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26 octobre 2026

H16
26/10/2026

En France, tout va bien : le précipice est stable

Certes, Sébastien Lecornu est un gros nul, mais dans l’océan de ses lacunes surnage une rare compétence : transformer les non-événements en triomphes.


Vendredi soir, Moody’s a décidé de ne pas abaisser la note souveraine française, qui reste à Aa3 avec une perspective négative, ce qui a aussitôt permis au Premier ministre de se féliciter chaleureusement d’une décision qui « déjoue les pronostics », à l’instar d’un cancre médiocre rendu tout fier d’avoir échappé au redoublement grâce à l’indulgence du conseil de classe, alors que son bulletin s’aggrave de trimestre en trimestre.

Ces généreuses autocongratulations semblent cependant occulter le fait que, la veille, la France empruntait à dix ans à plus de 5,1 %, un sommet depuis 2002 faisant avec le Bund allemand un grand écart jamais vu depuis 2011. La France paie désormais plus cher que l’Italie, l’Espagne… et la Grèce.

En réalité, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser : si Moody’s attribue cette note, c’est surtout car l’agence parie sur l’adoption d’un budget réduisant le déficit et sur un retour au calme social. Au moins, certaines agences de notation ont développé un sens de l’humour particulièrement caustique.


En effet, ce même vendredi, l’Assemblée rejetait violemment la partie recettes du budget de la Sécurité sociale avec un vote quasi soviétique par 115 voix contre… une. Quant au budget de l’État, son examen a été suspendu après que les députés l’ont si consciencieusement amendé que le ministre des Comptes publics a dû constater une dégradation du déficit de 10 milliards d’euros. Le texte revient du diable vauvert mardi, avec quelque 2 600 amendements en souffrance, ce qui laisse heureusement toute latitude pour faire pire.

Bref, on sent que cette « Iperspective négative » n’est qu’un sursis. D’ailleurs, ça tombe bien, S&P, qui avait déjà dégradé la France l’an passé, rendra sa copie le 27 novembre.


On rigole, on s’amuse, mais il est vrai que les marges de manœuvre du gouvernement sont un peu étroites. Nulles, en fait.

L’impôt ? Le taux de prélèvements obligatoires doit encore grimper de 43,9 % à 44,2 % du PIB en 2027. Le pays truste déjà les podiums mondiaux en la matière, chaque nouvelle taxe rapporte un peu moins que la précédente, et les contribuables les plus mobiles ont depuis longtemps repéré la sortie. Les autres, qui ne rapportent plus ou pas encore, mais qui contribuaient quand même à la vie économique du pays, vont bientôt les rejoindre. Youpi.


La croissance ? Le budget table sur 1 % en 2027 – avec une crédibilité nulle – quand 2026 devrait péniblement finir vers 0,4 % au mieux. Seb et ses ministres appellent cela une « hypothèse » mais partout ailleurs, on parlerait plutôt d’une hallucination collective. Youpi.


Ah, et les taux ? Ils ne se décident plus à Paris mais à Francfort et sur les marchés, et avec une inflation à 3,1 % en septembre, personne n’attend la moindre détente.

Bon et que dire des dépenses, alors ?

Rien justement : alors qu’il y a tout à faire en la matière, « rien » semble être le leitmotiv gouvernemental : envisager des retouches sur les pensions déclenche immédiatement des salamalecs poisseux de tout le banc gouvernemental, le plus petit coup de rabot sur une aide sociale provoque des atermoiements sans fin, et face à la colère sociale qui monte, le gouvernement n’a trouvé qu’une réponse ridicule : avancer de quelques semaines la revalorisation automatique du SMIC, soit une quinzaine d’euros nets par mois, maquillant un changement de date en geste social.


Pendant ce temps, la dette s’auto-alimente avec un bel appétit : la charge d’intérêts atteindra 91 milliards d’euros en 2027, loin devant l’Éducation et la Défense, avant de dépasser les 100 milliards dès 2028. On augmentera gaillardement ces intérêts de 12 milliards tous les ans, soit ce que les députés viennent d’ajouter au déficit en quelques séances venteuses. Les prétendus efforts ne compensent même pas. On rame de plus en plus fort pour rester sur place, et on y échoue.

L’ironie de la situation est de surcroît visible jusque dans les rues. Ces intérêts pèsent près de sept fois le budget de la Justice et plus de quatre fois celui de la police, de la gendarmerie et des secours, alors que le 17 octobre dernier, des pillages et des violences d’une ampleur inédite ont frappé une vingtaine de villes. L’État qui se mêle de tout, du prix de l’électricité au taux de sucre des sodas, ne fait plus rien de bien et n’arrive même plus à garantir la seule chose pour laquelle on l’a inventé : la sécurité des personnes et des biens.

En pratique, le seul vrai levier est celui qu’aucun de ces clowns ne veut toucher : recentrer l’État sur le régalien et rendre le reste aux Français. Et manque de pot, incompétence, désir d’avenir d’emmerder les Français ou simplement sabotage, ceci ne figure dans aucun programme.


Pendant ce temps, la suite s’écrit quasiment sans tenir compte des gesticulations de nos dirigeants. Les mouvements sociaux se multiplient : le 17 a fait place au 24 puis au 31 octobre ; le 5 novembre, cinq syndicats appellent à la grève interprofessionnelle. Le 17 novembre, l’Assemblée votera (ou pas) un budget frankensteinesque que le Sénat recoudra en vrac avant un compromis de façade. Le 27, S&P mettra son grain de sel et le 17 décembre, le délai constitutionnel de 70 jours expirera, ce qui pourrait bien nous valoir une loi spéciale comme l’an dernier.

Avec une campagne présidentielle qui sent déjà le moisi et qui va pourtant entrer dans sa dernière ligne gauche, les promesses vont pleuvoir dru, et aucune ne parlera d’économies : retraites, SMIC, blocage des prix, chèques en tout genre, demandez et vous serez exaucé… Ou presque, car dans le même temps, l’État devra trouver près de 340 milliards d’euros sur les marchés qui verront probablement les choses autrement.

Sur le papier, on sait comment cette histoire se termine. La Grèce l’a vécue avec Athènes sous la tutelle de la troïka (Commission européenne, BCE et FMI) de 2010 à 2018 : trois plans d’aide, des pensions et des salaires largement amputés, des privatisations à marche forcée, un quart du PIB évaporé et un chômage au-delà de 25 %.

Ces réformes que les Grecs ne voulaient pas se sont imposées pour rembourser un train de vie en décalage complet de leur richesse réelle.

Et sur le papier, la France devrait en passer aussi par là… Avec la différence de taille : en 2010, la dette grecque tournait autour de 330 milliards d’euros ; la française dépasse aujourd’hui les 3 400 milliards, soit dix fois plus. La Grèce a pu être « sauvée » parce qu’elle était petite. Pour la France, ni le Mécanisme européen de stabilité ni le FMI n’ont les poches assez profondes, et les effets de bord seraient d’une tout autre violence : banques gavées d’OAT, assurances-vie des épargnants en première ligne, contagion immédiate à l’Italie et, pour finir, l’euro puis, possiblement, l’Union européenne elle-même sur la table.

Ce qu’aucun gouvernement français n’a eu le courage de proposer, un technocrate étranger pourrait bien l’imposer en quelques semaines. Et ce pourrait n’être même pas suffisant.

