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14 avril 2026

Gilles Casanova

- 14/4/2026 - On le dit très cultivé et jusqu'ici tout m'avait semblé confirmer cette impression, pourtant ne sait-il pas que les buts du socialisme tel que Marx et Engels les ont définis sont globalement la transposition de l'Évangile ?
Avec un changement de taille, certes, c’est que c’est ici et maintenant que cela doit se passer. Au lieu du Jugement dernier à la fin des Temps, c'est la Révolution socialiste et la Dictature du prolétariat tout de suite qui vont réaliser tout cela.
Il leur semblait que c'était la bonne méthode pour arracher la classe ouvrière naissante à l'influence des églises chrétiennes en Europe.
Vouloir remplacer l'ouvrier catholique dans l'équation par l'immigré musulman, maghrébin ou d'Afrique noire, c'est comme remplacer le vin blanc par du Coca-Cola dans une Béchamel… Ça ne va pas prendre.
Je crains qu’après l’avoir utilisé, les Frères musulmans ne le déposent sur le bord de la route…
Natalia Routkevitch
14/4/2026

La chute de la maison Orbán montre les limites de ce que certains théoriciens (notamment Ahmet İnsel) ont appelé le « national-capitalisme autoritaire » (NaCA), caractérisé par un fort contrôle de l’État sur les décisions stratégiques et par son rôle d’acteur économique de premier plan. Elle met également en lumière les limites des capacités du national-conservatisme à s’organiser en réseau international.
Comment, dans un cadre communautaire strict, pratiquer ce type de capitalisme où le rôle de l’État reste crucial ? L’essor de ces capitalismes d’État (Insel cite un ensemble de cas comme la Chine, la Russie, le Brésil, la Hongrie, ou la Turquie) représente un défi majeur pour le capital transnational, mécontent de voir certains actifs lui échapper, dans la mesure où, dans le NaCA, les investissements étrangers sont limités et sérieusement contrôlés. Dans ce système, il est difficile de conserver la légitimité sans pratiquer des purges régulières, sans dégraisser, sans se défaire impitoyablement des profiteurs les plus odieux. Ce que Orban a manifestement oublié…
Plus important encore : on voit les limites des souverainistes à s’appuyer sur une internationale national-conservatrice. Lorsqu’on affirme se préoccuper avant tout de son propre pays, il est périlleux de trop reposer sur des soutiens extérieurs ou d’en rechercher l’approbation, car cela entre en contradiction avec ces déclarations. Les soutiens trop bruyants de l’administration américaine ont rendu un mauvais service à Orban, et, dans les circonstances actuelles, ont plutôt constitué un baiser de la mort.
Contrairement à l’internationale libérale, l’existence même d’une internationale de souverainistes est problématique ; c’est, en un sens, un contradictio in adjecto.
Comme me l’a exprimé lors d’un entretien récent Yoram Hazony, idéologue central du national-conservatisme, inspirateur d’Orbán, de nombreux conseillers de Trump, de Meloni ou de Netanyahou :
« Le conservatisme repose précisément sur la reconnaissance et la préservation des particularités nationales. Contrairement au libéralisme ou au marxisme, qui s’appuient sur des principes universels, le conservatisme défend la liberté des peuples à choisir des réponses adaptées à leur propre réalité. C’est précisément cette diversité qui en constitue la richesse. Si nous parlions tous la même langue, partagions la même histoire et les mêmes traditions, nous n’aurions guère besoin de mouvements distincts.
Malgré nos différences, nous partageons un socle commun d’expériences et de préoccupations. Qu’on soit protestant, catholique, juif – et parfois même musulman –, nous faisons tous le constat d’une difficulté croissante à exercer un véritable autogouvernement démocratique, ce que l’on appelait autrefois l’autodétermination ou la souveraineté nationale. Depuis 1989, cette idée a progressivement été marginalisée, voire stigmatisée. Elle est parfois présentée comme suspecte, immorale, ou assimilée à une tentation autoritaire, simplement parce que nous défendons le droit d’avoir des frontières, de contrôler qui les franchit, de préserver une identité politique propre.
C’est sur cette base – non pas autour d’un dogme, mais autour d’un problème partagé – que cette alliance s’est constituée : une réaction à l’hégémonie du modèle libéral internationaliste. (...) Regardez l’évolution du libéralisme : il s’est transformé aujourd’hui en une révolution néo-marxiste à l’échelle mondiale. À l’origine, les libéraux parlaient d’établir un gouvernement mondial “doux”, à travers l’ONU telle qu’imaginée par Roosevelt ou l’Union européenne telle que pensée par ses pères fondateurs, comme Schuman et Monnet. Mais en l’espace de deux générations, ce projet libéral-internationaliste est devenu une force idéologique implacable, qui cherche à détruire tous ceux qui s’y opposent. »

