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1 avril 2025

Didier Maïsto

APPEL

-1/4/2025- Nous sommes quelques-uns à être « reconnus » comme nous exprimant au nom de « la résistance ». Au système médiatico-politique. À l’oligarchie. À l’européisme corrompu. Au globalisme forcené. Au bellicisme décomplexé. À la bêtise ambiante. Au wokisme effréné. C’est ainsi, nous n’avons jamais rien revendiqué, les choses se sont faites d’elles-mêmes. Il est désormais impératif, crucial de nous regrouper, en dépit de nos différences, tant ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous sépare. Hors du champ politique traditionnel. Par et pour le peuple. Pour tous ceux qui ne veulent pas voir la France disparaître, diluée dans un fédéralisme apatride et dépravé. Les républicains des deux rives doivent prendre leurs responsabilités, maintenant qu’il n’est plus nécessaire de démontrer que la démocratie représentative est une escroquerie. Nous drainons des millions de Français, soyons à la hauteur de cette espérance. Qui aura ce courage ?

Natalia Routkevitch


-1/4/2025- S’en prendre aux « populistes » dans les prétoires plutôt que de les affronter dans les isoloirs : telle est la décision prise par la nomenklatura européenne.
Dodik, Georgecu, Le Pen – en l’espace de quelques jours, les têtes de ces figures encombrantes sont tombées l’une après l’autre.
On comprend que, face à ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique, les oligarchies européennes aient des sueurs froides. Elles ne devraient pas ignorer cependant que ce qui a permis à Trump de triompher, c’est, entre autres, l’accumulation de procès intentés contre lui, qui a donné le sentiment d’une instrumentalisation du système judiciaire par les détenteurs du pouvoir.
Sans doute, en pesant les risques, a-t-on préféré l’éviction directe aux vieux mécanismes bien rodés depuis des décennies ?
Il faut dire que les vieilles recettes politiques utilisées pour tenir les « populistes » à distance sont usées jusqu’à la corde. On a sans doute conclu que cette fois, c’est le « no pasarán » qui allait « no pasarán » lui-même.
Dont acte.
Mais confisquer le choix démocratique est un pari risqué dans les pays où la popularité des dirigeants frôle le zéro. Même les populations les plus apathiques, réduites à quémander du « pouvoir d’achat », peuvent finir par se réveiller. Surtout dans ce très vieux pays, qui donne encore, parfois, des signes de vie, où la grogne venue des profondeurs de l’Histoire secoue et fait dénoncer la « France rance » qui « roule au diesel » et que l’on croyait neutralisée et euro-conditionnée.
Reprenons la danse,
Allons, c’est assez.
Le printemps commence,
Les rois sont passés.
Il vous faut tout rendre,
Rois embarrassés,
Qui voulez tout prendre
Et rien n’embrasser -
Dit un chant populaire français de l’époque des guerres de Religion.
Les guerres de Religion… Ce qui vient risque fort d’y ressembler.
Ce sera bien différent de ce que nous avait décrit Huntington. Et pourtant, terriblement violent.
Nous verrons bientôt si l’oligarchie a encore un peu de temps devant elle.
Avant qu’on lui demande de tout rendre.
Dessin de Chaunu

Radu Portocala

-30/3/2025- À la politique internationale inepte de Biden s’est substitué ces deux derniers mois la politique internationale abracadabrante de Trump. C’est un changement, certes, mais il n’est pas aisé d’y voir un gain. Ni pour lui, ni pour l’Amérique, ni pour les autres. Il pratique ce qu’on pourrait appeler une diplomatie du caprice, une alternance permanente entre menaces et assurances, un fatras dont les enthousiastes assurent qu’il est calculé. Tout cela, pour l’instant, sans aucun bénéfice pour qui que ce soit.
Pour ce qui est de l’Ukraine, nous nous souvenons, bien entendu, de la fermeté de son plan : la paix en 24 heures. Cela fait 1656 heures (au moment où ces lignes sont écrites) qu’il exerce le pouvoir et la paix est loin, très loin d’être acquise.
Piètre psychologue, il ne s’est pas rendu compte que ses sorties agressives lors de la discussion avec Zelensky n’allaient pas nécessairement anéantir son interlocuteur, mais qu’elles risquaient, au contraire, de la braquer contre la prétention américaine d’imposer ses règles. On verra dans les semaines qui viennent si, à ce moment, Trump a perdu ou non la partie. Parce que, pour l’instant, Zelensky a fait savoir qu’il n’accepte plus la médiation de Washington et qu’il préférait celle Paris et de Londres. Que l’apparemment gagnant Trump soit mis hors jeu par le certainement perdant Zelensky est une chose assez cocasse.
Non content de ce contre-exploit, Trump a décidé d’agresser aussi et de menacer Poutine. Et de s’en vanter, en plus, comme d’un bon exploit.
Pousser Zelensky dans les bras de Macron et de Starmer est la pire gaffe à laquelle on pouvait s’attendre de la part de Trump. Qui plus est, après avoir repris les fournitures à l’Ukraine de matériel militaire.
Trump a voulu jouer le rôle de conquistador. Il serait dommageable pour tout le monde que, par erreur, il jouait celui du matamore.
Yann Bizien

