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7 avril 2025
Régis de Castelnau
Rubrique : fenêtre
-6/4/2025- La décomposition de l’Occident permet d’assister à d’étranges spectacles. Après l’intervention russe en Ukraine, l’appareil politico-médiatique français nous avait fait la démonstration de toutes ses tares. Mensonges, racisme, servilité, délires, ignorance crasse, bêtise, déni du réel, corruption (coucou les généraux de plateaux), opportunisme, aucun symptôme d’une pathologie lourde ne manquait. Et voilà que ça continue.
Après avoir enfourché tous les canassons du bellicisme le plus grotesque, les mêmes se précipitent sur leur nouvelle cible : Donald Trump. Comme Poutine, c’est un tyran fou (sic) qui mange les petits enfants, et les furies de LCI reprennent du service sous le regard énamouré et complice de Darius Rochebin. Le service public quant à lui, nous ressort de sa naphtaline la vieille carne d’Élie Cohen, « l’économiste » qui n’a jamais rien prévu et s’est toujours trompé. Et voilà qu'il nous annonce qu’à cause du Donald, le monde va s’effondrer.
« Les bourses américaines chutent, mais aussi celles de Milan, Francfort ou encore Paris. C'est un phénomène mondial, c'est un choc… Tous les pays seraient touchés, l'Europe, les Etats-Unis. »
Un phénomène mondial ? Mais c’est terrible !
Oui parce que les bourses de Wall Street, Milan, Francfort et Paris, faut pas croire, c’est l’ensemble du monde. Les autres pays, où habitent les deux tiers des habitants de la planète, Élie Cohen il en a jamais entendu parler. Et puis de toute façon, ils sont pleins de gens avec des yeux bridés pour les uns, et des couleurs de peau pas comme nous, pour les autres. Donc ça compte pas.
Pour lui « tous les pays c’est l’Europe et les États-Unis » (resic !) .
Vertigineux de bêtise, de suprémacisme et de racisme. Le monde c’est l’Occident épicétou.
Celui d’Élie Cohen, et c’est pour ça que le service public l’invite, c’est ce qu’il voit quand il ouvre sa fenêtre.
L'ORDALIE DU RN
Gabriel Nerciat
-7/4/2025- Meeting de Marine Le Pen, hier, place Vauban.
Comme souvent, on a envie de lui dire : "Peut mieux faire".
La situation est assez dramatiquement simple : sauf miracle improbable, le jugement en appel dans un peu plus d'un an confirmera le coup d'Etat judiciaire prononcé la semaine dernière par Bénédicte de Perthuis, et Marine Le Pen ne sera pas en mesure de briguer une quatrième fois le suffrage des Français (ni même de demeurer présente à l'Assemblée nationale au-delà de la présente mandature).
Ceux qui laissent entendre qu'une position plus conciliante ou plus hypocrite aurait valu à la députée d'Hénin-Beaumont un jugement plus clément se leurrent : dès que le Parlement de Strasbourg a engagé une procédure contre elle et son parti, le verdict était connu d'avance. En témoigne également la lourdeur des amendes imposées au RN, qui seront elles aussi sans doute confirmées en appel, vouées à entraver son aptitude à mener campagne.
La vraie question dès lors n'est pas de savoir si Bardella la remplacera, mais si cette mise à mort légale sera ressentie par les Français comme un fait politique ou non (de ce point de vue, je préfère encore la franchise d'une sotte comme Marine Tondelier plutôt que la tartufferie de vieux renards matois tels que Hollande ou Copé).
Or, on sait que le programme du RN passe par une révision constitutionnelle d'ampleur sur la prééminence du droit national sur le droit communautaire que Marine Le Pen veut soumettre à référendum, en contournant l'article 89 comme l'avait fait Charles De Gaulle en 1962 pour imposer contre les partis l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel direct.
On sait aussi que le Conseil constitutionnel tentera d'empêcher la tenue de ce référendum en le jugeant factieux, et en frappant d'interdit le décret présidentiel de convocation aux urnes (bien que ce ne soit pas autorisé par la Constitution, ce qui est encore un comble).
Dès lors, si le RN ne veut pas purement et simplement être éliminé du premier tour, il faudra qu'il assume, comme Orban l'a fait en Hongrie ou Trump aux Etats-Unis, de s'en prendre au pouvoir des juges en tant que tel, au nom même de la séparation des pouvoirs adossée à la souveraineté du peuple.
C'est bien sûr ce que tous les mauvais conseilleurs vont la dissuader de faire, sous prétexte que cela inquièterait l'électorat des retraités venus de LR.
Mais comme au judo, il convient de s'appuyer sur la force de l'adversaire pour la retourner contre lui.
