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7 octobre 2026

Frédéric Faravel
7/10/2026

Israël : se souvenir des massacres du 7 octobre 2023, avant le vote dans 20 jours

Le 7 octobre 2023, le Hamas et ses alliés déclenchaient depuis la bande de Gaza un terrible pogrom, visant prioritairement et massivement des civils : 1200 hommes, femmes et enfants massacrés à l'arme blanche et à l'arme automatique, des viols, des mutilations de cadavres... 251 otages seront emmenés à Gaza par leurs ravisseurs. Cette attaque par terre s'est doublée d'une campagne de bombardements avec plus de 2500 roquettes. Il faut ajouter au bilan des milliers de blessés. Si la population juive civile (le plus souvent habitant dans les kibboutzim orientés à gauche et favorable à la Paix en Palestine) a été la cible privilégiée, on compte parmi les victimes 70 Arabes israéliens et des centaines d'entre eux parmi les blessés. Ces actes sont des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Aucune colère ne peut justifier, en aucun cas, des actes aussi ignobles.

Après le pogrom, une « punition collective » tout aussi effroyable

On connaît la suite : le Hamas n'est pas seulement criminel pour avoir planifié et mis en œuvre ces massacres, il est également criminel pour avoir donné le prétexte au gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu, le plus à droite jamais connu dans l'histoire de l’État d'Israël, d'abattre une violence militaire inimaginable sur l'enclave de Gaza et sa population civile. Dès les premières semaines, les opérations militaires commandées par le gouvernement dépassent de très loin le droit d'un État agressé à se défendre et sont en contradiction de fait avec l'objectif prétendu de vouloir récupérer les otages (morts ou vifs) : elles s'intègrent très dans une volonté de vengeance et de punition collective contre une population civile, elle-même victime de la prédation du Hamas. Les pertes humaines pendant la guerre de Gaza depuis 2023 sont évaluées à plus de 73 000 Palestiniens tués, dont au moins 21 500 enfants ; et à plus de 183 000 blessés, dont plus de 46 500 enfants : les bombardements de l'ensemble du territoire (80% des immeubles de la bande de Gaza sont détruits), sans discernement et sans distinction sur les infrastructures civiles et hospitalières l'organisation si ce n'est planifiée tout du moins couverte d'une famine par le blocus et par le soutien à des organisations mafieuses palestiniennes (censées seconder Tsahal dans sa lutte contre le Hamas), les tirs sur les populations en fuite, les mauvais traitements et la violence gratuite contre les civils, tout cela constitue également des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Rien ne peut justifier une seule de ces actions. Les déclarations de plusieurs ministres de Benyamin Netanyahu appelant à massacrer les Palestiniens dénotent de leur intention génocidaire.
Depuis le 7 octobre 2023, différentes enquêtes ont apporté la démonstration que le cabinet Netanyahu avait été informé de la préparation d'une attaque de grande ampleur par le Hamas. Le premier ministre a choisi d'ignorer délibérément ces avertissements et renseignements, dégarnissant par ailleurs les effectifs de l'armée pour satisfaire des revendications confessionnelles minoritaires pour permettre à des soldats de rentrer dans leurs familles pour les fêtes de Soukhot. Benyamin Netanyahu et ses ministres « suprémacistes religieux » sont donc doublement coupables : ils ont échoué volontairement à protéger les citoyens israéliens et ont ordonné et encouragé par la suite des massacres atroces.
Un cessez-le-feu est censé être entré en vigueur depuis le 10 octobre 2025. Si la nourriture et l'aide a pu à nouveau atteindre la population démunie et traumatisée de la bande de Gaza, des affrontements et des actes de violence continuent d'être perpétrés contre les civils par l'armée israélienne et ses supplétifs : 1440 Palestiniens auraient été abattus dans ce territoire depuis un an. Par ailleurs, la situation s'est profondément dégradée en Cisjordanie où les colons religieux tentent de façon croissante d'opérer une campagne de nettoyage ethnique, pourchassant des Palestiniens, les chassant de leurs villages, arrachant leurs cultures et certains oliviers pluri centenaires. Ces actions criminelles se font trop souvent sous les yeux des militaires israéliens, qui ne réagissent pas ou même parfois accompagnent et encouragent. Plusieurs incidents récents ont cependant opposé Tsahal à certains des colons extrémistes, ce qui démontre encore que l'action et les complicités malsaines du gouvernement Netanyahu fracturent toujours plus la société israélienne.

Le renouvellement de la Knesset se tiendra dans ce contexte

Les citoyens israéliens voteront le 27 octobre prochain pour renouveler la Knesset. Pendant 3 ans, Benyamin Netanyahu a tout fait pour retarder l'échéance alors que la situation politique aurait mille fois justifiée (au regard des raisons pour lesquelles elle a été finalement décidée en juillet dernier) : l'actuel premier ministre a utilisé la guerre qu'il a lui-même entretenue comme une assurance-vie politique ; on peut fortement supputer que les offensives militaires conduites contre l'Iran, avec le soutien puis la participation active des États-Unis d'Amérique, qui ont fini par plonger la planète dans une nouvelle crise pétrolière (et ont permis au régime des Mollahs de renforcer encore la répression contre sa population), ont été conduites dans le même objectif. Benyamin Netanyahu craint plus que tout la fin de son mandat et de son immunité, car toute une série de graves affaires judiciaires l'attendent au lendemain de sa défaite espérée. Avant le 7 octobre 2023, il avait provoqué un fort mouvement de protestation de la société civile contre sa réforme de la justice et de la constitution israélienne, qui visait tout à la fois à satisfaire son idéologie héritée de la droite révisionniste et ses intérêts personnels.
La société israélienne, traumatisée par les attaques meurtrières du 7-Octobre et soumise à une tension militaire permanente depuis (mobilisant de nombreux réservistes), a sans doute mis du temps à se détacher d'un réflexe (que l'on pourrait qualifier de naturel, s'il n'accompagnait une situation aussi affreuse) d'union nationale. Le Cabinet Netanyahu a été soutenu par l'opinion tant qu'elle a cru qu'il travaillait à ramener les otages ou leurs corps (il a en partie échoué), elle l'a soutenu plus fortement encore contre le Hezbollah au Liban (l'intervention militaire n'était cependant aucunement justifiée), puis contre l'Iran car les Israéliens sont convaincus de la menace existentielle que fait peser sur eux le régime islamiste... Une grande majorité des Israéliens a trop longtemps voulu fermer les yeux sur les massacres commis à Gaza en son nom, enfermée dans sa peine et son traumatisme. Les fractures politiques et civiques qu'induisent et approfondissent en soi la politique conduite par Netanyahu et ses alliés suprémacistes Ben Gvir et Smotrich finissent cependant par déciller les yeux, alors que la tension militaire s'est légèrement décalée d'Israël.