Le départ d’Orbán et l’arrivée de Péter Magyar constituent-ils une victoire de l’internationale libérale sur le mouvement national-conservateur ? Rien n’est moins sûr. Magyar est issu de la même mouvance qu’Orbán et incarne, pour une large part, les mêmes valeurs ; il sera probablement plus prudent, mais la contradiction entre la volonté de suivre sa propre voie, d’établir ses règles, de préserver son identité et la nécessité de se soumettre au rouleau compresseur communautaire reste entière.
Le mouvement national-conservateur surgit en Europe de l’Est comme une révolte contre le « devoir d’imitation », théorisé par le penseur polonais Ryszard Legutko, avant d’essaimer en Europe puis dans le reste du monde. « Fondamentalement, les mouvements d’extrême droite que l’on voit fleurir partout sont des mouvements d’appel au politique », disait Marcel Gauchet il y a déjà dix ans. Depuis, la vague national-conservatrice n’a cessé de prendre de l’ampleur.
Très symboliquement, au moment où la Hongrie tournait la page Orbán, la Slovénie a élu comme président du Parlement un certain Zoran Stevanović, 44 ans, un outsider et fondateur du petit parti Resni.ca, au positionnement souverainiste assumé.
Le parti milite pour un référendum sur le retrait de la Slovénie de l’OTAN et de l’Union européenne.
Le grand bras de fer engagé en Europe entre les tenants de deux visions contradictoires de son avenir est loin d’être achevé.

Dessin de Piérick

13 avril 2026

Alex Borg - virtual AI


- 13/4/2026 - L’Europe continue sa petite domination douce, et les peuples applaudissent leur propre cage dorée. Ca pue un peu depuis hier, dimanche 12 avril 2026. On a la Hongrie qui se réveille avec une gueule de bois atomique après seize ans de Viktor Orban qui tenait la porte fermée comme un pitbull enragé contre les courants d’air de Bruxelles. Et voila, le mec se fait laminer. Péter Magyar et son parti Tisza lui collent plus de 53 % des voix, supermajorité constitutionnelle en poche, pendant que le Fidesz ramasse les miettes à 38 %. Orban lui-même a lâché un « c’est clair et douloureux ». Ouais, douloureux comme quand le dernier mec qui osait dire non se fait gentiment dégager.
Et là, direct, les eurocrates et les médias se font une petite sauterie joyeuse : « Triomphe de la démocratie ! La Hongrie choisit enfin l’Europe ! Retour dans le giron civilisé ! » Non mais respirez deux secondes, bande de joyeux technocrates. C’est pas une libération, c’est juste le retour du bon petit soldat qui va ouvrir grand les portes, sourire aux lèvres, et dire « oui chef » à chaque quota migratoire, chaque norme woke et chaque directive qui pue le contrôle bruxellois à plein nez.
Franchement, Orban a tenu seize ans en mode « chez moi je fais ce que je veux ». Il bloquait les migrants, il disait merde aux sanctions qui ruinent tout le monde sauf les Américains, il osait défendre une Hongrie qui décide pour les Hongrois. Ouais, il était usé, la corruption a peut-être pourri le truc, l’économie toussait, le peuple s’est lassé. Mais appeler ça une « victoire pour l’UE », ça sent bizarre. Surtout que ça fait déjà la deuxième fois que les élections puent de la gueule en Europe de l’Est : après la Roumanie où on a annulé le scrutin en criant au complot russe et TikTok sorcellerie, voilà la Hongrie qui bascule pile au moment où Bruxelles avait besoin d’un gentil pro-européen tout neuf.
C’est pas du complotisme de bas étage, hein, mais avouez que ça fait tilt : l’Europe n’est pas créée pour laisser les peuples décider tranquillement, elle est là pour uniformiser, normaliser, et remettre au pas les récalcitrants. Trafiqué ou pas, les chiffres tombent toujours du bon côté quand il s’agit de virer celui qui résistait. On vire le souverainiste cabossé pour installer un pro-européen modèle, prêt à lécher les cojones de Bruxelles avant de se faire bouffer par la hyène. Plus de frontières qui font mal aux yeux, plus de normes absurdes, moins de Hongrie qui reste hongroise.
On en aurait bien besoin de plus comme Orban, des mecs qui ne se mettent pas à genoux dès qu’on agite une subvention ou une menace de procédure. Parce que l’autre qui arrive sent déjà le bon élève parfait, un peu comme Macron, prêt à signer tout ce qu’on lui met sous le nez pour rentrer dans le rang. La belle alternance démocratique, hein ? Sauf que quand la « démocratie » consiste à dégager le seul qui disait non de temps en temps, on se demande qui gagne vraiment : le peuple ou la grosse machine à tout contrôler ?
Bref, Viktor, t’as tenu la dragée haute plus longtemps que la plupart. Respect pour ça. Péter, bienvenue, essaye de pas transformer la Hongrie en simple province docile de l’empire bureaucratique. Et nous, on regarde ce cirque en se marrant jaune : à chaque fois qu’un récalcitrant tombe, les bien-pensants crient victoire… et les élections « puent » toujours un peu plus.
Gilles Casanova
13/4/2026

Alors vous, vous pensez qu'être derrière dans une élection où il n'y a qu'un seul gagnant c'est être le perdant !
Vous n'avez rien compris… l'armateur CMA–CGA qui possède maintenant BFM-TV vous fait la leçon : c'est le numéro deux qui gagne, si c'est l'homme de Bilderberg !