-31/3/2025- Ils ne sont pas à bonne distance de nos frontières. Ce ne sont pas des Russes.
Non.
Ça se passe sur notre territoire. C'est bien en France. Ils attaquent nos forces de sécurité intérieure de façon ostentatoire et visible. Nos policiers doivent reculer. Ils savent que leur réaction sera scrutée et jugée et qu'ils n'ont pas franchement le soutien politique et les moyens juridiques pour faire face à la racaille qui avance et qui profite des faiblesses et de l'impuissance de "l'État de droit" qui ne s'adapte toujours pas assez vite face à ce fléau du laxisme, de l'impunité et de la violence qui se répand dans tout le pays.
Ce que l'on voit ici est notre plus grande menace. Elle est concrète. Ce n'est pas une fiction, ni une hypothèse.
C'est un autre État, sauvage, décivilisé, communautarisé, qui rejette nos lois, l'autorité, l'ordre et la fermeté.

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Marc Amblard

LA MAISON BLANCHE VEUT IMPOSER DES DROITS DE DOUANE À CERTAINS PRODUITS ÉTRANGERS : CE QUE LES MÉDIAS OUBLIENT DE DIRE

Savons-nous que depuis des décennies, les USA souffrent de barrières tarifaires imposées par les autres pays ?
Des exemples :
- l'Union européenne impose 50 % de droits de douane sur les produits laitiers américains ;
- le Japon impose 700 % de droits de douane sur le riz américain ;
- l'Inde impose 100 % de droits de douane sur les produits agricoles américains ;
- le Canada impose près de 300 % de droits de douane sur le beurre et les fromages américains…
Selon la porte-parole Karoline Leavitt (photo), cela rend quasiment impossible l'exportation de produits made in USA sur ces marchés et donc nuit aux entreprises et aux travailleurs américains.
C’est précisément pour faire cesser ces « pratiques commerciales déloyales » que l’administration Trump a décidé d’appliquer un principe de réciprocité en imposant à son tour une série de droits demain, 2 avril.
1/4/2025

31 mars 2025

Dessin de Chappatte

LA MORT D'UN RÉGIME

Gabriel Nerciat

-31/3/2025- François Mitterrand avait vu juste : aujourd'hui, lundi 31 mars 2025, les juges (trois d'entre eux, en tout cas, avec l'aide du pseudo-Parlement européen et du Parquet) viennent de mettre fin à la Ve République.
Sauf si un éventuel recours en appel intervient rapidement, le chef de l'État qui sera élu lors des prochaines élections présidentielles n'aura aucune légitimité – et ce qui restait encore du régime républicain, de fait, ne sera plus qu'une dépouille dérisoire séparée d'un corps sans vie.
Contrairement à ce que beaucoup pouvaient penser, ce coup d'État inédit et de dimension historique (bien plus grave que les émeutes insurrectionnelles du 6 février 1934 ou le soulèvement algérien du 13 mai 1958) n'a rien de surprenant.
C'est la suite tragique mais logique de ce qui s'est passé en Roumanie ces derniers mois, et qui ne doit rien au hasard. Le prolongement aussi des pronunciamientos répétés émanant du Conseil constitutionnel, du Conseil d'État, du Conseil de l'Europe et de la Cour de Justice de Luxembourg depuis le début de la décennie.
Cet évènement n'est pas seulement irresponsable et insensé (les éternels crétins droitards qui indécemment ou hypocritement s'en réjouissent, autour de Zemmour et de Retailleau, ne vont pas demeurer à la fête très longtemps).
Il confirme surtout la véracité de ce qu'affirment depuis quinze ou vingt ans les partisans de la démocratie illibérale : l'État de droit est devenu, en Occident, l'alibi et l'autre nom des dictatures du présent et de l'avenir.
Les petits-fils libéraux de Bela Kun et de Pinochet ont décidé de commencer des études juridiques ; c'est vrai que c'est plus reposant que l'apprentissage des disciplines militaires.
Ce matin, pour la première fois, le Rubicon a été franchi, et nul n'en mesure encore toutes les conséquences. On peut gager qu'elles ne seront ni éphémères ni pacifiques.