Des revers, il faut savoir faire une chance d'ultime recours : maintenant que MLP n'a plus rien à perdre, l'erreur la plus fatale serait de contourner à nouveau l'obstacle plutôt que de l'affronter en face.
Par ailleurs, le meilleur atout du RN reste la médiocrité insigne de ses concurrents : Retailleau, Wauquiez, Zemmour et les autres.
Mais pour s'imposer, surtout avec un remplaçant aussi léger que Bardella, cela ne suffira pas.
Les juges ont franchi le Rubicon ; la fille du Menhir et son jeune protégé doivent faire de même, ou bien laisser le Système européiste gérer sans encombres sa propre succession.
Droits de douane : la manœuvre Trump
H16
-7/4/2025- Panique et gesticulations, en Occident et sur les marchés : l’administration Trump vient de frapper un grand coup avec l’imposition de droits de douanes salés !
Et même s’il est bien trop tôt pour déterminer si ces droits de douane seront un avantage ou un inconvénient pour les États-Unis dans les prochaines années, cela n’a cependant pas empêché toute une cohorte d’éminents experts de plateau télé, de commentateurs affûtés des médias de grand chemin et des réseaux sociaux d’expliquer que Trump commet une erreur ou qu’il fait n’importe quoi, que c’est un clown qui ne comprend rien à rien, etc. On dirait que les dix dernières années passées n’ont laissé aucune trace dans leurs esprits.
Il est piquant de constater que ces mêmes experts et commentateurs sont ceux qui ont montré une belle constance à prévoir l’exact contraire de ce qui s’est passé jusqu’à présent, sur tous les sujets et en particulier sur Trump lui-même. Apparemment, pour être invité sur les plateaux, il ne sert à rien d’avoir raison (même un peu). Il faut exclusivement être d’accord avec la pensée officielle, peu importe qu’on se soit trompé avec acharnement depuis des lustres.
Plus piquants encore sont les commentaires des économistes et politiciens, notamment européen et en particulier français, qui osent des explications et des prédictions alors que la situation européenne en général et française en particulier est absolument catastrophique et que ce sont ces mêmes abrutis qui en sont responsables…
Maintenant, il est économiquement clair que les droits de douanes (on peut dire aussi tarifs en français, puisqu’après tout, « tariffs » est l’anglicisation de ce terme dans ce contexte) sont un outil économique puissant qui permet de modifier la façon dont l’impôt est perçu, puisqu’il se situe plus du côté des consommateurs que des producteurs (qu’ils soient entrepreneurs ou salariés). On peut très bien discuter de la pertinence d’en user, mais c’est un débat qu’on n’entend pas dans les médias actuellement, exclusivement polarisés sur l’incompétence ou la folie de Trump, et la méchanceté de ces vilains « tarifs ».
Et quelle méchanceté !
Concrètement, les premières victimes de ces changements devraient être les grandes entreprises de l’économie numérique (GAFAM) – et par voie de conséquence, la Californie et sa Silicon Valley – ainsi que les pays qui exportent vers les États-Unis comme… l’Allemagne. Décidément, ça se présente de moins en moins bien pour les Teutons. A contrario, on peut raisonnablement imaginer que ces droits de douanes devraient être favorables aux petites et moyennes sociétés industrielles américaines installées aux États-Unis. Pour les industriels étrangers déjà installés sur place (comme les français Air Liquide ou Schneider par exemple), ils n’auront pas à souffrir de ces changements puisqu’ils produisent sur place.
À ce titre, les gesticulations de Macron (qui réclame que les industriels français cessent leurs investissements aux États-Unis) sont déjà prises avec l’effarement et le mépris qu’il se doit par les principaux concernés qui, eux, comprennent ce qui se passe au contraire du locataire de l’Élysée, de plus en plus à côté de ses pompes.
D’autre part, le premier objectif visible et évident de cet outil, à savoir obtenir une position forte de négociation sur le plan géopolitique, semble déjà largement acquis : tous les pays touchés s’agitent pour trouver une parade, riposter ou négocier. Trump a plus obtenu d’attention et de mobilisation économique de tous ses partenaires ou compétiteurs économiques en deux jours que Biden en quatre ans.
Ainsi, on peut s’attendre à de nombreuses négociations dans les prochains mois : les États-Unis vont pouvoir obtenir des concessions commerciales, industrielles, politiques ou même de sécurité en jouant sur ces droits. L’Europe actuelle, qui se présente faible et désunie, va donc encore une fois s’aplatir complètement devant Washington ; à la différence de Biden cependant, elle le fera en se roulant par terre de colère. Le résultat sera le même, et pourrait même imposer une fin bien plus rapide au conflit russo-ukrainien, par ricochet économique.