Pronostic impossible

Le Likud, parti de Netanyahu, semble en net recul selon presque tous les sondages qui lui promettent une petite vingtaine de sièges contre 32 aujourd'hui ; Otzma Yehudit, le parti de Ben Gvir héritier de Meïr Kahan et des assassins d'Yitzakh Rabin, progresserait au détriment du parti de Bezalel Smotritch (RZP Zehut), son comparse suprémaciste. Les partis religieux sépharades et ashkénazes restent alliés de Netanyahu. Mais le bloc des opposants à Netanyahu, qui rassemble les héritiers du travaillisme israélien réunifié (Démocrates, 8 à 10 sièges) avec le centre droit (Yashar 23 sièges) et la droite nationaliste (Ensemble 13 sièges, Israël Beïtenu 9 sièges), est selon les jours devant d'un ou deux sièges ou l'inverse avec le bloc de ses soutiens, entre 50 et 54 sièges. La Knesset compte 120 députés, l'orientation du futur gouvernement dépendra donc du soutien de la "Liste commune", rassemblant le parti communiste et les partis arabes Ta'al et Balad (8 sièges espérés), de Ra'am (parti islamiste arabe israélien, 5 sièges espérés) et l'alliance électorale du parti des réservistes et du « nouveau parti économique » (centre droit), qui prétend obtenir 4 ou 5 sièges. L'avance de l'un des deux blocs antagonistes, mais qui restent eux-mêmes profondément divisés, déterminera vraisemblablement le basculement de cette dernière alliance.
La poursuite d'un cabinet Netanyahu serait évidemment une catastrophe pour l’État d'Israël et ses citoyens, car elle serait fondée sur le renforcement de ses composantes les plus extrémistes. Vue d'Europe, la coalition des anti-Netanyahu peut évidemment paraître baroque, mais elle a pris des engagements fermes pour rétablir un fonctionnement démocratique des institutions, garantir l'État de droit, faire cesser les exactions à Gaza, un véritable retour à une logique de négociation et l'arrêt du nettoyage ethnique en Cisjordanie. C'est peu, sans doute, mais c'est le minimum et l'exact opposé de ce que promet Netanyahu. Et c'est impérativement nécessaire pour la société israélienne puisse réellement faire son deuil, commencer à travailler sur elle-même et peut-être un jour (encore trop lointain) vouloir s'engager à nouveau dans une réelle logique de paix.

17 septembre 2026

Régis de Castelnau
17/9/2026

Rubrique : aveu

Formidable aveu.
Sous les acclamations des Enthoven, Goldnadel, Degois, Fourest, Naulleau, Chalghoumi, Bercoff, Aram, Bergé, Yadan, Hollande, Delgois, Dray, etc., etc., etc., etc.... et toute la cohorte française des souteneurs du génocide.
Israël n’est pas le « foyer de (tous) les juifs », non. Il n’est que l’État des Israéliens qui soutiennent et participent au génocide du peuple palestinien.
Les autres, dehors !

17 août 2026

Gabriel Nerciat
17/8/2026

MOLIÈRE AU LEVANT
 
Comme je l'ai expliqué dans un précédent statut, étant un peu cerné en ce moment par des esprits hostiles, j'ai décidé d'adopter dorénavant un nouveau style de pensée et d'écriture.
Par exemple, dire, en m'inspirant de Molière :
Il n'y a pas de génocide en Israël, qui est la seule démocratie du Levant.
En Israël qui est la seule démocratie du Levant, il ne peut pas y avoir de génocide. Donc il n'y en a pas.
Belle marquise, de génocide en Israël il n'y a pas ; c'est la seule démocratie du Levant.
Dans le Levant, belle marquise, une seule démocratie ne peut pas commettre de génocide, et c'est Israël.
La marquise cette fois appréciera, j'en suis sûr. Comme dire de la prose, voir le réel est tellement facile qu'on peut le faire chaque jour sans même le savoir.

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14 août 2026

Natalia Routkevitch
11/8/2026


Le 2 août, l'historien et publiciste russo-israélien Artem Kirpichenok a disparu à son arrivée à l'aéroport Ben-Gurion de Tel-Aviv. Depuis, il n'a donné aucun signe de vie et toutes les tentatives pour le joindre sont restées infructueuses. D'après les informations recueillies par ses proches, il a été arrêté et serait détenu par le Shin Bet, les services de sécurité israéliens.
Artem Kirpichenok, qui résidait à Saint-Pétersbourg, était connu pour ses critiques de la politique israélienne. Auteur de nombreuses publications sur l'histoire du Proche-Orient, il était apprécié d'un certain nombre de lecteurs, dont je fais partie, et vivement contesté par d'autres.
Son arrestation confirme une réalité que certains avaient déjà comprise, parfois à leurs dépens.
Nika Dubrovsky, amie d'Artem et directrice de l'Institut David Graeber, créé en hommage à son époux, l'exprime dans l'article ci-joint :