Jak Umbdenstock

Pierre Duriot

Meloni et l’islam

-31/3/2025- Giorgia Meloni a déclaré : « Les valeurs de l’islam ne peuvent coexister avec celles de l’Occident ». C’est étonnant d’entendre cela dans une Europe qui a adopté comme mantra : « L’islam est compatible avec la République ». Même Marine Le Pen le dit, non pas parce que c’est vrai, mais parce que c’est un dogme, dont la contestation vaut excommunication médiatique et sociale. Il faut faire ce que nous savons faire en Occident : analyser avec la raison et en dehors des dogmes. (...) Qu’est ce qui dans l’islam serait compatible avec les valeurs occidentales ? La place faite aux femmes ? Le voile ? La polygamie ? L’égorgement halal ? La criminalisation de l’homosexualité ? La haine d’Israël ? Le Ramadan ? La persécution des chrétiens ? Posé comme cela, le dogme prend une tout autre résonance, mais voilà, répété à l’envi depuis 40 ans, ce dogme de la coexistence possible et pacifique avec l’islam s’est imposé alors qu’historiquement, il n’a jamais été réalisé nulle part et à aucune époque. Et donc Meloni a parfaitement raison.

30 mars 2025

LÂCHE COMME UN GRAND PATRON FRANÇAIS

Gabriel Nerciat

-30/3/2025- Depuis les années 2010, le principe de l'extraterritorialité du droit américain, dérivé de l'impérialisme monétaire du dollar, a été appliqué à tous les pays membres de l'UE, donc à la France, sans que cela pose jamais le moindre problème à la plupart des grands patrons français ni à la totalité des partis politiques, des intellectuels et des journalistes qui se réclament des valeurs ("nos valeurs, nos valeurs", comme Harpagon "ma cassette, ma cassette") de l'euro-atlantisme.
Rappelons que des cadres dirigeants de plusieurs fleurons industriels ou bancaires français (Total, Alcatel, Société Générale) ont été soit incarcérés aux États-Unis, soit menacés de l'être, au nom de ce principe parfaitement scandaleux, que la plupart des thuriféraires de l'État de droit en général n'osent même pas défendre publiquement.
Or, a-t-on jamais entendu Laurence Parisot (qui commit un livre contre Marine Le Pen) ou l'insignifiant Geoffroy Roux de Bézieux se dresser contre ces noces incestueuses entre l'espionnage, le juridisme et l'extorsion fiscale au bénéfice de Washington et des grandes entreprises multinationales américaines ?
La réponse tient en un mot : JAMAIS.
Mais ne voilà-t-il pas que leur présent successeur, le dénommé Martin ("pauvre Martin, pauvre misère") s'insurge soudain contre "l'ingérence inadmissible" de Donald Trump dans son combat contre l'idéologie wokiste propagée par un certain nombre de groupes et d'entreprises transnationales présentes sur le sol américain.
Et tous les cafards atlantistes cocus de surenchérir : "Comment cela, on veut nous imposer depuis l'étranger d'extirper le wokisme ? Mais c'est un scandale contre la liberté d'expression et la souveraineté de la France ! Mais pour qui les Américains nous prennent-ils, nom d'une bouteille de Bourbon ? Franklin Roosevelt, Martin Luther King, Jim Morrison, au secours ! Tous les patriotes français avec nous ! Comme Jean Moulin, nous ne cèderons pas".
Le plus drôle, le plus répugnant aussi, ce sont les éternels droitards libéraux et cagots, les Ménard, Baverez, Bruckner, FOG et Cie, qui y vont de leur rengaine voltairienne frelatée, alors qu'il y a encore trois mois ils disaient pis que pendre du wokisme et des manifestations pro-palestiniennes à Harvard et à Columbia.
"Persécuter le wokisme dans nos entreprises ? Jamais, Monsieur, jamais ! Il faudra nous passer sur le corps ! Mieux vaut fréquenter des eunuques et des castrats aux cheveux bleus que de suivre le Diable en Enfer !".
Ah, les tartuffes et les salopiauds ! Les vandales, les mercenaires, les maquereaux défaits, les p.tains sans honneur !
C'est aussi pour ça qu'il faut aimer l'expérience Trump.
Elle démasque et dévoile toutes les vierges effarouchées qui vendent leur corps au bordel depuis des lustres, pendant que leur famille recomposée va prôner la chasteté dans les tristes camps nudistes qui bordent la Méditerranée.