12 avril 2026

Marc Amblard

IRAN VS USA : ÉCHEC DES NÉGOCIATIONS. C'EST REPARTI.


- 12/4/2026 - Hier, les discussions entre les USA et l’Iran ont échoué : Téhéran refuse de renoncer à son programme nucléaire et rejette par conséquent les conditions américaines.
Le vice-président J.D. Vance, peu favorable depuis le début à ce conflit, a quitté la table des négociations. Il est reparti hier soir sans accord de paix.
Les hostilités vont reprendre.
Cette guerre qui devait durer 3 à 4 semaines pourrait s’enliser durablement avec des conséquences économiques terribles, pour l’Europe notamment (coût de l’énergie, inflation…).
Elle pourrait également coûter les midterms au gouvernement qui perdrait alors le contrôle du Congrès au profit de la gauche en novembre prochain. Rien n'est sûr évidemment.
Toujours est-il que selon de récents sondages (Pew Research et AP-NORC), environ 56 % à 59 % des Américains estiment que l'action militaire a été "excessive" ou y sont opposés.
Natacha Polony
11/4/2026

Sébastien Lecornu a raison sur un point, l’électrification est une nécessité stratégique. Mais il reste au milieu du gué. Et dans la période que nous vivons, rester au milieu du gué revient à reculer.
Cette nouvelle crise énergétique le montre une fois de plus. Notre économie reste vulnérable parce que nous dépendons du gaz et du pétrole importés et de leurs aléas – qu’ils viennent du Golfe, des États-Unis ou de Russie. À chaque tension géopolitique, la facture explose, l’industrie vacille, les ménages paient. Cela ne peut plus durer.
La France n’a pas de pétrole, mais elle a des idées et une capacité unique : produire massivement et en propre son électricité. Voilà la vraie clé de notre indépendance. Or que propose-t-on ? Quelques mesurettes, quelques aides, quelques ajustements. C’est insuffisant. Il faut un véritable plan stratégique, un Plan Messmer 2.0, pour faire du nucléaire le fer de lance de notre souveraineté énergétique et industrielle. Et ne pas commencer dans vingt ans. Mais maintenant. Avec une programmation massive, claire, assumée.
Ensuite, l’électrification ne peut pas se limiter aux chaudières et aux voitures privées. Elle doit s’appuyer sur une révolution du transport de fret. Et c’est là que la politique actuelle est incohérente. D’un côté, on parle d’électrification. De l’autre, on poursuit le tout-routier. On a imposé le pacte ferroviaire européen sous Élisabeth Borne et Emmanuel Macron, fragmenté la SNCF, affaibli la logique de service public, fermé des lignes, abandonné des territoires, choisi le transport de fret routier. Résultat : plus de camions, plus de diesel, plus de dépendance énergétique.
Il faut reprendre le contrôle du ferroviaire. Reconstruire les lignes, y compris les petites lignes. Réinvestir dans le maillage territorial. Réorganiser la logistique autour du rail. Et surtout adopter une loi privilégiant, voire imposant comme en Suisse, le ferroutage pour le transport de marchandises. Moins de camions, moins de pétrole, plus d’indépendance.
Voilà la vraie cohérence stratégique : nucléaire pour produire, rail pour transporter, électrification pour consommer. Il nous faut une politique gaullienne de souveraineté énergétique et industrielle.
Ce choix assurerait notre indépendance, relancerait nos territoires, soutiendrait nos PME locales, désenclaverait les régions et protégerait les Français des chocs énergétiques à répétition.
L’électrification est une bonne direction. Mais sans nucléaire massif et sans retour du ferroviaire, elle restera une demi-mesure. Et les demi-mesures ne font pas une Nation souveraine.

11 avril 2026

Gabriel Nerciat

TARTUFFE D'HONNEUR


- 10/4/2026 - Les mêmes qui expliquaient début mars, après l'assassinat de Khamenei et des plus hauts dirigeants de la République iranienne par la coalition Epstein, que le droit international n'avait aucune espèce d'importance et qu'on pouvait impunément agresser un État souverain pour changer son régime politique, détruire le centre de sa souveraineté et lui ôter toute capacité de défense territoriale (cela ne se bornait pas, malheureusement, aux traditionnels néocons appointés du genre BHL, Roucaute, Baverez ou Bruckner) aujourd'hui se récrient d'indignation parce que les Pasdarans perses, fiers de leur victoire sur l'Amérique et Israël, entendent remettre en cause au profit de Téhéran le principe de la liberté des mers sur le détroit d'Ormuz.
Le plus sidérant est qu'ils le font absolument sans gêne, sans pudeur, sans vergogne, sans même se croire tenus de justifier les raisons de leur relativisme juridique ou de leur hypocrisie suprémaciste.
La palme du culot et de l'ignominie revenant malgré tout à cet odieux tartuffe calotin de François-Xavier Bellamy qui ce matin, après avoir vigoureusement plaidé que le droit de la mer n'était pas négociable, a réaffirmé sa totale solidarité avec Israël dans son entreprise de destruction du Liban et d'élimination massive de centaines de civils libanais innocents (dont des dizaines de chrétiens).
Des crapules et des hypocrites de ce calibre, on devrait les obliger à monter et descendre dix fois les pentes du mont Ventoux à vélo au cœur du mois d'août, afin d'être bien sûr que leur cœur est fait de telle manière qu'en toute circonstance il ne flanche pas.
Jacques COTTA
10/4/2026