Forcément, cela va très bien se terminer.


https://h16free.com/2026/10/26/85551-en-france-tout-va-bien-le-precipice-est-stable
Gastel Etzwane
26/10/2026

L’Europe perd ses usines, l’Amérique récupère ses emplois

Le 24 octobre, le patron d’Audi, Gernot Döllner, est monté sur scène aux côtés de Donald Trump, en Géorgie, pour annoncer un investissement de 4,2 milliards de dollars dans une première usine américaine. À terme, 200 000 SUV haut de gamme produits chaque année et 4 500 emplois créés aux États-Unis.
Pendant que les dirigeants européens multiplient les discours sur la « souveraineté industrielle » et l’« autonomie stratégique », les entreprises allemandes investissent ailleurs. Confronté aux droits de douane américains, à une énergie devenue trop coûteuse et à une réglementation européenne toujours plus contraignante, Audi fait ses comptes et choisit les États-Unis.
Dans le même temps, Volkswagen, sa maison mère, prépare de nouvelles suppressions d’emplois en Europe. L’industrie automobile allemande, longtemps pilier de la première économie européenne, s’enfonce dans une crise que la concurrence chinoise ne fait qu’aggraver.
L’Europe paie aujourd’hui ses choix énergétiques, ses contraintes réglementaires et une politique industrielle qui semble avoir oublié la question essentielle : comment produire à des coûts compétitifs ? Quant à la France, sa désindustrialisation est déjà si avancée qu’il ne reste plus grand-chose à délocaliser.
Donald Trump peut se féliciter du résultat. Les Européens parlent de souveraineté, tandis que leurs industriels transfèrent leurs investissements outre-Atlantique.
Les discours sonnent dans le vide en Europe. Les usines, les capitaux et les emplois partent en Amérique.

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25 octobre 2026

Julien Vergès
25/10/2026

La chute


J'appartiens à une génération dont la conscience politique s'est éveillée avec la chute du mur de Berlin, puis l'optimisme libéral du moment unipolaire dans les années 90. Comme je faisais allemand première langue à l'école, je n'entendais parler que de réunification, de construction européenne, de libre circulation, d’effacement des frontières et de couple franco-allemand. Mais aujourd'hui l’ambiance a radicalement changé : c'est à l'ouest qu'on érige de nouveaux murs, de nouveaux dogmes, un nouveau parti unique. Les réalités nous rattrapent : après avoir vécu les grandes vacances de la fin de l'histoire, les peuples européens se révoltent car les processus électoraux ne leur permettent plus de faire entendre leur mécontentement. Les référendums sont ignorés ou piétinés, quand les élections elles-mêmes ne sont pas annulées, lorsque les résultats ne sont pas convenables. L’Union Européenne est devenue synonyme d'une crise de légitimité des élites, de désindustrialisation, de dépendance énergétique, d'impuissance, d’appauvrissement et de déclassement, de tensions migratoires, de fractures sociales, de bureaucratie et de commissaires, de militarisme et de vassalisation, de censure et de tyrannie du consensus idéologique, d'état d'urgence et de contrôle social. Ce qui est frappant c'est qu'on a l'impression de vivre à nouveau ce genre de période déliquescente qui a précédé l'effondrement du bloc communiste, avec des sociétés vieillissantes et bloquées, des régimes sclérosés par une caste déconnectée qui se raconte des histoires d'avenir radieux et de valeurs inclusives, qui répète machinalement sa propre propagande. Les discours des dirigeants européens font écho à ceux de Brejnev, Tchernenko et des dirigeants fossilisés de la défunte Union Soviétique. Jusque dans ce que Nietzsche appelait l'esprit de caserne.
Les symptômes de décomposition s’accumulent alors que le centre de l'économie mondiale se déplace vers l’Asie, l’Europe devient une zone de décroissance et de pénurie énergétique. Un nouveau partage du monde en sphères d'influence se dessine entre les trois grands empires, les trois grandes puissances que sont la Chine, les États-Unis et la Russie. Washington, Pékin et Moscou redessinent les rapports de force mondiaux. L’Union européenne, en proie au nihilisme et à la décadence après avoir tenté d'effacer ses racines chrétiennes et gréco-romaines, paraît davantage préoccupée par la réglementation de ses citoyens que par sa propre survie politique : l'unité européenne ne se construit plus avec ses citoyens mais contre eux, contre les intérêts nationaux et contre un ennemi commun fantasmé qui serait la réincarnation de Hitler, dans une vision complotiste de citadelle assiégée par des agents maléfiques tels que les partis populistes, considérés comme des ennemis de l'intérieur.
Le parallèle avec la décomposition de l’Union Soviétique nous rappelle que les constructions politiques artificielles s'effondrent toujours de l'intérieur, car le poisson pourrit par la tête.

20 octobre 2026

Alain Bauer
19/10/2026

"Ce mouvement va durer, s’intensifier, se radicaliser probablement, puisqu’il n’y a toujours aucune réponse compréhensible ni audible de la part du gouvernement. Là, on est dans le peut-être, le “faut voir”… C’est un gouvernement du “en même temps” qui est surtout dans l’entre-deux."

Alain Bauer, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers et auteur de l’essai "Il faut sauver nos enfants", dans l'émission "C dans l'air" du lundi 19 novembre 2026 présentée par Aurélie Casse.

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Marion Maréchal
18/10/2026

« C’est une insurrection racaillo-gauchiste ! »

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19 octobre 2026

H16
19/10/2026

Hordes, pillages, exactions : tout est sous contrôle

La définition était simple claire : une perte de contrôle de la police en France, ce serait « si jamais vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes, qui pillaient les magasins et qui commettaient des exactions », selon Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, le 6 octobre dernier.

Onze jour plus tard, nous sommes en plein dedans, avec hordes, défilés, pillages et exactions, dans le bon ordre et dans une bonne douzaine de villes. Le bilan de samedi dernier ne laisse pas de doute : entre 550 000 et 800 000 manifestants contre « la vie chère », 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés selon le Premier ministre, qui estime sans rire que c’est un miracle que ce ne soit pas pire.


Comme d’habitude, Paris a vu pillages massifs, exactions de tous les côtés et les commerçants de Lyon, Marseille et Nice ont eu droit au même traitement. Marseille et Lille ont vu leur mairie dégradée, Lyon une antenne de son office du tourisme incendiée, Bordeaux la résidence de sa préfète saccagée. À Nantes, les boutiques s’étaient barricadées d’avance, preuve que les commerçants, eux, lisent les réseaux sociaux, tandis que Rennes a connu une journée de chaos. Et Limoges a regardé brûler son hôtel de ville du XIXe siècle, dont la partie historique est quasiment détruite.

Un bâtiment qui avait traversé deux guerres mondiales n’aura pas survécu à un samedi après-midi de gauchisme, de laxisme et de hordes bigarrées.

Et pourtant, tout était écrit, planifié et parfaitement prévisible.

La veille, une carte collaborative montée par des collectifs issus des Gilets jaunes et de Bloquons tout recensait plus de 1 300 actions, dont plus de 600 manifestations. Le ministère, lui, en attendait 250 et 80, et tablait sur 150 000 manifestants. Le renseignement s’est trompé d’un facteur 7 sur des informations publiques, étalées sur les réseaux sociaux, à commencer par TikTok où l’appel était né.

C’est inquiétant. Ou louche si l’on veut faire complotiste.

Le second échec est doctrinal, comme le souligne Claude Moniquet sur CNews : depuis quelques années, la doctrine officielle du maintien de l’ordre « à distance » consiste à contenir, encadrer, laisser filer, puis compter les dégâts le lendemain. L’un de ses architectes de cette doctrine n’est autre que Nuñez, qui, secrétaire d’État pendant les Gilets jaunes, venait défendre devant les députés ce nouveau schéma.

On se doutait fortement que le cuistre était un nul, on en a une preuve concrète. Qu’il soit maintenant ministre de l’intérieur en dit long sur les capacités de discernement et de recrutement de nos dirigeants.