« Avant l'arrestation d'Artem, beaucoup d'entre nous, moi comprise, avions encore l'impression qu'il existait des "zones de sécurité", des endroits où l'on pouvait être relativement à l'abri de l'arbitraire. Tant qu'on ne franchissait pas certaines lignes bien connues, on pouvait écrire, lire et parler à peu près librement. Ne pas adhérer à tel parti, ne pas soutenir telle organisation, ne pas prononcer certains mots. Mais ces lignes ont disparu. Aujourd'hui, ce que l'on murmure dans sa cuisine peut vous conduire en prison.
Le quotidien bascule peu à peu dans le cauchemar. La cuisine et la cellule deviennent une seule et même pièce. Nous sommes comme des grenouilles qui ne remarquent pas que l'eau dans laquelle elles nagent est en train de bouillir. Nous avons fini par considérer comme normal ce qui aurait dû nous paraître impensable.
Arrêter Artem, c'est intimider les simples citoyens. C'est leur dire de se taire et de rester dans leur coin. Arrêter un publiciste discret, dont les lecteurs sont peu nombreux, est facile. C'est un exemple idéal pour faire peur aux autres.
Les lieux que nous croyions encore préservés de l'arbitraire ne le sont plus… »

Il n'y a plus de zones de sécurité. Il n'est plus possible de se croire à l'abri, où que l'on soit. Beaucoup l'apprennent aujourd'hui à leurs dépens.
Des journalistes, des chercheurs, des militants et des personnalités publiques sont intimidés, réduits au silence, parfois arrêtés, dans des pays qui se présentent pourtant comme des démocraties exemplaires, garantes de la liberté d'expression et du pluralisme face aux "dictatures". Beaucoup d’individus, trop confiants dans cette image, en ont récemment fait l'amère expérience. D'autres découvrent, avec stupeur, les limites du mythe des élections libres et non truquées.
Combien d’autres vont s’en apercevoir dans les mois et les années qui viennent ?
Dans le contexte actuel de recomposition du monde, qui s'accompagne de la multiplication des conflits, de la lutte pour les ressources, les marchés, les zones d'influence, mais aussi pour des statuts symboliques qui rapportent des dividendes très concrets... bref, dans ce contexte-là, il faut s'attendre à voir se multiplier les arrestations, les expulsions, les morts suspectes, le contrôle accru des élections et les pressions de toutes sortes. Les services de sécurité disposeront partout d'une plus grande marge de manœuvre. On fermera les yeux sur toute sorte de violation des droits que l'on croyait acquis et garantis. On demandera de plus en plus aux simples citoyens de se taire et de rentrer dans le rang.
L'arrestation de Kirpichenok révèle une fois de plus une autre réalité : le caractère très sélectif de l'humanisme de ceux qui s'en réclament. Ceux qui dénoncent quotidiennement les crimes des "autocrates sanguinaires" et revendiquent la supériorité morale de leurs "démocraties" ont eu bien du mal à cacher leur satisfaction après son arrestation. Les commentaires odieux qui ont afflué après sa disparition se comptent par milliers.
Or, si l'on peut considérer comme une fatalité la violence des appareils répressifs d'États qui se sentent menacés, en revanche, la violence de particuliers, de surcroît lorsqu'ils se présentent comme des humanistes, des démocrates et des défenseurs du pluralisme, est autrement plus abjecte. Elle rappelle qu'en matière de la défense des droits de l'homme, il y a presque toujours « les nôtres » et « les autres ». Comme le disait, sans détour, l'icône de beaucoup de ces « défenseurs des droits de l'homme », Valeria Novodvorskaïa... Au moins avait-elle le mérite de l'assumer ouvertement, en déclarant qu'elle se fichait complètement du nombre de missiles que l'Amérique "démocratique" allait larguer sur l'Irak "antidémocratique".
Combien sont-ils, ceux qui demandent la libération, ou au moins un traitement humain, de tous les prisonniers politiques, quels que soient leur camp, leurs idées ou leur nationalité ? Ceux qui ont défendu Julian Assange comme Alexeï Navalny, Maria Kolesnikova comme Anna Novikova, Laurent Vinatier comme Alexandre Boutiaguine, Evguenia Berkovitch comme les frères Kononovitch, Boris Kagarlitski, Ian Taksur, Iouri Tkatchev, Tatiana Andriets… et tant d'autres. Une liste qui, malheureusement, ne cessera de s'allonger.
J'en connais quelques-uns, et ils sont très peu nombreux. Des personnes qui se soucient du sort de tous les prisonniers politiques, sans distinction ; qui savent que les rouages de l'Histoire sont impitoyables, mais essaient malgré tout d’alléger le sort de ceux qui y sont pris ; qui œuvrent pour améliorer les conditions de détention, favoriser les échanges de prisonniers et rappeler aux États leurs propres principes, tout en sachant que leur marge d'action est limitée, surtout aujourd’hui…
Ce sont des gens discrets. Ils font peu de bruit et beaucoup de choses très concrètes. Ils sont souvent critiqués, parfois persécutés, et incompris par tous les camps.
Heureusement qu’ils existent. Nous aurons grandement besoin d'eux dans les années qui viennent. J'espère qu'il y en a qui œuvrent en ce moment pour aider Artem Kirpichenok.

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7 août 2026

Gabriel Nerciat
6/8/2026

LE SIONISME A L'HEURE ALLEMANDE

J'espère que les partisans de la fusion européiste franco-allemande ainsi que les thuriféraires libéraux de l'état de droit apprécieront l'importance de l'évènement, et ne manqueront pas de souhaiter l'extension de cette nouvelle jurisprudence aux tribunaux correctionnels de France.
Même s'il convient toujours de rappeler qu'Auschwitz ne définit pas in abstracto l'essence d'un génocide.