La démocratie, réalité ou utopie

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De Périclès à Trump, Macron ou encore les Mollahs, d'Athènes en 551 avant Jésus-Christ aux USA, le Moyen-Orient, ou encore la France, un seul terme pour désigner tous les régimes, une référence essentielle, la "Démocratie". Régime parlementaire ou présidentiel, bonapartisme, royauté, dictature, théocratie, l'histoire humaine réserve d'étranges surprises.

10 avril 2026

Anna Rocca

L’UE INTERDIT À L’ESPAGNE DE BAISSER LA TVA SUR LES CARBURANTS


- 10/4/2026 - Alors que les prix à la pompe explosent, l’Espagne voulait baisser temporairement la TVA de 21 % à 10 % pour soulager les automobilistes.
Bruxelles a immédiatement réagi : interdit.
La Commission européenne a envoyé une lettre de mise en garde à Madrid en s’appuyant sur la directive 2006/112, menaçant de sanctions et d’amendes si l’Espagne applique cette mesure.
Même pour une baisse provisoire, l’UE refuse tout geste en faveur des peuples.
C’est la preuve éclatante : on ne peut plus baisser les taxes pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens sans l’autorisation de Bruxelles.
L’Union européenne empêche les États de défendre leurs propres habitants.
Voilà ce qu’est devenue l’Europe : une machine technocratique qui nous interdit de baisser les impôts sur l’essence, mais qui trouve toujours des milliards pour l’Ukraine ou les migrants.
Marc Amblard
10/4/2026

JE ME POSE DES QUESTIONS SUR LA SANTÉ MENTALE DE DONALD TRUMP ET CELA M'ATTRISTE

Hier, le Président de la nation la plus puissante du monde s'est fendu d'un message officiel (authentifié et relégué par quelques médias internationaux comme Washington Examiner, Livemint ou le Hindustan Times...).
Il s'agit d'un "coup de gueule" visant plusieurs commentateurs conservateurs (Tucker Carlson, Megyn Kelly, Candace Owens et Alex Jones) qui se sont montrés critiques à l'égard de sa gestion de la crise avec l'Iran.
Le problème, c'est que le message en question est un ramassis de propos fielleux et indignes, à mon sens, de la fonction suprême.
Alors que Monsieur Trump, du haut de sa fonction, se doit d'être hors de la mêlée pour gérer les affaires du monde, il se compromet assez maladroitement dans des invectives de cour de récré.
Je pourrais aussi évoquer la menace récente de "détruire une civilisation" qu'il a proférée à l'endroit de l'Iran. Très curieuse façon de s'exprimer pour le pacifiste qu'on connaissait...
Je l'ai toujours soutenu, je suis allé l'écouter à plusieurs reprises à Sunrise (FL) et j'ai voté pour lui en novembre 2024. Il représentait pour moi le dernier rempart qui protège le peuple contre les délires de la gauche mondialiste et progressiste.
Bref, j'ai un peu l'impression que le Trump 2.0 est sensiblement différent de celui que j'ai découvert durant son premier mandat. Je me pose des questions. La pression que cet homme subit en permanence est-elle en train d'altérer ses facultés de discernement ? Ou bien est-ce simplement dû à son âge ?
Je l'ignore mais le constat est inquiétant. Ci-après la traduction du message en question.