Mais ici, le point important est plutôt du côté de l’Asie : ces « tarifs » vont possiblement forcer la Chine à revoir l’appréciation de sa propre monnaie. L’avenir dira dans quelle proportion, mais cela devrait provoquer des changements bilatéraux profonds entre ces deux puissances.
En outre, ces tarifs, en provoquant une turbulence sur les marchés internationaux et donc des risques, entraînent un recentrage des capitaux vers les obligations (« risk off ») et notamment américaines. Or, ceci est primordial pour l’administration Trump : ce faisant, les taux d’intérêts sur les obligations à 10 et 30 ans américaines baissent, le coût de la dette américaine diminue en conséquence, ce qui redonne quelques marges de manœuvres au budget américain qui en a bien besoin.
En effet, 9200 milliards de dollars doivent être refinancés en 2025. Sur les obligations à 10 ans, chaque baisse de 1 point de base (0.01%) des taux permet d’économiser environ 1 milliard de dollars par an ; des taux qui baissent de 0.37% comme dernièrement, cela signifie 37 milliards d’économie par an. On peut vraisemblablement parier que la baisse continuera, améliorant encore cet aspect.
Au passage, cette politique en partie défavorable à la bourse n’impacte pas tous les Américains de la même façon : on rappellera que les 10% les plus riches détiennent environ 89% des actions. En somme, ceci tend à privilégier plutôt les travailleurs et les classes modestes que les retraités et les riches, au contraire de ce qui se pratique en Europe… Trump aurait-il vu quelque chose que nos élites font mine de ne pas voir ?
Les efforts de DOGE – qui nettoie les dépenses indues et les fraudes manifestes – s’ajoutent à cette réduction des coûts gouvernementaux (dont, au passage, on n’entend absolument pas parler de la part du gouvernement français, alors qu’il ne peut s’empêcher pourtant de donner des leçons de gestion à la terre entière).
Bien évidemment, ces droits de douanes se traduiront mécaniquement par un renchérissement de certains produits pour les consommateurs américains (pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi, on proposera de relire Bastiat, par exemple), et ceci devrait durer au moins le temps que les industries américaines s’adaptent ; c’est probablement en tenant compte de ce contexte que circulent des rumeurs insistantes sur une suppression de l’impôt sur le revenu pour les contribuables gagnant moins de 150.000 dollars à l’année – cette suppression serait compensée par ces droits de douane ou à peu près, selon différentes estimations.
À ceci s’ajoute la baisse des prix du pétrole de 13% depuis début avril et de 25% depuis janvier. Là encore, ceci devrait ménager des marges de manœuvres pour l’administration américaine, ainsi que diminuer les coûts énergétiques (et, logiquement, tous les coûts induits dans les produits de consommation courante) pour les consommateurs mondiaux, américains compris.
Bien évidemment, la question n’est pas de savoir si, dans l’absolu, les droits de douane sont une bonne ou une mauvaise chose : toutes choses égales par ailleurs, ils signifient systématiquement un renchérissement des biens importés et une perte de pouvoir d’achat pour le consommateur sur les produits concernés. Cependant, toutes les choses ne sont pas égales par ailleurs : les effets de bords (diplomatiques, industriels, politiques) de ces « tarifs » ne sont absolument pas négligeables.
Trump fait ici un pari, qu’il pourrait aussi bien perdre que gagner. C’est certainement un pari audacieux, avec de gros risques mais aussi des gains potentiels importants. Cependant, ce n’est pas non plus le premier pari qu’il fait, et notre bonhomme a déjà surpris de nombreuses personnes de nombreuses fois.
Que beaucoup de politiciens continuent à ne voir en Trump qu’un saltimbanque imprévisible est finalement très inquiétant pour les peuples qui se sont placés sous leur responsabilité : dans les frictions géopolitiques et économiques mondiales qui s’annoncent, les erreurs d’analyse et de posture politiciennes seront très coûteuses, et ces politiciens semblent fort mal outillés pour les affronter.
Décidément, l’Europe semble bien mal placée.
6 avril 2025
Tiephaine Soter
-5/4/2025- Un élu ou fonctionnaire qui tape dans la caisse publique doit être exécuté. C'est la règle qui prévaut depuis la démocratie athénienne mise en place à la chute des Pisistratides, au tournant du Ve siècle avant l'ère chrétienne.
Depuis l'avènement de la République française et son système démocratique ploutocratique, l'argent public a servi à enrichir personnellement les élus et autres hauts fonctionnaires. Un élu comme Mélenchon, issu d'une famille de classe moyenne et qui n'a jamais travaillé de sa vie (pardon, il a bossé 3 mois comme pigiste), n'est pas multimillionnaire en se contentant de son traitement d'élu, fut-il ministre quelques temps.