Du reste, le contraste avec 2019 est frappant : face à des provinciaux en gilets fluo venus réclamer moins de taxes sur le gazole, l’État n’avait pas hésité une seconde à utiliser LBD, grenades, gardes à vue par milliers. Aujourd’hui, devant des bandes de 500 à plus de 1 000 racailles, on observe à distance, on filme, on attend que ça passe. Le message est reçu 5/5 par ceux qui ont intérêt à le recevoir : chaque débordement mollement réprimé prépare le suivant, en plus gros.


Car comme d’habitude, ces bandes ne sont pas tombées du ciel.

En milieu d’après midi, aucun des interpellés à Paris n’étaient (à une exception près) résident parisien. Tous étaient largement préparés (gants coqués, couteaux, projectiles et explosifs). La colère « spontanée » n’existe que chez les journalistes naïfs.

Dimanche matin, sur 517 gardes à vue, 171 concernaient des mineurs. Comme d’habitude, les profils n’ont rien de mystérieux : un mélange de racailles de banlieue venues faire leurs courses sans passer par la caisse, et de black blocs de bonne famille venus jouer à la révolution avant de rentrer dîner. Pour les premiers, le rapport des inspections générales sur les émeutes de 2023 relevait déjà une grande majorité de jeunes Français issus de l’immigration, et rien n’a miraculeusement changé depuis.

Face à cela, la classe politique a comme d’habitude fait ce qu’elle fait de mieux : gesticuler dans les médias.

Mélenchon, dont le parti avait appelé à manifester, a joué les ingénus et découvert le soir même que ça avait malencontreusement dérapé. La faute aux autres, évidemment.

Pendant ce temps, la mairie très socialiste de Paris, pourtant généralement contre toute forme visible de maintien de l’ordre, pleurnichait sur un « manque de moyens » policiers, pendant que les Écologistes dénonçaient comme d’habitude une force disproportionnée.

La gauche, aussi cohérente que d’habitude, n’a pas tranché, mais elle est certaine que c’est la faute de quelqu’un d’autre.

Quant à l’extrême centre, son analyse est comme d’habitude que tout ceci va faire monter le Rassemblement national. Peut-être, mais c’est précisément l’inaction de ces niais impotents qui nourrit les extrêmes, l’un en soufflant sur les braises au bord de l’appel à l’insurrection, l’autre en affichant une fermeté qui ne lui coûte rien tant qu’il n’est pas aux affaires.

Comme d’habitude, les commerçants ont été pillés, laissés seuls avec leurs vitrines en miettes. La police, mobilisée pour « protéger les bâtiments publics », n’a pas davantage protégé les mairies de Limoges, de Marseille ou de Lille, ni la résidence d’une préfète. On n’a en revanche entendu parler d’aucun ministère envahi.

L’ordre public a ses priorités, et le contribuable n’en fait comme d’habitude pas partie. Et comme d’habitude, il en fera pourtant partie au moment de payer.

Magie du gauchisme et du laxisme : une mobilisation contre la vie chère, née de la colère contre des prix à la pompe composés pour moitié de taxes, se traduit par un renchérissement de la vie de tous via l’impôt. Continuez comme ça, c’est la bonne méthode assurément.


Enfin, comme d’habitude, le garde des Sceaux réclame la détention provisoire, le chef de l’État promet de la fermeté toute neuve et toute solide, probablement en import direct (on ne fait plus ça en France). On peut déjà sourire aux condamnations fermes parmi les centaines d’interpellés de cette journée d’action et parier sans grand risque sur un écart épais.

Le chaos s’installe donc, doucement.

Oh, il ne s’agit pas d’un chaos permanent, mais les dosettes sont de moins en moins lyophilisées, de plus en plus corsées et consistantes et chaque nouvelle dosette prépare la suivante, plus violente, chaotique et démonstrative. Les débordements ont fait place aux exactions, les exactions aux pillages et maintenant, ce sont des razzias.

Un petit matin fumant, les déclarations étonnées avec un air nigaud du rond-de-cuir pathétique qui sert de Ministre de l’intérieur ne pourront pas empêcher un déclenchement de l’article 16 de la Constitution, qui prévoit des pouvoirs exceptionnels pour le Président de la République…

À six mois d’une présidentielle à laquelle il ne peut se présenter, un président qui a fait de l’impuissance une méthode trouverait là une excuse en or pour prolonger son bail aussi longtemps que nécessaire.

Mais allons, n’y pensez plus. Le Minustre l’a dit, nous n’avons pas perdu le contrôle.


https://h16free.com/2026/10/19/85529-hordes-pillages-exactions-tout-est-sous-controle

18 octobre 2026

Gastel Etzwane
18/10/2026

Le Louvre pourrait fermer : la France n’arrive même plus à protéger ses joyaux

Le 14 octobre 2026, dans un entretien au Figaro, Christophe Leribault, président-directeur du Louvre depuis février, a lancé une alerte : sans un vaste plan de rénovation et de transformation, le plus grand musée de France « se déclassera très rapidement et devra, à terme, fermer ses portes au public ». « Ce serait un désastre », a-t-il ajouté. Le musée est, selon lui, « en très mauvais état » et « complètement engorgé ».
Décidément, la France glisse vers le tiers-monde. Elle n’est même plus capable d’assurer la protection de son patrimoine le plus prestigieux. On se souvient tous du vol spectaculaire du 19 octobre 2025 : en plein jour, en quelques minutes, avec un simple monte-charge et des disqueuses, des malfaiteurs ont emporté huit joyaux de la Couronne, notamment des pièces liées à l’impératrice Eugénie, dans la galerie d’Apollon. Peu de moyens, beaucoup d’humiliation, et un musée qui a révélé ses failles au grand jour.
On se souviendra aussi que Laurence des Cars, alors directrice, avait présenté sa démission juste après le casse. Elle a été refusée par la ministre de la Culture (sous l’autorité d’Emmanuel Macron), qui lui a demandé de « tenir la barre dans la tempête ». Tout un symbole : dans le régime actuel, les responsables restent en poste même après un fiasco national. Finalement, elle est quand même partie en février 2026, une fois la pression devenue trop forte et la démission enfin acceptée.
À ce rythme, on finira peut-être par proposer au Qatar ou à l’Arabie saoudite de racheter le Louvre. Et on a envie de dire que c’est à peine une blague : ils sont déjà en train de tout racheter chez nous.

Georges Kuzmanovic
18/10/2026

Vers la guerre civile ?

Effondrement économique, révolte sociale, désespérance de la jeunesse, violence politique et démission de l'État. Derrière les incendies et les pillages, une France qui se défait, un pouvoir qui laisse pourrir et le spectre d’un basculement vers la guerre civile. 17 octobre 2026 début de la fin ?


La France a-t-elle franchi un seuil irréversible ?
Les images du 17 octobre donnent le vertige. Elles tournent dans le monde entier qui ne comprend pas ce qu'il se passe.
550 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur, 800 000 selon les organisateurs – c'est colossal. Dans les cortèges, c'est une véritable convergence des luttes, avec des lycéens révoltés contre un avenir incertain et des conditions d'études dégradées et des salariés qui ne parviennent plus à vivre de leur travail, de toutes catégories, du public, comme du privé, des agriculteurs aussi.
Et puis les incendies, les pillages, les commerces dévastés, les bâtiments publics attaqués, les forces de l’ordre débordées. Le bilan annoncé samedi soir est lourd avec 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés, des centaines de commerces cassés et pillés, des bâtiments publics incendiés.
Le pire c'est à Limoges où le magnifique hôtel de ville de la IIIe République, inauguré en 1883, a été incendié par des individus cagoulés et de noir vêtus, méprisant le bien commun. Son beffroi s’est effondré, sa toiture a été ravagée. C'est un symbole de la République qui est parti en fumée.