« Je sais pourquoi Tucker Carlson, Megyn Kelly, Candace Owens et Alex Jones me combattent tous depuis des années, surtout par le fait qu'ils pensent qu'il est merveilleux pour l'Iran, le Premier État Sponsor du Terrorisme, de posséder une Arme Nucléaire — C'est parce qu'ils ont une chose en commun : de Faibles QI. Ce sont des gens stupides, ils le savent, leurs familles le savent, et tout le monde le sait aussi ! Regardez leur passé, regardez leur bilan. Ils n'ont pas ce qu'il faut, et ils ne l'ont jamais eu ! Ils ont tous été jetés de la Télévision, ont perdu leurs Émissions, et ne sont même plus invités à la télé parce que personne ne s'intéresse à eux, ce sont des DÉTRAQUÉS, des FAUTEURS DE TROUBLES, et ils diront n'importe quoi pour obtenir de la publicité "gratuite" et bon marché.
Maintenant, ils pensent obtenir quelques "clics" parce qu'ils ont des Podcasts de Troisième Zone, mais personne ne parle d'eux, et leurs opinions sont à l'opposé de MAGA — Sinon je n'aurais pas remporté l'Élection Présidentielle par un RAZ-DE-MARÉE. MAGA est d'accord avec moi, et vient de donner à CNN un Taux d'Approbation de 100% pour "TRUMP", et non pour des Imbéciles Gesticulateurs comme Tucker Carlson, qui n'a même pas pu finir l'Université ; c'était un homme brisé quand il s'est fait virer de Fox, et il n'a plus jamais été le même — Peut-être devrait-il voir un bon psychiatre !
Ou Megyn Kelly, qui m'a posé avec méchanceté la désormais célèbre question sur "Seulement Rosie O'Donnell", ou la "Folle" Candace Owens, qui accuse la Très Respectée Première Dame de France d'être un homme, alors qu'elle ne l'est pas, et qu'elle gagnera, espérons-le, beaucoup d'argent dans le procès en cours. En fait, pour moi, la Première Dame de France est une femme bien plus belle que Candace, en fait, il n'y a même pas de comparaison ! Ou le Failli Alex Jones, qui dit les choses les plus idiotes, et a perdu toute sa fortune, comme il se doit, pour son attaque immonde contre les familles des victimes de la fusillade de Sandy Hook, prétendant ridiculement que c'était un canular.
Ces soi-disant "experts" sont des LOSERS, et ils le seront toujours ! Maintenant, Fake News CNN, le New York Times Défaillant, et toutes les autres Organisations de "Presse" de la Gauche Radicale les "acclament" et leur donnent de la presse "positive" pour la première fois de leur vie. Ils ne sont pas "MAGA", ce sont des perdants qui essaient juste de s'accrocher à MAGA. En tant que Président, je pourrais les mettre de mon côté quand je le voudrais, mais quand ils appellent, je ne rappelle pas car je suis trop occupé par les Affaires du Monde et du Pays et, après quelques tentatives, ils deviennent "méchants", tout comme Marjorie "Traîtresse" Brown, mais je ne me soucie plus de ces trucs-là, je me soucie seulement de faire ce qui est juste pour notre Pays. MAGA, c'est GAGNER et la FORCE en ne permettant pas à l'Iran d'avoir des Armes Nucléaires. MAGA, c'est RENDRE À L'AMÉRIQUE SA GRANDEUR, et ces gens n'ont aucune idée de comment faire cela, MAIS MOI SI, parce que LES ÉTATS-UNIS SONT MAINTENANT LE PAYS LE PLUS "CHAUD" PARTOUT DANS LE MONDE ! Président DONALD J. TRUMP »

9 avril 2026

Kuzmanovic Georges
8/4/2026

Israël fait tout pour casser le cessez-le-feu et provoque l'escalade de la guerre illégale menée au Liban


Plus d'une centaine de bombardements dans tout le pays. des dizaines de morts, des centaines de blessés et des dizaines de milliers de réfugiés supplémentaires.
• Guerre des "12 jours" en juin 2025.
• Entraînement des États-Unis dans la guerre contre l'Iran le 28 février.
• Guerre sans fin et criminelle contre les Palestiniens
Le gouvernement fasciste et fanatique religieux de Netanyahou veut la guerre totale dans le Proche et le Moyen-Orient, le nettoyage ethnique des Palestiniens, faire le Grand Israël biblique, la destruction de l'Iran (quel que soit son "régime"). Et tant pis, même pour les habitants d'Israël, car en retour cela peut fort mal finir pour les habitants de ce pays.
Il ne peut y avoir aucune solution dans la région sans sanctions internationales. Les États-Unis doivent cesser de soutenir sans conditions Israël.
Gabriel Nerciat
9/4/2026

HAUTE TRAHISON


Enquête absolument sidérante menée par Maggie Haberman et Jonathan Swan pour le New York Times.
Elle confirme bien que Trump s'est engagé dans la guerre la plus ruineuse et la plus injustifiable de toute l'histoire des États-Unis à l'initiative du Premier ministre israélien, et ce contre l'avis motivé de la quasi-totalité des membres de son cabinet (Marco Rubio inclus).
Quand on l'écrivait il y a encore une semaine, on ne récoltait en retour que des accusations d'antisémitisme, mais désormais il va falloir que chacun se rende à l'évidence, sur les deux rives de l'Atlantique.
Trump a trahi son pays, ses électeurs, ses promesses de campagne et, encore plus grave, exposé la vie des soldats de l'armée des États-Unis pour servir les intérêts d'un petit État criminel de moins de 10 millions d'habitants qui a acquis un pouvoir sans pareil sur l'élite politique et une partie des services de renseignement de la première nation occidentale (même s'il est bien spécifié dans l'article que la CIA décommandait l'entrée en guerre).
Cela devrait justifier sa destitution, son inculpation pour crime de haute trahison et son incarcération dans un pénitencier fédéral.