29 mars 2025

Romain Vignest
29/3/2025

Causes efficientes de la dette :

1. L’euro directement, parce que le différentiel de compétitivité qu’il a instauré entre la France et ses principaux concurrents, notamment l’Allemagne, a plombé son commerce extérieur et détruit son industrie.
2. L’euro indirectement, parce que, toute dévaluation étant impossible, c’est par l’augmentation de la dépense publique qu’on a en partie compensé la destruction des emplois consécutive à la politique du franc fort, puis à la sujétion monétaire.
3. Une politique délibérée d’endettement massif et stérile sous des prétextes aussi fallacieux qu’interdits à la contestation (covid, transition énergétique, menace russe) ou sous la forme d’une gestion frauduleuse des finances publiques (obligations indexées sur l’inflation, subventions accordées à des multinationales et capitalisme de connivence, délégation de l’action publique à des cabinets de conseil, des entreprises privées ou des associations, fraude fiscale, bradage du patrimoine public ou d’entreprises nationales…).

Causes finales de la dette :

1. Transférer la richesse nationale à une oligarchie financière (BlackRock, Vanguard, State Street), à qui est ipso facto aliéné le gouvernement du pays (voyez la réforme des retraites).
2. Détruire (au profit de la même oligarchie) le modèle social français au profit de cette oligarchie, auquel on impute le déficit des comptes publics qu’on a provoqué à cette fin (voyez la réforme des retraites.)
3. Justifier la mutualisation des dettes entre pays membre de l’UE par la mise en place de l’euro numérique, de telle façon que les États ne s’endettant plus en euro national mais en monnaie vraiment unique il ne leur soit plus possible de quitter l’UE et d’échapper à la tutelle de la Commission et de la BCE (donc là encore de l’oligarchie financière dont elles sont les relais).

Conclusion :
L’endettement du pays n’est pas seulement un pillage en bande organisée, mais la séquestration du peuple français par ses propres voleurs.

Régis de Castelnau

Rubrique : vent

-29/3/2025- Aïe aïe aïe, voilà t’y pas que le Danemark qui s’apprêtait à déclarer la guerre à la Russie est attaqué sur ses arrières. La première ministre danoise quasiment aussi russophobe excitée que la troïka néonazie (VDL, Kallas, Baerbock) est bien embêtée. Alors elle a demandé à Macron, (vous savez notre kéké à nous qu’on a), ce qu’elle pouvait faire.
« Qu’à cela ne tienne a-t-il répondu, j’ai une recette imparable : on va faire une « coalition des volontaires », avec Andorre, Gibraltar, San Marin, le Liechtenstein et Monaco. On va organiser des réunions toutes les semaines dans des palaces, et on va acheter des ventilateurs géants pour brasser du vent. Important le brassage. Puis on va menacer d’envoyer des trouposols commandées par le général Yakovlev. Ça marche super bien, vous allez voir c’est imparable. Déjà qu’on a plaqué Poutine au sol, alors je vous dis pas le Donald.
– Vous êtes sûr ?
– Vous n’êtes pas convaincue. J’ai pourtant fait mes preuves. »
Dessin de DuBus