Ce spectacle désolant n’est pas un accident de l’histoire, il est l’aboutissement de quarante années de néolibéralisme et de renoncements, de l'affaiblissement de l'État, de la crise économique, de la désindustrialisation, du laisser faire, le tout accélérées par dix années de macronisme.
La France s’effondre, et ceux qui la gouvernent sont comme Néron qui regardait Rome brûler en chantant. Emmanuel Macron lui n'a pas chanté, il est allé écouter Céline Dion, mais c'est la même configuration mentale. Après eux le déluge...

Un pays au bord de l’explosion

Tout converge. Une dette publique vertigineuse, dont les intérêts dévorent une part croissante, et même principale, du budget de l'État, une désindustrialisation qui a détruit notre appareil productif et notre indépendance, des services publics démantelés, une école en ruine qui ne remplit plus sa mission de transmission, un hôpital public exsangue, des territoires abandonnés.

À cela s’ajoutent la crise énergétique, les factures d'électricité et de gaz qui explosent pour les particuliers comme pour les petites entreprises, les prix des carburants qui assèchent les portefeuilles des travailleurs, le logement de plus en plus inaccessible en particulier pour les jeunes, le chiffre officiel du chômage qui repart à la hausse et un chômage réel bien plus grave, une immigration que l’État ne sait plus maîtriser ni accompagner d’une véritable politique d’intégration, des infrastructures mal entretenues qui s'effritent.
Notre société se fragmente ; les perspectives d’ascension sociale disparaissent tandis qu’une oligarchie toujours plus riche prospère au sommet.

Car il y a bien des gagnants du macronisme, et des quarante années de néolibéralisme : les grandes fortunes, le capitalisme de connivence, les intérêts financiers et les multinationales. Pour ceux-là, l’État trouve toujours des milliards, quand il explique aux Français qu’il n’y a plus d’argent pour leurs écoles, leurs hôpitaux, les salaires ou les infrastructures.

Notre pays ne produit plus suffisamment, emprunte pour maintenir son train de vie, sacrifie ses investissements et abandonne sa jeunesse et prépare ainsi sa propre explosion.

L’équation économique est devenue intenable. Elle est donc socialement et politiquement explosive. Il ne manquait qu’une étincelle.

Le pourrissement comme méthode de gouvernement

Le mouvement lycéen aurait dû provoquer une réponse politique immédiate. Il exprimait l’inquiétude d’une génération dont les moyens pour étudier sont dégradés, mais surtout qui découvre que travailler, étudier, faire des efforts ne garantit plus rien. Le gouvernement aurait pu écouter, négocier, proposer – encore eut-il fallu avoir un gouvernement et un Président responsable. Il a préféré laisser pourrir. Le chaos couvre son impéritie.

Pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, se prépare un budget d’austérité sévère. Les intérêts de la dette s’envolent, les économies à faire se chiffrent en dizaines de milliards et les services publics sont de nouveau appelés à payer la facture, soit très exactement le contraire de ce que demande le peuple depuis des années.
C’est la contradiction fondamentale du système ou plutôt l'expression absolue de l'irresponsabilité : on détruit les conditions de la prospérité, puis on exige des Français qu’ils payent les conséquences de cette destruction, et en plus en les culpabilisant.

Emmanuel Macron avait déjà expérimenté cette méthode face aux Gilets jaunes, en ne répondant pas aux causes profondes de la colère, laisser la confrontation s’installer, épuiser les manifestants, attendre que les violences discréditent les revendications, s'assurer que les médias montent en épingle les violences. L'objectif est de substituer la question de l’ordre public à celle de la justice sociale, même si le retour de l'ordre est légitime.
Mais une colère ignorée ne disparaît pas, elle s’accumule, se radicalise, se transmet... jusqu’au jour où elle devient incontrôlable et explose.

Les casseurs, ennemis du peuple et de la République

Rien, absolument rien, ne saurait justifier la plupart des violences du 17 octobre.
Ceux qui pillent les magasins, incendient les immeubles, détruisent les outils de travail et terrorisent les citoyens ne sont pas des révoltés romantiques, ce sont des délinquants, parfois des criminels, des hordes de sauterelles qui dévastent ce que d’autres ont mis une vie à construire.

Derrière chaque vitrine fracassée, il y a un commerçant, des salariés, une famille, des années d’efforts. Derrière chaque immeuble incendié, des habitants qui peuvent tout perdre, et derrière chaque équipement public détruit, des contribuables qui devront payer sa reconstruction. Ces casseurs prétendent s’en prendre au système, or ils frappent d’abord ceux qui le subissent.

On retrouve parmi eux des pillards opportunistes, des jeunes en rupture de socialisation, des individus issus de quartiers où la République a reculé, mais aussi des militants radicalisés. Les idéologies décoloniales, les discours de haine contre la France, les justifications religieuses ou politiques de la violence contribuent, lorsqu’ils sont présents, à légitimer cette rupture avec la communauté nationale.
Il serait cependant injuste de les confondre avec les millions de Français des quartiers populaires qui travaillent, élèvent leurs enfants et subissent eux-mêmes l’insécurité et l’abandon et qui sont eux aussi en colère.

Il y a ensuite les Black Blocs, souvent issus d’une petite ou grande bourgeoisie radicalisée, grisée par ses fantasmes de révolution anarchiste. Ces révolutionnaires en carton imaginent combattre le capitalisme en détruisant le commerce d’un indépendant ; ils prétendent libérer le peuple en l’empêchant de manifester car ils créent les conditions du pourrissement des mouvements sociaux. C'est d'ailleurs bien pour cela que le pouvoir les laisse finalement largement en paix (et aussi parce qu'un bon nombre d'entre eux sont des fils à papa), ce sont les idiots utiles du pouvoir et du Capital.

Leur première victime politique est le mouvement social lui-même. La casse chasse les familles des cortèges, décourage les salariés et transforme une revendication légitime en spectacle de violence. Elle offre au pouvoir le meilleur moyen de ne jamais répondre sur le fond.

Action politique coordonnée ?

Le 17 octobre a pourtant révélé quelque chose de plus inquiétant que les pillages, c'est la multiplication des attaques contre les institutions publiques.
Des groupes vêtus de noir, mobiles, organisés, et surtout coordonnés, ont visé des mairies, des préfectures, des commissariats et même des appartements de hauts fonctionnaires. À Limoges, après l’incendie de véhicules de police et des affrontements aux abords de la préfecture, des individus cagoulés ont brisé les vitres de l’hôtel de ville, pénétré dans le bâtiment et déclenché l’incendie qui l’a ravagé. Tout cela suppose une préparation.

L’hôtel de ville de Limoges n’était ni une banque, ni un siège de multinationale, ni un palais oligarchique. C’était la maison de la République, un monument historique, le patrimoine commun des citoyens, l’expression d’une France qui croyait au progrès, à l’instruction et à l’émancipation. Le détruire, c’est s’attaquer à ce qui nous appartient à tous.
Le maire, Guillaume Guérin, a dénoncé la gravité de l’attaque et affirmé que les policiers étaient à court de moyens de désencerclement dès 15h15. Pourquoi ? C'est inacceptable. Comment un édifice aussi emblématique a-t-il pu être laissé aussi vulnérable ?

La simultanéité des attaques, leur répartition géographique et leurs modes opératoires montrent clairement que ces violences ont été coordonnées d'une manière ou d'une autre. Si une telle organisation au niveau national était démontrée, on ne parlerait plus alors seulement d’émeutes, mais d’une entreprise de déstabilisation politique voulue.

Cette barbarie révèle aussi notre échec éducatif. Une société qui ne transmet plus son histoire, ses principes et le respect de la chose publique fabrique des individus incapables de distinguer la révolte de la destruction.