TRT Français

- 3/8/2026 - Une cour d’appel allemande a jugé que comparer Israël au régime nazi ne constitue pas une infraction pénale dans certaines circonstances, annulant la condamnation d’une utilisatrice d’Instagram qui avait été condamnée à une amende pour des publications associant des symboles nazis à des critiques d’Israël.
La Cour régionale supérieure de Zweibrücken a estimé que les publications de cette femme visaient clairement à critiquer les actions d’Israël, et non à approuver ou à glorifier l’idéologie nazie. Le tribunal a indiqué que l’infraction liée à l’utilisation de symboles d’organisations anticonstitutionnelles ne s’applique pas lorsque ces symboles sont employés pour exprimer une condamnation explicite des crimes commis à l’époque nazie.
Cette décision annule un précédent jugement rendu par un tribunal de Ludwigshafen, qui avait infligé à cette femme une amende de 2 400 euros pour avoir utilisé des symboles nazis interdits. La cour d’appel a également mis en garde contre une interprétation trop large des restrictions en vigueur en Allemagne concernant ces symboles, estimant qu’une telle approche pourrait porter atteinte à la liberté d’expression.

27 juillet 2026

Régis de Castelnau
27/7/2026

Rubrique : pas grave


Brice Couturier est un imbécile, ça n’est pas un scoop. Mais il fait de la Gay Pride l’alpha et l’oméga de la civilisation. Et ça c’est intéressant.
Parce que l’autre face de la Gay Pride, c’est le génocide du peuple palestinien. Et pas seulement pour Israël, mais pour tout l’Occident qui soutient le génocide.
Apartheid et massacre en Cisjordanie ? Pas grave, il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Destruction de Gaza de fond en comble ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Massacre de près de 30 000 enfants à Gaza ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Destruction méthodique du Sud Liban et en particulier des villages chrétiens ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Massacre de 140 fillettes à Téhéran ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Discours racistes et violents de ministres israéliens avec rétablissement de la peine de mort pour les seuls palestiniens ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Ad libitum…
C’est vrai, il n’y a pas de Gay Pride dans les pays musulmans au Moyen-Orient. Mais il n’y a pas de génocide non plus.
Le reste du monde voit tout cela et trouve que ça fait « réfléchir ». Et c’est pour cela qu’il nous vomit.

29 juin 2026

Julien Vergès
28/6/2026


Un enquêteur de haut rang des Nations Unies a qualifié cette semaine l'armée israélienne de « l'une des armées les plus criminelles au monde », citant les conclusions d'une enquête indépendante de l'ONU.
Chris Sidoti, commissaire de la Commission d'enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé, a tenu ces propos lors de la présentation du dernier rapport de la commission à Genève. En réponse aux affirmations répétées des responsables israéliens selon lesquelles les Forces de défense israéliennes (FDI) seraient « l'une des armées les plus morales au monde », M. Sidoti a déclaré que les enquêtes de la commission aboutissaient à une conclusion différente.
« Je ne sais pas si c'est l'une des armées les plus morales au monde ou non, mais mon expertise réside dans l'évaluation des comportements criminels », a déclaré M. Sidoti. « Et la seule conclusion possible est que l'armée israélienne est l'une des armées les plus criminelles au monde. »
Le rapport de la commission fait état de violations généralisées du droit international humanitaire et des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, documentant de nombreuses victimes civiles, la destruction d'infrastructures et des crimes de guerre sur les populations civiles, particulièrement des enfants. Il accuse également le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens d'avoir commis de graves violations, des attaques contre des civils, et affirme que toutes les parties doivent rendre des comptes.
Cette commission d'enquête ne concerne pas les crimes de guerre en cours au Liban, mais il y a fort à parier que les conclusions seront les mêmes, car les méthodes employées au Liban sont similaires.