Et un Bernard Tapie n'annonce pas le soir même où il est condamné à rembourser 400 millions d'euros "je suis ruiné, je retourne en politique" sans raison.
Alors, oui, la Le Pen et ses copains ont tapé dans la caisse en détournant de l'argent public à leur profit, fut-il au profit du parti qu'ils dirigent. La ligne de défense consistant à dire "mais ils le font tous" est d'une inanité sans nom, parce qu'elle ne défend rien et révèle au contraire que vous avez tous parfaitement conscience que nos représentants ont mis en place un système dans lequel ils peuvent piller tout ce qu'ils veulent, mais qu'ils peuvent le faire tant que les autres le font aussi.
Un élu qui tape dans la caisse doit être éliminé, même si il est de "notre" camp, quel qu'il soit.
Depuis Badinter, on est obligé de ne plus les passer à la guillotine, donc on passe par l'inéligibilité. Elle est amplement mérité, et comme je vous l'ai dit, la règle a été pendant plus de 2000 ans de les buter purement et simplement.
"Oui, mais les juges !"
Les juges, c'est un autre problème, qu'on règlera en son temps. Leur tour viendra, probablement en même temps que celui des politiques, d'ailleurs.
Et régler ces problèmes ne se fera pas avec le vote. Le système tel qu'il est ne permet pas les réformes : ceux qui en profitent tiennent fermement les rênes et ne permettront pas qu'on leur enlève leur gagne-pain. Si vous imaginez un seul instant que vous pourriez voter pour enlever à Larcher ses 3 plats étoilés par repas, vous vous fourrez le bulletin dans l'urne.
Il n'y a pas de solution politique, ça fait facile dix ans qu'on le dit. La seule solution en France est la révolte, ou la sécession.
La révolte des Gilets jaunes a échoué. La plandémie et ses collabos a démontré qu'il n'y a rien à attendre de la masse, qui se conformera quoi qu'il arrive.
Reste donc la sécession. Les années qui viennent vont être un tel bordel qu'une fenêtre va s'ouvrir pour qu'une ou plusieurs portions du territoire parviennent à s'échapper avec succès.
Ce n'est qu'en garantissant un territoire-sanctuaire que les nôtres pourront résister avec succès, voire reconquérir le pays.
La seule question qui mérite d'être posée, le seul combat qui vaut d'être mené, est de savoir si vous êtes prêts à reprendre votre destin en main ou si vous acceptez d'être dissouts dans le cloaque macronien.
HYPOCRISIE EUROPÉENNE
Jean-Claude Delhez
-6/4/2025- Pour sa première sortie hors d'Israël depuis le mandat d'arrêt émis contre lui, où Benjamin Netanyahou est-il allé ? Aux USA d'abord, qui ne reconnaissent pas la Cour pénale internationale. En Europe ensuite. Dans la Hongrie de Viktor Orban, qui s'est retirée juste à temps de la Cour pénale, pour ne pas exécuter le mandat d'arrêt.
Cette visite en Hongrie a aussitôt été critiquée par l'Allemagne. C'est l'hôpital qui se moque de la charité. Aujourd'hui, tout le monde a sans doute oublié l'une des premières déclarations du nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz. Il y a quelques semaines, alors qu'il aurait pu s'exprimer sur quantité de sujets qui concernent immédiatement l'Allemagne, comme l'économie, la défense ou l'Europe, il a choisi d'annoncer que Berlin n'exécuterait pas le mandat d'arrêt de la Cour internationale contre... Benjamin Netanyahou. Quant à la France, quelques mois plus tôt, elle a laissé subsister un doute sur le sujet. Ce qui signifie qu'elle ne l'exécutera pas non plus, ce mandat d'arrêt, mais qu'elle ne veut pas le dire franchement.
Depuis quelques semaines, Netanyahou a relancé la guerre tous azimuts, rompant les différentes trêves qu'il avait signées : bombardements sur Gaza, sur le Liban, sur la Syrie... Le politicien européen, qui aime à se draper dans la morale, est prompt à s'offusquer au moindre bombardement dans l'est de l'Europe, aux questions de frontières, de souveraineté et de droit international. Mais dès que l'on glisse un peu plus au sud, vers la Méditerranée, il se fait bien plus souple et discret. Il évite de crier au scandale, à la boucherie, au massacre. Bientôt 100.000 morts (décompte britannique), dont 70% de femmes et d'enfants (décompte de l'ONU). Ciblage systématique des hôpitaux, des écoles, des journalistes et des travailleurs humanitaires. Une paille. On ne va pas se fâcher avec Benjamin pour si peu.