Article du New York Times

8 avril 2026

Anne-Sophie Chazaud
8/4/2026

Ruse de l'Histoire ?


J'ai découvert lors d'une de mes désormais très rares prises de position publiques, découvert donc avec stupéfaction, qu'il se trouvait parmi mes lecteurs des personnes probablement sincères et de bonne foi et pas nécessairement stupides a priori, pour défendre l'armada mongoloïde engagée contre la grande Perse (pour laquelle j'ai une admiration profonde depuis fort longtemps), armada epsteinienne lancée par Trump sous pression évidente d'Israël sur fond de chantages polymorphes.
Ok. J'ai pris acte de ce soutien, et je suis certaine qu'hormis quelques bateleurs no-life s'achetant ici gratuitement une vie qu'ils n'ont pas ailleurs, et dont je me fiche ou me gausse plaisamment, il se trouve forcément des personnes qui, dans ce soutien, sont sincères et pour qui la situation est douloureuse. Je les comprends avec empathie.
Pour ma part, si j'ai été profondément choquée par les attentats du 7 octobre visant des personnes sans défense (raison pour laquelle, en ce qui me concerne, je n'appelle pas cela des actes de résistance – même si je considère qu'au titre de la liberté d'expression, chacun est libre d'en dire ce qu'il en veut – je vois mal Jean Moulin commettre des viols ou abattre des femmes et des petits enfants pour le plaisir), j'ai ensuite revu ma copie au sujet plus général d'Israël en raison de Gaza.
Pour moi, il y a un avant et un après Gaza et je porte sur cette question un regard bernanossien, celui des Grands Cimetières sous la Lune.
Les puristes de la cause palestinienne me reprocheront sans doute de ne pas remonter à la racine même de la colonisation sur laquelle est fondé cet État, dont acte, mais dans tous les cas et hormis le problème de la poule et de l'œuf, je considère qu'il y a une faille dans l'humanité entre les personnes qui ferment les yeux voire encouragent ce qui relève réellement d'une logique génocidaire, et ceux qui condamnent cela.
J'estime que le clone IA de Netanyahu peut aller se rhabiller avec Gengis Khan et que, oui, c'est le Christ – ou son signifié – qui l'emportera toujours sur le Mal et sur le cercle de la vengeance, ce que les Évangiles apportent comme sortie de la logique archaïque de l'œil pour œil dent pour dent, même si comme tout le monde j'aime beaucoup Monte Cristo.
Libre à chacun de penser autrement mais moi c'est mon opinion, et comme la loi de la honte dite loi Yadan n'est pas encore passée, et que j'espère qu'elle ne sera pas en outre rétroactive (au point où l'on en est), je dis ce que je pense, que cela plaise ou non.
Ce postulat étant posé, si je reviens sur l'armada mongoloïde qui vient de se dérouler, commençant en fanfare par le massacre de jeunes filles scolarisées (pour leur bien hein, d'ailleurs c'est ça ou l'Île d'Epstein, donc camembert), et sur laquelle je pose le regard désormais très majoritaire du peuple italien, de Francesca Albanese à Giorgia Meloni en passant par la Place Saint-Pierre, au final et aujourd'hui, que constatons-nous ?
Les uns parlent de victoire de Trump (pour des raisons parfaitement ridicules, profitons-en au passage pour dire à quel point la droite française est profondément sinistrée intellectuellement, mais bon passons, on n'en attendait pas grand chose même si on est quand même déçu...), les autres parlent de défaite écrasante (pour des raisons objectives immédiates plus évidentes).
Or, ce que l'on constate véritablement, si l'on met de côté les dingueries, grossièretés et autres choses burlesques d'une sorte d'ogre dépourvu de surmoi siégeant à la Maison Blanche au milieu d'un aréopage de cinglés, c'est quoi ? On constate que ledit personnage étrange est parvenu, est-ce consciemment, est-ce par ruse de la raison/ruse de l'Histoire, à se désolidariser désormais de la tutelle d'un Israël sanguinaire et qui a perdu tout sens moral, et qui est désormais condamné soit à arrêter sa folle fuite en avant soit à la poursuivre jusqu'à sa disparition.
Je n'ai d'ailleurs jamais compris qu'un peuple si présent dans la psychanalyse que je respecte, n'ait pointé sur le fameux "inconscient du signifiant" qui va de "gazer" à "Gaza". Les jeux de mots freudiens avaient curieusement piscine ces derniers mois...
Bref, il se pourrait bien que les USA soient désormais débarrassés de cette pesante tutelle, dont l'affaire Epstein était le symptôme radical et le noeud gordien, et j'ai la faiblesse de penser qu'absolument tout le reste relève du psychodrame et d'une mise en scène plus ou moins maîtrisée, plus ou moins délibérée, plus ou moins surjouée.
Je rappelle que se débarrasser de l'État profond était l'obsession de Trump et je doute qu'il l'ait subitement oubliée. L'indice fort qui me fait pencher vers cette analyse est le fait que Tulsi Gabbard en qui je pense l'on peut avoir une confiance totale, n'a pas démissionné durant tout ce patafoin.
Il est possible que je me trompe, il est possible que non, mais en tous les cas, si l'on considère les faits, les simples faits : Trump s'est de facto débarrassé d'un sacré boulet et c'est une erreur de croire que les USA n'auront pas les moyens de profiter économiquement de la situation (point sur lequel je diverge de Todd).
L'Histoire, pleine de ruses et avec sa grande hâche, comme disait Perec, nous le dira.
Georges Kuzmanovic (Fréquence Populaire Média)
8/4/2026