15 juin 2026

Vincent Verschoore
14/6/2026


La destruction systématique de Gaza et du Liban, telle que l'analyse le journaliste Chris Hedges dans son discours de Princeton en mars 2026, ne constitue pas une simple guerre asymétrique, mais l'inauguration d'un « nouvel ordre mondial » où la barbarie technologiquement avancée se substitue au droit international. Derrière l'opération militaire israélienne se profile une mutation civilisationnelle : l'abolition des règles pour les puissants, libres d'assouvir leurs pulsions prédatrices, tandis que les faibles demeurent astreints à une obéissance sans recours.
L'assaut contre Gaza et le Liban-sud révèle l'implosion de l'architecture normative post-1945. L'ONU a été « castrée », transformée en « appendice inutile d'une autre époque ». La Cour internationale de justice voit ses décisions bafouées sans réaction occidentale. Le Liban, qui abritait déjà la plus forte concentration de réfugiés par habitant, a vu plus d'un million de personnes déplacées en quelques semaines, selon la BBC. Cette saturation de bombes au Sud-Liban reprend le « modèle de Gaza », un « plan de destruction réutilisé comme voie vers la paix ». L'ironie révèle la perversion sémantique : la destruction devient créatrice, le génocide se présente comme libération.
Cette impunité structurelle résulte d'un choix politique délibéré. Les États-Unis et l'Europe financent et arment Israël pendant ses crimes de guerre, ce qui « a effectivement fait imploser l'ordre juridique international ». L'Occident ne peut plus prêcher la démocratie : « la ruse est terminée ». Le droit n'est plus contrainte universelle mais instrument sélectif, brandi contre les ennemis et rangé pour les alliés. Le sionisme fonctionne comme laboratoire où se testent les limites de l'impunité acceptable par les démocraties libérales.
L'impulsion génocidaire « gisait au cœur du projet sioniste depuis ses origines ». Victor Klemperer, survivant sous le nazisme, notait que les sionistes, avec leur « reniflement après le sang », étaient « tout aussi offensants que les nazis ». Cette filiation repose sur l'ethnonationalisme, la terre comme propriété exclusive d'un groupe défini par le sang, et l'exclusion de l'Autre comme sous-humain.
Le mouvement de Meir Kahane, dont les slogans « Mort aux Arabes » ont infusé la société israélienne, illustre cette dérive. Le massacre de la mosquée Ibrahimi en 1994 par Baruch Goldstein n'a pas provoqué d'exclusion morale. Au contraire, le kahanisme « a infecté des segments de plus en plus larges de la société israélienne », trouvant « une acceptation quasi universelle après le 7 octobre ». Benjamin Netanyahu a cultivé ces extrémistes durant toute sa carrière. Son père, qualifié par Mussolini de « bon fasciste », appartenait au Herut, décrit par Einstein et Arendt comme proche des partis nazis.
Cette idéologie du « sang et du sol » juif fonctionne comme le miroir des projets ethnonationalistes occidentaux. L'extrême droite admire Israël parce qu'il a « tourné le dos au droit humanitaire » et utilise « la force létale indiscriminée pour purger sa société de contaminants humains ». Israël devient le modèle de l'État ethnique que rêvent les droitistes occidentaux.
Le mécanisme le plus insidieux réside dans le détournement de la Shoah comme instrument de légitimation. Les institutions mémorielles sont devenues des « véhicules non pour prévenir le génocide mais pour le perpétrer ». Le musée de l'Holocauste à Los Angeles a supprimé un post affirmant que « Plus jamais ne peut signifier plus jamais pour les Juifs seuls ». Dans les mains des sionistes, « plus jamais » signifie précisément cela : jamais plus, uniquement pour les Juifs.
Cette sacralisation confère une immunité morale totale. « Tout crime commis par Israël au nom de sa survie est justifié au nom de cette unicité. Il n'y a pas de limites. » Le monde devient manichéen, un combat éternel contre le nazisme dont la définition fluctue selon la cible. Contester cette fureur, c'est être antisémite. Cette formule sert non seulement Israël, mais aussi les puissances coloniales qui cherchent à occulter leurs propres génocides.
L'historien israélien Raz Segal a payé cher son intégrité. Après avoir qualifié la guerre à Gaza de « cas d'école de génocide », son poste à l'université du Minnesota a été révoqué. Lorsqu'il a témoigné contre la définition IHRA de l'antisémitisme, son micro a été coupé. « Nous arguions que ce projet restreindrait la liberté d'expression, tandis qu'on nous refusait cette même liberté en temps réel. »
Ce nouvel ordre se caractérise par une barbarie inédite : technologies de destruction massive au service d'une pulsion prédatrice décomplexée. Gaza est devenu un « laboratoire » où se testent drones et algorithmes de ciblage. Cette « barbarie technologiquement avancée » est calculée, bureaucratisée. Les massacres sont commis depuis des bureaux climatisés, les ministres justifiant l'indéfendable en conférence de presse.
Les élites mondiales exhibent les traits de la psychopathie : « charme superficiel, grandiosité, penchant pour le mensonge et incapacité à éprouver le remords ». Elles méprisent l'empathie comme faiblesse. Cette pathologie explique l'absence de réaction face aux horreurs de Gaza : les dirigeants occidentaux ne sont pas simplement complices, ils sont identiques dans leur mode de relation au monde. La destruction de populations devient un « ajustement malthusien mondial », selon Arjun Appadurai, « orienté vers la préparation du monde pour les gagnants de la mondialisation, moins le bruit gênant de ses perdants ».
Le New York Times a demandé à ses journalistes d'éviter les termes « camps de réfugiés », « territoire occupé » et « génocide » pour Gaza. Ceux qui dénoncent ce mal sont diffamés, purgés, arrêtés. Un silence mortifère s'abat, « le silence de tous les États autoritaires ».
Gaza et le Liban ne sont pas des épisodes régionaux isolés. Ils constituent le symptôme d'une transformation globale où le droit, la morale humaniste et les institutions démocratiques sont démantelés. Le sionisme dominant apparaît comme le fer de lance de cette régression : il démontre qu'un État peut commettre un génocide en direct, financé et armé par les grandes démocraties, sans que l'indignation se traduise en action.
James Baldwin avait prédit cette « terrible probabilité » : les populations occidentales, « luttant pour conserver ce qu'elles ont volé », précipiteraient « un chaos à travers le monde ».
Ce nouvel ordre n'est pas une Pax Americana renouvelée, mais un système où les puissants règnent sans partage, où la violence est le seul langage reconnu, où les faibles n'ont plus d'autre choix que l'obstruction ou la reddition. « Gaza n'est que le début », conclut Hedges. L'avenir dépend de notre capacité à résister à cette normalisation de la barbarie avant qu'elle ne consume ce qui subsiste de notre âme collective.
Gabriel Nerciat
15/6/2026

UN GRAND JOUR


La Providence n'est pas perceptible lorsque le Mal est vaincu (il ne l'est jamais que partiellement) ; elle le devient – aurait dit Hegel après Bossuet – lorsque l'Histoire détruit sans pitié toutes les aventures irrationnelles ou délirantes qui prétendaient en révéler le sens supérieur ou immanent.
Si Netanyahou n'était qu'un barbare, sa défaite intégrale face à l'Iran – aujourd'hui actée par les Etats-Unis qu'il a entraînés dans cette guerre fatale – serait cruelle mais pas irrémédiable (il a cru pertinent il y a peu d'opposer Gengis Khan à Jésus-Christ, mais l'empereur mongol savait qu'il accomplissait la ruine des mondes civilisés d'alors et des grandes religions traditionnelles dominantes).
C'est parce que Bibi croit défendre la civilisation occidentale que lui (et ses partisans) sont aujourd'hui défaits sans retour.
On peut pardonner les crimes d'un barbare ou à défaut les oublier ; on ne pardonnera jamais les meurtres de masse accomplis au nom d'un ordre qui nous engage, à partir du moment où celui qui les a commis est vaincu.
Hier dimanche 14 juin 2026 fut une journée aussi importante que celle de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989.
Elle a marqué la mort définitive de l'ordre hégémonique américain, l'entrée en agonie de l'État sioniste (dont cette génération verra la fin comme la précédente a vu celle de l'empire soviétique), la dislocation des hérésies messianiques qui les soutenaient l'un et l'autre, et la résurrection d'une nouvelle puissance mondiale venue de la nuit des âges : l'empire perse de Cyrus le Grand, régénéré par la version révolutionnaire de l'islam chiite duodécimain, ainsi que par le patriotisme civique de son exceptionnelle élite militaire.
La République d'Iran a mérité sa victoire : elle a défait la coalition militaire la plus importante de l'époque contemporaine, ridiculisé ses alliés serviles, et porte une part de la noblesse du monde.
Pour un peu, j'aurais embrassé Trump pour lui fêter un heureux anniversaire, alors que dans ma jeunesse khâgneuse j'avoue que je n'avais aucune envie d'embrasser Gorbatchev lorsque j'ai vu Rostropovitch jouer gravement du violoncelle au coeur de Berlin.