L’État doit répondre avec fermeté. Il faut identifier, juger et sanctionner les responsables. Mais l’autorité républicaine suppose aussi une école qui instruise, une justice qui fonctionne et un État qui protège autant qu’il sanctionne.
Les exactions du 17 octobre imposent une révision de la loi et de la justice envers les mineurs. Le laxisme n'est plus acceptable, il faut penser à des prisons éducatives spécifiques et séparées des autres institutions carcérales pour les crimes graves commis par des mineurs.

Les pyromanes politiques et la tentation du chaos

Jean-Luc Mélenchon porte ici une responsabilité politique considérable. À force d’entretenir une rhétorique de confrontation permanente, de présenter chaque conflit comme une lutte existentielle contre un système prétendument fasciste, il contribue à installer un climat où la violence devient, pour certains, une perspective politique acceptable. Le NPA et diverses organisations d’ultragauche cultivent depuis longtemps cet imaginaire insurrectionnel et les relations avec les éléments les plus désocialisés et violents des quartiers perdus de la République.

Le calcul pourrait devenir particulièrement dangereux à l’approche de la présidentielle de 2027. Marine Le Pen apparaît comme une prétendante majeure à la victoire ; ces évènements la renforcent considérablement car, à tort ou à raison, elle incarnera l'ordre. Le grand bénéficiaire de ce désordre sera pourtant le Rassemblement national. Chaque commerce pillé, chaque mairie incendiée, chaque policier agressé renforce la demande d’ordre. Chaque complaisance envers la violence éloigne davantage les classes populaires d’une gauche qui prétend encore les représenter.
Mélenchon espère atteindre le second tour. Et l’on voit déjà se dessiner le scénario d’une nouvelle mobilisation antifasciste destinée à contester dans la rue un résultat pourtant tranché par les urnes. Le chaos en France est au bout de l'urne électorale. Le 17 octobre ressemble alors à une première et inquiétante répétition générale de ce qui pourrait advenir après le 2 mai.

Ainsi se prépare le pire avec une France dressée contre une autre, où la question sociale disparaîtrait derrière un affrontement identitaire et sécuritaire.

Les destructeurs d’en haut et ceux d’en bas

Il existe pourtant une autre violence, moins spectaculaire, mais autrement plus dévastatrice. C'est celle des élites qui détruisent la France par le haut et qui sont si proches de Macron et avant de Hollande ou de Sarkozy. Ce sont ceux qui bradent nos industries, abandonnent notre souveraineté, organisent notre dépendance énergétique et géopolitique, qui soumettent notre économie aux intérêts privés et transnationaux, qui démantèlent nos services publics et transfèrent aux générations futures le coût de leur irresponsabilité, favorisent une immigration incontrôlée. Et qui s'en mettent plein les poches dans ce processus.

D’un côté, les casseurs détruisent les vitrines et les commerces ou les bâtiments institutionnels. De l’autre, certaines élites détruisent les fondations de l'État et de la France.

Et au milieu, les Français. Ceux qui travaillent, produisent, soignent, enseignent, entreprennent, élèvent leurs enfants, ceux des classes moyennes et populaires, des villes, des campagnes et des quartiers, ceux qui tiennent encore le pays debout et que les uns pressurisent tandis que les autres les terrorisent.

Quelle image, d’ailleurs, que celle d’Emmanuel Macron assistant à un concert de Céline Dion tandis que le pays s’enfonce dans la crise ! Elle rappelle cette sortie au théâtre avec Brigitte Macron, en mars 2020, à la veille du confinement. Toujours cette impression d’un pouvoir enfermé dans sa bulle, incapable de percevoir la gravité du moment historique ou alors qui en rit.

Après moi, le déluge ?

Pendant que la France s’appauvrit, le président continue de promettre des milliards à l’Ukraine et d’entretenir les discours sur une possible confrontation avec la Russie.
La guerre en Ukraine est devenue un formidable instrument de diversion politique ; c'est sa fonction principale. Les spéculations sur une guerre future, les appels au réarmement et les discours bellicistes occupent l’espace public tandis que les problèmes vitaux des Français restent sans réponse.

Pourtant, du général américain Mark Milley au pape François, dès 2023, des voix ont depuis longtemps appelé à rechercher une issue négociée, rappelant qu’une guerre ne pouvait se poursuivre indéfiniment sans perspective politique, et que les Ukrainiens en paieraient le prix. Ils avaient raison. Mais peu importe l'Ukraine, ses morts, tant que cela peut servir, encore un peu, à dévaster l'économie de la France et à en profiter.
La France n’a pas à sacrifier son avenir économique et social à une logique d’escalade qui ne répond pas à ses intérêts fondamentaux. Sa priorité doit être de retrouver sa puissance, son indépendance et sa capacité à assurer la prospérité de son peuple.

Mais désormais, le réel revient. Aucune rhétorique guerrière ne pourra masquer indéfiniment la faillite intérieure.

Le dernier avertissement

La France ne manque ni de ressources, ni de talents, ni d’énergie ; elle manque d’une direction politique capable de remettre l’État au service de la nation, de reconstruire son appareil productif, de restaurer l’école, de garantir la sécurité et de rendre aux citoyens leur souveraineté.
La justice sans l’ordre est impuissante, mais l’ordre sans la justice est une impasse, et sans prospérité partagée, ni l’un ni l’autre ne peuvent durablement tenir. C'est très exactement la formule pour un précipité vers le chaos.

Nous avons encore le choix entre le redressement républicain et l’engrenage de la confrontation, mais le temps se réduit, comme le champ des possibles.
Les casseurs détruisent nos rues, les soi-disant révolutionnaires brûlent nos bâtiments, les oligarchies ont détruit nos capacités d’action. Les apprentis révolutionnaires rêvent d’affrontement, et le pouvoir regarde la France se défaire.

La guerre civile n’est pas une fatalité, mais elle n'est plus impensable lorsqu’un pays perd simultanément sa prospérité, sa cohésion, son autorité et sa confiance dans l’avenir. La France s’enfonce.
Qui aura encore la volonté de l’arrêter ?
Marc Amblard
18/10/2026

LA FRANCE À GENOUX

Il y a deux semaines, nous apprenions que le pays avait toutes les peines du monde à placer ses obligations du Trésor auprès des prêteurs internationaux. Le taux moyen à 10 ans a même dépassé celui de la Grèce, c’est dire.
Un malheur n’arrivant jamais seul, cette semaine, les rues de la France se sont enflammées. Ce qui avait commencé un peu plus tôt comme des petites manifestations sporadiques est devenu un mouvement très violent qui s’est répandu dans les plus grandes villes.
Les images sont terribles : des mairies prises d'assaut, des commissariats brûlés, des magasins pillés, des policiers agressés, des pompiers caillassés par des hordes encagoulées. (...)
Ce n'est pas le petit peuple français qui casse les vitrines, pille les magasins, saccage les édifices publics et agresse pompiers et policiers.
Le vrai peuple français se lève tôt pour étudier, travailler et nourrir sa famille. Ce peuple aime son pays et respecte ses institutions. Ce n’est pas lui qui envahit la rue en vociférant des revendications inintelligibles. Certes, il souffre de l’envolée des prix, d’une fiscalité confiscatoire et d’un chômage persistant. Il a de plus en plus de mal à remplir son caddy et le réservoir de son véhicule.
Certes, il découvre que les dirigeants qu’il a plus ou moins élus défendent d’autres intérêts que les siens.
Mais il ne descend pas dans la rue pour casser son lieu de vie et piller les boutiques qu’il a l’habitude de fréquenter. Bien au contraire, il pleure devant ce spectacle consternant. Il aime profondément son pays.
Ce à quoi nous avons assisté devant nos écrans, c’est le produit d’une alliance aussi explosive que contre nature, celle de l'extrême gauche (porté par LFI – La France insoumise – et son pathétique représentant) et une fraction de la jeunesse majoritairement arabo-musulmane. Bien que née en France, elle refuse de s’y intégrer et vit en marge dans des cités de non droit. Si vous en doutez, observez bien le nombre de drapeaux palestiniens et algériens brandis durant les opérations de vandalisme et déprédation.
Cette nouvelle population est devenue une armée au service des responsables ultra-gauchistes qui rêvent de détruire la France pour y instaurer un régime plus compatible avec leur idéologie néo-marxiste.
Finalement, ces émeutes révèlent toute la défaillance d’un État corrompu, fort avec les faibles et faibles avec les forts. Totalement défaillant dans sa gestion des budgets publics autant que dans le contrôle de ses frontières.
Durant les dernières décennies, les dirigeants français ont préféré tourner la tête et se complaire dans une prétendue supériorité morale. Le multiculturalisme était présenté comme le corollaire inévitable de la vocation universaliste de la France. Le scepticisme quant à la compatibilité culturelle était balayé d'un revers de main, qualifié de vestige du colonialisme, voire, plus tard, d'islamophobie.
Le temps est malheureusement venu d’en payer le prix…

