Gabriel Nerciat
-3/1/2026- L'impératrice Ursula, qui soutient avec quelle fougue depuis quatre ans la guerre de la jeune cleptocra..., euh démocratie ukrainienne contre le règne barbare de la force, est beaucoup trop occupée, en ce premier week-end de janvier, pour commenter et condamner l'agression du Venezuela par les États-Unis.
Il faut la comprendre : c'est une catholique pratiquante, et en début d'année il y a beaucoup trop de péchés à aller confesser au prêtre de sa paroisse quand on ne va plus très souvent à l'église.
Emmanuel Macron, lui aussi apparemment, est aux abonnés absents. Lui qui est si prompt à voir des ingérences étrangères partout, pourtant, ce matin, il est servi.
La Kallas, quant à elle, fidèle à sa tradition familiale collaborationniste, fait de timides sourires à Donald, mais sans appuyer trop. Elle qui rêvait d'accomplir le plus grand hold-up de l'Histoire en volant les avoirs de la Banque centrale russe est secrètement jalouse, mais elle n'ose pas le dire.
Personne visiblement ne l'a instruite du fait que lorsqu'on veut commettre un larcin, le mieux est de ne pas le claironner urbi et orbi à l'avance.
Qu'on approuve Trump ou qu'on le désapprouve, sa principale vertu reste la même : il fait tomber les masques.
On va compter dans les heures qui viennent le nombre de vénérables avocats du multilatéralisme et du droit international qui vont condamner réellement la capture de Maduro et la violation de l'intégrité territoriale du Venezuela par l'armée américaine, notamment en Europe. Mon petit doigt me dit qu'ils ne vont pas être si nombreux que cela (mais comme à la belle époque de Milosevic et de Kadhafi, finalement, ou lors de l'agression de l'Iran par Israël cet été).
C'est seulement si le pays bascule ensuite dans la guerre civile qu'ils se résoudront à faire une petite moue désapprobatrice.
Reste que pour l'avenir du satrape ukrainien ou celui du Premier ministre taïwanais, les choses vont être un peu plus simples désormais, et il n'est pas impossible que Poutine et Xi cachent leur joie.
Quand même l'arrogante douairière qui loge dans les dépendances du château de l'Ouest est contrainte de reconnaître sans fard qu'elle n'est qu'une putain rangée des voitures, les châtelains et autres suzerains n'ont plus à donner le change, et cela achève de clore trois quarts de siècle d'hypocrisie occidentale (diplomatique et idéologique).
P.S. À la place d'Assoumani, le président des Comores, je réfléchirais à deux fois avant de continuer à envoyer des "kwassa kwassa" vers Mayotte. Macron est en fin de règne, et on ne sait jamais ce qui pourrait advenir par la suite...