7 juin 2026

Gabriel Nerciat
7/6/2026

SIONISME, HUMANISME, ALTÉRITÉ, LEVINASSERIES

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Non, non, Israël n'est pas du tout un Etat génocidaire, puisqu'on vous le dit. Il n'y a que les antisémites pour prétendre ça, nous asséneraient Jankélévitch, Levinas et ce pharisien d'Erri De Luca.
C'est juste un Etat assez fragile et un tout petit peu tendu, dont l'armée d'occupation, entre deux colonisations ou destructions de villages, extermine un bébé arabe de sept mois devant ses parents.
D'ailleurs, génocide, ce n'est qu'un mot. Et un mot, c'est juste un dictionnaire paraphé par quelques juristes qui en donne le sens.
Si ce qui était hier, pour BHL et les belles âmes de Saint-Germain-des-Prés, génocide en Bosnie devient aujourd'hui regrettable accident en Cisjordanie ou au Liban, on ne va pas en faire une montagne.
Ce ne sont pas les bébés qui manquent au sud et à l'est de la Méditerranée, quand même.

28 mai 2026

Gastel Etzwane
28/5/2026

Dans son numéro 4022 daté du 28 mai au 3 juin 2026, Paris Match publie un long reportage particulièrement dur consacré aux enfants palestiniens tués en Cisjordanie depuis le début de la guerre déclenchée après le 7 octobre 2023.
À travers plusieurs récits extrêmement détaillés, notamment ceux de Mohammed Al Hallaq, Saddam Rajab ou Rimas Amouri, l’article décrit des tirs attribués à des soldats israéliens contre des mineurs parfois non armés, les obstacles opposés aux secours, ainsi que le sentiment d’impunité dénoncé par les familles et certaines ONG.
Le reportage s’appuie sur des vidéos de surveillance, des témoignages directs et des données de l’UNICEF pour décrire une situation présentée comme une escalade de la violence en Cisjordanie sous le gouvernement israélien actuel. Au-delà du contenu lui-même, la publication d’un tel dossier dans Paris Match n’est pas anodine : il s’agit d’un hebdomadaire grand public historiquement peu associé à un traitement militant de la question palestinienne.
Voir un magazine aussi installé dans le paysage médiatique français consacrer plusieurs pages à un récit aussi accusateur à l’égard de l’armée israélienne marque une rupture relative avec le narratif médiatique habituel, souvent davantage centré sur Gaza, le Hamas ou la seule perspective sécuritaire israélienne.

21 mai 2026

Gastel Etzwane
21/5/2026

Si Poutine disait « nos troupes restent au Donbass sans intention de conquérir », on crierait à l’annexion masquée.
Israël le dit du Liban, après avoir rasé des villages et chassé plus d’un million de personnes, et c’est… couvert en direct sur BFM.
Le deux poids deux mesures n’est même plus caché.

16 mai 2026

Gabriel Nerciat
16/5/2026

LES RUINES DE KHARAYEB


D'après la journaliste néerlandaise Sonja von den Ende (cf. sa page X), Israël hier a détruit presque intégralement la ville de Kharayeb, qui contenait les ruines d'un célèbre temple phénicien et l'un des sites archéologiques les plus importants du sud Liban, datant de l'Âge du fer et placé sous la protection de l'UNESCO.
Sans doute une façon virile et intempestive de fêter le 78e anniversaire des massacres de la Nakba, dont l'actuelle politique génocidaire du Sionistan n'est jamais que la perpétuation logique (n'est-ce pas, Madame Yadan ?).
À moins qu'il ne s'agisse plus banalement de rappeler l'appartenance revendiquée d'Israël à la haute civilisation européenne et occidentale, à la veille de sa déshonorante participation au concours de l'Eurovision 2026.
J'espère que les milliers de spectateurs viennois qui ce soir vilipenderont et siffleront, avec force vigueur et jets de tomates, le candidat d'Israël lors de ce barnum de paillettes s'en souviendront.
Au passage, honte à la France d'avoir réitéré sa présence dans ce machin (à l'inverse de l'Espagne, l'Irlande ou les Pays-Bas) alors que celle d'Israël, contrairement à la Russie depuis 2022, y a été maintenue en dépit des crimes de masse que commet à la face du monde entier l'État sioniste – lequel ne se trouve même pas sur le continent européen.
C'est bien joli de se rengorger pour reconnaître l'État palestinien, si l'on n'est pas capable d'en assumer ensuite les conséquences minimales, même lors des occasions les plus futiles.

7 mai 2026

Gastel Etzwane

- 7/5/2026 - Les agressions contre les chrétiens à Jérusalem se multiplient : même Le Figaro est obligé d’en parler
Dans son édition du jeudi 7 mai 2026, le quotidien Le Figaro publie un long reportage de son correspondant à Jérusalem, Stanislas Poyet, intitulé « À Jérusalem, les agressions contre les chrétiens se multiplient ».
Une semaine après l’agression filmée d’une religieuse française de l’ordre des Dominicaines, violemment attaquée le 28 avril dans la Vieille Ville alors qu’elle portait son habit, le journal décrit une recrudescence alarmante des violences : crachats, insultes, coups, harcèlements quotidiens et tentatives d’intimidation aux abords des lieux saints. Des prêtres et religieuses témoignent de leur crainte de porter la croix ou de circuler librement dans certains quartiers. Le consul de France et plusieurs responsables chrétiens dénoncent un climat de peur grandissant, tandis que les autorités israéliennes minimisent le phénomène pour rassurer leurs soutiens évangéliques américains.
Le Figaro note également que ces actes s’inscrivent dans un contexte plus large de nationalisme et d’extrémisme religieux qui gagne du terrain en Israël.