Depuis deux mois, les politiciens européens n'ont qu'un mot à la bouche : réarmement. Au point d'angoisser leur population. Le réarmement, il a bien lieu, très concrètement, mais pas en Europe, au Proche-Orient. Netanyahou ne cesse de recevoir un flot continu d'armes et de munitions, qui lui permettent de poursuivre indéfiniment la guerre. Au point qu'il faut un pont aérien pour livrer tous ces équipements. Pour leur grande majorité, ils viennent des USA, en quantités également importantes que le président étasunien soit démocrate ou républicain. D'autres viennent d'Europe, d'Allemagne, de France, du Royaume-Uni ou de Belgique. Mais ce réarmement-là, le politicien européen n'en parle jamais. Ou presque. Hier, le ministre britannique des Affaires étrangères a suspendu les livraisons d'armes britanniques à Israël.
4 avril 2025
3 avril 2025
Laurence Muller-Bronn
-2/4/2025- Le sénat corrige les contraintes excessives liées à la rénovation énergétique des logements.
Et ce d'autant plus que le mode de calcul du DPE n'est toujours pas fiable.
Il faut le reconnaître : le DPE avec ses algorithmes déconnectés de la réalité, ses calculs erronés et ses résultats contradictoires conduisant au couperet final, celui de la fameuse lettre qui permettra, ou pas, d'accéder au marché, est une réglementation qui n'est pas adaptée. Tout particulièrement pour les maisons alsaciennes à pan de bois.
En Allemagne la réglementation est moins stricte.
L'obsession des normes et de la conformité à des objectifs purement théoriques finissent par créer des ségrégations, et déstabilisent les fondements de notre société. #DPE #ZFE
Texte adopté, qui part à l'Assemblée.
Mon intervention dans la discussion générale du texte :
-2/4/2025- Le sénat corrige les contraintes excessives liées à la rénovation énergétique des logements.
Et ce d'autant plus que le mode de calcul du DPE n'est toujours pas fiable.
Il faut le reconnaître : le DPE avec ses algorithmes déconnectés de la réalité, ses calculs erronés et ses résultats contradictoires conduisant au couperet final, celui de la fameuse lettre qui permettra, ou pas, d'accéder au marché, est une réglementation qui n'est pas adaptée. Tout particulièrement pour les maisons alsaciennes à pan de bois.
En Allemagne la réglementation est moins stricte.
L'obsession des normes et de la conformité à des objectifs purement théoriques finissent par créer des ségrégations, et déstabilisent les fondements de notre société. #DPE #ZFE
Texte adopté, qui part à l'Assemblée.
Mon intervention dans la discussion générale du texte :
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2 avril 2025
Vincent Verschoore
-2/4/2025- La députée européenne Christine Anderson, issue de l'AFD (20,8% aux dernières législatives allemandes, mais exclue de la coalition gouvernementale), fustige l'arrogance de l'EuroSoviet et ses "misanthropes mondialistes" imposant aux populations un "pouvoir puant".
L'AFD, qui était à l'origine une fronde menée par des intellectuels issus du parti conservateur majoritaire CDU (celui de Merkel et de l'actuel Mertz) contre l'euro, est aujourd'hui résolument opposée à la toute puissance de la technocratie européenne, tout en reprenant les classiques de l'extrême droite contre l'immigration de masse et l'islamisation de l'Europe.
Anderson partage également une critique forte de la manipulation de masse visant à persuader que la Russie s'apprête à envahir l'Europe (après avoir mis trois ans pour conquérir 200 km en Ukraine), une tactique dont l'objectif est de détruire encore plus toute notion de démocratie au nom de l'urgence de guerre.
Comme pour le Covid, plus c'est gros plus ça passe, mais le risque est ici que la provocation permanente de l'EuroSoviet pourrait avoir des conséquences "justifiant" une forme d'état d'urgence, et c'est sans doute sur quoi comptent von der Leyen, Macron, Starmer et Cie.
EUROPE : BIDOUILLAGES ÉLECTORAUX
Jean-Claude Delhez
-2/4/2025- Connaissez-vous l'entrefilet ? C'est un petit article de journal, quelques lignes seulement, exilé loin, en bas de page. Il contient une information secondaire, d'un médiocre intérêt, qu'on ne souhaite pas développer. C'est donc au sein d'un entrefilet que j'ai trouvé la nouvelle suivante : « Le parlement estonien a donné hier son feu vert à un projet interdisant aux citoyens non-européens de participer aux élections locales, une mesure qui vise en particulier la forte minorité russe ». Ce projet entend retirer le droit de vote à 80.000 habitants de nationalité russe.