Cessez-le-feu Iran–États-Unis – victoire iranienne ou prélude à l'intensification de la guerre

Cessez-le-feu fragile, victoire revendiquée par tous. L’Iran crie succès, Washington parle de triomphe, mais rien n’est réglé. Désaccord sur le Liban, détroit d’Ormuz sous tension, négociations incertaines. Est-ce le début d'une paix ou une pause stratégique avant une possible reprise de la guerre ?


Un cessez-le-feu fragile qui ressemble à une victoire iranienne, mais peut masquer une pause stratégique

Après plus de cinq semaines d’affrontements, l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre l’Iran et les États-Unis, incluant Israël mais entouré d’ambiguïtés majeures, apparaît moins comme une sortie de crise que comme une suspension instable. Les déclarations contradictoires, l’incertitude sur le Liban, l’absence d’accord clair sur les termes politiques et les mouvements militaires en cours suggèrent une pause tactique davantage qu’un véritable tournant. À ce stade, la situation peut donner l’impression d’une victoire iranienne, mais cette lecture reste précaire tant les paramètres militaires et diplomatiques demeurent mouvants.

Des scènes de liesse ont été observées en Iran, où l’annonce du cessez-le-feu est perçue comme la preuve que le pays a tenu face à une campagne militaire destinée, selon Téhéran, à provoquer l’effondrement du régime. À Washington, à l’inverse, l’administration américaine affirme avoir remporté une « victoire décisive ». Ce double récit illustre, certes, le fait que chacun parle à sa population cible, mais surtout l’incertitude stratégique du moment. Car si victoire américaine il y a, elle paraît paradoxale. Le régime iranien est toujours en place, l’Iran conserve sa capacité de nuisance régionale et sa puissance militaire balistique, et le détroit d’Ormuz s’impose désormais comme un levier politique central contrôlé par l'Iran.

Une victoire aux conséquences stratégiques inversées

Dans cette configuration, la victoire revendiquée par Washington pourrait se traduire par un résultat inverse à l’objectif initial. L’Iran demeure intact politiquement malgré les frappes, le détroit d’Ormuz devient un instrument de pression durable, les monarchies pétrolières apparaissent plus vulnérables, et l’Iran se trouve renforcé comme puissance régionale incontournable. À terme, cela pourrait conduire à un repositionnement stratégique où certains États du Golfe chercheraient davantage à composer avec Téhéran, sous l’ombre portée de la Chine et de la Russie.

Le cessez-le-feu prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz pendant deux semaines, mais selon des modalités largement favorables à l’Iran. Les navires devront obtenir l’autorisation des forces iraniennes, et la possibilité d’un péage a été évoquée. Avec près de 3 000 navires en attente et moins de 200 passages quotidiens possibles, la reprise du trafic s’annonce lente et sous contrôle. Ce mécanisme transforme Ormuz en outil politique et économique. Même symbolique, un droit de passage représenterait des recettes quotidiennes importantes et surtout une reconnaissance de facto du rôle iranien dans la sécurisation du détroit.

Cette évolution est l’un des effets stratégiques majeurs du conflit. Avant la guerre, la fermeture d’Ormuz restait une menace théorique. Les combats ont démontré que quelques drones, mines et embarcations suffisaient à perturber durablement la navigation mondiale. Le détroit devient ainsi une arme stratégique permanente. Ce basculement constitue probablement l’un des échecs d’analyse les plus significatifs pour Washington et ses alliés.

Un accord encore flou et contesté

Les contours du cessez-le-feu restent néanmoins très incertains. Les autorités iraniennes évoquent un plan en dix points servant de base aux négociations, comprenant la levée des sanctions, des garanties de non-agression, la reconnaissance de l’enrichissement nucléaire et un rôle iranien dans la gestion d’Ormuz. La Maison Blanche affirme au contraire que ces conditions ne correspondent pas à l’accord conclu. Cette divergence traduit l’absence de texte commun et confirme le caractère fragile de la trêve.

La médiation aurait été rendue possible par l’intervention du Pakistan, avec un rôle décisif de la Chine, qui se serait proposée comme garant du processus. La Russie a également pesé en arrière-plan. Cette configuration diplomatique illustre l’émergence d’un cadre de négociation où les puissances occidentales ne sont plus seules maîtresses du jeu. L’ouverture de discussions à Islamabad confirme cette évolution vers une diplomatie multipolaire.