27 avril 2026

Régis de Castelnau
27/4/2026

Rubrique : génocides


Et 70 % des Français ignorent le sacrifice de l'Union soviétique et ses 25 millions de morts pour nous débarrasser du nazisme exterminateur. Que ce sont eux qui ont libéré Auschwitz. Ils sont persuadés que ce sont les Américains, ce qui est faux. Et ce négationnisme-là sert de base à votre russophobie et à celle du système Macron. Qui rêve de faire la guerre à la Russie et de la détruire. Mais ça, ça ne vous gêne pas.
Et votre invocation de la Shoah ne sert qu'à justifier le génocide commis par Israël en Palestine.
Que vous soutenez.

25 avril 2026

Cisjordanie : l’insupportable expansion coloniale israélienne dans l’ombre de la guerre contre l’Iran

Gastel Etzwane

- 25/4/2026 - Alors que l’attention internationale reste concentrée sur l’Iran et les conséquences des frappes du début d’année, la Cisjordanie est le théâtre d’une nouvelle vague de violences coloniales particulièrement révoltante. Selon une enquête du magazine The Economist parue fin mars 2026, les colons israéliens profitent du désintérêt médiatique pour accélérer leur entreprise d’annexion de fait, encouragés par le soutien à peine dissimulé du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Depuis février 2026, les attaques contre les villages palestiniens se multiplient avec une brutalité et une régularité alarmantes : incendies de cultures, vols de troupeaux, tirs à balles réelles, expulsions forcées. Les organisations humanitaires, dont l’ONU et les ONG israéliennes B’Tselem et Yesh Din, recensent plus de 150 agressions en quelques semaines seulement, qui ont déjà contraint près de 1.700 Palestiniens, dont des centaines d’enfants, à abandonner leurs terres. Ces chiffres dépassent largement les bilans annuels des années précédentes, révélant une stratégie méthodique d’appropriation territoriale.
L’exemple de Sa-Nur est emblématique de cette impunité. Cet avant-poste évacué depuis plus de vingt ans a été réinvesti par des colons, avec le concours actif de l’armée israélienne qui a aménagé une route pour faciliter l’installation de mobil-homes. Ces faits s’inscrivent dans une politique systématique d’extension des implantations, jugées illégales par le droit international, mais que le pouvoir israélien justifie par des arguments historiques et religieux tout en niant leur caractère colonial.
Le gouvernement Netanyahu, allié aux extrémistes Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, assume ouvertement cette logique. Budgets accrus pour les infrastructures réservées aux colons, légalisation accélérée d’avant-postes sauvages, renforcement des pouvoirs administratifs en Judée-Samarie : tout est fait pour consolider la présence israélienne. Si le Premier ministre condamne parfois du bout des lèvres les « extrémistes », la réalité est cruelle : à peine 2 à 4 % des plaintes aboutissent à des condamnations. L’armée protège souvent les agresseurs ou reste passive, au point que certains hauts gradés, comme le chef d’état-major Eyal Zamir, ont dû publiquement mettre en garde contre les dangers de cette dérive pour l’image et la cohésion d’Israël.
Cette situation est d’autant plus insupportable qu’elle s’ajoute à un cycle de guerres sans fin. À Gaza, au Liban, face à l’Iran et ses proxies, Israël accumule les victoires tactiques mais accumule aussi les échecs stratégiques et humanitaires. La colonisation en Cisjordanie aggrave encore le tableau : elle radicalise davantage la population palestinienne, paralyse toute possibilité d’économie viable, vide des villages entiers et rend illusoires les perspectives de paix. Loin de renforcer la sécurité d’Israël, cette politique d’annexion rampante l’isole diplomatiquement et transforme un conflit territorial en une confrontation démographique et morale sans issue.
Face à des menaces réelles, Israël choisit la force unilatérale et l’expansion plutôt que la recherche d’une solution politique. Le résultat est désastreux : un enlisement coûteux en vies humaines, en ressources et en légitimité. Tant que la communauté internationale n’exigera pas avec fermeté l’arrêt immédiat de cette colonisation illégale, tout en combattant sans ambiguïté le terrorisme palestinien, ce cycle infernal continuera à broyer les espoirs de paix et à rendre la situation, jour après jour, plus insoutenable.



24 avril 2026

Régis de Castelnau
24/4/2026

Rubrique : Brasillach

Tout le monde comprend que vous reprenez mot pour mot la propagande de l’État paria génocidaire. Qui vient d’assassiner une journaliste libanaise pour laquelle vous n’aurez pas un mot, puisque vous approuvez ces meurtres.
Même votre modèle et prédécesseur Brasillach n’allait pas aussi loin dans la collaboration.


Monique Plaza

Le Hezbollah est bien pratique pour Israël : il lui permet de justifier au Liban les bombardements, les destructions de villages, le phosphore blanc sur la terre, les pillages des maisons désertées par leurs habitants sur l’ordre de Tsahal, l’exode, les morts, l’assassinat des journalistes qui filment et décrivent toutes ces exactions.
Bellamy doit bien connaître le projet "messianique" de la bande de psychopathes criminels qui dirigent Israël, mais il préfère se ranger derrière eux. Ce pleutre bien installé au Parlement européen prend bien garde de voter toujours dans le sens du vent de von der Leyen, comme la grande majorité des parasites qui s’y sont fait élire.

