est-tu devenu, oh Absalon, Absalon… !
28 octobre 2023
Segundo Cimbron
À l'approche de Noël, les appels à soutenir les maires qui veulent installer des crèches dans leur mairie refleurissent, au nom de prétendues "traditions" qui n'existent plus (là où elles existaient) depuis 1905 et la loi de séparation des Églises et de l'État.
La laïcité n'est pas un concept à géométrie variable réservé à ceux qui ont une autre religion ou qui n'en ont pas.
Installez des crèches chez vous ou dans vos lieux de culte autant que vous voulez.
Mais pas dans les édifices publics qui appartiennent à tous les citoyens quelle que soit leur croyance religieuse ou qu'ils n'en aient pas.
La République n'est ni chrétienne, ni musulmane, ni juive, ni bouddhiste.
Elle est laïque.
Denis Collin
Pour comprendre le conflit entre Israël et les "Palestiniens", il faut non pas commencer en 1948 ("Nakba") mais peut-être plutôt en 1870, comme le fait Bensoussan.
L'analyse des responsabilités et ici la droite israélienne du Likoud et ses suppôts "ultra" doit clairement être dénoncée. Netanyahou, en plus d'être une fripouille, corrompu jusqu'à la moelle, est un danger pour la survie d'Israël. Ceux qui se sont débrouillés pour assassiner les accords d'Oslo (et Rabin en même temps) sont les premiers coupables.
On n'oublie pas non plus que ce sont eux qui ont soutenu, financé et appuyé la montée du Hamas qui avait le gros avantage de liquider le Fatah - à Gaza, les partisans du Fatah n'ont pas eu d'autre choix que se coucher, fuir, ou être tués.
Les islamistes, ceux qui ont fait le FIS en Algérie, organisé massacres et attentats en Europe, ceux qui gouvernent l'Iran ou l'Afghanistan, sans oublier leur influence dans le "Londonistan" ou le "93stan", sont un danger non pas seulement pour Israël, mais pour la démocratie, même imparfaite, même défigurée qui existe encore. Si Israël tombait - et ce n'est pas impossible - alors ce serait le début de la fin. (...)
L'ÉTAT DE DROIT ET SON DOUBLE LANGAGE
Gabriel Nerciat
Il faut avoir le courage de le dire clairement, même si ça ne fait pas plaisir à un certain nombre de gens : il n'y a absolument aucune raison valable qui justifie d'interdire à Paris ou ailleurs en France des manifestations pro-palestiniennes (sauf bien sûr si elles dégénèrent en émeutes, mais ce ne fut jamais le cas jusqu'à présent), pas plus qu'il n'y avait de raison valable d'interdire les chaînes russes francophones comme l'excellente RT (en plus, sur simple oukase totalement anticonstitutionnel d'Ursula von der Leyen, à qui il serait quand même grand temps d'apprendre à fermer sa trop grande bouche sur les sujets de politique étrangère qui ne la regardent pas) ou les colloques de l'institut Iliade, les manifestations de l'AF ou de GI voire même celles du GUD-Paris (aussi haïssables que celles du NPA mais pacifiques).
Soit la liberté de réunion, d'opinion et de manifestation demeure absolue, telle qu'elle est a priori garantie par la loi fondamentale depuis 1946 (hors guerre d'Algérie), soit on assume de sortir progressivement du cadre historique de la démocratie parlementaire républicaine et libérale.
Ce principe devrait être le seul à être considéré par tous comme intangible. Surtout quand il s'agit d'un conflit étranger et plus encore, si j'ose dire, lorsqu'on désapprouve le credo idéologique des manifestants (qu'on peut ainsi, accessoirement, voir tels qu'ils sont et identifier).
Bref, ça m'ennuie un peu d'être d'accord avec François Sureau et Eugénie Bastié, que je n'apprécie pas toujours, mais c'est bien le cas.
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Le sport médiatique et chauvinisme : idolâtrie décadente
Maxime Tandonnet
28/10/2023 - Attention : c’est un authentique sportif qui écrit ces lignes, au sens d’un homme pour qui l’exercice physique fait partie de l’équilibre quotidien, même s’il est secondaire par rapport à l’amour des livres. Pourtant, le sport comme idole médiatique lui inspire une véritable allergie. Dans toute civilisation digne de ce nom, l’esprit doit prévaloir sur le corps et l’intelligence sur la force physique. Evacuer les bouquinistes des Quai de Paris – chasser le livre pour laisser place au festival planétaire de muscle – dans la perspective des JO de Paris est une abomination d’essence totalitaire. Réquisitionner (de force) les logement des étudiants pour proposer des places aux spectateurs de ces jeux est terrifiant de bêtise. Chasser les populations défavorisées de la capitale pour les cacher pendant le déroulement des Jeux est une monstruosité. Le chauvinisme comme exaltation de la performance sportive par la compétition est une forme de nationalisme dégénéré – et de paroxysme de la crétinisation de masse. Une chose est étrange: pourquoi aucune leçon n’a-t-elle été tirée des JO de Berlin en 1936 ? L’exaltation du sport idolâtre (médiatisé et chauvin), l’expression nationaliste du sport, la compétition sportive érigée en valeur fondamentale d’une nation, tout ceci est un des signes le plus patents d’une volonté d’abêtissement et d’encasernement de la société. Je le pense vraiment, tout ceci est répugnant.