Que font ces Russes en Estonie ? C'est le moment d'éclairer une situation que tout le monde ne maîtrise pas. L'Estonie est un État balte, au même titre que la Lettonie et la Lituanie. Ces trois petits pays du nord-est de l'Europe bordent la mer Baltique (d'où leur nom) et sont frontaliers de la Russie. Ils sont membres de l'Union européenne comme de l'OTAN. Dans chacun de ces pays vit une nombreuse minorité russophone : plus d'un million de personnes au total. Certains de ces Russes vivent là depuis toujours, à la frontière avec la Russie, d'autres sont venus à l'époque de l'Union soviétique puisque les pays baltes faisaient partie de l'URSS jusqu'en 1991.
Parmi ces russophones, certains ont la nationalité balte, d'autres sont demeurés russes. Ce sont ces derniers que l'Estonie veut exclure des élections locales (sachant qu'ils sont déjà exclus des autres scrutins). Cette mesure succède à une autre, prise l'an dernier, dans le pays voisin, la Lettonie. En 2024, la Lettonie a imposé à ses habitants russophones un examen de langue lettone. Qui ne le réussit pas est menacé d'être expulsé de chez lui et envoyé en Russie.
Il est à noter que les minorités russophones des États baltes n'ont jamais créé de problèmes dans leurs pays respectifs. Il est à noter aussi que l'écrasante majorité de ces gens sont natifs des États baltes, n'ont jamais vécu ailleurs, y ont leur travail, leur famille et, pour une partie d'entre eux, peuplent depuis toujours les régions orientales de ces États.
Nous voici en présence de pays de l'Union européenne qui adoptent des mesures discriminatoires à l'encontre d'un pan important de leur population, en sorte de leur ôter leurs droits politiques ou de les chasser de chez eux. Pourquoi ? Parce que le russe est leur langue maternelle.
C'est un exemple parmi d'autres des manœuvres européennes à l'encontre des droits politiques des populations, sous ce même prétexte de russophobie. Ainsi l'Europe a-t-elle soutenu dernièrement l'élection présidentielle en Moldavie qui a permis, de justesse, la victoire de la candidate pro-européenne. Comment ce résultat a-t-il été possible ? En empêchant la grande majorité des citoyens moldaves résidant en Russie (plusieurs centaines de milliers) de voter. L'hiver dernier, l'Union européenne a fait pression pendant des mois sur la Géorgie, en vue de faire tomber le gouvernement de ce pays du Caucase Pourquoi ? Parce que Bruxelles jugeait ce gouvernement trop favorable à la Russie. Elle n'en est pas à son coup d'essai. L'un d'entre vous a relayé, il y a quelques jours, un article intéressant sur les opérations spéciales dans cette région. Parmi elles, l'emploi de la Géorgie, il y a pas mal d'années, par l'Occident, comme pays de transit pour livrer secrètement des armes jusqu'en Tchétchénie, afin d'y alimenter la guerre contre la Russie. Un autre d'entre vous s'est exprimé dernièrement sur un autre pays de l'est de l'Europe, la Roumanie, expliquant que la France s'immiscait dans les élections locales en intervenant auprès de la cour constitutionnelle roumaine.
J'attire votre attention sur un dernier point. Les médias occidentaux regorgent de discours affirmant, depuis plusieurs années, la manipulation des élections européennes par la Russie. Jusqu'ici, malgré ce flot d'informations, je n'ai jamais vu comment se concrétisait cette supposée influence russe sur les élections, sur la constitution des pouvoirs politiques en Europe (qui sont plus russophobes les uns que les autres). Dans le même temps, les manipulations électorales européennes dans l'est du continent sont tenues sous silence ou réduites à l'entrefilet.
L’Allemagne de pire en pire
H16
-2/4/2025- On peut tortiller les choses de mille et une façon mais à la fin, la réalité reste là, impérieuse aux gesticulations et l’évidence s’impose : l’Union Européenne, c’est d’abord et avant tout l’Allemagne.
Ce n’est pas trop étonnant : la plus grosse économie européenne dicte en effet la plupart des politiques de l’Union. Cela lui a relativement bien servi, surtout lorsque la rigueur allemande a contrebalancé les prurits dépensiers de la France, par exemple, mais ce n’est plus le cas depuis quelques années…
Dès lors, ce qui se passe outre-Rhin mérite qu’on s’y attarde un peu, d’autant plus que le gouvernement allemand voit arriver Friedrich Merz comme remplaçant de l’actuel chancelier Scholz. On pourrait croire que passer de l’ancienne coalition des Sociaux-Démocrates (franchement à gauche) à celle des Chrétiens-Démocrates (traditionnellement de droite-centriste) pourrait se traduire par une amélioration du réalisme allemand.
Tout indique qu’il n’en sera rien.
Pour rappel, ces Chrétiens-Démocrates ont été placés en tête des résultats des dernières élections avec 28 % des votes, alors que l’AFD a fait 20 %, le SPD 16% et les Écolos 11%. Les Libéraux du FDP n’ont pas réussi à franchir la barre des 5 % et ne sont donc plus dans l’Assemblée allemande, marquant leur dégringolade alors qu’ils obtenaient autour de 10 à 11 % aux deux élections précédentes.
