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19 septembre 2022

Cette étrange et récente surmortalité

H16

Un précédent article notait l’étrange épidémie de coïncidences qui agitait à la fois les services hospitaliers de cardiologie et quelques obscures revues scientifiques à faible tirage comme Nature, JAMA ou le British Medical Journal : un nombre statistiquement significatif de troubles cardiaques sont actuellement enregistrés alors même qu’une intéressante expérimentation vient de se produire à grande échelle, et le lien entre le premier et la seconde devient difficile à nier.


Le même billet se demandait si d’étranges signaux statistiques faibles se trouveraient confirmés à mesure que les données statistiques arrivent et sont épluchées par les habituels internautes complotistes facho-suprémacistes blancs.

À l’exception de la mort et des taxes, rien n’est vraiment sûr en ce bas monde. Dès lors, quoi de mieux que regarder en détail les chiffres de mortalité « toutes causes » d’une part (un mort reste un mort et ces chiffres sont relativement fiables malgré tout) et d’autre part les éléments en provenance d’assurances (dont certaines, obligatoires, pourraient s’apparenter à des taxes – le hasard sans doute) ?

Pour les chiffres de mortalité, on trouvera dans les liens suivants pas mal de sources documentées, avec souvent une discussion sur les causes possibles expliquant l’observation, mais dans tous les cas il apparaît que les pays occidentaux enregistrent tous actuellement une surmortalité statistiquement significative (de plus de 10% par rapport à la période précédent 2020).

Pour les mois de juillet ou d’août, il n’aura pas fallu longtemps pour que les autorités officielles de certains pays attribuent cette surmortalité aux vagues de chaleur : les médias grand public n’ont donc pas hésité à associer canicule et surmortalité dans leur titraille simpliste. Le problème se pose alors pour la surmortalité observée dans les mois où aucune canicule n’a été enregistrée, ou dans les pays pour lesquels il n’y a pas eu de vague de chaleur…

Heureusement, là encore, la presse et les autorités sanitaires habituelles disposent de quelques explications toutes trouvées : d’une part, il y a encore des vagues de COVID (apparemment, les vaccins sûrs et efficaces n’entraînent pas la disparition des vagues et de la mortalité, cette forme étant trop grave pour être contrecarrée efficacement), et d’autre part, les confinements de 2020 et de 2021 ont entraîné des retards dans les prises en charge des maladies de longue durée et autre préventions de cancers ce qui se traduit par une augmentation des décès actuellement.

Oui, clairement, cette dernière explication couvre une partie de cette surmortalité observée et la presse n’a pas de mal à s’en faire l’écho – au point d’ailleurs de noter que ces confinements ont provoqué plus de morts que la maladie qu’ils étaient cessés combattre. Comme le veut l’adage, l’erreur est humaine mais rien de tel que des politiciens pour la transformer en vraie catastrophe.

Malgré tout, lorsqu’on prend le temps d’étudier les éléments fournis dans ce genre d’articles, on se rend compte que l’explication ne recouvre pas toute l’observation : d’une part, on observe par exemple dans l’article précédent une surmortalité de 10.000 individus depuis juin 2022. Pourquoi seulement depuis cette date, ce que confirment les chiffres de l’ONS britannique ? S’il semble évident que des examens, traitements et préventions n’ont pu avoir lieu en 2020, l’effet de ces loupés aurait dû être ventilé de 2020 à 2022, sans augmentation brutale depuis juin 2022.

En outre et comme l’explique assez bien ce fil twitter, les retards de traitement (pour les cancers par exemple) que les confinements ont entraînés doivent logiquement se traduire par une augmentation « statistiquement homothétique » des causes habituelles : on aura plus des cancers courants, pendant une période de réajustement, mais on ne devrait pas observer une explosion du nombre de cancer les plus rares. On pourra se reporter à l’analyse détaillée effectuée par cet individu pour comprendre la nature des remarques, des problèmes observés et de l’inadéquation de l’explication officielle fournie…


D’ailleurs, dans le même registre, pourquoi les données de l’Alberta au Canada montrent-elles que la première cause de décès est subitement devenue « inconnue » en 2021, avant la démence, la covid ou les maladies cardiaques, au point que la presse locale s’interroge ?

Cette surmortalité n’a pas fini de faire parler d’elle d’autant qu’à présent, les statistiques de nombreux pays sont disponibles en ligne et permettent de comprendre que le problème n’est pas circonscrit au Royaume-Uni et à l’Alberta. Aux États-Unis, on observe là aussi une surmortalité difficile à expliquer. En Espagne, les données d’Euromomo semblent indiquer une surmortalité de 33% pour le mois de Juillet. En Corée du Sud, à une latitude comparable à l’Espagne mais sans vagues de chaleur, on observe aussi une surmortalité marquée. Au Portugal, aussi. Au Japon, aussi.