16 avril 2026

Régis de Castelnau
16/4/2026

Rubrique : union de la « gauche »

Après avoir été prendre ses ordres auprès du CRIF (l’ambassade d’Israël N°2 en France), Lecornu persiste et signe. Le premier ministre de droite soutenu par le parti socialiste (qui refuse scrupuleusement de voter la censure), vient d’annoncer que si jamais la loi scélérate était rejetée ou retirée à l’Assemblée nationale, le gouvernement qu’il dirige (soutenu par le parti socialiste qui refuse scrupuleusement de voter la censure) déposerait alors un PROJET de loi reprenant les termes de la loi scélérate (dont la proposition a été signée par plusieurs députés socialistes comme François Hollande et Jérôme Guedj). Or la députée française du Likoud vient de retirer sa proposition. Il n'y a pas lieu de s'en réjouir car il s'agit purement et simplement d'une manœuvre. La différence entre la proposition scélérate de Yadan et l’infamie Lecornu, c’est qu’il pourra actionner le 49-3. Et comme les socialistes refuseront de voter la censure, le texte sera adopté tel quel.
La France de Macron, de Lecornu et d’Olivier Faure est un des PIRES PAYS DU MONDE dans la soumission aux dirigeants fanatiques de l’État génocidaire.

9 avril 2026

Kuzmanovic Georges
8/4/2026

Israël fait tout pour casser le cessez-le-feu et provoque l'escalade de la guerre illégale menée au Liban


Plus d'une centaine de bombardements dans tout le pays. des dizaines de morts, des centaines de blessés et des dizaines de milliers de réfugiés supplémentaires.
• Guerre des "12 jours" en juin 2025.
• Entraînement des États-Unis dans la guerre contre l'Iran le 28 février.
• Guerre sans fin et criminelle contre les Palestiniens
Le gouvernement fasciste et fanatique religieux de Netanyahou veut la guerre totale dans le Proche et le Moyen-Orient, le nettoyage ethnique des Palestiniens, faire le Grand Israël biblique, la destruction de l'Iran (quel que soit son "régime"). Et tant pis, même pour les habitants d'Israël, car en retour cela peut fort mal finir pour les habitants de ce pays.
Il ne peut y avoir aucune solution dans la région sans sanctions internationales. Les États-Unis doivent cesser de soutenir sans conditions Israël.

30 mars 2026

Gabriel Nerciat
29/3/2026

ISRAËL ENNEMI DE LA CHRÉTIENTÉ


Je ne vais pas réécrire ici ce que j'ai déjà énoncé dans mon récent statut consacré au même sujet à propos des chrétiens d'opérette, mais la décision historique et inqualifiable qu'a prise le gouvernement Netanyahou ce matin d'empêcher le patriarche latin de Jérusalem et le Custode de la Terre Sainte (le gardien officiel de l'église du Saint Sépulcre) de célébrer la messe des Rameaux au sein de la plus éminente basilique de la Chrétienté apostolique achève – ou devrait achever – de clarifier les choses.
L'État sioniste n'est plus seulement un État génocidaire, prédateur et illégitime ; il est devenu également le premier ennemi étatique déclaré de la Chrétienté.
C'est désormais non seulement au Vatican d'en tirer les conclusions qui s'imposent (Sa Sainteté Léon XIV, le premier pape américain de l'Histoire, a déjà très ouvertement condamné l'agression américano-israélienne contre l'Iran ainsi que l'invasion de Tsahal au sud Liban – ce qui n'est d'ailleurs sans doute pas sans lien avec ce qui vient de se passer aujourd'hui) mais à l'ensemble des chrétiens, qu'ils soient de rite romain, grec, monophysite, copte, arménien, nestorien ou anglican.
Au passage, la France est pour sa part gardienne de trois des lieux saints chrétiens présents dans la vieille ville de Jérusalem ; on aimerait sans trop y croire qu'Emmanuel Macron, entre deux génuflexions énamourées aux pieds des émirs wahhabites du Golfe persique, s'en souvienne.
La dernière fois qu'un évènement semblable s'est produit, c'est lorsque les Turcs Seldjoukides, en 1078, après s'être emparés de Jérusalem jusqu'alors sous domination des tolérants califes chiites Fatimides, ont interdit aux pèlerins venus d'Europe de pénétrer dans la Ville Sainte.
La chrétienté romaine, à l'appel du pape Urbain II et de saint Bernard de Clairvaux, répondit depuis Vézelay, en France, par l'organisation de la Première Croisade. Celle-là même dont se réclame aujourd'hui sans pudeur la foule des néo-cons "judéo-chrétiens" (à propos, quelqu'un a vu par hasard la réaction d'Eric Zemmour et de Sarah Knafo quelque part ?).
Dernière précision, car c'est un détail que beaucoup ignorent : lorsque saint Jean-Paul II, dans le contexte particulier des accords d'Oslo, commit la légèreté de reconnaître l'État d'Israël (alors même que ce dernier occupait militairement Jérusalem Est depuis 1967), la Knesset refusa de voter en faveur de la ratification de cet accord diplomatique qui établissait, en même temps que la création d'une nonciature apostolique à Tel-Aviv, la pleine autorité du Vatican et du droit canon sur les territoires qui sont propriété du Saint-Siège et des patriarcats uniates en Terre Sainte.
Autrement dit, l'Église catholique a accepté de reconnaître la souveraineté de l'État sioniste, mais l'État sioniste, lui, n'a jamais accepté de reconnaître la souveraineté et l'autorité de l'Église catholique sur la terre natale du Christ.
La déclaration de guerre d'aujourd'hui n'est donc pas une rupture, mais une radicalisation assumée de ce qui existait déjà et que chacun (pas seulement à C-News) faisait semblant d'ignorer.
Qu'on cesse donc de part et d'autre de nous raconter des blagues déshonorantes, et surtout qu'on ne vienne pas me dire, comme ce minus habens de Damien Rieu sur X, qu'il s'agit uniquement de raisons de sécurité.
Cela ferait rigoler tout le monde, à commencer par ce pitre odieux de Stéphane Zagdanski.