Bref, on assiste à une coalition classique CDU/CSU et SPD, remplaçant la coalition précédente, composée du SPD (socialistes), des Vert et des Libéraux. Il est piquant de constater que ces élections de février ont été déclenchées car les Libéraux ont été chassés du gouvernement Scholz à cause de leur opposition sur des questions budgétaires, réclamant notamment plus de rigueur dont les Socialistes ne voulaient pas entendre parler.
L’élimination des Libéraux du tableau final laisse donc libre cours au nouveau gouvernement dont Merz devrait prendre les commandes, et qui ne sera logiquement pas plus rigoureux que le précédent : il lance un bon gros endettement pour financer sa défense avec une CDU résolument plus atlantiste et bien plus pro-Ukraine que ne l’était le SPD, à la base un parti de syndicats industriels qui avait historiquement une approche beaucoup plus pro-business.
Mieux encore, les nouveaux députés ont fait sauter le frein à l’endettement qui avait pourtant été inscrit dans la constitution allemande : alors qu’il faut les deux tiers des voix du Parlement pour modifier la constitution, l’obtention de cette modification constitutionnelle n’était possible que si Merz et ses alliés obtenaient le soutien des Écolos. Qui l’ont fourni en contrepartie que soit inscrite la neutralité carbone dans la constitution.
Oui, vous avez bien lu : l’Allemagne rigoureuse a donc choisi de remplacer l’interdiction d’endettement, mesure ô combien nécessaire pour éviter les dérapages qu’on constate maintenant en France et qui poussent notre pays à la faillite, par un principe aussi grotesque qu’inaccessible, qui garantit a contrario que l’économie allemande va se mettre un boulet monumental à la patte.
Non seulement la rigueur budgétaire qui permettait à l’Allemagne de présenter une bonne image de son budget et de ses finances disparaît, mais en plus l’hystérie écologiste devient constitutionnelle. Les garde-fous avec lesquels le précédent gouvernement devait composer ont tous disparu, l’ancienne coalition conserve un pouvoir considérable, les modérateurs (représentés par les Libéraux) n’ont plus aucune voix et les discours de Merz et sa coalition sont beaucoup plus interventionnistes et martiaux que ceux de Scholz.
Pour l’Allemagne, mais aussi pour l’Europe, le bilan est véritablement consternant et la fuite en avant vient de passer le turbo.
En outre, la situation allemande n’est pas sans pointer le défi démographique qui secoue d’ailleurs toute l’Europe à divers degrés : les votants CDU et SPD représentent essentiellement les classes les plus nombreuses et aussi les plus âgées de la population. Inversement, les classes les plus jeunes ont voté ou bien pour l’AFD (surtout pour les hommes), ou bien pour Die Linke – l’extrême-gauche (pour les femmes), deux partis qui sont volontiers classés plutôt « pro-Russes » et qui représentent tous deux un changement économique radical.
La population allemande s’enfonce dans un véritable malaise avec d’un côté une population vieillissante qui semble vouloir brader son économie, et une jeunesse et des actifs, peu ou pas du tout concernés par l’Ukraine et qui appellent des changements économiques de leurs voeux mais ne sont pas entendus, au point que la politique qui sera mise en place leur sera directement antagoniste.
Ce problème allemand n’est pas sans rappeler le problème français, assez similaire avec une classe moyenne pas ou peu représentée dans l’hémicycle et des décisions gouvernementales très favorables aux retraités et aux fonctionnaires. Au final, au niveau européen, les deux plus grosses économies (allemande et française) sont maintenant au point mort ou pas loin, et ne semblent pas prendre conscience de leur état.
Ce dernier point est d’ailleurs confirmé par le dernier rapport de l’ONU sur le développement économique, qui montre bien le décrochage de plus en plus inquiétant de l’Europe :
Partout dans le monde, les investissements étrangers directs croissent… sauf en Europe où on observe même un retrait des investissements en 2022 et en 2023, avec l’Allemagne et la France qui subissent les baisses les plus marquées, les Britanniques limitant leur ralentissement.
Ces investissements représentent normalement des emplois et des développements futurs, qui ne sont donc pas lancés ou réalisés. Et même si l’on évoque maintenant des investissements et des efforts dans le domaine de la Défense, on peut sérieusement douter que des investisseurs étrangers décident d’investir dans ce domaine-là, l’étranger souhaitant rarement voir se développer ou s’améliorer la défense européenne… Là encore, le contraste avec les investissements en Amérique du Nord ne laisse aucun doute sur la mauvaise direction prise par le Vieux Continent.