7 octobre 2026

Gastel Etzwane
7/10/2026

Vue des États-Unis, la France est entrée dans une spirale infernale


La France n’est plus seulement, à l’étranger, le pays des Lumières, du luxe ou de la dissuasion nucléaire. Vue des États-Unis, elle est devenue le pays qui inquiète : une grande économie occidentale engagée dans une spirale d’endettement dont personne ne voit clairement comment elle pourrait sortir.
Le 5 octobre 2026, le Wall Street Journal a consacré un long format à « l’appétit de la France pour l’argent magique », devenu une « bombe d’endettement ». Le constat est qu’après des années de dépenses excessives, le pays a quitté le rang des économies européennes jugées solides pour devenir l’un des maillons faibles du continent, avec des investisseurs qui s’attendent désormais au pire. Le lendemain, l’article figurait en une du site du journal, tandis que le Financial Times décrivait la même trajectoire. La dette française n’est plus un problème intérieur. Elle devient un sujet d’inquiétude international.
Et ce qui inquiète n’est pas une appréciation idéologique : ce sont les marchés. La France emprunte désormais plus cher que la Grèce et l’Italie, les anciens malades de la crise des dettes souveraines. Son déficit ne serait dépassé, parmi les grandes économies comparables, que par celui des États-Unis. Le taux français à dix ans s’est approché de 5 %, un niveau inédit depuis 2002. Selon l’Insee, la dette atteignait 3 595,5 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2026, soit 119 % du PIB. Plus de 1 000 milliards supplémentaires en neuf ans.
Et le plus difficile est encore devant. Plus de 1 000 milliards de dollars de dette doivent arriver à échéance d’ici 2030. Dès l’an prochain, Paris devra émettre environ 380 milliards de dollars, un record, alors que la Banque de France réduit son portefeuille et que certains acheteurs étrangers traditionnels, notamment japonais, se sont retirés. Une étude commandée par Bercy prévoit une hausse de 59 % de la charge de la dette d’ici 2030. Celle-ci pourrait alors dépasser les dépenses militaires. Le gouverneur de la Banque de France parle d’un « étau progressif ».
Mais la fragilité française n’est pas seulement financière. Elle est aussi politique. Le pays n’a plus équilibré un budget depuis 1974. Le déficit est resté supérieur à 5 % du PIB trois années consécutives et pourrait atteindre 6,8 % en 2030 si rien ne change. Chaque tentative sérieuse de réduction des dépenses se heurte à une Assemblée éclatée en trois blocs, incapable de dégager une majorité durable. Et à l’approche de la présidentielle, les principales forces politiques promettent davantage de dépenses plutôt qu’un assainissement : Marine Le Pen envisage un retour de l’âge de départ à la retraite jusqu’à 60 ans ; Jean-Luc Mélenchon propose d’effacer les 488 milliards d’euros de dette française détenus par la Banque de France.
C’est là que la spirale devient infernale : une dette immense impose de réduire les déficits ; la situation politique rend cette réduction presque impossible ; l’impuissance politique inquiète les prêteurs ; cette inquiétude renchérit le coût de la dette ; et ce coût réduit encore les marges de manœuvre d’un État qui dépense déjà beaucoup plus qu’il ne prélève.
L’expression d’« argent magique » n’est d’ailleurs pas américaine. Elle vient de Sylvain Maillard, député du camp présidentiel, évoquant ce réflexe français consistant à toujours demander à l’État « un peu d’argent magique, pour payer, payer, payer ». Le Wall Street Journal raconte ainsi comment Emmanuel Macron, arrivé au pouvoir avec l’image d’un banquier décidé à remettre les comptes en ordre, a fini par financer crise après crise : Gilets jaunes, Covid, bouclier énergétique, « quoi qu’il en coûte ». Des mesures exceptionnelles sont devenues des dépenses durables. Fin 2023, le Trésor alertait déjà Bruno Le Maire sur l’effondrement des recettes. Puis est venue la dissolution. Selon un conseiller de Gabriel Attal cité par le journal, 2024 constituait peut-être l’une des dernières fenêtres permettant encore de réduire proprement le déficit. Elle s’est refermée.
C’est cela que voient désormais New York et Londres : non plus une grande puissance traversant une mauvaise passe budgétaire, mais un pays pris dans un mécanisme qui s’auto-entretient. Une dette proche de 120 % du PIB, des taux supérieurs à ceux de la Grèce et de l’Italie, des centaines de milliards à refinancer chaque année, une charge d’intérêts qui explose, une majorité introuvable et une présidentielle qui promet déjà une nouvelle surenchère de dépenses.
La France est en train de changer de réputation. Hier encore, elle intriguait par son modèle. Aujourd’hui, elle inquiète par sa fragilité. Et lorsque la première presse financière mondiale commence à présenter en une la deuxième économie de la zone euro comme un risque, le problème n’est plus seulement français. Il devient européen et, vu des grandes économies occidentales, franchement préoccupant.

25 août 2026

Gastel Etzwane
25/8/2026

Ah, le président que tout le monde déteste (oui, vraiment tout le monde, même les pigeons des Tuileries) vient fièrement annoncer qu’un pays riche et généreux a daigné investir chez nous… notre petit pays en faillite, en ruines, en décomposition avancée.
Quelle divine surprise ! Quelle magnifique opportunité de se faire encore un peu plus avaler, digérer, liquéfier par une nation qui partage évidemment tellement de valeurs avec nous… la liberté, l’égalité, la fraternité, le respect des femmes, la laïcité, tout ça quoi. On est presque jumeaux culturels, non ?
Et ce président que tout le monde déteste ose même présenter ça comme une « bonne nouvelle ».
En réalité ? C’est juste la France qui se vend encore un peu plus, qui se fait racheter encore un peu plus, qui disparaît encore un peu plus sous les néons et les parcs à thème importés.
Quant à la culture française dans tout ce beau projet…
On la cherchera longtemps.
Très longtemps.
Avec une loupe.
Dans les poubelles.

4 août 2026

Jacques Cotta
31/7/2026

LA NATION EN DANGER...

L'été est marqué par les terribles incendies qui frappent la France. Pompiers et moyens sont sur le terrain, malgré toutes les difficultés accumulées depuis plus de 10 ans, dont les responsables sont politiques. Faut-il rappeler le matraquage des "soldats du feu" lorsqu'ils manifestaient pour obtenir des moyens permettant de remplir leur fonction ? Faut-il rappeler les suppressions de crédits pour acquérir des Canadair ou autres bombardiers d'eau ? Faut-il rappeler dans ce domaine les choix opérés par la Macronie au détriment de l'intérêt général ?
Ce ne sont pas que les forêts qui brûlent. C'est la France dans tout ce qui concerne les Français qui est en train de cramer. Voilà le bilan de Macron et des siens... Macron n'est pas seulement un pyromane fasciné par les flammes. Il est un incendiaire qui allume les feux pour ses propres intérêts et ceux des siens... intérêts financiers ou idéologiques...
La Nation est en danger, ni plus, ni moins. Mais l'issue n'est pas inéluctable...