Les observations s’accumulent, les explications diverses aussi mais c’est le papier d’un certain Christof Kuhbandner sur la surmortalité allemande de 2021 qui donne les pistes les plus sérieuses. Cette étude assez détaillée fournit une information intéressante :

En 2020, le nombre observé de décès était proche du nombre attendu en ce qui concerne l’écart type empirique. En revanche, en 2021, le nombre observé de décès était supérieur de deux écarts types empiriques au nombre attendu. La forte surmortalité en 2021 était presque entièrement due à une augmentation des décès dans les groupes d’âge entre 15 et 79 ans et n’a commencé à s’accumuler qu’à partir d’avril 2021. Un schéma de mortalité similaire a été observé pour les mort-nés, avec une augmentation d’environ 11 % au cours du deuxième trimestre de l’année 2021.

Quelque chose a dû se produire en avril 2021 qui a entraîné une augmentation soudaine et soutenue de la mortalité dans les groupes d’âge inférieurs à 80 ans, alors qu’aucun effet de ce type sur la mortalité n’avait été observé jusqu’à présent pendant la pandémie de COVID-19.


Franchement, on se demande ce qui a bien pu se produire en avril 2021 et ensuite pour aboutir à cette observation. Concernant cette étude, on pourra en lire avec attention le commentaire sur le substack de Eugyppius qui montre assez clairement que les explications évitant soigneusement de mentionner la vaccination ne tiennent pas la route.

Et comme après la mort, ce sont les taxes qui sont certaines, un petit coup d’œil sur les données des assurances, en provenance par exemple de la Société Américaine des Actuaires, permet de confirmer qu’il y a effectivement quelque chose de pourri et pas seulement au Royaume du Danemark.

En se basant sur les demandes d’indemnité des salariés assurés, les actuaires confirment eux aussi une étonnante surmortalité dans des groupes qui ne devraient pas être concernés normalement (les personnes actives de 20 à 60 ans en gros).

Au passage, ce travail vient s’ajouter à celui déjà mené antérieurement par ceux de OneAmerica Health Insurance en janvier dernier qui, lors d’une conférence, avait expliqué observer une augmentation de 40% des versements de primes d’assurance :

« Nous observons, en ce moment même, les taux de mortalité les plus élevés que nous ayons vus dans l’histoire de cette activité – et pas seulement chez OneAmerica. Les données sont cohérentes chez tous les autres acteurs de cette branche. »

Selon le PDG de cette assurance, cette augmentation de 40% est un événement statistique à 12 écarts-type ce qui en gros, revient à dire que cela arrive une fois tous les 300.000 ans environ.

De la même façon, la plus grande compagnie d’assurance maladie d’Allemagne, BKK, a récemment publié un communiqué basé sur ses données actuarielles qui montrent là encore une surmortalité inquiétante et elle conclut à une sous-déclaration importante des effets secondaires des vaccins. Selon la déclaration de la BKK,

Extrapolé au nombre de personnes vaccinées en Allemagne, cela signifie qu’environ 4 à 5% des personnes vaccinées ont suivi un traitement médical en raison d’effets secondaires liés à la vaccination.


Plus récemment, c’est Lincoln National, une autre société d’assurance américaine, qui a fait état d’une augmentation de 163% des prestations de décès versées au titre de ses contrats d’assurance-vie collective en 2021. On pourra aussi, sans trop s’aventurer dans l’étrange, inclure le rapport d’activité de Reinsurance Group of America, qui montre des pertes importantes pour 2021…

Devant ces éléments, les contorsions habituelles des fact-checkers et autres conformistes du narratif officiel vont devenir intéressantes à regarder. Pour les autres, il apparaît maintenant clairement que les campagnes de vaccination ont entraîné une surmortalité marquée observée dans la plupart des pays qui les ont pratiquées. Cette surmortalité est maintenant supérieure à la mortalité provoquée par le virus et ses variants.

La question qui importe maintenant est de savoir si cette surmortalité va, progressivement, disparaître ou si l’on doit s’attendre à ce qu’elle continue encore quelques semaines, quelques mois ou, pire, quelques années.

La réponse à cette question est primordiale puisqu’elle déterminera le tribut total que nous aurons à payer pour cette expérimentation hasardeuse.