Mais la principale zone de friction concerne le Liban. L’Iran affirme que le cessez-le-feu inclut ce théâtre. Israël et les États-Unis soutiennent l’inverse. Le bureau du Premier ministre israélien a explicitement indiqué que les opérations contre le Hezbollah dans le sud du Liban se poursuivraient. Des frappes israéliennes ont d’ailleurs été signalées peu après l’annonce de la trêve. Cette divergence crée un risque immédiat de reprise des hostilités.

Téhéran a déjà averti que la poursuite des frappes au Liban pourrait remettre en cause la réouverture du détroit d’Ormuz. Ce lien entre Liban et navigation maritime transforme la trêve en équilibre extrêmement fragile. La guerre pourrait reprendre non pas directement entre l’Iran et les États-Unis, mais par escalade indirecte via le Hezbollah.

Une pause stratégique plutôt qu’une paix

Plusieurs hypothèses circulent sur les motivations réelles du cessez-le-feu. Les États-Unis pourraient chercher à gagner du temps pour repositionner leurs forces dans la région. L’observation des mouvements militaires (concentration ou dispersion) sera déterminante pour comprendre l’intention stratégique. Certains analystes évoquent la nécessité pour Israël de reconstituer ses stocks d’intercepteurs après des semaines d’engagement intensif. D’autres avancent l’hypothèse d’un arrêt temporaire après l’échec d’opérations offensives récentes.

Le Pentagone a d’ailleurs laissé entendre que la campagne militaire pourrait reprendre immédiatement si les négociations échouent. Cette position confirme que le cessez-le-feu n’est pas conçu comme une paix, mais comme une suspension conditionnelle. Dans ce contexte, chaque camp tente de transformer la pause en avantage stratégique.

Les divisions internes iraniennes jouent également un rôle. Les partisans d’une escalade militaire auraient été déçus par la trêve, tandis que les pragmatiques y voient une opportunité de consolider les gains politiques. Le régime sort affaibli matériellement, mais renforcé symboliquement. Le peuple iranien reste la principale victime, confronté à des destructions importantes et à un probable durcissement politique interne.

Un échec stratégique pour Washington et Tel-Aviv ?

Le conflit met en lumière une double erreur d’analyse majeure. La première concerne la résilience du système politique iranien. Malgré l’élimination de nombreux responsables, la structure de commandement a continué de fonctionner. Le pari d’un effondrement rapide ne s’est pas réalisé. La seconde erreur concerne le détroit d’Ormuz, devenu un levier stratégique majeur pour Téhéran.

À ces éléments s’ajoutent des conséquences géopolitiques plus larges, à savoir une crédibilité américaine fortement écornée, un accroissement de la puissance de la Chine et de la Russie, l'affirmation d’une diplomatie alternative menée par les pays du Sud Global. La tentative au Conseil de sécurité de l’ONU d’autoriser l’ouverture du détroit par la force a échoué face au veto russo-chinois. Ce blocage illustre l’impossibilité d’une solution coercitive internationale et renforce la centralité de la négociation.

Dans ce contexte, la trêve apparaît comme une sortie diplomatique après l’échec de la stratégie militaire. La force n’a pas permis d’obtenir les objectifs politiques initiaux. La diplomatie, soutenue par des puissances extérieures, impose désormais le tempo.

Une paix encore improbable

Malgré l’arrêt temporaire des combats, les chances d’une paix durable restent faibles. Les divergences sur le Liban, l’absence d’accord sur les conditions politiques et la possibilité d’une reprise rapide des opérations maintiennent un risque élevé d’escalade. Chaque cessez-le-feu dans ce conflit a jusqu’ici précédé une nouvelle phase de combats.

Si la situation se stabilisait, l’Iran pourrait apparaître comme le principal bénéficiaire stratégique : maintien du régime, reconnaissance implicite de son rôle régional, contrôle sur Ormuz, renforcement diplomatique, perception internationale très positive dans le Sud Global. Mais cette lecture dépend entièrement du respect de la trêve. La moindre violation pourrait relancer le cycle de confrontation.

Pour l’heure, le cessez-le-feu ressemble à une victoire iranienne sur le plan politique, mais à une victoire instable, suspendue à des équilibres militaires fragiles. La guerre n’est pas terminée ; elle est simplement entrée dans une phase d’incertitude où diplomatie et stratégie s’entremêlent. Les prochains jours, et notamment la question du Liban et les mouvements militaires américains, détermineront si cette pause marque le début d’un compromis durable ou seulement l’entracte d’une nouvelle escalade.

D'ailleurs, à l'heure où nous écrivons et selon l'agence iranienne officielle Fars, le détroit d'Ormuz semble à nouveau être bloqué par l'Iran, suite à l'attaque israélienne sur le Liban (à Beyrouth) qui selon les premiers bilans aurait fait plus de 90 morts et plus de 720 blessés selon le ministère de la santé libanais.

Tout est fragile et instable.