27 octobre 2023
Denis Collin
Le Hamas doit jubiler de voir Gaza bombardée. Ce sont surtout des civils qui sont tués et parmi aux beaucoup d'enfants. Les sicaires du Hamas sont cachés et ne seront pas touchés. Le Hamas va pouvoir se poser en martyr et recruter de nouveaux tueurs. Le gouvernement israélien est lancé dans une aventure qui ne pourra pas éradiquer le Hamas et rendra plus incertaine encore la situation d'Israël. Les plans du Hamas étaient de semer le chaos et de rendre impossible la paix. Netanyahou tombe dans le piège ou fait exprès de tomber dans le piège. C'est à pleurer de désespoir.
Au Proche-Orient comme en France, sortir du bourbier
Natacha Polony
Être utile. Et tenir une position équilibrée au milieu des haines et de la rage, au milieu des massacres et du chaos. Emmanuel Macron est lucide. Il sait que son déplacement en Israël n’infléchira pas pour l’heure le cours des choses et que la voix de la France s’est depuis plusieurs années réduite à son poids économique, c’est-à-dire pas grand-chose. Mais il sait également que la France, avec près de 10 % de citoyens de confession musulmane et 500 000 citoyens de confession juive, est sans doute le pays le plus fragile face à ce conflit, alors même que la République aurait pu, aurait dû, l’en protéger, si elle n’avait été savamment attaquée, réduite, vidée de sa substance. Il y a seulement vingt ans, la France s’élevait contre la folie américaine de la guerre en Irak et les mensonges qui l’accompagnaient, soulevant l’enthousiasme et l’admiration d’une partie du monde qu’on appelle désormais le « Sud global ». Elle le faisait contre l’axe qui se dessinait alors entre Washington et Jérusalem et contre son propre courant atlantiste et néoconservateur. Au même moment foisonnaient à Paris les événements pour soutenir l’initiative de Genève qui dessinait un rapprochement entre Israéliens et Palestiniens. Marianne en était un des acteurs.
Que s’est-il passé depuis ? Que s’est-il passé pour qu’au lendemain des atroces massacres perpétrés par le Hamas un ancien Premier ministre, Manuel Valls, puis la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, fassent chacun le déplacement en Israël, mais soient incapables d’avoir un mot pour dénoncer les bombardements massifs sur Gaza, pas plus que la politique de colonisation en Cisjordanie, alors même qu’elle tend à rendre impossible l’unique solution au conflit, pourtant soutenue officiellement par la France : l’existence de deux États. Que s’est-il passé pour qu’à gauche un Jean-Luc Mélenchon, suivi par une majorité de ses troupes, soit prêt à toutes les compromissions clientélistes, jusqu’à résumer « la France » à une foule criant « Allahu akbar » place de la République ? La prière de tous les musulmans, plaident certains, faisant mine de ne pas voir la différence majeure entre une prière psalmodiée dans un lieu de culte par des croyants dans l’intimité de leur foi et ce cri lancé dans l’espace public comme un programme d’affirmation du religieux et de constitution d’une communauté spécifique au sein de la nation. Faisant mine de ne pas voir que la transformation d’un conflit territorial en une guerre de religion est justement ce qui va rendre insoluble le conflit israélo-palestinien et l’étendre au reste du monde.
LA FRANCE N’EST PLUS LA FRANCE
Les fracas du Proche-Orient et la fracturation de la France sont en fait profondément liés. Ils sont la conséquence d’un double mouvement. D’un côté, la stratégie de conquête des différents courants radicaux de l’islam – salafisme, wahhabisme, et Frères musulmans –, qui ont petit à petit « réislamisé » les populations musulmanes au Proche-Orient, en Afrique mais aussi en Europe (jusque dans le vêtement, puisque l’abaya est avant tout un signe de colonisation culturelle des pays du Golfe). De l’autre, une politique américaine profondément impérialiste et imprégnée de messianisme, par-delà les quelques nuances entre un Bush totalement néoconservateur, un Obama plus modéré ou un Trump supposément isolationniste.
En vingt ans, les États-Unis ont poursuivi sous diverses formes leur politique qui consistait à distinguer un camp du Bien et un axe du Mal dont les contours sont ceux de leurs intérêts. Les pays européens ont été priés de s’aligner, et leurs entreprises de se plier aux règles de l’extraterritorialité du droit américain qui leur interdisait toute forme d’indépendance. Israël, malgré la politique délirante et dangereuse de Benyamin Netanyahou, était un poste avancé du « camp occidental » et les accords d’Abraham venaient couronner cette politique de Pax Americana qui permettait de se consacrer entièrement à la guerre commerciale et informationnelle avec la Chine. Tant pis pour les Palestiniens et le droit international. Formidable message pour le « Sud global » qui comprenait donc bien que ce droit international était à géométrie variable, au gré des intérêts de la superpuissance.
La France, après le coup d’éclat de 2003, a subi un recadrage brutal et d’autant plus simple à administrer qu’elle était en voie de désindustrialisation, et donc dépendante, notamment pour son matériel militaire, de la puissance américaine. Le courant atlantiste s’est affirmé, poussant le pays dans un alignement total avec la politique extérieure américaine au fil des quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Le message est passé jusque dans les pays arabes : la France n’est plus la France. Sur le plan intérieur, ce fut un mélange malsain : d’un côté, l’incapacité à nommer l’islamisme, quitte à persuader certains Français juifs, après la tuerie d’Ozar Atorah, qu’on ne les protégerait pas du nouvel antisémitisme. De l’autre, une récupération du principe de laïcité par le camp le plus atlantiste : en apparence, la défense de la République ; en réalité, l’alignement sur le « camp du Bien », l’effacement de la spécificité européenne et l’impérialisme au nom de l’« Occident ». Emmanuel Macron semble vouloir sortir de cette logique mortifère. Il y faudra du temps, de l’humilité et une volonté de fer. Pas de coup politique mais de la constance pour œuvrer à la paix, là-bas comme ici.
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