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31 juillet 2026

Et que reste-t-il à sauver, au juste ?

H16
31/7/2026

En 2005, j’ai commencé à écrire des chroniques sur la lente décomposition de la France.

C’était il y a plus de vingt ans, la décomposition est devenue de plus en plus rapide et sur toutes ces années, j’ai à de nombreuses reprises écrit, de façon claire et sans ambiguïté, que ce pays était foutu. Par « Pays », j’entends bien sûr l’État providence et son système social. Et par « foutu », je veux dire que tout ceci va inévitablement finir, mal.


Je sais déjà que nombreux sont les jeunes qui, lisant ces premières lignes, feront un bond en se disant : « oh, zut, quel pessimiste ! » Mais voilà : les nouveaux citoyens d’aujourd’hui, frétillant à l’idée d’étrenner leurs 18 ans tout neufs dans la première urne à proximité, n’étaient même pas en projet lorsque j’ai commencé mes chroniques, et il y a peu de chance qu’ils m’aient suivi depuis tout ce temps et aient pu se former une opinion solide étayée par les faits que j’ai rapportés dans cette période. Leur étonnement est donc pardonnable.

Cependant et de façon plus inquiétante, je sais qu’on trouvera aussi pas mal de personnes plus âgées voire mûres qui se diront que j’exagère et que j’ai ce biais caractéristique des prêcheurs de catastrophes qui font leur beurre sur le malheur des foules. En réalité, non seulement je ne m’enrichirai pas dans le processus, mais l’observation de cette décrépitude et de son caractère inéluctable m’ont, plus souvent qu’à mon tour, valu des remarques acides.

Oui, la France est foutue, complètement corrompue par idéologies étatistes et anti-libérales qui ont de véritables boulevards sur les ondes et dans la presse : regardez, des communistes voire des fascistes (généralement anti-fascistes autoproclamés) ont régulièrement les plus belles tribunes, sans la moindre honte pour les catastrophes dont leurs idéologies mortifères sont responsables. Et sans surprise, le peuple, les médias et les gouvernants en redemandent.

Oui, la France est foutue à cause de sa caste politique lamentable, totalement étrangère à ce que subissent ceux qui l’ont élue. Cette caste jacassante ne connaît pas le peuple. Elle se gargarise de ce mot dans ses discours, mais elle ne le fréquente pas, n’a jamais eu ses problèmes (ou plus depuis si longtemps qu’elle les a totalement oubliés), vit sur un autre monde. Pire : elle est conseillée par des imbéciles et des larbins (cumul possible et fréquent) qui n’ont jamais été du peuple ou nieraient de toute leur âme en avoir jamais fait partie. N’entendant qu’un seul son de cloches (les leurs), cette caste jacassante n’a jamais remis en question ni sa façon de penser, ni sa façon d’agir.

Oui, la France est foutue, confite dans un anti-libéralisme incohérent et assumé.

Car c’est bien joli de cogner comme des sourds sur le libéralisme, sur la liberté d’entreprendre, de créer, mais comme absolument tous les leaders politiques, tous les syndicalistes, tous les artistes, tous les journalistes, tous les chroniqueurs et même une partie des grands patrons eux-mêmes honnissent le libéralisme, on se demande exactement où il est passé. Tout le monde sait que le libéralisme est la pensée dominante, à tel point que tout le monde le fustige.

Et dans le même temps, pas un candidat ne s’en réclame. Pas un journaliste. Pas un artiste. Pas un chroniqueur. Pas un syndicaliste. Zut. Pour un truc qui domine, c’est tout de même fort. Alors qu’a contrario, des gens qui se réclament du socialisme, de la sociale-démocratie, du communisme, du trotskisme, du corporatisme, là, on en trouve des pelletées aussi joyeuses que frétillantes.


Oui, la France est foutue, ayant trouvé dans le méchant libéralisme (ultra, néo ou débridé) la cause de tous ses maux.

Car c’est bien joli d’accuser les riches et les producteurs de richesses, les patrons. Mais à force, ils trouvent un peu lassant de constater que créer une entreprise leur attire surtout la jalousie, la convoitise, le mépris et une longue suite d’emmerdes supplémentaires. Bizarrement, ils finissent par se lasser et s’en aller, fermer boutique, ou laisser tomber. Un nombre croissant d’individus qui auraient pu créer leur propre emploi avant d’en créer d’autres préfère n’en rien faire : trop de risques, vraiment trop peu de gloire.

Et puis, du côté des politiciens, si on ne veut surtout pas cliver lorsqu’il s’agit de syndicalistes qui paralysent le pays, si on ne veut surtout pas stigmatiser les uns ou les autres, parce que « cliver c’est mal » voyez-vous, en revanche, lorsqu’il s’agit de montrer un bouc émissaire et que celui-ci s’appelle Patron ou Riche, alors là, c’est open bar et tournée générale.

Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux (qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre), c’est : « Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »

Ma réponse : non. Non, vous ne sauverez pas cette France-là, celle de l’État Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays.

Mais surtout, pourquoi ? Pourquoi voulez-vous sauver ça ?

Qu’y a-t-il à sauver ?

Un système d’assurance santé qui vous rembourse quelques euros pour des lunettes ou rien du tout pour des implants dentaires, à moins de vous imposer une mutuelle, démontrant l’impotence d’un système de base à bout de souffle ? Ce même système qui cherche par tous les moyens à taxer les trop gros, les trop faibles, les trop ceci ou les pas assez cela ? Qui vous prend 15% de votre superbrut et vous culpabilise pour avoir mangé gras, salé, sucré ? Qui n’est pas foutu de sauver des vieux quand il fait trop chaud en été, des jeunes quand il fait trop froid en hiver ? Qui dégringole dans tous les classements et qui n’offre pas plus d’IRM par habitant que la Turquie ? Qui, tous les ans, crée des trous par dizaines de milliards d’euros, passant ainsi sur les générations futures avec un bulldozer aux chenilles cloutées ?

Un système de retraite qui vous prend 22% de votre superbrut sans aucune garantie de pension future ? Qui distribue malgré ça des pensions misérables à des milliers de vieux travailleurs qui se retrouvent dans la misère ? Qui creuse, lui aussi, le déficit par milliards tous les ans, là aussi au détriment total des générations futures ?

Un système d’assurance chômage qui n’a jamais permis de recaser les millions de laissés pour compte ? Qui n’a jamais réussi à mettre en face les demandeurs d’emplois et les entreprises qui recrutent ? Un système qui dépense maintenant des milliards d’euros pour… échouer à ce que le privé réalise sans coût pour la collectivité ? Un système qui, lui aussi, creuse le déficit et danse la polka sur la bouillie de générations futures ?

Un magnifique enseignement normalisé, standardisé, produisant une purée intellectuelle toujours mieux moulinée et toujours plus facilement digérée par une cohorte toujours plus grosse d’illettrés béats et incultes ? Une magnifique démocratie qui permet à des tanches diplômées d’user leurs fonds de pantalons dans les administrations ou dans l’Hémicycle, aux salaires qu’on connaît, sans avoir jamais prouvé qu’ils étaient capables de créer de la richesse (que du contraire, même) ?

Vous voulez sauver ça ? Et, mieux encore, avec davantage de collectivisme ? Davantage de socialisme ? Encore plus de gentille redistribution forcée des richesses qu’on ne crée plus et qu’on punit ?