La situation n’est pas bonne, et tout indique qu’elle ne va pas s’améliorer : non seulement, la France ne peut espérer aucune aide de l’Allemagne (les gouvernements qui se sont succédé outre-Rhin ces dernières années roulent manifestement bien plus pour Washington que pour l’Europe), mais cependant, avec l’arrivée de Merz, on doit prendre conscience que l’Allemagne ne roule même plus pour elle-même.
L’Allemagne semble avoir choisi le suicide, et pourrait bien entraîner la France puis toute l’Europe avec elle.
1 avril 2025
Yann Bizien
1/4/2025- S'agissant de la condamnation de Marine Le Pen et des cadres du RN, les gens sont libres de réagir et de penser évidemment ce qu'ils veulent.
S'ils croyaient que j'étais un adhérent et un miltant aveugle du RN, ils se sont trompés.
Ayant vu certains commentaires aujourd'hui, je tiens à préciser ceci :
Dans le champ politique, comme ailleurs, on ne peut pas réclamer des autres qu'ils soient vertueux et ne pas l'être soi-même. Quand on réclame de la sévérité judiciaire pour les autres, il faut aussi savoir l'accepter pour soi.
Quand on aspire à occuper le poste le plus élevé de la République, on se doit d'être irréprochable.
En 2004, dans une vidéo disponible sur X (image en commentaire), la jeune Marine Le Pen déclare :
1) “Les Français en ont marre de voir des élus qui détournent de l’argent.”
2) "Tout le monde a piqué dans les caisses sauf le Front national."
3) "Les Français en ont marre des affaires."
4) "On ne vole pas l'argent des Français."
5) "Respecter la démocratie, c'est ne pas voler l'argent des Français."
Depuis 50 ans, FN, puis RN ont réclamé des lois fermes sur la corruption et la fraude.
Cette affaire a été instruite sur le fond. Marine Le Pen et ses cadres ont pu se défendre. Ils sont tombés sous le coup de la loi votée par le Parlement. Ils ont été jugés, reconnus coupables de détournement de fonds publics européens et condamnés (avec un jugement de 150 pages).
Aujourd'hui, les partisans de Marine Le Pen crient à la dictature parce que la loi voulue et votée par les parlementaires est sortie de la bouche de juges.
Dans leur processus décisionnel collégial, ces juges n’ont pas à tenir compte de l'intention et de la volonté des électeurs, ni des sondages.
Tous ceux qui contestent aujourd'hui cette décision d'inéligibilité de Marine Le Pen, défendent donc en même temps le "droit des élus à détourner des fonds publics".
Je refuse cette hypothèse.
Marine Le Pen et ses cadres ne sont pas des victimes. Ils sont reconnus coupables d'avoir détourné 4,4 M€ pas seulement pour des assistants parlementaires, mais aussi pour un majordome, une secrétaire particulière, un chef de cabinet, un garde du corps, un chargé d'événements et un dispositif de garde d'enfants, donc avec des gens qui ne travaillaient pas directement pour des parlementaires européens.
Ces gens rémunérés sur fonds publics européens n'étaient quasiment jamais présents à Strasbourg.
Les juges ont tranché sur des preuves irréfutables.
Il n'y a pas de complot contre le RN mais des actes et des faits condamnables qui ont été jugés conformément à la loi.
Ce que la Justice de France a condamné, c'est l'instauration et le fonctionnement de tout un système optimisé qui avait pour but d'améliorer le confort des dirigeants et cadres de ce parti avec... des fonds publics européens.
Dans une démocratie, il y a des lois votées. Elles doivent s'appliquer sans laxisme, sans préférence et sans mauvaise interprétation. Je sais que c'est souvent un problème.
La justice, c'est donc aussi sanctionner ceux qui fraudent avec des fonds publics.
En démocratie, ceux qui fraudent doivent admettre normalement qu'ils ont triché. En démocratie, ceux qui ont fraudé et qui sont condamnés peuvent faire appel de la décision en première instance. À la fin du parcours judiciaire, s'ils sont définitivement condamnés, ils doivent admettre leur peine et elle doit être exécutée.
Dans une démocratie, on ne s'arrange pas avec la vérité.
D'autres partis sont concernés par ce genre de fraude sans que le système mis en place soit pour autant identique à celui utilisé par le RN sur... trois législatures.
57% des Français estiment que cette condamnation est proportionnée aux faits reprochés et je suis de ceux-là.
Voilà. Comme toujours, j'analyse par moi-même avec du discernement sans céder aux positionnements et aux éléments de langage. Car depuis hier soir, ceux du RN s'abattent sur les médias et les réseaux sociaux.
N'ayant pas de carte du RN, je ne vais donc pas reprendre ici leurs éléments de riposte. Je ne suis pas payé pour ça.
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