Mais ma parole, c’est de la folie !


https://h16free.com/2026/07/31/84210-et-que-reste-t-il-a-sauver-au-juste

30 juin 2026

Jacques Cotta
26/6/2026

Avec Macron, les véritables responsables dans l'affaire Lyhanna sont politiques !

Le rapport qui vient d'être rendu dans l'affaire Lyhanna conclut à des « carences graves dans le traitement et le contrôle de la procédure au sein de la compagnie de gendarmerie » et à un « traitement défaillant par le parquet d’Auch ».
"L’incendie" serait donc circonscrit… Les mises en cause sont individuelles et fort peu nombreuses. Elles ne sont surtout pas politiques.
Alors,
Macron et ses prédécesseurs, Hollande, Sarkozy et autres dorment-ils d'un sommeil apaisé ? Ce sont eux et leur orientation politique, les responsables et leur air contrit ne peut tromper que ceux qui voudront bien l'être...

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11 juin 2026

H16
8/6/2026

Affaire Lyhanna : ce n’est pas de moyens dont la Justice manque le plus en France

C’était pourtant évident que si la Justice était si lente, si évidemment souffreteuse, c’est faute de moyens : magistrats débordés, greffes engorgés, budgets squelettiques, la complainte était rodée et chacun hochait la tête d’un air entendu. Le drame de la petite Lyhanna, 11 ans, vient pourtant de réduire cette fable en cendres, et avec une brutalité telle que le pouvoir lui-même n’a pas su la maquiller.



Sept plaintes parallèles qui ont obligé Emmanuel Macron, depuis le Monténégro, à jurer ne vouloir « entendre aucun argument de moyens dans cette affaire », pendant que son Darmanin de garde des Sceaux présentait ses excuses et concèdait que « l’institution judiciaire n’a pas su protéger » l’enfant.

Eh non, ce n’est donc pas une question d’argent et cet aveu, venu d’en haut, vaut à lui seul tous les réquisitoires que l’on pourrait dresser ici.

Et le plus sidérant n’est pas la lenteur, mais la géométrie remarquablement variable de la justice française.

Ainsi, la même justice qui met huit années à ne pas entendre un homme signalé cinq, six, sept fois se mue en foudre de guerre dès qu’apparaît le justiciable idéal : solvable, domicilié, fiscalement traçable et politiquement tiède. Là, plus de lenteur qui tienne, plus de greffe engorgé, plus de budget aux abois. L’administration fiscale redresse au cordeau, le tribunal administratif tranche dans la semaine, et le citoyen un peu trop vif sur les réseaux sociaux apprend qu’un tweet rageur lui vaut une convocation autrement plus prompte qu’une plainte pour viol.

Cas d’école lorsqu’une squatteuse a eu, à l’été 2025, la mauvaise idée d’occuper la résidence secondaire d’un magistrat, la mécanique s’est mise en branle avec une fulgurance admirable, là où le propriétaire lambda patiente des mois voire des années pour qu’on daigne lui répondre (finalement, la loi anti-squat de 2023, qui autorise le préfet à ordonner l’évacuation sous 48 à 72 heures, sait parfaitement fonctionner quand la qualité de la victime l’exige, hein).

Quelques jours pour rendre son toit à un homme de robe, mais des années d’inertie pour protéger une enfant : voilà une hiérarchie des urgences qui mériterait, à elle seule, un cours magistral d’éthique.


On objectera, l’œil humide, que les prisons débordent : voilà bien la preuve d’une justice impitoyable, qui embastille à tours de bras.

Oui, la France entasse près de 85 000 détenus pour à peine 62 500 places (à 136 % donc), mais ce n’est pas le symptôme d’une sévérité galopante : c’est le produit d’une démission politique trentenaire, celle qui consiste à ne jamais bâtir les prisons qu’un pays de 68 millions d’habitants devrait posséder. Comparée à ses voisins européens de gabarit équivalent, la France accuse un déficit de 50 000 à 100 000 places ; un parc digne de ce nom en compterait au bas mot 120 000. La conclusion arithmétique, qu’aucun ministre n’osera formuler, est pourtant limpide : ce sont quelque 40 000 condamnés qui, faute de cellule disponible, restent peu ou prou dans la nature. Et le doute n’est plus permis lorsque l’on sait qu’une peine de prison ferme sur deux n’est jamais exécutée derrière les barreaux, et que 61,7 % des sortants de détention repartent sans le moindre accompagnement.

[...]

https://h16free.com/2026/06/08/84537-affaire-lyhanna-ce-nest-pas-de-moyens-dont-la-justice-manque-le-plus-en-france

10 juin 2026

Gabriel Nerciat
8/6/2026

COLÈRE FROIDE POUR UNE NUIT BLANCHE


Lors de la Nuit Blanche de samedi dernier, l'église Saint-Laurent de Paris, avec l'accord de la mairie du Xe arrondissement et semble-t-il celui de l'indigne archevêque de la capitale Monseigneur Ulrich, a été investie par l'immonde poussah et activiste Barbara Butch, qui avait déjà profané la Cène lors de la minable cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques il y a deux ans, et qui se trouve être également l'une des plus zélées propagandistes de la scélérate loi Yadan (on la voit ici poser fièrement avec la nièce du porte-parole de l'armée israélienne, Emma Rafowicz, elle-même députée européenne et élue socialiste du XIe arrondissement).
Une petite cohorte de fidèles catholiques – évidemment intégristes et d'extrême-droâte, si l'on en croit Le Monde – a voulu protéger le lieu saint de cette profanation dégoûtante, et ont dû être neutralisés (de façon pas très évangélique, c'est à craindre) par une vingtaine de policiers de la BRAV – qui n'avaient heureusement pas de pédophiles à traquer ce soir-là.
De ce triste évènement, je tire trois conclusions :
1) Les élites françaises de l'Eglise romaine n'ont vraiment rien à envier aux autres élites du monde laïc ;
2) Si en moi le chrétien veut bien tendre l'autre joue quand on la gifle, le citoyen français a de plus en plus de mal à le faire ;
3) Quand la laideur, la bêtise et l'indécence imposent leur loi sans retenue avec la complicité des puissants du jour, la moindre des indignités n'est pas de plier le genou devant elle, en tentant de faire passer sa lâcheté pour une preuve d'ouverture d'esprit.
Dernière chose, afin de désamorcer à l'avance l'accusation pavlovienne qui ne va pas tarder à fuser : j'aurais été tout aussi indigné si cette pachyderme subventionnée et sa meute avaient entrepris de profaner la vieille synagogue de la rue Notre-Dame-de-Nazareth ou celle de la rue de la Victoire.
Mais curieusement, elles n'ont pas poussé la manie blasphématoire jusqu'à souiller les lieux de la religion de leurs pères.
L'an prochain à Paris - peut-être.

9 juin 2026

Gastel Etzwane

- 9/6/2026 - Belle boucle : on inculque à la jeunesse native l’individualisme hédoniste + l’éco-anxiété + la peur de tout (guerre, climat, “surpopulation”…), on obtient un effondrement de la natalité, et on présente l’immigration massive comme l’unique solution “humaniste”. On ne pouvait pas mieux orchestrer le remplacement. Chapeau l’artiste.
L’article parle de pays “attractifs”. Attractifs en quoi exactement ? Par la promesse d’emplois que les entreprises peinent à pourvoir parce que les conditions et salaires ne motivent plus les locaux ? Ou par la perspective d’un État-providence généreux que les pays d’origine ne financent pas ? Curieux que cette précision soit toujours absente.
Face au vieillissement, deux options : encourager les natifs à faire des enfants (logement, fiscalité, culture de la famille), ou importer une population plus jeune et plus féconde. Ils ont choisi la seconde. La première aurait été trop “réactionnaire”, visiblement.